Steve Jobs : la force d’une vision

Présentation de l'Ipad

Je viens de terminer l’excellente biographie de Steve Jobs écrite par Walter Isaacson. C’est un livre passionnant, fourmillant de détails tirés d’interviews nombreuses. Le ton de la biographie est très juste, sans trop d’emphase, et sans concession sur la personnalité de Steve Jobs, qui y apparait comme quelqu’un de très original, pas forcément très sympathique, mais très charismatique. Volonté de fer.

Je vous recommande de vous plonger dans cette aventure passionnante. Sincèrement, c’est une très belle biographie. Que Steve Jobs avait demandé plusieurs fois à Isaacson (celui-ci avait refusé, puis finalement accepté lorsque Steve Jobs a annoncé sa maladie). A noter : Steve Jobs et sa femme n’ont pas voulu lire la biographie pendant son écriture, et n’ont pas influencé ce qu’il y a dedans. Ce qui lui donne encore plus de force.

J’en retiendrai principalement la force que donne une vision du monde. Depuis le début quasiment, Steve Jobs était porté par une vision à la croisée de l’art et de la technologie, et conduisant à une utilisation simple de ses appareils. Dès le début, Steve Jobs rêve d’un ordinateur qui tiendrait dans la main et permettrait toutes les créations. A la fin de sa vie, malade, affaibli, il vient lui-même présenter l’Ipad qui est en somme une concrétisation de son rêve.

Passionnante aventure d’entrepreneur, d’entreprise, Steve Jobs restera comme un génie, tant il a fait bouger de choses : la micro-informatique, mais aussi la musique, les smartphones, les tablettes. Le commerce en ligne. Ainsi que l’édition numérique. Son prochain sujet était l’éducation.

Je retiens un autre point, pas toujours facile à entendre dans le contexte très « démocratique » qui règne dans les entreprises françaises : lorsqu’un leader a une vision claire, une stratégie en découle ; et lorsque ce leader est prêt à assumer des choix difficile pour mener sa firme dans ce chemin, il en sort de grandes choses. Steve Jobs, avec tous ses défauts et qualité, à réussi à créer Apple, à transformer Pixar. Il était passionné par ce qu’il faisait, perfectionniste presque jusqu’à la folie. Et il a changé le monde.

Ufuse, maïeutique de la vision stratégique

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Comment parfaire sa vision stratégique ? J’ai vu passer cette vidéo intéressante sur le blog Six pixels. Alex Bogusky, star du marketing (parait-il), accueille les gens de la société UFUSE, chez qui il a fait une semaine de travail intensif sur lui-même et sur sa vision, son but. Ufuse se présente comme :

[…] une entreprise de gestion de la stratégie, dévoué au développement de la créativité. En tant que catalyseur pour une communauté de visionnaires, nous utilisons l’introspection globale et l’échange pour aider nos clients à produire des résultats excellents. Bien que travaillant avec des gens d’horizons et d’origines variés, il y a un fil commun ; la créativité, le courage et le désir de faire la différence.

Ce que les gens de Ufuse ont mis en place, en se basant sur les innovations sorties de pas mal de sociétés ou de contextes différents, c’est un processus pour permettre aux gens d’accoucher de leur vision propre, à la formuler et à la synthétiser. Il s’agit de « débloquer » la créativité. Il s’agit, selon moi, de super coaching, et d’aide à l’introspection. Qu’en pensez-vous ?

Quel est le constat issu de leurs recherches ?

Ils sont partis d’une liste de « mauvais projets », et de succès. Ils ont triés par type de personnes, d’organisation en place, de projets. Plus de 100 cas, pas mal d’interviews, et de lectures.

  • Les choix qui mènent à des résultats excellents sont des choix créatifs, et qui sont dus au courage, tandis que les choix conventionnels, qui mènent plus souvent à des résultats médiocres ou mauvais sont dus à la peur.
  • Le but est donc d’aider les créatifs et les décisionnaires à être plus courageux dans leurs choix. Et à se focaliser pour être plus efficace.
  • Les créatifs restent mobilisés sur un projet tant qu’il y a à creuser, tant qu’il y a de l’inconnu.

Cela rejoint les réflexions de Seth Godin, dans son livre Linchpin.

Quel est le processus mis en place ?

Ils évoquent rapidement cela, en répondant à une question posée sur Twitter.

  • S’asseoir, et se demander pourquoi on fait ce qu’on fait.
  • Lister ce qui doit être changé dans le monde. Ce qui ne marche pas. Puis regarder le monde que ça créerait si tout cela changeait. « Ce serait mieux si… » QU’est ce que ce mieux ? Qu’est ce que le bien, au final ?
  • Cela permet de lister ce qui est important à vos yeux, et ce qui fait que vous prenez les choix que vous prenez. Entourer les mots correspondant aux choses vraiment importantes.
  • Le but est de produire une sorte de fiche synthétique avec sa propre vision, quelques dizaines de mots, pas plus.

Pour ceux qui veulent voir l’interview, c’est là :

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=9d8eJhYcnGA?rel=0]