dans Empty

D’aussi loin que je me souvienne…

Si j’essaye de me rappeler mon enfance, et les moments de bonheur que j’ai eu, je reviens souvent sur une scène, qui est plus une sensation qu’un moment précis, une impression que j’ai vécue plusieurs fois…

Nous sommes en plein été à la campagne. Le soleil brûle, la piscine est synonyme d’apaisement vif et tonique ; elle transforme ce qui pourrait être étouffant en plaisir.

La sensation que j’ai encore gravée en moi, et que je retrouve toujours avec beaucoup de plaisir, c’est celle que j’éprouvais en passant de l’air surchauffé du dehors à l’atmosphère fraiche de la maison. Les maisons de campagne aux murs épais savent conserver la fraicheur.

En passant du dehors à la fraicheur, la sensation est totale : la température chute d’un coup, les yeux pendant un instant ne distinguent plus très bien…quelle douce sensation ! mes parents et mes frères sont là, dehors, dedans, quelque part, et je peux les rejoindre quand je veux. Pour jouer, et laisser le temps – inexistant – filer sans y penser.

Et la sensation inverse m’attend, jouissive aussi : repasser de la fraicheur de la pénombre à la fournaise, avec en tête, déjà, la fraicheur de l’eau, enveloppante.

J’ai six ans, huit ans, dix ans : je ne sais pas.
Mais cette sensation de bonheur sensuel, ludique et familial sera toujours vive en moi.

Write a Comment

Commenter

  1. J’ai exactement ce même souvenir de sensation, et ça me fait bien plaisir d’y repenser en lisant ton article. Cimer NorbertSimon

  2. Hello !Bon je vois qu’on est tous passé dans la même moulinette Termélienne (nouveau mot de la langue française) ! En tout cas la situation de plaisir est très bien décrite.Gontman

  3. hey!c’est cool qu’on ait ce souvenir en commun…c’est une sensation si douce !a +et à bientôt aux termels pour se baquer et passer de l’ombre au soleil !

  4. c’est une sensation agréable qui donne le sentiment qu’on peut maîtriser le climat pour n’en garder que les éléments positifs, qu’on peut le manipuler à notre guise pour notre plaisir. C’est ça une cabane, un abri, un refuge et le meilleur est celui qui pourrait se gérer tout seul comme une maison fraîche en été. c’est pour cela que les verrières ont été faites; mais aussi les isolants, et tous les avatars architecturaux qui permettent de conjuguer l’orientation des bâtiments, les volumes tampons, les préaux ou les tonnelles pour l’ombre ou l’abri de l’eau…

  5. salut pap’merci pour le commentaire !C’est vrai que ça ressemble à une maîtrise climatique en miniature, et à un abri…et c’est vrai que tu as bien pensé tout ça lors des travaux, pour qu’on continue – encore un peu plus – à s’amuser et à profiter de ces sensations;…. :razz: a+

  6. et c’est une véritable joie,une récompense, de savoir que ses efforts portent des fruits aussi beaux que vos ressentis vécus. A poursuivre de générations en générations, ici ou là bas.

  7. Hello !Bon en cherchant bien j’ai reussi à remonter plus jeune : sensation toujours avec de l’eau (pas la piscine cette fois), des champoings (avec ma mère mais peut être aussi avec mon père) et surtout de la phase de rincage des cheveux qui conduit à des caresses qui partent du front et qui lissent les cheveux vers l’arrière, le tout sous un jet d’eau agrablement chaud. Très bon souvenirs !!Gont

  8. salut à vous,et merci pour vos commentaires !hey gontran, t’as toujours eu une mémoire de chameau supersonique ! :razz: Je peux te dire une chose, en tout cas, c’est que je vois très bien de quoi tu parles, non parce que je m’en rappelle, mais parce qu’on perpétue ces gestes là avec Jeanne : elle adore ! :mrgreen: Même si elle a pas encore beaucoup de cheveux sur son petit cranibus !a +