Quel type de radical êtes-vous ?

Radical ou arbitraire ? Individualiste ou collectiviste ? J’ai pensé pendant longtemps que ce qui rendait sympathique le collectivisme, c’était une forme de pragmatisme non radical, qui serait venu contrebalancer ses aspects par ailleurs exécrables (principalement l’acceptation de l’arbitraire). Il n’en est rien : les collectivistes sont tout aussi radicaux que les libéraux ; ils partent simplement d’un principe qui n’est pas le même. Mais ils le suivent, et l’appliquent de manière radicale. La différence, c’est que leur principe de départ est injuste, et sans signification objective.

Radical ou arbitraire ?

Une vraie interrogation qui se pose, lorsqu’on se plonge dans la pensée libérale, est qu’elle part d’un principe fondateur juste (refus de la contrainte, respect absolu de la liberté individuelle dans le cadre de la loi), et qu’elle en tire toute les conséquences. Jusqu’au bout. C’est ce qu’on appelle être radical[1. le dictionnaire donneplusieurs sens à radical. Entre autres, en philosophie, « Qui va jusqu’au bout de chacune des conséquences impliquées par le choix initial », « Attitude qui refuse tout compromis en allant jusqu’au bout de la logique de ses convictions » et « Doctrine réformiste fondée sur l’attachement à la démocratie, à la propriété privée, à la laïcité de l’enseignement »] ; si la radicalité est une forme de cohérence dans la pensée, elle peut aussi être une forme de dogmatisme. Et je déteste le dogmatisme.
Comme par ailleurs, les doctrines non-libérales (constructivistes) acceptent dans leurs gènes une part d’arbitraire[2. si on cherche à « construire » une société meilleure, il vient toujours un moment où l’on va empiéter sur la liberté et la propriété de certains, pour favoriser d’autres. Ce que le libéralisme rejette, justement…], j’étais dans pris dans cette espèce de dilemme, à savoir choisir entre « radicalisme » et « arbitraire ».
Hier soir, j’ai compris que cette alternative est une fausse alternative.

Tout le monde est radical

Pris sous l’angle philosophique, radical signifie « qui va jusqu’au bout des conséquences impliquées par le choix initial ». Ce n’est qu’une forme de cohérence idéologique, et finalement d’amour de la vérité. Si je pars d’un principe vrai, alors je dois le dérouler proprement. Soit quelque chose est vrai, soit quelque chose est faux.
En enlevant la connotation péjorative du mot « radical », on se rend compte que à la fois les libéraux, et à la fois les constructivistes / utilitaristes sont radicaux. Ils déroulent logiquement (et c’est heureux) des idées politiques issues de principes fondateurs différents.
Le principe fondateur du libéralisme, c’est le respect des individus, et le refus de la contrainte. Aucun individu ne doit avoir le droit de forcer un autre à faire ce qu’il ne veut pas. C’est simple, et il parait évident que si ce principe était respecté partout, il ne pourrait pas y avoir d’injustice. Ce principe est fondamentalement individualiste, et juste – parce que non arbitraire -.
Le principe fondateur du constructivisme, c’est l’idée qu’il faut améliorer le sort des populations, notamment les plus démunis, par des mesures centralisées d’organisations de la société. Les constructivistes partent du principe fort qu’il peut être justifié d’empiéter sur la liberté de certains, pour améliorer le sort des plus On n’a guère le choix qu’entre ces deux radicalismes : nier l’existence d’une justice sociale, ou nier la liberté des individus. J’ai choisi.démunis, et donc pour améliorer une sorte de « bien-être » global, ou d’intérêt général. C’est un principe collectiviste, arbitraire. C’est le pouvoir qui décide, au gré des changements de majorité ou de régime, du sens à donner à tous ces mots abstraits « justice sociale », « bien-être global », etc…Quand le pouvoir est arbitraire, cela signifie que ce n’est plus une norme impartiale (identique pour tous) qui est la règle, mais la volonté d’un homme ou d’un groupe[3. Lexilogos donne : Arbitraire (En parlant du pouvoir) : Substitution aux règles de la justice distributive ou aux normes fixes et impartiales de la loi, de la volonté variable et intéressée d’un homme ou d’un groupe. Synonyme : despotisme].
Contrairement à ce que je pensais, ce côté arbitraire du constructivisme n’est pas le pendant du radicalisme libéral ; car les constructivistes sont radicaux aussi. Il y a simplement un radicalisme individualiste, qui place le triptyque « liberté individuelle-responsabilité-propriété » au-dessus de tout, et un radicalisme constructiviste, qui place la « justice sociale », ou l' »intérêt général » au-dessus de tout.
Là où les libéraux voudraient que l’utilisation de la force soit strictement réservé à l’application de la loi, et donc également à réprimer toute forme de contrainte et de restriction des libertés, les collectivistes pensent qu’il est justifié de contraindre certains pour donner à d’autres. Un collectiviste ne supporte pas l’idée que quelqu’un puisse vivre dans son coin, sans avoir à participer à un effort collectif, justifié par la « solidarité ». Et il trouvera justifiée l’usage de la force, s’il le faut, pour faire rentrer les récalcitrants dans le jeu collectif. Le libéralisme écrase le collectif au nom de l’individu ; le constructivisme écrase les individus au nom du collectif.
On n’a guère le choix qu’entre ces deux radicalismes. J’ai fait mon choix. Et vous ?
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Criticus
12 années il y a

