Pourquoi j’arrête d’être community manager

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Pourquoi utiliser cette expression de « community manager » ? Je trouve que c’est une erreur, car « manager », en anglais, c’est le gestionnaire, le leader, ou encore celui qui a un pouvoir hiérarchique.

Or, la fonction dont nous parlons est éminemment transversale, et non hiérarchique. Si management il y a, c’est de management transverse dont il s’agit. La traduction française la plus appropriée est donc « animateur de communauté ».

Animateur : celui qui met en mouvement, qui anime.

Soyons francs : le community manager dont le travail consiste uniquement à « gérer » une communauté (faire des statistiques et du reporting ? envoyer des mails de relance automatiques ? Tenir des listes de personnes à jour ?) n’est pas vraiment un « animateur de communauté ».

Le vrai animateur, en accord avec l’étymologie du mot qui lui donne sa noblesse, est celui qui met en mouvement, donc, et qui matérialise l’âme de la communauté. C’est plus ambitieux, et plus excitant, que d’être un gestionnaire, non ? De la même manière qu’une partie du management dans les entreprises s’est enlisé dans la gestion et le reporting (là où ils devraient animer leurs équipes, les écouter, les stimuler, les challenger, les aider, les nourrir, leur montrer l’exemple, les faire grandir, faciliter leur travail, créer des ponts et des connections), il ne faudrait pas – au moment où le community management explose – qu’on le cantonne dans la partie la plus basique de la fonction. L’animation de communauté, c’est mettre en mouvement, c’est mettre les personnes à l’honneur, c’est encourager les échanges sincères et spontanés, c’est faire le lien, c’est chercher le contenu qui intéresse les membres, qui est au coeur de leurs préoccupations, jouer le rôle du poil-à-gratter pour réveiller, parfois. Tout cela n’a rien à voir avec de la gestion.

Parlons donc d’animation de communauté, plutôt que de community management. Le mot est plus juste, et montre la route. Oh, je sais : c’est presque déjà trop tard, car les journalistes se sont saisis du « buzz », de la mode, et les anglicismes ne les dérangent pas.

Mais chacun peut œuvrer dans le bon sens. Je ne suis donc plus community manager. Je suis animateur de communauté.

Community manager : un métier par communauté ?

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J’ai le plaisir d’assister au Café des Community Manager ce soir. C’est un évènement organisé par Dominique Dufour, et qui permet à tous ceux que ça chante de se retrouver dans des locaux à chaque fois différents. Aujourd’hui, c’est JMS L’inconscient collectif qui accueille. Je me rappelle très bien que c’est grâce au café des community manager que j’ai pu mettre un mot sur le type de métier qui pourrait me permettre de marier ma passion (les blogs, les réseaux sociaux, le web) à mon travail. Un vrai changement de métier, réussi, et qui me comble depuis lors. Ce qui m’avait marqué lors de la première rencontre avec cette communauté, c’était sa diversité, sa disparité même. Bien sûr, tous les community manager sont animés par un goût sincère des échanges humains, de la mise en relation, de la médiation. Et ils travaillent tous à partir de deux choses : une communauté, avec ses centres d’intérêts, des passions communes, et une plateforme, un site, un outil collaboratif qui permet de structurer et d’animer. Mais le terme est tout de même extrêmement flou, et recouvre des réalités très diverses : entre les CM qui oeuvrent sur les réseaux sociaux pour représenter une marque, ceux qui animent des petites communautés de passionnés, ceux qui gèrent des communautés énormes de joueurs en ligne, ceux qui animent des communautés sur l’intranet de leur société, que de problématiques différentes ! Que de compétences différentes aussi. Un tel devra savoir naviguer entre les personnes avec aisance, tel autre devra surtout être capable de faire une veille intensive et poster des articles tous les jours. Et c’est pour cela, aussi, que je vais au Café des CM avec plaisir : je vais y retrouver une population mélangée, ubuesque, passionnée, amoureuse des relations humaines sincères. Et qui constitue à elle seule un véritable petit inventaire à la Prévert. Un petit poème éphémère, changeant, vibrant. Vivement l’ouverture !

