6 questions à … Jean-Gilles Malliarkis, de "L'insolent"

InsolentOn continue la série d’interview de la blogosphère politique française ! Aujourd’hui, j’ai le plaisir de vous présenter les réponses de Jean-Gilles Malliarakis, dont le blog s’intitule
L’insolent. Vous retrouverez les autres interviews dans la catégorie « interview » de ce blog.


Peux-tu faire un historique rapide de ton blog ?
J’ai transformé en blog un courrier plus ou moins régulier que j’adressai (depuis 1991 par fax, depuis 1998 sur Internet) à divers amis sur les questions économiques et internationales. Le passage à l’outil de blog et le titre actuel de l’Insolent ont été adoptés fin 2006.
Pourquoi blogues-tu ?
Parce que c’est le moyen le plus approprié de nos jours de s’exprimer de façon vraiment libre et personnelle.
Comment te positionnerais-tu sur l’échiquier politique ?
Je n’appartiens à aucun parti politique. Mon blog “milite” pour l’individu, pour la culture européenne, occidentale et chrétienne, et donc contre l’héritage du jacobinisme et du marxisme et de toutes les formes d’idéologies collectives. J’ai voté Sarkozy et contre Ségolène Royal.
Quel est ton avis sur les réformes mises en oeuvre par Sarkozy et le gouvernement Fillon ?
Ce sont des réformes “poudre aux yeux” sur le fond, des réformes cosmétiques. Je pense que Sarkozy est un “socialiste intelligent”, et quoique peu favorable au socialisme en général je préfère un socialisme intelligent à un socialisme archaïque. Mais je soutiens le principe de réformer la législation et la société françaises pour les faire évoluer dans le sens de l’Europe et de la mondialisation. Donc je suis plutôt favorable. Quant au “gouvernement Fillon” dites-vous ? Il s’appelle comme ça votre Premier ministre ? J’ai raté un épisode.
Quel est ton avis sur les pistes à suivre pour réformer le PS ?
Le PS me semble condamné à mort s’il ne rompt pas avec son alliance remontant aux législatives de 19667 avec le parti communiste et aujourd’hui réduit à une complaisance pour la CGT. Le PS gagnerait à préparer selon moi une alternative crédible avec le Modem et d’autres forces non-collectivistes. Le PS français devrait prendre exemple sur les autres socialistes européens. Mais suis-je qualifié pour parler d’un parti dont je ne suis ni membre, ni sympathisant, ni électeur ? Je pense cependant qu’il est nécessaire d’avoir une vraie concurrence politique et une alternance mettant à bas les blocages de l’énarchie et de la pensée unique : je désire donc l’émergence d’un parti social-démocrate qui imposera à la droite française une mutation que le parti conservateur anglais a opéré dans les années 1840.
Quel est ton point de vue sur l’Islam ? Penses-tu qu’il représente un danger pour la démocratie ?
On doit certes sortir des slogans. Le danger n’est pas dans la religion musulmane mais dans ce qu’on appelle “l’islamisme” et dans sa variante “islamo-terroriste”. Je ne suis pas sûr, d’ailleurs, que les frontières sémantiques soit définies très clairement. Ce danger est probablement le danger N°1 pour les sociétés libres.
Un grand merci à Jean-Gilles ! Je vous invite, comme d’habitude, à réagir à ses réponses en commentaires, ici, ou sur son excellent blog L’insolent.

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jmj arras
13 années il y a

Bonjour, même si je partage certains points de vue exposés par Jean-Gilles, je reste toutefois nuancé sur ce "socialisme intelligent" car outre le fait que je n'ai pas demandé par l'intermédiaire de mon bulletin de vote en faveur de Nicolas SARKOZY qu'une politique socialiste soit menée dans notre pays, je reste plus que dubitatif sur la possiblité d'engager de véritables réformes structurelles dans le cadre d'une politique "socialiste", si intelligente soit elle. Bonne journée et à bientôt.

jmj arras
13 années il y a

@ Lomig : Oui, tout comme toi, j'ai tendance à m'inquiéter quand je constate la faiblesse des avancées pour diminuer le poids de l'Etat ou de la fiscalité. Les tentatives pour sortir définitivement de cet interventionnisme d'un Etat providence sont beaucoup trop timides et c'est bien la raison pour laquelle je reste plus que dubitatif sur la possibilité d'engager ces réformes structurelles et en profondeur en continuant de mener une politique "socialiste" intelligente. Certes, il est encore prématuré de tirer des conclusions hatives mais j'ose espérer que la réforme des régimes spéciaux sera l'impulsion qui permettra à ce gouvernement d'engager enfin et sans plus tarder les réformes pour lesquelles les français se sont majoritairement prononcés au printemps dernier.