J’ai « voté » libéral à ton sondage, en sachant quand même que pour que l’Etat puisse assumer sa mission régalienne de défense de la liberté et de la sécurité, il doit être fort ! Et donc prélever quand même des impôts importants. Mais je suis d’accord qu’à part la police, la justice, la défense, la diplomatie auxquelles je rajouterai l’instruction, l’Etat n’a pas à se mêler de la vie sociale.

J’ajoute que pour moi, cet Etat doit coïncider avec la nation… et qu’il doit nouer des alliances avec d’autres Etats-nations proches.

Mathieu L.
12 années il y a

Bonjour LOmiG,

Je reconnais que tu viens de produire un bel exemple de rhétorique, et que ton raisonnement sur la radicalité pourrait entièrement se tenir… Mais je le conteste sur l’aspect arbitraire.

En effet, décider par une décision (qui viendrait d’où d’ailleurs ?) que le collectif doit être écrasé par l’individu, et non pas l’inverse, n’a pas réellement de logique et est là aussi totalement arbitraire. Tu ne le vois pas parce que tu considères que le raisonnement libéral est « juste », mais quelle est la justice ici ? Permettre à des individus inégaux par nature de s’écraser les uns les autres ? Permettre aux individus les plus puissants de faire main basse sur l’Etat pour préserver leurs biens et leurs privilèges ? Pour moi, une saine politique navigue entre ces deux visions extrêmes, tout en recherchant les politiques qui amènent à une plus grande part de la population la satisfaction la plus forte.

Je trouve dommage que tu te cantonnes à des idéologies finalement très extrêmistes.

A bientôt,

LOmiG
LOmiG
12 années il y a

salut à vous, @ Roman : salut, oui je suis plutôt comme toi, en ce qui concerne les fonctions régaliennes. Je ne suis pas trop convaincu qu’il faille en abandonner le fonctionnement à des organismes privés ou aux individus, sans pour autant avoir vraiment d’argument dans ce sens…merci pour ton commentaire ! @ Mathieu L., : salut, je ne pense pas qu’il s’agisse de rhétorique. J’ai essayé d’exprimer ce que je pense du mieux que j’ai pu. L’aspect arbitraire n’est là que parce que quelqu’un qui décide, même élu démocratiquement, pour les autres, c’est quelque chose d’arbitraire (voir les défintions du mot en politique). La démocratie a des limites. ET comme disait l’autre, croire en la démocratie implique de croire en des choses plus hautes que la démocratie (la liberté, la justice, etC..). Le libéralisme ne permet absolument pas, par ailleurs, à des individus d’écraser d’autres individus. Au contraire, c’est exactement ce qu’il condamne très fermement. Le libéralisme, ni le constructivisme, ne sont des extrêmes. Je les considère comme recevables tous deux, bien que montrant un certain radicalisme. Quand tu dis : tout en recherchant les politiques qui amènent à une plus grande part de la population la satisfaction la… Lire la suite »

Mathieu L.
12 années il y a

Salut LOmiG,

On a déjà parlé du bonheur, et je ne pense pas utile de nous relancer dans la discussion : nous allons ennuyer tes lecteurs et commentateurs.

