Community manager : un métier par communauté ?

J’ai le plaisir d’assister au Café des Community Manager ce soir. C’est un évènement organisé par Dominique Dufour, et qui permet à tous ceux que ça chante de se retrouver dans des locaux à chaque fois différents. Aujourd’hui, c’est JMS L’inconscient collectif qui accueille. Je me rappelle très bien que c’est grâce au café des community manager que j’ai pu mettre un mot sur le type de métier qui pourrait me permettre de marier ma passion (les blogs, les réseaux sociaux, le web) à mon travail. Un vrai changement de métier, réussi, et qui me comble depuis lors. Ce qui m’avait marqué lors de la première rencontre avec cette communauté, c’était sa diversité, sa disparité même. Bien sûr, tous les community manager sont animés par un goût sincère des échanges humains, de la mise en relation, de la médiation. Et ils travaillent tous à partir de deux choses : une communauté, avec ses centres d’intérêts, des passions communes, et une plateforme, un site, un outil collaboratif qui permet de structurer et d’animer. Mais le terme est tout de même extrêmement flou, et recouvre des réalités très diverses : entre les CM qui oeuvrent sur les réseaux sociaux pour représenter une marque, ceux qui animent des petites communautés de passionnés, ceux qui gèrent des communautés énormes de joueurs en ligne, ceux qui animent des communautés sur l’intranet de leur société, que de problématiques différentes ! Que de compétences différentes aussi. Un tel devra savoir naviguer entre les personnes avec aisance, tel autre devra surtout être capable de faire une veille intensive et poster des articles tous les jours. Et c’est pour cela, aussi, que je vais au Café des CM avec plaisir : je vais y retrouver une population mélangée, ubuesque, passionnée, amoureuse des relations humaines sincères. Et qui constitue à elle seule un véritable petit inventaire à la Prévert. Un petit poème éphémère, changeant, vibrant. Vivement l’ouverture !

Le marteau de neuf livres

C’est chez Max (Maxiblog) que j’ai vu cette vidéo. Tommy Emmanuel y livre une version live plutôt décoiffante de la chanson « Nine Pound Hammer« . Le plaisir qu’il prend à jouer de la guitare est palpable, et jouissif. Vraiment excellent et rafraichissant !

Réseaux sociaux d’entreprise et évolution de la structure de l’entreprise

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Dans une grosse entreprise, il est nécessaire d’avoir une structure : un découpage en directions, métiers, secteurs. Cela permet de travailler de manière efficace et rationnelle, et d’optimiser l’utilisation des ressources.

Le défaut de ces grosses structures, c’est le manque de souplesse, de réactivité, d’évolutivité. De plus, les processus qui permettent de définir les fonctions et le rôle de chacun finissent, lorsqu’ils sont mal utilisés, par empêcher la communication là où justement elle était nécessaire. Le processus définit qui doit travailler avec qui, et donc qui doit parler avec qui. Un des apports importants des réseaux sociaux d’entreprises, en introduisant de la conversation dans les processus, est donc d’assouplir le fonctionnement des grandes entreprises, efficaces dans l’action, mais peu réactives.

En introduisant cette souplesse, cette conversation, ce mode de fonctionnement transverse, les réseaux sociaux d’entreprise impactent nécessairement la manière de travailler. Ils apportent plus de transversalité, plus de communication spontanée. Cela implique l’émergence de projets transverses qui n’étaient pas prévus dans les plans. Comment permettre aux salariés de travailler sur des sujets non prévus ? Le plus simple est de mettre en place un slack organisationnel, à la mode Google, Pixar ou 3M.

Faut-il installer d’abord les réseaux sociaux ? Faut-il installer d’abord la souplesse organisationnelle ? A mon sens, la réponse est la même que pour la célèbre problématique de l’œuf et de la poule : un cercle n’a pas de commencement. Il faut mettre en place en même temps les RSE et le slack, car ce ne sont que des moyens, l’un comme l’autre, de faire bien son travail, de manière ouverte et réactive. Donc de faire changer la culture de l’entreprise, et donner une vraie place aux individus, comme au travail collectif.