Philip K. Dick est décidément mon auteur de science-fiction favori. Ses histoires, toujours super imaginatives, créent des mondes incroyables, mais dans lesquels les personnages se comportent toujours de manière très humaine, très proche de nous. Ce décalage entre l’inconnu des univers fantastiques, et le « connu » (familier, plutôt) de nos ressorts cognitifs, est vraiment extrêmement agréable. Il résonne, chez moi, avec ce que je ressens très souvent à la contemplation du monde dans lequel nous vivons.
Le guérisseur de cathédrale, c’est un spécialiste de la réparation de la céramique, un peu paumé, voire désespéré, et qui voit sa vie basculer à la suite d’un mystérieux message lui proposant de venir sauver une cathédrale enfouie sous la mer, sur une autre planète. Je ne vous dévoile pas le scénario, mais on croise là le Glimmung, sorte de divinité extraterrestre, qui est le chef de ce projet fou de renflouement de cathédrale, tout un tas d’humanoïdes et de formes de vie étranges. Il y a question de solitude, du sens de la vie, et de plein d’autres thèmes très humains, tout juste touchés du doigt, mais à chaque fois avec une grande justesse.
La scène de conclusion, ode à l’activité de création, est splendide. Je vais aller regarder la liste de ses ouvrages, pour voir par quel chemin je peux continuer à découvrir cette oeuvre fantastique.
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Le guérisseur de cathédrale