Catégorie : 🚶 Flânerie

  • Flânerie #8

    Flânerie #8

    En courant rue Saint Dominique, ce matin, j’ai vu cet enchevĂŞtrement de lignes passer devant mes yeux. j’ai fait demi-tour, et j’ai pris la photo. Rien d’extraordinaire, mais la bouteille posĂ©e lĂ  par quelqu’un ajoutait une petit note de brillance Ă  ce camaĂŻeu de verts. Je vais m’en servir comme base pour faire un exercice dans Illustrator.

  • Flânerie #7

    Flânerie #7

    Pendant le jogging matinal, une femme et sa fille se faisaient prendre en photo, avec le décor de Paris et de la Tour Eiffel.

  • Flânerie #6

    Flânerie #6

    A la gare de Clermont-Ferrand, vendredi, j’ai achetĂ© pour le trajet le dernier numĂ©ro de MĂ©tal Hurlant. J’ai Ă©tĂ© surpris, en le feuilletant, de dĂ©couvrir qu’il Ă©tait composĂ© d’oeuvres originales, sous forme de nouvelles, et il y avait beaucoup de dessins très qualitatifs.
    J’ai notamment Ă©tĂ© assez bluffĂ© par la petite histoire de Jacques DesprĂ©s, dont vous pouvez voir une image dans ce billet. Cela ressemble a de la 3D, post-traitĂ©e en 2D avec un style assez particulier. Le rĂ©sultat est très chouette, en tout cas. J’ai Ă©tĂ© surpris de lire que Jacques DesprĂ©s Ă©tait l’auteur d’un livre « Livre des grands contraires philosophiques », traduit dans plus de 80 pays. Etonnant pour un auteur de BD. Et ma surprise fut encore plus grande, en lisant sa fiche wikipedia, que ce livre a Ă©tĂ© co-Ă©crit avec Oscar Brenifier. Car je connais (un peu) ce deuxième auteur : lorsque j’Ă©tais chez Renault, j’avais eu la chance de participer Ă  plusieurs sĂ©ances d’ateliers de Pratique Philosophique, dont j’ai gardĂ© un souvenir unique. Il s’agissait de sĂ©ance d’Ă©changes philosophiques, avec une manière de conduire la discussion particulière, apportĂ©e par Oscar Brenifier, centrĂ©e sur le sens des mots et la logique, sur les idĂ©es, et faisant l’effort d’Ă©vacuer toutes les pĂ©riphrases inutiles, les Ă©motions tordant la rĂ©flexion, et toutes les conventions sociales bloquant le vrai Ă©change d’idĂ©es. Passionnant.
    C’Ă©tait très sympa, qu’au grĂ© d’une flânerie dans les rayons d’un Relay de gare, je tombe sur des dessins fantastiques, faits par le co-auteur d’un livre philosophique qui me parle, et me donne envie. j’ai commandĂ© le livre commun d’Oscar Brenifier et Jacques DesprĂ©s, et je vous en ferai bien sĂ»r la recension.

  • Flânerie #5

    Flânerie #5

    Trouver un objet d’intĂ©rĂŞt en flânant ne signifie pas nĂ©cessairement marcher pendant des heures pour tomber sur quelque chose d’intĂ©ressant. Pour cette flânerie #5, je suis simplement ressorti de chez moi pour acheter un truc qui manquait dans le rĂ©frigĂ©rateur, et en passant, probablement pour la centième fois devant ce petit atelier rue BĂ©nard, j’ai Ă©tĂ© saisi par la vision des deux ouvertures lumineuses, et du fatras baroque Ă  l’intĂ©rieur. En contraste avec la nuit tombante, il s’en dĂ©gageait une impression de douce chaleur, et d’activitĂ© tranquille.
    Deux personnes, deux dames, travaillaient dans l’atelier, en devisant. Je me suis approchĂ© pour prendre une photo de plus près, pour qu’un personnage soit plus prĂ©sent, mais celle que l’on distingue Ă  gauche sur la photo m’a vu avancer vers la fenĂŞtre, et a changĂ© de posture. Je ne l’ai pas dĂ©rangĂ© plus longtemps, et j’ai rangĂ© mon tĂ©lĂ©phone. Mais, en voyant ce petit atelier chaleureux, j’ai Ă©tĂ© saisi d’une envie d’y entrer et de pouvoir dĂ©couvrir ce petit monde. Monde attirant et un peu nostalgique pour moi, car il me rappelle l’atelier de poterie de M. et Mme Besse, oĂą nous allions enfants, joyeux et insouciants.
    Note : il s’agissait de l’Atelier d’AndrĂ© Besse (cĂ©ramiste et peintre, dĂ©cĂ©dĂ© en 1999) et de sa femme Geneviève Besse (peintre, 1926-2024), au 152 rue Victor-Hugo Ă  Tours. (merci Grok)

