Je ne suis mĂȘme pas sĂ»r d’ĂȘtre dĂ©jĂ passĂ© sous le pont Alexandre III : la vue est si majestueuse en haut que je ne pense pas m’ĂȘtre demandĂ© ce qu’il pouvait y avoir Ă regarder en-dessous. En me promenant sur les quais, j’ai pu dĂ©couvrir en passant sous ce trĂšs beau pont une merveille de construction d’ingĂ©nieurs.
InaugurĂ© pour l’Exposition Universelle de 1900, le pont dans sa partie infĂ©rieure est constituĂ©e d’un ensemble impressionnant de poutrelles mĂ©talliques, d’arcs, de croisĂ©es, le tout posĂ© sur deux Ă©normes culĂ©es1.1. La culĂ©e d’un pont est la partie situĂ©e sur la rive destinĂ©e Ă supporter le poids d’un tablier Ă poutre ou la poussĂ©e de la voĂ»te d’un pont en arc. L’effet d’Ă©chelle n’est pas perceptible sur la photo, qui ne rend hommage Ă l’ampleur de l’ouvrage.
On peut lire sur la plaque de ma photo le nom des deux sociĂ©tĂ©s qui ont fabriquĂ© tous ces Ă©lĂ©ments mĂ©talliques : Compagnie de Fives-Lille (qui existe toujours Fives) et Schneider & Cie (qui existe aussi toujours Schneider Electric). J’ai ressenti beaucoup d’admiration en voyant cette superbe architecture d’acier, et beaucoup de satisfaction Ă l’idĂ©e que ces deux entreprises, plus de 125 ans plus tard, existent toujours.
