Leçon 1 : Ecouter ses sentiments

Media_httpwwwlomigung_bakbq

J’ai donc décidé de raconter comment – d’ingénieur de recherche en physique – j’étais devenu animateur de communauté (community manager, si vous préférez). J’ai choisi de le faire par le biais de « Leçons » : pas de leçon que je veux donner, mais de leçons que la vie m’a donné, et que je souhaite partager avec vous. J’ai choisi de faire court, et de toujours souligner ce que je referais pareil, et ce que je ferais différemment. La première leçon, donc, c’est d’écouter ses sentiments. Passer des émotions aux sentiments, et puis comprendre ses sentiments, les analyser et s’en servir. Les sentiments sont ce qui nous relie au monde, à la situation. Ce sont des marqueurs de l’interaction que nous avons avec notre environnement. C’est un puissant signal, riche d’informations. Le coeur intelligent : voilà une expression qui me parle. Celui qui n’écoute pas ses sentiments se coupe du monde, paradoxalement. J’ai donc pris conscience de deux sentiments : une frustration dans mon travail d’ingénieur, et une passion forte éprouver à tenir mes blogs à côté. Cette prise de conscience, au sens propre, conduit directement à une action : Comment arrêter le métier d’ingénieur de recherche, pour devenir autre chose ? Quoi ? Comment mettre cette passion dans mon métier ? Ces questions mettent en mouvement, très fort, très vite. Je vous raconterai la suite à la prochaine leçon (j’avais prévenu : faire court). Ce que je referais pareil : écouter mes sentiments, les prendre en compte au lieu de vouloir les laisser de côté. Prendre du temps pour réfléchir, consciemment, à la situation et à ces sentiments. A ce qu’ils veulent dire. Ce que je ferais différemment : je pense que je n’attendrais pas aussi longtemps pour écouter mes sentiments. J’étais pourtant censé avoir déjà appris cela d’une histoire sentimentale, mais il faut croire qu’on ne se change pas si facilement. J’essayerai de faire mieux la prochaine fois. Avez-vous déjà expérimenté la même chose ? Comment l’avez-vous vécu ? avez-vous été capable de ne plus refaire, comme moi, les mêmes erreurs ?

Bonnes Vacances !

Cher lecteur (chère lectrice),
Je te souhaite, si tu as la chance d’avoir des vacances, de pouvoir passer du temps avec ceux que tu aimes. De prendre le temps d’en perdre avec eux. J’espère que tu pourras souffler un peu et profiter du vrai bonheur des vacances : changer de rythme, et retrouver la possibilité de contempler les choses plutôt que d’agir. Si la tension de l’action est utile, plaisante et nécessaire, la contemplation comporte quelques caractéristiques également jouissives, et indispensables : calme, douceur, joie. La contemplation est la source de l’émerveillement, sans lequel l’amour du monde est difficile. Il faut conserver intacte notre capacité à nous émerveiller du monde. De sa complexité, comme de sa simplicité.
Je te souhaite, cher lecteur, de pouvoir te retrouver sous un marronnier ou sous un tilleul, à écouter le bruit du vent dans les feuilles se marier avec le bourdonnement chaud de l’été. Regarder les nuages, et imaginer les gens qui voyagent dans l’avion que l’on voit passer, tout là-haut. Je te souhaite de pouvoir passer des heures avec ta famille, avec tes amis. Rire. Profiter du temps qui passe autrement, et qui ne passe plus à force d’être dedans, à force d’être dans le présent. Profiter des heures bleues sombres et roses qui, en été, précèdent la nuit.
Profites de tout cela et de plein d’autres choses…!
Bonnes vacances !

En guise de remerciement…: je sors ma boule de cristal !

Pour remercier Gonzague de m’avoir gentiment conseillé, et pris de son temps en période de concours, pour l’achat de mon nouveau PDAPhone, je lui consacre ce petit billet…

Identité numérique de Gonzague

Si vous tapez « gonzague dambricourt » dans Google vous tombez forcément là-dessus : la page web de Gonzague Dambricourt ! Laquelle n’est qu’un lien vers deux lieux de son identité numérique :

  1. son Ziki, dans lequel il se décrit comme un « communiquant enthousiaste et passionné », amoureux de nouvelles technologies, de photo (il frappe sous le nom de LordGonz, par exemple dans DeviantArt), d’informatique et de musique. Il fait partie de l’équipe de Ziki, et des rédacteurs du JournalduGeek.com
  2. son blog est un blog sympathique et frais, avec des photos, de la musique, de l’informatique, des évènements auxquels il participe. C’est le blog de quelqu’un de sincère et pudique, drôle et passionné.

Pour finir, je me lance dans un exercice de Madame Irma : j’extrapole à partir de ce que tout le monde voit à ces différents endroits, pour donner MA vision de la personnalité de Gonzague. Passer de l’identité numérique, en somme, à la personnalité numérique. Si l’identité numérique tend naturellement à devenir unique (comme une carte d’identité), la personnalité numérique tend à exister en autant d’exemplaire que l’on connait de personnes. J’espère qu’il ne m’en voudra pas ; de toute façon, ça n’engage que moi. Mais je trouve ça marrant d’essayer de décrire quelqu’un qu’on ne connait pas « en vrai », mais qu’on connait quand même, et dont on ne peut s’empêcher de se faire une image mentale. Gonzague, corriges en commentaire si tu le souhaites !

