IPad + Flipboard : le duo qui tue !

Media_httpwwwblomigco_exhfi

Une fois que l’on a intégré le fait de travailler avec des flux, la nécessité d’un outil de visualisation digne de ce nom se fait sentir. J’avais basculé récemment de Google Reader à Feedly, notamment pour la partie interfaçage avec Twitter, et pour le design plus agréable.

Et puis j’ai acheté un Ipad. Et sur l’Ipad, il y a une application magnifique, qui utilise la puissance visuelle de l’IPad, et celle des réseaux sociaux : Flipboard. Dans Flipboard, vous pouvez lire tous vos flux Google Reader, et puis aussi les flux Twitter et Facebook. Mais en mieux que dans chacun de ces services. L’interface est belle, simple ; la lecture est y fluide et reposante. Le contenu mis en avant de manière intelligente. Flipboard + IPad : le duo qui tue pour travailler avec des flux. N’essayez pas ça si vous n’avez pas d’IPad : ça vous donnerait envie d’en acheter un aussi sec !

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=v2vpvEDS00o]

Pourquoi j’arrête d’être community manager

Media_httpwwwlomigung_vysgd

Pourquoi utiliser cette expression de « community manager » ? Je trouve que c’est une erreur, car « manager », en anglais, c’est le gestionnaire, le leader, ou encore celui qui a un pouvoir hiérarchique.

Or, la fonction dont nous parlons est éminemment transversale, et non hiérarchique. Si management il y a, c’est de management transverse dont il s’agit. La traduction française la plus appropriée est donc « animateur de communauté ».

Animateur : celui qui met en mouvement, qui anime.

Soyons francs : le community manager dont le travail consiste uniquement à « gérer » une communauté (faire des statistiques et du reporting ? envoyer des mails de relance automatiques ? Tenir des listes de personnes à jour ?) n’est pas vraiment un « animateur de communauté ».

Le vrai animateur, en accord avec l’étymologie du mot qui lui donne sa noblesse, est celui qui met en mouvement, donc, et qui matérialise l’âme de la communauté. C’est plus ambitieux, et plus excitant, que d’être un gestionnaire, non ? De la même manière qu’une partie du management dans les entreprises s’est enlisé dans la gestion et le reporting (là où ils devraient animer leurs équipes, les écouter, les stimuler, les challenger, les aider, les nourrir, leur montrer l’exemple, les faire grandir, faciliter leur travail, créer des ponts et des connections), il ne faudrait pas – au moment où le community management explose – qu’on le cantonne dans la partie la plus basique de la fonction. L’animation de communauté, c’est mettre en mouvement, c’est mettre les personnes à l’honneur, c’est encourager les échanges sincères et spontanés, c’est faire le lien, c’est chercher le contenu qui intéresse les membres, qui est au coeur de leurs préoccupations, jouer le rôle du poil-à-gratter pour réveiller, parfois. Tout cela n’a rien à voir avec de la gestion.

Parlons donc d’animation de communauté, plutôt que de community management. Le mot est plus juste, et montre la route. Oh, je sais : c’est presque déjà trop tard, car les journalistes se sont saisis du « buzz », de la mode, et les anglicismes ne les dérangent pas.

Mais chacun peut œuvrer dans le bon sens. Je ne suis donc plus community manager. Je suis animateur de communauté.