Lecture utile

Je me suis abonné l’autre jour à la revue de l’iFRAP, « Société Civile ». Dans un pays où 1 actif sur 4 est payé par l’Etat, il me semble que les voies de progrès ne viendront que d’une évaluation claire et objective de la fonction publique. Sans constat partagé et factuel, quelles réformes sont possibles ? C’est le travail que fait l’iFRAP, dont voici la fiche d’identité :

L’iFRAP, Institut Français pour la Recherche sur les Administrations et les Politiques Publiques, est l’un des premiers think tank (laboratoire d’idées) privé français, par son ancienneté (1985) et son rayonnement.
L’Institut publie dans son magazine mensuel, Société Civile, des enquêtes d’investigation sur l’Etat, les administrations et les dysfonctionnements des politiques publiques.
Grâce à ses dossiers étayés par des comparaisons internationales, l’iFRAP est en mesure de faire des propositions de réformes concrètes dans des domaines aussi variés que la création d’entreprises et d’emplois, la lutte contre le chômage, le contrôle de la dépense publique, l’avenir du système de santé et l’éducation.
Nombre de propositions de l’iFRAP ont été reprises dans la législation (fin du monopole de l’ANPE, déduction d’ISF pour les investissements dans les PME, société à transparence fiscale, recrutement des directeurs d’hôpitaux publics dans le privé…).
Apolitique, l’institut a pour objectif de faire entendre au travers de notes, d’articles dans la presse et de colloques, des propositions issues de la société civile auprès des politiques et de participer ainsi à la recherche de l’efficience des politiques publiques et à la réforme de l’Etat.

Ils viennent de mettre en ligne une nouvelle version de leur site internet, avec pas mal de dossiers et de publications en ligne.
Je vous recommande également l’article du fondateur, Bernard Zimmern, intitulé « Arrêtons de diviser la France entre public et privé« , dont voici un petit extrait :

Il ne faut plus qu’il y ait deux France : le service public ne présente pas de difficultés si importantes qu’il ne puisse recruter sur titres et sur contrats comme le font les entreprises privées, grandes ou petites. On nous donne toujours comme modèle les réformes du Canada ou des USA. Mais, dans ces pays, le personnel public n’a pas de statut, pas d’emploi à vie.

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jacques
13 années il y a

Ben faut peut-être se méfier un peu beaucoup de la prétendue objectivité et du prétendu « apolitisme » de l’IFRAP….: Nicolas Lecaussin viré de l’IFRAP mardi, 8 avr 2008, 23:29 Nicolas Lecaussin, brillant rédacteur en chef de la revue de l’IFRAP « Société civile » a été licencié par Bernard Zimmern, son dirigeant. Bernard Zimmern n’a en effet pas supporté la publication d’un ouvrage de son poulain intitulé « L’absolutisme efficace », critique à l’égard de Sarkozy. Après avoir vainement tenté d’en faire supprimer des passages, M. Zimmern a purement et simplement licencié son principal collaborateur pour faute… lourde! L’IFRAP est spécialisé dans la publication d’enquêtes souvent fort intéressantes sur nos administrations. Ses études sont reprises par les medias et influencent, parait-il, certains politiques. Certains croyaient voir dans cet organisme un think tank libéral. Son soutien inconditionnel au candidat puis au président Sarkozy ne peut évidemment pas le ranger dans une telle catégorie, d’ailleurs M. Zimmern affirmait lui-même il y a un an qu’il était un conservateur et non un libéral. Eh bien il nous en donne aujourd’hui une éclatante confirmation. On a donc les références qu’on veut, mais faut pas tout prendre pour argent comptant dans ce que propose l’IFRAP…et vouloir nous faire croire que… Lire la suite »

jacques
13 années il y a

L’info a circulé sur le net après avoir été révélée par la presse. Ex:

http://www.marianne2.fr/Nicolas-Lecaussin,-vire-pour-sarkozysme-trop-tiede_a85520.html

jf.

jacques
13 années il y a

Comme vous le dites si bien, je ne suis pas concerné par la « focalisation sur les personnes ».

Il y a bien sûr les arguments mais il y a aussi les FAITS.
Et le licenciement à l’IFRAP en est un qui donne un petit éclairage sur l’ambiance qui y règne…

jf.

jacques
13 années il y a

« Il n’y a pas de raison que les fonctionnaires aient un statut d’employé à vie ».

Ce stéréotype à la vie plus que dure.

