Dessiner sur Ipad : Brushes

J’adore l’application Brushes pour IPad. Elle permet de dessiner en souplesse, intuitivement, mais en bénéficiant tout de même des fonctionnalités importantes des applications complètes : tailles de brosses, transparence, calques, etc. Si vous avez un Ipad, et que vous voulez dessiner, je vous recommande chaudement cette application. Le petit plus : quand vous vous promenez dans la galerie de vos dessins, vous pouvez faire « rejouer » n’importe quel dessin ! C’est-à-dire que vous voyez en accéléré le film de vos coups de crayons, et vous voyez sous vos yeux le dessin se recréer peu à peu. Génial ! Un modeste exemple de dessin réalisé l’autre jour : une tasse New York. Et vous, utilisez vous sur votre smartphone ou votre tablette un logiciel de dessin ?

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Leçon 3 : refaire son CV

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La leçon précédente portait sur le fait qu’il faut commencer par se changer soi-même pour faire évoluer les choses. Je crois que l’étape d’après a été de refaire mon cv, et c’était une étape importante pour deux raisons. La première, c’est que refaire son cv force à se poser les vraies questions (qu’est-ce que je veux faire ? en quoi suis-je bon ? qu’est-ce que j’apporte), et à nommer les choses. La deuxième, c’est que cette réflexion donne l’opportunité de regarder un peu ailleurs, puisque l’interface est neuve.

Nommer les choses

Refaire un CV, cela veut dire passer en revue ses compétences pour identifier celles qu’il faut mettre en avant, et quel nom mettre en haut. J’ai passé du temps à repenser mon cv (complètement) pour y inclure les compétences d’un blogueur, et pour comprendre que finalement, c’était le terme « community manager » qui résumait a bien ces compétences. J’ai fait un CV de community manager qui déchirait pas mal, avec trois grosses images, et un parti pris graphique qui rendait le CV unique, à défaut d’être beau.

Regarder dehors

Une fois le cv refait, bien sur, le regard peut se tourner dehors, ailleurs. Cela a été l’étape suivante : j’ai passé un entretien dans une autre boite en tant community manager, en demandant un salaire plus élevé. J’ai raté de peu ce poste à l’extérieur, mais les entretiens m’ont donné l’occasion de comprendre que oui, j’avais bien les compétences pour faire ça, et l’envie, et la pertinence qui permet en entretien d’être actif et de poser les bonnes questions aux interlocuteurs. Je suis très heureux de n’avoir pas été pris, car la simple démarche m’a permis de me lancer en interne avec une vraie confiance, avec une vraie force. Ce que je referais pareil : Mener la réflexion sur les vraies compétences que je souhaite mettre en avant, c’est-a-dire sur ce que je veux vraiment faire. Ce que je ferais différemment : intégrer vraiment la démarche consistant a toujours garder un œil sur l’extérieur : maintenant que j’ai réussi à évoluer en interne, et à faire un boulot qui me passionne, je n’ai plus envie de regarder ailleurs. Et pourtant, il me semble qu’il ne faut pas le faire uniquement quand on veut changer, mais en permanence pour avoir une vision complète. Je crois simplement que mon boulot m’intéresse infiniment plus que ma carrière, et que cette leçon aura bien du mal à rentrer. Et vous ? Savez-vous, tout en vous consacrant à votre job, réfléchir a l’évolution de vos compétences, et a garder les idées claires sur les opportunités a l’extérieur ?

2 conseils pour travailler mieux

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Vous voulez améliorer votre efficacité au travail ? Rapidement ? Alors, lisez bien ces quelques menus conseils. Ce sont des recettes connues, mais il y a un monde entre les comprendre et les appliquer. Toute la différence entre la théorie et la pratique, en fait.

Premier conseil : Sortir du flux

On prend rapidement l’habitude, dans beaucoup de boulots, de bosser en « mode » flux : je traite mes flux de mails, je traite mes flux de tâches (souvent les mails – ceux qu’une réponse immédiate ne suffit pas à traiter – se transforment en tâches). Tous ces flux sont importants, mais il ne faut jamais oublier d’en sortir, au moins deux heure par jour, pour ne pas faire QUE du traitement de flux. Comment être productif, si l’on ne fait que du flux ? Il faut donc se discipliner, et se bloquer chaque jour des créneaux (au pire, calez-vous un créneau dans votre agenda pour être sûr de ne pas repousser éternellement le travail). Chacun évaluera le temps nécessaire : j’essaye depuis 2 mois de passer au moins 2 heures par jour avec la boite mail fermée. C’est extraordinaire, vraiment comme effet : ça ne change rien sur le fait d’être à jour dans ses mails, et ça redonne du temps pour travailler en vrai. Essayez, vous verrez !