Portrait de Gonzague par Madame Irma

Je crois que Gonzague n’aime pas trop les choses sérieuses : vive le délire ! Non pas parce qu’il serait frivole ou léger, mais parce que sa pensée est claire pour lui : il sait ce qu’il aime, il est dans l’action, c’est quelqu’un de libre. Il aime l’instant présent, l’ambiance de certains moments, au point d’essayer – avec succès – de les capturer par le biais de son appareil photo (qu’il aimerait l’avoir plus souvent avec lui, d’ailleurs…). Il aime par dessus-tout les gens, le contact humain. Ca aussi, ça se voit dans ses photos…
Comme passer en revue la personnalité de quelqu’un n’a d’intérêt – pour une Madame Irma – que pour donner un conseil, je me lance : Gonzague, attention à la dispersion ! Les études, le Ziki, le Journal du Geek, les photos, la famille, les soirées…tu n’as pas la tête qui tourne parfois ? C’est finalement un conseil un peu admiratif : ne change rien, reste libre et actif !
Mesdemoiselles, si vous cherchez l’homme idéal, sensible mais actif, intelligent et drôle, fidèle mais passionné : jettez-vous sur Gonzague ! A moins qu’il ne soit déjà pris ? ;)

Vive le printemps !

C’est aujourd’hui le printemps. Super saison que le printemps ! Rappelons qu’il s’étale de l’équinoxe de printemps (durée égale entre nuit et jour) jusqu’au solstice d’été (le 21 juin, jour le plus long de l’année).
Avant de parler des choses sérieuses, qu’en astronomie, un équinoxe est le moment où le Soleil atteint une des deux intersections entre l’écliptique (le trajet du soleil sur la sphère céleste centrée sur la terre) et l’équateur céleste (la projection de l’équateur terrestre sur la sphère céleste) : sa déclinaison est alors nulle. Ce qui, dit en termes intelligibles, signifie que l’axe de la terre se retrouve à peu près perpendiculaire aux rayons du soleil…ce qui donne, de manière plus imagée :

L’image en grand, c’est !
Le printemps, c’est bien sûr également et surtout les beaux jours, les arbres en fleurs, la nature qui se remet à sentir bon, les filles qui se découvrent, petites jupes et décolletés, les terrasses de cafés qui deviennent réellement utilisables jusqu’à tard le soir.

Pour moi le printemps, c’est ça : les soirées dehors, sous un arbre ou ailleurs. Passer de la douceur du soir à la fraicheur de la nuit en regardant les étoiles. C’est paisible et joyeux le printemps…Et pour vous ?

Un brin fragile de courage…

L’autre jour, notre promenade nous a fait passer dans une petite rue, entre l’avenue du Maine et le boulevard du général Leclerc. Nous avons doublé un vieil homme qui marchait aidé de deux cannes, avec une lenteur incroyable. Ses jambes semblaient à peine le porter, et le mouvement de ses pieds – incontrôlés, fragiles – qui se soulevaient et s’abaissaient comme des membres morts montrait bien la nécessité des béquilles.
En le doublant, j’ai tourné la tête et j’ai aperçu son visage : un beau visage, pas aussi vieux que son handicap le laissait penser, et tourné légèrement vers le sol avec comme un air d’extrême concentration, comme si tout son être était absorbé par l’effort de la marche. Ca m’a mis une bouffée d’émotion en pleine tête, qui revient dès que j’y repense, et me submerge jusqu’à m’en mettre les larmes aux yeux… Je suis certainement trop sensible ! 

Alors, j’essaye de la dire, cette émotion. Je ne sais pas si c’était de la compassion ; l’émotion est venue en pensant que c’était admirable de faire l’effort d’aller prendre l’air alors qu’on a autant de mal à marcher, et ensuite en pensant à son retour chez lui : vit-il seul ? Est-ce que quelqu’un l’attend ? Je crois que la vague d’émotion que j’ai ressentie est venue de la combinaison de ces deux pensées : la peine qu’il puisse être solitaire en plus d’être handicapé, et l’admiration pour son courage. Car il s’agit bien de courage, et c’est ce qui se lisait sur son visage : sa marche lente, solitaire, difficile, absurde – comme chacune de nos vies – ressemblait tout de même bien aux efforts incessants et nobles d’un coeur humain qui se bat.

J’aurais voulu prendre un café avec lui, et le connaitre, savoir s’il est heureux…et puis le temps de ressentir tout ça, de l’échanger avec ma femme, nous étions déjà cent mètres devant lui : c’était trop tard. Et puis, l’émotion était passée…

Il ne lira jamais ce texte. Mais je veux quand même lui exprimer mon émotion et mon admiration.

D’aussi loin que je me souvienne…

Si j’essaye de me rappeler mon enfance, et les moments de bonheur que j’ai eu, je reviens souvent sur une scène, qui est plus une sensation qu’un moment précis, une impression que j’ai vécue plusieurs fois…

Nous sommes en plein été à la campagne. Le soleil brûle, la piscine est synonyme d’apaisement vif et tonique ; elle transforme ce qui pourrait être étouffant en plaisir.

La sensation que j’ai encore gravée en moi, et que je retrouve toujours avec beaucoup de plaisir, c’est celle que j’éprouvais en passant de l’air surchauffé du dehors à l’atmosphère fraiche de la maison. Les maisons de campagne aux murs épais savent conserver la fraicheur.

En passant du dehors à la fraicheur, la sensation est totale : la température chute d’un coup, les yeux pendant un instant ne distinguent plus très bien…quelle douce sensation ! mes parents et mes frères sont là, dehors, dedans, quelque part, et je peux les rejoindre quand je veux. Pour jouer, et laisser le temps – inexistant – filer sans y penser.

Et la sensation inverse m’attend, jouissive aussi : repasser de la fraicheur de la pénombre à la fournaise, avec en tête, déjà, la fraicheur de l’eau, enveloppante.

J’ai six ans, huit ans, dix ans : je ne sais pas.
Mais cette sensation de bonheur sensuel, ludique et familial sera toujours vive en moi.