Le libéralisme permet l’écrasement de la grande majorité des individus car il laisse le pouvoir à une minorité d’individus, ceux qui possèdent plus qu’eux-mêmes. Il invente une véritable oligarchie en réalité. On peut toujours se dire que c’est positif que les plus riches dominent, mais c’est le cas depuis les révolutions de l’époque moderne, et de nombreux problèmes subsistent, malheureusement. Il est d’ailleurs la cause de la naissance des autres idéologies, celles que tu appelles constructivisme, à cause de ses multiples défauts. Franchement, LOmiG, ce qui est mauvais dans tout cela, c’est l’idéologie, ce n’est pas le libéralisme, le socialisme, l’anarchisme ou que sais-je encore. C’est que certains hommes soient persuadés qu’ils peuvent décrire le monde en deux temps trois mouvements. Sortons-en, et on aura fait un grand pas, j’en suis sûr.

A bientôt,

UN chouka
UN chouka
12 années il y a

Je me suis aussi intérrogé longtemps sur ce qu’est le droit du citoyen « normal « et n’ai trouvé que le « chacun pour soi « comme réponse a notre conduite ,et beau nez blanc et blanc beau nez ,pour » les politichiens vérreux » .Par choix arbitraire je me vois bien libéral, mais sans pour autant etre extrémiste,pour la simple raison, que je n’ai pas une grande admiration pour le « humains » qui se prènent bien trop au sèrieux, mais ne méritent pas grand chose, le plus souvent ,si ce n’est un coup de piéds aux fesses pour leurs éclaircir leurs idées égocentriques ;-)leurs prèstation sont parfois intéessantes bien sur moyénant finance ? Au dela de l’idéologie, toujour frelatée, au dela des baratins « humanistes « intéressés a dèstination des petits enfants,l’humains de mon point de vue,ne fait preuve que de roueries ,de malhonèteté,de tromperie, de rien de bon en fin de compte ,puisqu’il suffit de se réveiller pour tout comprendre et jeter a la poubelle nos belles croyance infantiles et infantilisantes .(tous ensemble ?) Prenons le libéralisme pur et raisonable, n’est ‘il pas le reflet de la vie des gens libres ? Pourtant qui voudrait que son voisin vous refuse tout contacts, discour pèrnicieux, et… Lire la suite »

Mathieu L.
12 années il y a

Mais en défendant l’individu, LOmiG, le libéralisme propose un modèle de société. Les deux ne peuvent pas être opposés de cette manière-là. C’est là que je trouve que tu es dans la rhétorique.

Dire qu’Hayek ne décrit pas le monde, cela m’étonne. On a pas dû lire les mêmes livres. Salin, n’ayant pas lu, je m’abstiens.

Mathieu L.
12 années il y a

Décidément, ma soirée d’hier a été trop arrosée, et je ne suis pas clair.

Ce que je veux dire, c’est que penser sur l’individu permet forcément la mise en forme d’une société. On ne peut pas penser l’un sans l’autre. Il n’y a pas de vision en opposition possible entre une société basée sur l’individu et un société basée sur autre chose. L’individu vit dans une société, et les pouvoirs publics organisent les rapports de l’un avec l’autre. Le libéralisme considère que la liberté de l’individu, sous tous ces aspects, doit être la priorité de la société, tout simplement. Les autres idéologies s’intéressent à d’autres aspects du problème.

Pour revenir au commentaire d’avant, le libéralisme permet l’écrasement de la très large majorité des individus grâce à la propriété, tout simplement. Il légitime cela par le discours sur la réussite individuelle de l’entrepreneur, mais ce n’est pour moi qu’une justification…

J’espère être plus clair.

A bientôt,

UN chouka
UN chouka
12 années il y a

j’aimes caricaturer,LOmiG.
C’est de mon point de vue, dans les choses tres basique,que la réflexion doit naitre, et non pas a partir d’un point (X) de la réflexion molle.
Ainsi a partir d’une situation vièrge , les gens peuvent découvrir peut a peut ,pourquoi les choses en sont arrivées a un point donné ?
Je crois qu’en principe , tout le monde est en mesure de faire des choix raisonés ……………………………….les animeaux y arrivent , pourquoi pas « les humains « ? ;-)

Vonric
12 années il y a

Excusez moi de m’immiscer dans le débat: j’ai vu de la lumiere, j’ai poussé la porte.
Donc juste pour dire que je suis d’accord avec LOmiG qui dit: « A la limite, je comprendrais que tu critiques le libéralisme pour son manque de solidarité, ou son individualisme forcené. »
Bon, sinon pour élargir le débat, doit on expliquer la différence entre l’homme et l’animal ? ;-)