Deuxième conseil : réfléchir au lieu d’agir

A force de travailler sur ordinateur, on finit par associer « travail » et « je suis à l’ordinateur ». Le travail de beaucoup se décompose en « réunions » (physiques ou téléphone) et « ordinateur »‘. Or, une partie – importante, cruciale – de la plupart des jobs consiste tout de même à réfléchir, à penser à ce qu’on fait pour l’optimiser, le concevoir proprement. Ce temps de réflexion, à mon sens, nécessite de savoir fermer son ordinateur, et prendre une heure par-ci par-là avec simplement un papier et un crayon. Lister des choses, dessiner des structures, des liens logiques, synthétiser. A nouveau, je vous conseille d’essayer : c’est extraordinairement efficace et facile à faire. A nouveau, si votre job ne facilite pas cela, bloquez-vous un créneau, dans un endroit tranquille où vous ne serez pas dérangé. Le mois dernier, les deux seules choses intéressantes que j’ai pondues sont venues de mes lectures, et de ces moments de réflexion.

Et vous ? Avez-vous des conseils pratiques pour bosser plus efficacement ?
Image prise sur Vantes.ca

Leçon 2 : mettre des chaussures

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Après avoir accueilli les sentiments, et compris leur sens, c’est-à-dire la direction que doit prendre l’action, il convient d’organiser cette action. Je suis un ingénieur frustré, qui ne se sent pas a sa place, et je veux devenir community manager animateur de communauté. La deuxième leçon, c’est qu’à ce stade il faut commencer par accepter de se changer soi-même, avant de vouloir changer l’environnement. Si l’on veut changer une situation, c’est que l’on veut changer un rapport entre nous et le monde. Pourquoi ne pas jouer d’abord sur ce qui est dans nos mains ? Ou dans nos pieds, comme le dit un vieux proverbe indien :

On peut se promener partout en douceur en mettant une paire de chaussures, ou en exigeant que la Terre entière soit recouverte de cuir souple.

Mes employeurs ne vont pas comprendre tous seuls que j’ai d’autres compétences que la physique, ils ne vont pas aller tous seuls découvrir 3 ans de travail passionné en faisant une recherche Google. Et c’est normal : c’est à moi de prendre mon courage a deux mains, et d’aller leur dire, leur montrer, leur vendre tout cela. Leur montrer ce que j’ai appris et mis en œuvre comme compétences et comme énergie en étant blogueur. Comment le mettre en forme ? Ce sera pour la leçon numéro 3… Ce que je referais a l’identique : la réflexion que j’ai menée dans mon coin pour faire le point, identifier les compétences que j’avais acquises en animant mes blogs, et une réseau de blogueurs, en lisant et en écrivant plus que la moyenne. Se changer c’est avant tout comprendre ce qui a changé. On n’est pas toujours conscient qu’on n’est plus tout à fait le même. Et surtout, donc : accepter que le meilleur moyen de changer la situation n’est pas de changer l’environnement, mais ma manière de l’appréhender et de le vivre. Le monde est ce qu’il est. Ce que je ferais différemment : Comprendre plus vite qu’il faut commencer le changement au niveau que l’on maîtrise : soi-même. J’ai passé du temps à critiquer l’environnement de travail (parfois à juste titre), et à finalement rester dans une attitude très répandue et stérile consistant à blâmer toujours l’environnement au lieu d’agir.

Leçon 1 : Ecouter ses sentiments

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J’ai donc décidé de raconter comment – d’ingénieur de recherche en physique – j’étais devenu animateur de communauté (community manager, si vous préférez). J’ai choisi de le faire par le biais de « Leçons » : pas de leçon que je veux donner, mais de leçons que la vie m’a donné, et que je souhaite partager avec vous. J’ai choisi de faire court, et de toujours souligner ce que je referais pareil, et ce que je ferais différemment. La première leçon, donc, c’est d’écouter ses sentiments. Passer des émotions aux sentiments, et puis comprendre ses sentiments, les analyser et s’en servir. Les sentiments sont ce qui nous relie au monde, à la situation. Ce sont des marqueurs de l’interaction que nous avons avec notre environnement. C’est un puissant signal, riche d’informations. Le coeur intelligent : voilà une expression qui me parle. Celui qui n’écoute pas ses sentiments se coupe du monde, paradoxalement. J’ai donc pris conscience de deux sentiments : une frustration dans mon travail d’ingénieur, et une passion forte éprouver à tenir mes blogs à côté. Cette prise de conscience, au sens propre, conduit directement à une action : Comment arrêter le métier d’ingénieur de recherche, pour devenir autre chose ? Quoi ? Comment mettre cette passion dans mon métier ? Ces questions mettent en mouvement, très fort, très vite. Je vous raconterai la suite à la prochaine leçon (j’avais prévenu : faire court). Ce que je referais pareil : écouter mes sentiments, les prendre en compte au lieu de vouloir les laisser de côté. Prendre du temps pour réfléchir, consciemment, à la situation et à ces sentiments. A ce qu’ils veulent dire. Ce que je ferais différemment : je pense que je n’attendrais pas aussi longtemps pour écouter mes sentiments. J’étais pourtant censé avoir déjà appris cela d’une histoire sentimentale, mais il faut croire qu’on ne se change pas si facilement. J’essayerai de faire mieux la prochaine fois. Avez-vous déjà expérimenté la même chose ? Comment l’avez-vous vécu ? avez-vous été capable de ne plus refaire, comme moi, les mêmes erreurs ?