CatĂ©gorie : đŸš¶ FlĂąnerie

  • FlĂąnerie #2

    FlĂąnerie #2

    En me baladant dans le petit village de Bretagne oĂč nous passons les vacances, je suis tombĂ© au bord d’un chemin sur cette boĂźte aux lettres si reconnaissable de La Poste. En la regardant, je me suis dit que c’Ă©tait un formidable objet : son usage, simple et connu de tous, cache une trĂšs grande complexitĂ© organisationnelle, et une histoire trĂšs profonde avec des racines dans l’Ă©poque de Louis XI (et probablement plus ancienne).

    Cet objet simple comporte plusieurs dĂ©tails qui Ă©voque tout cela : l’aspect abĂźmĂ© de cette boĂźte, trompeur, ne doit pas cacher le fait que le logo qui y figure est le dernier logo de La Poste, donc son installation doit ĂȘtre assez rĂ©cente. Ensuite, le numĂ©ro codĂ© « A1C4F5 » suppose et Ă©voque un systĂšme structurĂ© de numĂ©rotation et de positionnement sur des cartes des diffĂ©rentes boites, avec un systĂšme logique pour les retrouver facilement.

    J’ai aussi Ă©tĂ© saisi par un autre aspect. J’ai pensĂ© au designer qui ont pensĂ© cet objet, qui l’ont dessinĂ©, et qui ont peaufinĂ© ses dĂ©tails. Ils ont dĂ» avoir une rĂ©elle satisfaction Ă  voir le fruit de leur travail diffusĂ© Ă  cette Ă©chelle, et utilisĂ© quotidiennement par des millions d’utilisateurs. Quelle joie cela doit ĂȘtre (le format de la boĂźte aux lettres jaune est celui créé par l’entreprise Fonderie Dejoie, et le logo – « l’oiseau postal » – est une version revisitĂ©e du logo créé par Guy Georget).

    Son aspect m’a aussi Ă©voquĂ© le fait que certainement cette activitĂ© a connu un fort dĂ©clin avec l’arrivĂ©e du mail et de la concurrence. Ce que confirme une petite interrogation de Grok :
    Ces chiffres montrent une croissance forte au XIXe siĂšcle avec l’essor des communications, une stabilitĂ© au XXe, puis une chute drastique depuis les annĂ©es 2000 due Ă  l’email et aux services numĂ©riques. Pour les pĂ©riodes antĂ©rieures au XIXe siĂšcle, les donnĂ©es sont rares et locales, car le service postal Ă©tait moins centralisĂ©.

    Il y a encore tout de mĂȘme 6 milliards de courriers envoyĂ©s / reçus par an en France, excusez du peu ! Cette baisse d’activitĂ© ne doit pas cacher la formidable entreprise qu’a Ă©tĂ©, et est encore La Poste, ce qu’elle a rendu possible, ni le fait que sa perte de vitesse n’est que le signe de l’invention par d’autres humains d’une formidable alternative (le web et le mail). Chaque chose qui se termine coexiste avec d’autres qui se crĂ©ent et grandissent. Les humains sont formidables.

  • FlĂąnerie #1

    FlĂąnerie #1

    Je ne suis mĂȘme pas sĂ»r d’ĂȘtre dĂ©jĂ  passĂ© sous le pont Alexandre III : la vue est si majestueuse en haut que je ne pense pas m’ĂȘtre demandĂ© ce qu’il pouvait y avoir Ă  regarder en-dessous. En me promenant sur les quais, j’ai pu dĂ©couvrir en passant sous ce trĂšs beau pont une merveille de construction d’ingĂ©nieurs.

    InaugurĂ© pour l’Exposition Universelle de 1900, le pont dans sa partie infĂ©rieure est constituĂ©e d’un ensemble impressionnant de poutrelles mĂ©talliques, d’arcs, de croisĂ©es, le tout posĂ© sur deux Ă©normes culĂ©es1.1. La culĂ©e d’un pont est la partie situĂ©e sur la rive destinĂ©e Ă  supporter le poids d’un tablier Ă  poutre ou la poussĂ©e de la voĂ»te d’un pont en arc. L’effet d’Ă©chelle n’est pas perceptible sur la photo, qui ne rend hommage Ă  l’ampleur de l’ouvrage.

    On peut lire sur la plaque de ma photo le nom des deux sociĂ©tĂ©s qui ont fabriquĂ© tous ces Ă©lĂ©ments mĂ©talliques : Compagnie de Fives-Lille (qui existe toujours Fives) et Schneider & Cie (qui existe aussi toujours Schneider Electric). J’ai ressenti beaucoup d’admiration en voyant cette superbe architecture d’acier, et beaucoup de satisfaction Ă  l’idĂ©e que ces deux entreprises, plus de 125 ans plus tard, existent toujours.

  • FlĂąneries

    
 la plupart des hommes se promĂšnent Ă  Paris comme ils mangent, comme ils vivent, sans y penser [
] Oh! errer dans Paris ! Adorable et dĂ©licieuse existence ! FlĂąner est une science, c’est la gastronomie de l’Ɠil. Se promener, c’est vĂ©gĂ©ter ; flĂąner, c’est vivre.
    HonorĂ© de Balzac (1799 – 1850)
    écrivain français.

    J’adore flĂąner11. Se promener au hasard et sans hĂąte.. Seul, ou Ă  deux, le plaisir est toujours le mĂȘme, et toujours rĂ©inventĂ©. Se laisser guider par la curiositĂ©, la dĂ©couverte, porter un regard nouveau sur des choses connues, porter un regard de connaisseur sur des dĂ©tails, de l’inattendu, des morceaux de rĂ©els surprenants. Mais aussi, laisser les pĂ©rĂ©grinations lentes faire de la place aux pensĂ©es vives. Je vais donc crĂ©er ici une collection nouvelle, « FlĂąnerie », qui me permettra de partager des petites choses grapillĂ©es dans Paris (et ailleurs). Sous forme de photos, ou de textes, ou les deux. J’avais dĂ©jĂ  partagĂ© ici ce genre de « captures de flĂąnerie ». Un brin fragile de courage, et Partance. Celles-ci Ă©taient plutĂŽt tristes et nostalgiques, mais les flĂąneries, fort heureusement, sont souvent plus lĂ©gĂšres et joyeuses, imprĂ©vues, sans importance.