Mathieu L.
12 années il y a

@ Vonric : eh bien, contrairement à ce que tu dis, je ne pense pas que cette critique soit nécessaire, et il n’y a pas à aller jusque-là. Le libéralisme a été fortement critiqué dans le passé, justement parce qu’il ignorait la souffrance de la majorité de la population dans le système capitaliste et la confiscation des richesses par une minorité. Cette idéologie a été fortement ballotée dès la crise de 1929, puis a coulé avec la seconde guerre mondiale. S’il a réussi à redevenir dynamique, c’est à cause, à mon avis, de l’échec des tentatives de construire d’autres systèmes économiques de manière artificielle un peu partout dans le monde. Maintenant, les libéraux sont triomphants, parce que les autres systèmes de pensée se sont effondrés. Cependant, les faiblesses inhérentes à l’idéologie libérale sont toujours là, et particulièrement la création de l’oligarchie qui résulte de son « individualisme forcené ». Le terme de « solidarité » implique le don, en particulier, ce qui implique que les oligarques voudraient librement donner un peu de leurs richesses. C’est une bien belle idée, mais bon, ça, c’est de l’utopie pure… Si je m’attachais simplement à la critique potentielle émise par LOmiG, cela signifierait que j’adhérerai au système idéologique… Lire la suite »

xerbias
12 années il y a

“Doctrine réformiste fondée sur l’attachement à la démocratie, à la propriété privée, à la laïcité de l’enseignement” ↩ Quand j’entends le mot « radical », voilà bien la première signification qui me vient à l’esprit, et d’ailleurs le type de radical dont je me sens le plus proche. J’ai un peu de mal avec l’idée de ne laisser le choix qu’entre deux extrémismes, celui du libéralisme total et celui de l’oppression de l’individu. Je ne crois pas que l’intérêt de tous puisse être toujours atteint en faisant fonctionner l’intérêt de chacun, sans notion de collectif. Le dilemme du prisonnier illustre parfaitement cette vision. La coopération peut permettre de mieux élever les situations individuelles que le seul travail individuel. La vie en société rentre dans ce cadre. Et la démocratie me parait être le meilleur mode de gestion de la vie en société. « Quand le pouvoir est arbitraire, cela signifie que ce n’est plus une norme impartiale (identique pour tous) qui est la règle, mais la volonté d’un homme ou d’un groupe. » En l’occurrence, le groupe en question, c’est tout le monde. Celui qui ne veut pas s’y soumettre doit s’exclure du groupe. Néanmoins, en restant, il garde le pouvoir d’exprimer ses propres… Lire la suite »

Vonric
12 années il y a

Bon, je vois qu’il est nécessaire de préciser. Mon ironie (car c’était de l’ironie, si, si) s’adressait a UN chouka. Il est parfois heureux que l’homme ne fasse pas tout ce que fait l’animal :grin:

L’homme n’est ni une âme, ni un animal. L’homme est un animal transformé par la raison et uni à l’humanité.
P. LEROUX, De l’Humanité, t. 1, 1840, p. 116

Sur ce, j’ai dit ce que j’avais a dire plus haut sur le libéralisme, je viens d’écrire a BT, je vais me coucher!

xerbias
12 années il y a

LOmig, cette discussion sera donc l’occasion d’étaler nos désaccords qui ne sont pas minces. Dans la définition que tu donnes du mot radicalisme, j’y trouve le synonyme du mot extrémisme. Parce que selon moi, dérouler jusqu’au bout un principe est l’occasion d’aller jusqu’à l’extrême. Et je suis quelqu’un de mesuré. Je souhaite donc la juste mesure entre respect de l’individualisme et sacrifices faits pour la vie en société. Au passage, je ne connais pas la notion de « constructivistes », visiblement pensée par les seuls libéraux. J’ai donc du mal me caractériser forcément comme « radical constructiviste » comme il m’est proposé ici. Et je ne suis pas du tout d’accord sur la vision de la démocratie comme mode de sélection des gouvernants uniquement. Que ce soient Mitterrand, Chirac ou Sarkozy, ils ont tous œuvré ou œuvrent en mon nom, au nom du peuple français. Ce n’est pas Sarkozy qui fait ce qu’il veut, c’est le peuple qui décide à travers le Président de la République (et le Parlement). C’est le principe de la démocratie représentative. Je ne considère pas que le peuple soit personne. Et s’exclure du groupe, selon moi, est l’attitude de celui qui n’accepte pas les règles de la vie en… Lire la suite »

