2 conseils pour travailler mieux

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Vous voulez améliorer votre efficacité au travail ? Rapidement ? Alors, lisez bien ces quelques menus conseils. Ce sont des recettes connues, mais il y a un monde entre les comprendre et les appliquer. Toute la différence entre la théorie et la pratique, en fait.

Premier conseil : Sortir du flux

On prend rapidement l’habitude, dans beaucoup de boulots, de bosser en « mode » flux : je traite mes flux de mails, je traite mes flux de tâches (souvent les mails – ceux qu’une réponse immédiate ne suffit pas à traiter – se transforment en tâches). Tous ces flux sont importants, mais il ne faut jamais oublier d’en sortir, au moins deux heure par jour, pour ne pas faire QUE du traitement de flux. Comment être productif, si l’on ne fait que du flux ? Il faut donc se discipliner, et se bloquer chaque jour des créneaux (au pire, calez-vous un créneau dans votre agenda pour être sûr de ne pas repousser éternellement le travail). Chacun évaluera le temps nécessaire : j’essaye depuis 2 mois de passer au moins 2 heures par jour avec la boite mail fermée. C’est extraordinaire, vraiment comme effet : ça ne change rien sur le fait d’être à jour dans ses mails, et ça redonne du temps pour travailler en vrai. Essayez, vous verrez !

Deuxième conseil : réfléchir au lieu d’agir

A force de travailler sur ordinateur, on finit par associer « travail » et « je suis à l’ordinateur ». Le travail de beaucoup se décompose en « réunions » (physiques ou téléphone) et « ordinateur »‘. Or, une partie – importante, cruciale – de la plupart des jobs consiste tout de même à réfléchir, à penser à ce qu’on fait pour l’optimiser, le concevoir proprement. Ce temps de réflexion, à mon sens, nécessite de savoir fermer son ordinateur, et prendre une heure par-ci par-là avec simplement un papier et un crayon. Lister des choses, dessiner des structures, des liens logiques, synthétiser. A nouveau, je vous conseille d’essayer : c’est extraordinairement efficace et facile à faire. A nouveau, si votre job ne facilite pas cela, bloquez-vous un créneau, dans un endroit tranquille où vous ne serez pas dérangé. Le mois dernier, les deux seules choses intéressantes que j’ai pondues sont venues de mes lectures, et de ces moments de réflexion.

Et vous ? Avez-vous des conseils pratiques pour bosser plus efficacement ?
Image prise sur Vantes.ca

Vérité partagée, ou solidarité volontaire ?

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En tenant un blog politique, on apprend à découvrir une vérité simple : la discussion requiert des points de vue variés pour vivre et exister, tandis que l’action nécessite de plutôt se retrouver avec des gens qui pensent la même chose. Les deux situations extrêmes à éviter sont bien sûr, pour la discussion, de laisser la porte ouverte à tous les points de vue, ce qui conduit à un pugilat très peu constructif, et pour l’action, de ne se regrouper qu’avec les gens qui pensent exactement la même chose, ce qui conduit au dogmatisme. Le rapport à la vérité diffère, d’ailleurs, dans ces deux situations. Dans la discussion, la vérité se construit à plusieurs, ou au moins nécessite de confronter son point de vue à celui des autres pour le faire naître, pour lui donner forme. Même en cas de désaccord, la discussion permet de construire des raisonnements, de peaufiner des arguments, de faire ses armes rhétoriques. La vérité se partage, s’explicite. Dans l’action, la vérité est acquise – en partie au moins – et devient plus forte avec le nombre. La logique n’est pas de construire, mais de gagner en puissance, d’influencer. Les opposants et les contradicteurs se transforment en ennemis, même figurés. Mais, et c’est important, les partenaires dans l’action deviennent des amis, au sens où l’on fait ensemble. Finalement, je préfère – dans mon rapport à la vérité – celui que permet la discussion et l’échange, et le désaccord. La vérité personnelle, mais partagée, et sans cesse confrontée à l’avis des autres. Et je préfère – dans mon rapport aux autres – celui que permet l’action commune. L’intérêt commun bien compris, la solidarité volontaire. J’ai bien de la chance de pouvoir faire les deux – échanger, agir – avec les mêmes personnes.