  • Flânerie #4

    Flânerie #4

    En me promenant sans but dans les puces de Vanves, je suis tombĂ© sur une petite estampe Ă  l’eau-forte de Jean-Yves AndrĂ© (que je ne connaissais bien sĂ»r Ă  ce moment ni d’Eve ni d’Adam).
    Elle reprĂ©sente un bout de ville, au coeur d’une jungle luxuriante. L’image fait 10cm x 15cm Ă  peu près, et contient beaucoup de petits dĂ©tails très fin. J’ai tout de suite Ă©tĂ© sĂ©duit par l’ambiance gĂ©nĂ©rale, paisible, par la profusion de dĂ©tails, et par la manière d’avoir traitĂ© le soleil au milieu. On ne sait pas s’il se couche ou s’il se lève, et il donne comme une impression de temps suspendu Ă  cette image, une fixitĂ©, qui rĂ©sonne en contrepoint au mouvement de la vĂ©gĂ©tation autour. On ne sait pas bien non plus si la ville « El Dorado » est complètement en ruine, ou si elle pourrait encore abriter quelques activitĂ©s, et quelques humains. Le titre nous met Ă©galement dans la peau d’un explorateur qui dĂ©couvrirait, dans la forĂŞt tropicale, la ville mythique. Merveilleux.
    Plein de mystères dans ce petit tableau, qui m’ont sĂ©duit, et qui m’ont conduit Ă  l’acheter. Je vais changer le cadre qui Ă©tait un peu vieillot. La rencontre avec ce petit tableau, et avec cet artiste, Ă©tait la vraie joie, la vraie surprise de cette flânerie.
    Ajout : après avoir farfouinĂ© un peu sur le site Le Comoedia, je pense que l’oeuvre doit dater des annĂ©es 1980 (elle ressemble un peu Ă  celle-ci : Surga Yang Jahu).
    Ajout n°2 J’ai eu le grand plaisir d’avoir une rĂ©ponse de JY AndrĂ©, que je recopie ici :
    Technique : eau-forte + aquatinte. 50 tirages (sur ma presse taille-douce) signĂ©s et numĂ©rotĂ©s par moi-mĂŞme. Autour de 1983-84. A cette Ă©poque je voyageais au Moyen Orient et je commençais Ă  aborder l’Asie du Sud-est. D’oĂą l’architecture Ă©voquant les ksours du Maroc et les jungles luxuriantes d’Asie.Et ce fantasme de la dĂ©couverte d’une citĂ© cachĂ©e…

  • Flânerie #3

    Flânerie #3

    En me baladant après le dĂ©jeuner, mon oeil a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© par une couleur inhabituelle. Pas vraiment belle, mais curieuse. Un arbuste prĂ©sentait ses fruits en grappe, d’un violet rosĂ© assez brillant. Un petit coup de Google Lens, et voilĂ  l’Ă©nigme rĂ©solue : il s’agit d’un arbuste appelĂ© « Arbre aux bonbons » ou mieux Callicarpa de son nom latin (qui vient du grec « Kalli » – beau – et « karpos » – fruit -), et qui signifie donc exactement ce pour quoi je l’ai remarquĂ©. Etrange arbuste originaire de Chine, ou d’Asie, et très robuste.