xerbias
12 années il y a

En bon utilitariste (et donc arbitraire, selon les critères de Pascal Salin), je considère que le libéralisme poussé jusqu’au bout n’est pas le système le plus efficace. Tu dis que personne n’a à forcer un autre à faire ce qu’il ne veut pas. Or pour combattre la pollution, qui nuit à l’intérêt général, l’Etat peut vouloir réglementer les entreprises en légiférant. Selon le principe libéral, j’imagine que ça empiête sur les libertés individuelles. Prendre des mesures anti-pollution est coûteux, n’est dans l’intérêt individuel de chacun (la contribution marginale à la pollution est faible) mais est dans l’intérêt de tous. Mais tu ne reconnaît pas cette collectivité d’intérêts. Juger d’un raisonnement jusqu’au bout pour en évaluer la teneur, c’est construire une utopie. Le principe même des utopies est d’être des modèles de réflexion, qui ne doivent surtout pas être appliquées. Donc si tu peux envisager un libéralisme radical comme idée théorique, le mieux est quand même de ne pas vouloir l’instaurer dans la réalité. D’où ma surprise que tu te qualifies de libéral radical quand même, si tu es conscient que de telles considérations doivent rester des vues de l’esprit. Le pays des libéraux radicaux n’existe pas. J’ai lu le billet… Lire la suite »

Mathieu L.
12 années il y a

Ayant loupé toute l’intéressante discussion du jour, je ne vais pas reprendre tout ce qui s’est dit ici : c’est trop dur !!!

Je suis pourtant totalement d’accord avec la fin du dernier commentaire de Xerbias, mais je l’avais déjà exprimé par ailleurs.

Juste deux remarques par rapport aux questions que tu me posais, LOmiG :
1) Quelle que soit la manière de penser la société, et même si c’est cette vision-là qui est avancée, on pense toujours à des rapports entre société et individu, et plus généralement à la place de l’Etat là-dedans. Là encore, je trouve que tu fais de la rhétorique (mais dans ma bouche, ce n’est pas forcément une critique).
2) Parce que, LOmiG, l’accession à la propriété ne se fait que par le fruit de notre travail dans ce pays ? Je ne dois pas vivre au même endroit.

A bientôt,

UN chouka
UN chouka
12 années il y a

Bonjour LOmiG. Je te remèrçi pour l’attention avec laquel tu as traité mes modèstes suggèstions sur la politique libérale, que je ne connais que par gout de la libèrté ,depuis des décénies, sans pour autant en avoir une idée précise. Mes fautes ,pour la plupart sont hélas dues a ma mémoire qui faiblit. :oops De mon point de vue ,la société est tres corrompue depuis sans doute toujours,et cela semble etre un consensus secret, et honteux ,a l’instar de la sexualité ,mais aussi surement pour les pratiques malhonetes et violentes, entendues . Autant dire que la plupart des choses importantes se passent en dehors des textes et des traditions ,le plus souvent dans un contexte flou ,ou les initiés se retrouvent entre eux pour user a fond de leurs prérogatives ? Autant dire que les ignards ont souvent du mal a comprendre ce qui se passe autour d’eux. Il n’y a pas si longtemps ,la violence sociale,ne posait pas un aussi grand problème ,aussi je trouves que la légitime défence subit de lourdes pressions culpabilisatrice, alors que la légitime violence ne devrait pas avoir droit de citer ,et encore moins bénéficier du soutien de la législation ? voila que cette… Lire la suite »

Vonric
12 années il y a

« si seuls les voyous et la police peuvent avoir des armes, alors que se passe-t-il le jour où la police ne défend plus les gens »> oui, la Police ne sert a rien, est corrompu et tout et tout. C’est le Far West. Les méchants sont armés jusqu’au dents avec des bazoukas,.. viiiiiiiite.

En Europe on est plus retardé, on s’attaque encore au couteau…

xerbias
12 années il y a

LOmig, tu n’es certainement pas dogmatique, et je ne me fais pas cette image de toi. Je ne connaissais pas Pascal Salin avant que tu n’en parles, mais ce que tu cites de lui me donne l’impression qu’il a une vision très catégorique du monde, une vision qui se rapproche en effet de ce que je savais de Hayeck pour le coup, et qui me met mal à l’aise. Je dois avouer que les schémas de pensée discutés ici m’échappent en partie. Le libéralisme, je le connais d’un point de vue économique, et pour l’angle politique, mes références étaient plutôt Locke ou Tocqueville. Je ne parviens pas à atteindre l’idée que seul l’individu existe, et non la collectivité, et que tous c’est personne. Je remets volontiers en cause le prémisse, et ce d’autant plus que la cohérence qu’il amène ne me parait pas pertinente. « Dans l’intolérance envers les idées, il me semble que Pascal Salin fait référence au fait que l’on ne peut pas admettre une chose, et son contraire, comme toutes deux vraies. Trouves-tu quelque chose à redire à cela ? » Mais qui est on ? Je vois le monde tout en nuances, des mécanismes opposés peuvent fonctionner en… Lire la suite »

Mathieu L.
12 années il y a

Bravo, entièrement d’accord avec Xerbias.

