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Etes-vous heureux ?

L’erreur avec le bonheur, c’est de vouloir le penser comme un état. Pour répondre à la question du titre, il faut définir le bonheur (qui n’est pas la joie). J’aime la définition suivante (je ne parviens pas à me rappeler si c’est de Laborit ou Comte-sponville, peu importe) très biologique et très dynamique (de mémoire) : « Etre heureux, c’est être capable d’avoir des projets, être capable de les mener à bien, être capable de jouir de leur accomplissement, et être capable d’en avoir à nouveau ». Cela définit le bonheur par son contraire, le malheur (qui n’est pas la souffrance). Est malheureux, celui qui n’est pas capable de faire des projets, celui qui n’est pas capable d’accomplir ses projets, celui qui ne peut pas en jouir une fois accomplis, et celui qui ne sait pas rebondir pour faire d’autre projets ensuite, ou qui n’a plus l’envie. Le bonheur serait donc plus un élan, une dynamique, plus qu’un état. Ca me parait sensé ; par ailleurs, cette description rejoint une autre image que j’aime bien : celle proposée par Camus, de Sisyphe poussant son rocher inlassablement, et y trouvant son bonheur.

Il faut imaginer Sisyphe heureux.

Pour finir petite citation d’Alain (ça fait toujours du bien par où ça passe) – expert en bonheur – :

Le bonheur est une récompense qui vient à ceux qui ne l’ont pas cherché.

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