Le marteau de neuf livres

C’est chez Max (Maxiblog) que j’ai vu cette vidéo. Tommy Emmanuel y livre une version live plutôt décoiffante de la chanson « Nine Pound Hammer« . Le plaisir qu’il prend à jouer de la guitare est palpable, et jouissif. Vraiment excellent et rafraichissant !

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Les 5 règles d’or du blogueur

Après avoir lu les 6 erreurs à éviter pour un blogueur, je suis allé taper « Blogging » dans Google. J’ai vu passer un lien vers l’excellent ProBlogger (où je n’étais pas allé depuis vraiment longtemps!), et puis j’ai cliqué par curiosité sur l’Introduction au blogging sur le Codex WordPress. Bien m’en a pris : je trouve que les 5 points soulignés sont excellents. En voici une traduction :

  • Publiez régulièrement, mais pas si vous n’avez rien qui en vaille la peine
  • Publiez seulement sur quelques sujets précis
  • Ne mettez-pas des boutons « Abonnez-vous » ou « votez pour moi » partout sur votre page d’accueil, sauf si vous avez des lecteurs qui aiment votre blog au point de pouvoir les ignorer
  • Utilisez un thème simple et aéré autant que possible
  • Amusez-vous, bloguez pour le plaisir, commentez sur les blogs des autres (normalement, ils viennent aussi vous rendre visite)

Excellent, non ?

Rêve de blogueur

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Je suis aujourd’hui au café. Toute la journée. Je profite d’un jour de congé pour travailler, et faire toutes les choses qui traînent depuis des semaines et que je n’ai pas le temps ou le courage de faire le soir, après le boulot.

Je vais m’occuper de mon réseau, je vais publier un billet sur chacun de mes blogs. Je vais aller commenter – enfin ! – sur les blogs que j’aime et y apporter ma petite touche aux discussions.

Un rêve de blogueur, finalement.

Vérité partagée, ou solidarité volontaire ?

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En tenant un blog politique, on apprend à découvrir une vérité simple : la discussion requiert des points de vue variés pour vivre et exister, tandis que l’action nécessite de plutôt se retrouver avec des gens qui pensent la même chose. Les deux situations extrêmes à éviter sont bien sûr, pour la discussion, de laisser la porte ouverte à tous les points de vue, ce qui conduit à un pugilat très peu constructif, et pour l’action, de ne se regrouper qu’avec les gens qui pensent exactement la même chose, ce qui conduit au dogmatisme. Le rapport à la vérité diffère, d’ailleurs, dans ces deux situations. Dans la discussion, la vérité se construit à plusieurs, ou au moins nécessite de confronter son point de vue à celui des autres pour le faire naître, pour lui donner forme. Même en cas de désaccord, la discussion permet de construire des raisonnements, de peaufiner des arguments, de faire ses armes rhétoriques. La vérité se partage, s’explicite. Dans l’action, la vérité est acquise – en partie au moins – et devient plus forte avec le nombre. La logique n’est pas de construire, mais de gagner en puissance, d’influencer. Les opposants et les contradicteurs se transforment en ennemis, même figurés. Mais, et c’est important, les partenaires dans l’action deviennent des amis, au sens où l’on fait ensemble. Finalement, je préfère – dans mon rapport à la vérité – celui que permet la discussion et l’échange, et le désaccord. La vérité personnelle, mais partagée, et sans cesse confrontée à l’avis des autres. Et je préfère – dans mon rapport aux autres – celui que permet l’action commune. L’intérêt commun bien compris, la solidarité volontaire. J’ai bien de la chance de pouvoir faire les deux – échanger, agir – avec les mêmes personnes.