Vonric
12 années il y a

LOmiG>j’avais juste l’impression que tu essayais de « legitimer » le droit de posseder des armes a feu aux US… la violence entrainant la violence, on en voit les consequences : Booling for Columbian et le taux de criminalite avec arme a feu le plus eleve.

Vonric
12 années il y a

LOmiG>http://www.grip.org/bdg/g4568.html
« 30.000 morts, par armes à feu, chaque année, aux Etats-Unis »
« Douze fois plus d’homicides par arme à feu aux Etats-Unis qu’en Europe »

voir aussi ici: http://www.ojp.usdoj.gov/bjs/glance/tables/guncrimetab.htm

Voila, je ne pense pas qu’il faille polemiquer la dessus. C’est un fait. Maintenant la discussion devrait plutot etre: trouves tu cela legitime et independant de la culture et du droit de posseder des armes? Personnellement lorsqu’une amie francaise m’a raconté la presence d’un portique de securite pour les gamins son ecole primaire de Seattle, je suis choque.

PS: attention a la facilite de mettre en doute tout propos, meme evident (personne ne remet en cause le fait que les Etats Unis aient plus de problemes avec les armes a feu). Si je te dis que l’herbe est verte et le ciel est bleu, dois je le demontrer pour en parler ?

Mathieu L.
12 années il y a

Bonjour,

Je reviens un peu dans la discussion. Il est intéressant de constater que les Etats-Unis ont certes un nombre de tués par armes à feu très élevé. Pour compléter, je ne crois pas que cela soit lié à la possession d’armes. En proportion, le Canada a plus d’armes par habitant que les Etats-Unis, et pourtant un nombre de tués équivalent à celui de la France, donc très bas.

Alors pourquoi ? Une question de mentalité sans doute…

A bientôt,

René
12 années il y a

J’ai été absent plus d’une semaine, et aujourd’hui encore j’ai trop peu de temps pour lire l’ensemble des commentaires. Je le regrette, car le peu que j’ai lu est du plus grand intérêt, à commencer par ton article, Lomig, que je trouve remarquable. J’ai voté « libéral » à ton sondage, ce qui n’étonnera personne. Cependant, je pense qu’il ne faut pas être trop « radical », justement, et que le choix entre libéralisme et constructivisme est un peu trop réducteur. Sans entrer dans les détails, je dirais qu’on en reviendrait rapidement à la distinction entre libéralismes humaniste et utilitariste. D’un point de vue philosophique, je suis assez tenté d’opter pour un libéralisme radical. D’un point de vue politique, c’est à dire en tenant compte de la réalité ambiante, je dois bien admettre que certaines concessions mineures ne peuvent être totalement exclues, ne serait-ce que de manière transitoire. Il reste que le respect absolu de l’individu, et de sa liberté, basée sur la propriété, est la seule voie qui permette l’accomplissement (je n’aime pas trop le mot « bonheur », lui même très subjectif). La notion d’intérêt général, opposée habituellement comme une critique au libéralisme, est totalement floue et subjective, et ne peut résulter que de… Lire la suite »

Miachjlouf
Miachjlouf
12 années il y a

Oui.
Ce qui est bien dans l’humanisme, c’est que en europe , on va préférer les populations Européennes pour l’immigration choisie, à tous ces débiles d’ arabes qu’on peut plus sentir.Ensuite,il faudra bien sûr virer le calif Sarkozy à grand coup de latte dans le train.
Dazvidania

tetatutelle
12 années il y a

TRES ATTENTION AU TERME « RADICAL » qui a DEUX SENS : celui de RADICALITE, revendiqué par les partis et mouvements d’extrême gauche ; et celui de REPUBLICANISME, qui correspond aux « deux partis radicaux » officiels en France : le PRG (de gauche) et le Parti Radical Valoisien (de droite). Pour ces derniers, le terme radical signifie « tout l’inverse de la radicalité » puisqu’ils sont des partis « centristes » (centre-gauche et centre-droit) et donc « modérés ». Ils prônent une forme de social-libéralisme.

Juste une petite indication pour ne pas se laisser prendre à la confusion avant de lire cet article

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