Stratégie de présence sur le web

J’ai eu l’occasion de faire une petite intervention (2h) fin octobre à l’IFP (Institut de Formation Politique) concernant la présence sur le web. Je n’étais jamais intervenu pour parler de cela, bien que j’ai effectivement une bonne expérience de la présence sur le web, et des stratégies utilisées pour faire croitre l’audience d’un site ou d’un réseau. 

Lomig_unger_2

Pour commencer, voici le prezi réalisé pour l’occasion. Désolé, mais sans le son (mon speech), je pense que c’est assez inutilisable. Je reviens donc sur mon intervention plus en détail ci-dessous.

J’avais d’abord découpé mon intervention en trois morceaux : avant, pendant et après.

Avant : J’ai ouvert un petit groupe fermé sur Posterous, j’ai ajouté la dizaine de participants au séminaire de niveau III de l’IFP comme membres, et je leur ai proposé de se présenter (activité, connaissance du web, attente par rapport au cours). Cela m’a permis, avant le cours, d’appréhender l’hétérogénéité et le niveau des participants.

Pendant : voilà en substance le fil de mon propos sur la « stratégie de présence sur le web » (j’ai enlevé la partie « avant » où je revenais en séance avec les participants sur leurs attentes). N’hésitez pas à commenter ou à préciser certains points.

  1. Internet : Internet est devenu un canal indispensable de circulation de l’info. Le web a évolué rapidement et continu d’évoluer. On est passé de contenus statiques, à des contenus dynamiques, conversationnels. La tendance est bien sûr aux réseaux sociaux, à la mobilité (smartphones et tablettes), et à la géolocalisation. C’est le thème choisi par Loic LeMeur pour le web11 : SoLoMo (Social Local Mobile).
  2. De la vision aux opérations : Compte tenu de cela, il parait évident que la question n’est donc pas d’être ou pas présent sur le web, mais d’y être présent de la bonne manière. Donc à définir une stratégie de présence sur le web. Je souligne simplement ici qu’une stratégie (qui permet de décliner ensuite la tactique et les actions opérationnelles) découle forcément d’une vision et de valeurs. Il est important de les formaliser au moins en partie pour construire une stratégie solide.
  3. Valeurs du web : je précise donc un certain nombre de valeurs fondatrices du web, à mon sens. Aboutir à des projets réels, transparence, don&partage, authenticité&sincérité, dialogue&écoute. Tout cela est connu et permet de travailler proprement sa tactique de mise en oeuvre : cela permet d’être présent sur le web dans la bonne posture. Cela peut entrer avec certains points de l’action politique (qui peut nécessiter d’avancer masqué). A réfléchir, donc, pour les futurs acteurs politiques que sont les participants au séminaire.
  4. Personal Branding : la notion de personal branding émerge donc pour regrouper tout cela. Vous devez travailler votre présence, individuelle ou celle de votre organisme / organisation, à la manière d’une marque. Vous devez donc de manière proactive créer et animer vos profils sur les réseaux sociaux, un site à votre nom. Afin de bien séparer ce qui ressort du privé et du public, il me parait judicieux de réfléchir à la position de la frontière, et éventuellement à se créer plusieurs profils en tant qu’individu (c’est très clair dans le cadre de l’action politique). Le personal branding implique une cohérence durable dans les valeurs affichées. 
  5. Contenu : que faire avec ces profils et ces sites ? Y mettre du contenu, bien sûr, et de qualité. Car quoi qu’on veuille bien en dire, les acteurs du web qui comptent sont ceux qui produisent du contenu de qualité. J’insitais donc sur ce point : être présent sur le web ne peut pas se résumer à créer des profils et à écouter les clients / adhérents. Il faut créer du contenu, synthétiser, regrouper, etc. Fred Cavazza a en souvent parlé.
  6. Outils : je suis revenu très rapidement sur les différents outils disponibles. Mon intervention n’était pas le lieu pour en parler en détail, et j’ai proposé aux participants de poser leurs questions sur le groupe fermé créé pour leur promotion. Le but était ici de simplement préciser que pour chacun des usages présentés au point précédent, il y a des outils adaptés. Je suis revenu également sur les usages hors lignes : les évènements organisés avec les membres d’une communauté, les réunions, les séminaires, les interviews, reportages. Bref, tout ce qui participera à renforcer les liens et – à nouveau – à produire du contenu de qualité. 
  7. Réseaux politiques sur le web : j’ai repiqué à une étude USEO une classification pas trop déconnante des réseaux politiques sur le web. Cela permet de montrer les différents usages en oeuvres, et cela permet à chacun de bien définir ses buts, et les moyens d’actions associés.
  8. Buzz médiatique : j’ai ensuite rapidement rappellé que le buzz est le fruit d’un contenu fort / créatif / original couplé à un réseau réactif et fort qui le propage et le fait grossir. C’était simplement une manière de remettre l’accent sur le réseau et le contenu. J’ai également rappellé que la plupart des buzz ou des marketings viraux se font sur la base de vidéos courtes et dynamiques.
  9. Réseau LHC : j’ai parlé ensuite de mon expérience avec le réseau LHC (association loi 1901 de blogs politiques que j’ai contribué à créer et à animer).
  10. nous avons ensuite passé en revue ensemble un cas concret, le site de l’iFRAP. Le but était d’appliquer ce qu’on venait de se dire et de construire ensemble des pistes d’améliorations.

