Thérapie de choc

Robert Ménard, homme courageux

J’avais commandé le dernier livre de Robert Ménard, Thérapie de choc (éditions La Nouvelle Librairie), en l’écoutant échanger l’autre jour. J’apprécie Robert Ménard : c’est un homme sincère, courageux, épris de vérité. Il me parait d’une grande droiture morale, et faire partie des hommes à la fois de terrain (il est maire de Béziers), et d’idées, qui pourraient changer la donne. Il est un des seuls à prôner l’union des droites, seule voie qui me parait intelligente pour éviter le duel Macron-Le Pen tant annoncé par les médias. Thérapie de choc est un petit livre, qui se lit d’une traite. Presqu’un programme, c’est en tout cas une liste très claire et directe des mesures chocs à prendre dès à présent si l’on veut éviter le naufrage du pays.

Retrouver le courage

C’est aussi une charge très juste contre le politiquement correct qui empêche de parler des vrais questions, sous peine d’être immédiatement relégué à l’estrême-drouate. Il en sait quelque chose pour avoir, depuis longtemps, pris des positions à contre-courant de ce politiquement correct. Il appelle de ses voeux, avec passion, la venue d’un « aventurier de droite » qui sera capable d’avoir le courage de remettre la vérité, le bon sens, et la morale au centre des débats :

Nous avons, nous orphelins de la France, besoin d’un homme ou d’une femme de courage, largement à l’écart des partis. Nous avons besoin d’un aventurier ou d’une aventurière de droite, une droite corsaire, dont le navire cingle vers un avenir meilleur. (…) Cet aventurier de droite a le devoir sacré d’être mal élevé. Je suis persuadé que tout commencera quand nous aurons retrouvé le courage de dire ce que l’on voit. Cela nécessite un cuir épais. Tout s’est transformé en quarante ans. Le monde qui nous entoure est un monde d’inquisiteurs, de petits procureurs. La rue, le bureau, l’association, le club, la famille, partout on trouve des commissaires politiques. (…) Le langage commun est devenu une répétition. Nous sommes dans une classe de choristes qui chantent la même chanson à gorge déployée. Les fausses notes sont repérées. Un mot de travers coûte cher. Dans ce système dingue, dont le langage politiquement correct est le symbole et l’écriture inclusive le gag final, la langue, notre langue, est sous contrôle.

Je vous recommande la lecture vivifiante de ce livre choc, plein de fougue. Un cri du coeur, pour la France. Je me demande pourquoi Ménard semble n’envisager à aucun moment de pouvoir être cet aventurier. Il en aurait, à mes yeux, l’étoffe et la légitimité. A suivre ?

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