Moi, j’aimerais qu’on me cite un seul texte de loi, un décret, un article du Statut Général des Fonctionnaires qui leur garantirait un « emploi à vie ».

jf.

jacques
13 années il y a

Et c’est la faute aux fonctionnaires ????

De plus, je continuerai de dire ce que j’ai envie de dire, non ?

Puisque vous aussi, vous répétez votre antienne dans quasiment chaque billet….

jf.

LOmiG
LOmiG
13 années il y a

salut Jacques,

bien sûr que tu continue de dire ce que tu veux, comme tu veux.

Je n’ai jamais dit que cet état de fait était de la « faute aux fonctionnaires ». Je dis au contraire, au long des billets de ce blog, que c’est de la faute des politiciens qui dirigent le pays depuis 25 ans.

Et je continuerai à répéter les arguments qui plaident pour une diminution du nombre de fonctionnaires, tant qu’ils me paraitront justes. J’attends que tu m’en donnes dans le sens opposé, à savoir des arguments pour que le nombre de fonctionnaires reste identique, ou continue d’augmenter comme ça a été le cas sur la dernière décennie…

à bientôt !

jacques
13 années il y a

Parler d’un coté « d’emplois à vie » et de l’autre de réduction du nombre de fonctionnaires sont deux choses totalement différentes. La première n’étant d’ailleurs pas un argument pour la seconde…. Jusqu’à preuve du contraire, je n’ai pas réagi à la seconde. Diminuer le nombre de Fonctionnaires, juste pour le plaisir politicien et démagogique de le faire, me paraît un peu…puéril. Diminuer en catastrophe pour faire des économies, devient dangereux. Et il y a bien d’autres moyens de faire des économies. Prendre les exemples « réussis » des Pays qui ont suivi cette politique reste très aléatoire. Au Canada par exemple, toutes les enquêtes démontrent maintenant que les services publics, réduits ainsi à la portion congrue, ne fonctionnent plus correctement et que la population n’est plus contente du tout de ces services. Aux USA, je ne suis pas sûr du tout que l’affirmation selon laquelle les Fonctionnaires Fédéraux n’auraient pas de statut soit juste. Pour revenir à la France, je ne pense pas que les chiffres astronomiques cités correspondent vraiment à quelque chose d’intelligent, pas plus que la méthode de non remplacement des départs en retraite. (Cette dernière méthode avait été inaugurée par Pierre Mauroy ! Elle n’avait strictment rien donné). J’ai aussi… Lire la suite »

jacques
13 années il y a

Un exemple:
– Michel Sawyer « Au Québec, la «modernisation» de l’Etat s’est traduite par une diminution de la qualité de certains services publics »

LE MONDE ECONOMIE | 16 avril 2008 | Propos recueillis par Anne Pélouas |

jacques
13 années il y a

Pas de lien avec le « Monde de l’économie ». Navré.

Je viens de trouver ceci sur le site de l’Ambassade du Canada en France:
« Qu’en est-il maintenant? Depuis, et c’est important de le signaler, on note une reprise de la croissance de la fonction publique. On ré-embauche. Nous sommes revenus au niveau d’avant la réforme. Mais, cela se fait sans menacer notre équilibre budgétaire. »

Il s’agit d’une allocution de l’Ambassadeur du Canada en France devant l’Université d’été du MEDEF le 30 août 2005….

Savoureux, non ?

jf.

jacques
13 années il y a

Vous me reprochez parfois des généralités.
« les fonctionnaires sont trop nombreux en France CAR MAL GERES ». Cà veut dire quoi ?
Comment définiriez-vous, vous, leurs missions ?
Sont-ce « les fonctionnaires » qui ont un coût exorbitant ou bien la Fonction Publique, c’est à dire les salaires, les pensions ET LES DEPENSES DE FONCTIONNEMENT et D’INVESTISSEMENT? Ne devriez-vous pas être plus précis au lieu de parler uniquement des agents ??

jf.

jani-rah
jani-rah
13 années il y a

Le livre de Nicolas Lecaussin cité plus haut, soyons sérieux, est à jeter à la poubelle. Le pire que je n’ai jamais lu, ramassis de tous les clichés, les préjugés, les peurs. La moitié de ses affirmations basées sur des chiffres sont fausses, soit par mauvaise foi, par manipulation ou lecture trop rapide des chiffres.
De plus il omet tous les éléments positifs de chaque situations, et réfléchit par déduction et comparaison de manière superficielle.

Une caricature indigeste et intellectuellement dangereuse.

jacques
13 années il y a