La plateforme posterous.com héberge toujours le petit groupe fermé, et les échanges sont toujours possibles avec les participants. Je vous invite à découvrir le prochain séminaire de niveau I de l’IFP sur leur site qui aura lieu les 2, 3 et 4 décembre. Cet Institut fait un travail énorme pour former des jeunes à l’action politique, et pour structurer un réseau puissant. Cela vaut le détour ! Je les remercie en tout cas de m’avoir donné l’occasion de présenter ce petit cours. 

 

Community manager : un métier par communauté ?

J’ai le plaisir d’assister au Café des Community Manager ce soir. C’est un évènement organisé par Dominique Dufour, et qui permet à tous ceux que ça chante de se retrouver dans des locaux à chaque fois différents. Aujourd’hui, c’est JMS L’inconscient collectif qui accueille. Je me rappelle très bien que c’est grâce au café des community manager que j’ai pu mettre un mot sur le type de métier qui pourrait me permettre de marier ma passion (les blogs, les réseaux sociaux, le web) à mon travail. Un vrai changement de métier, réussi, et qui me comble depuis lors. Ce qui m’avait marqué lors de la première rencontre avec cette communauté, c’était sa diversité, sa disparité même. Bien sûr, tous les community manager sont animés par un goût sincère des échanges humains, de la mise en relation, de la médiation. Et ils travaillent tous à partir de deux choses : une communauté, avec ses centres d’intérêts, des passions communes, et une plateforme, un site, un outil collaboratif qui permet de structurer et d’animer. Mais le terme est tout de même extrêmement flou, et recouvre des réalités très diverses : entre les CM qui oeuvrent sur les réseaux sociaux pour représenter une marque, ceux qui animent des petites communautés de passionnés, ceux qui gèrent des communautés énormes de joueurs en ligne, ceux qui animent des communautés sur l’intranet de leur société, que de problématiques différentes ! Que de compétences différentes aussi. Un tel devra savoir naviguer entre les personnes avec aisance, tel autre devra surtout être capable de faire une veille intensive et poster des articles tous les jours. Et c’est pour cela, aussi, que je vais au Café des CM avec plaisir : je vais y retrouver une population mélangée, ubuesque, passionnée, amoureuse des relations humaines sincères. Et qui constitue à elle seule un véritable petit inventaire à la Prévert. Un petit poème éphémère, changeant, vibrant. Vivement l’ouverture !

Site délirant : oobject !

J’ai découvert en surfant un site bizarre oobject, qui dresse des listes de pleins de choses. Par exemple : 12 photos d’à-pics impressionnant, 8 photos de villes désertes, 9 machines à faire le thé, 12 constructions dans la roche, etc…C’est fait sous un angle très design, et du coup le site est très beau.

Un beau bric-à-brac, avec pas mal de photos intéressantes. C’est très facile d’y perdre du temps. En exemple, un belle photo d’un sculpture de Ron Mueck, et une vidéo de parcours, pour vous donner envie. Allez-y : il y a vraiment plein de choses à découvrir.

Tiens ! Je me demande si Gonzague ou Digiboy connaissent ce site…?

Il était une fois …

Je vais bientôt changer de fonction au sein de mon entreprise : d’ingénieur de recherche, je vais devenir community manager. Cette mutation aura pris du temps, de l’énergie, et c’est une véritable joie : j’ai réussi à marier ma passion pour les blogs et le web, les réseaux sociaux et les rapports humains avec mon travail et ma formation initiale de physicien.

Comme j’en parle souvent, je me rends compte à quel point le fait de raconter l’histoire de ce changement, me fait la déformer, ou en tout cas la « former ». Je lui donne forme en le racontant. Toute histoire est faite de choix : le point de départ, l’ordre du récit, l’importance donnée à tel ou tel détail, à tel ou tel personnage, l’angle choisi pour la raconter. Il n’existe pas de mémoire exacte des évènements vécus : il n’existe que des récits, des reconstructions.

J’ai décidé de ne pas subir ce processus, mais de m’en servir. Au lieu de laisser cette histoire se raconter toute seule au fur et à mesure de mes échanges, je vais profiter de ce blog pour la raconter, et pour la construire. Le but est double :

  • profiter de cette expérience d’auto-narration pour capitaliser l’année qui vient de se passer, et en tirer toute les leçons. M’essayer à la description juste des sentiments. Les émotions étant à la base de la mémoire, comment une histoire vécue pourrait-elle s’en passer ?
  • partager cette expérience vécue sous un angle qui nécessite de tenir l’ego à distance : le but est de se focaliser sur les erreurs, et donc sur ce que j’ai appris, en espérant que ça puisse être utile à d’autres. Le but n’est pas de se glorifier, mais de partager l’expérience.

A bientôt, donc, pour l’épisode 1.

Blog pour les nuls #6

Je n’avais plus alimenté cette rubrique depuis longtemps. Je la reprends, car j’ai eu l’occasion de donner récemment des conseils à quelqu’un qui voulait ouvrir un blog : cela m’a forcé à formaliser les quelques conseils les plus importants. Ce ne sont que des bases de blogging, mais pour cette raison justement, elles ont toute leur place dans cette série ! Poursuivre la lecture