Citation #93

Le problème en ce bas monde est que les imbéciles sont sûrs d’eux et prétentieux, alors que les gens intelligents sont emplis de doute.

Bertrand Russell (1872 – 1970) mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique.

Citation trouvée sur Ceteris Paribus

0 Comments

  1. J’approuve ;) J’ai fait le test un jour de sortir une connerie énorme avec applomb (de manière involontaire, je m’en suis rendu compte après coup) et bien j’ai appris que ça passait mieux que quelque chose de vrai et vérifié de manière peu assurée.

    C’est d’ailleurs pour cela que la rhétorique ne s’occupe pas de qui a raison ou tort.

  2. salut !

    @ AsTeR : complètement ! Je n’avais pas pensé à  ça, mais ton exemple nous renvoi tous à  des choses vécues…

    @ Falconhill : oui est elle superbe cette phrase…c’est un pensée simple, certainement formulée par plein d’autres avant, mais elle sonne juste. Merci à  toi, je suis très content si ces « rituelles » citations te plaisent !

    à  bientà´t, et merci pour vos commentaires !

  3. @Lomig,
    Merci pour cette belle phrase qu’en général nous oublions d’appliquer à  nous mêmes (lol)
    J’avais fait un texte sur la variante d’Aristote « Le doute est le début de la sagesse ».
    Tu as de la chance d’avoir des « clients » intelligents dans ton blog !
    Dans le mien, j’ai eu quelques réactions (de profs et de « sachants »), me disant « Moi, je sais, Monsieur ! ».

    On est pas très loin de Socrate : « Connais toi toi même », en d’autres termes:
    « Une exceptionnelle aptitude à  discerner leurs propres erreurs, est ce qui caractérise les grands scientifiques. » G.S.

  4. Puisque c’est Dimanche et l’heure philosopique, je me permet d’ajouter un texte de Leonardo di Cresenzo au sujet d’un grand méconnu, Démocrite :

    « Pour la première fois, un système du monde fut élaboré sans présupposer qu’un esprit eut l’intention de le fabriquer ou de le créer. La théorie atomiste préfigure la pensée moderne, non parce qu’elle utilise le terme « atome », mais parce qu’elle s’efforce de construire la complexité du réel à  partir de principes réels. Cause et effet doivent être définis sur le même plan. Par cette détermination d’une causalité homogène, Démocrite a jeté les fondements de la recherche objective et de l’esprit scientifique. Pas étonnant qu’ils ait été volontairement passé sous silence par Platon, qui sans le prévoir, jetait à  la même époque, les bases de l’obscurantisme. »

  5. Lomig,
    Je me permet un hors sujet, mais comme il s’agit de ton « dada », je te signale qu’aujourd’hui, je parle de libéralisme:
    Nouvelle entorse au credo libéral des USA, Fannie Mae et Freddie Mac en passe d’être secourus par les pouvoirs publics.

  6. salut Oz,
    je suis allé lire ton article. Je ne suis pas sà»r qu’on puisse dire que tu parles de libéralisme : tu y exprimes ta satisfaction de voir le gouvernement américain nationaliser ces deux organismes…tu nous dis donc ton soulagement de voir le soi-disant « dogme » libéral rentrer dans les rangs « constructiviste » et étatiste. C’est ton droit. Mais ça ne parle pas de libéralisme, et ça me semble un peu simpliste. Je n’ai pas les compétences, par ailleurs, en finances internationales et en phénomène boursier pour en parler.

    à  bientà´t !

  7. En tant qu’entrepreneur je suis nécessairement libéral et même déplore le manque de libéralisme de notre marché de l’emploi.
    S’il faut encore le répéter il n’existe pas d’autre doctrines que le libéralisme, à  part le communisme, sinon ça se saurait et ça aurait un NOM !

    D’autre part, a part la phrase de conclusion en forme de boutade/provocation… je ne fait que procurer des informations, je ne parle pas de libéralisme, mais ce dont je parle INDUIT le libéralisme.

    Le drame des doctrinaires (je ne parle pas pour toi), c’est qu’ils mélangent tout ne parlent qu’au premier degré, ne tiennent pas compte de la complexité des différentes formes d’économies, ni des paradoxes engendrés par la crise des bulles financières.

    Pour mon goà»t personnel, concerné par des besoins d’acteurs de l’économie, la France n’est pas assez libérale dans sa fiscalité et l’Europe trop libérale dans ses règles communautaires. Un banquier souhaitera probablement l’inverse : Il se bat l’oeil de financer des entreprises sur le sol français, au contraire, pour lui… financer en Slovénie, en Chine ou en France : C’est blanc bonnet et bonnet blanc !

  8. salut,
    d’accord pour dire qu’il n’y a pas d’alternative au libéralisme, et d’ailleurs c’est tant mieux.

    Juste une remarque : les doctrinaires (comme tu les appelles) partent des principes du libéralisme (refus de la contrainte, respect de la liberté et de la propriété), et les règles économiques en découlent. La France n’est pas assez libérale, on est d’accord. L’Europe non plus : quand l’Europe intervient pour fausser le marché (ex : microsoft) elle ne joue pas un jeu d’arbitre libéral, mais un jeu d’interventionniste constructiviste.

    à  bientà´t !

  9. « L’Europe non plus : quand l’Europe intervient pour fausser le marché (ex : microsoft) elle ne joue pas un jeu d’arbitre libéral, mais un jeu d’interventionniste constructiviste. »

    OUI, d’accord sur la dialectique !
    Mais ce n’est QUE de la dialectique.
    Il faut maintenant que tu expliques pourquoi ce serait contre-productif !

    Tu sais bien ce que dit Albert : « La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi ».
    Ce qui rejoint ton titre :
    « Le problème en ce bas monde est que les imbéciles sont sà»rs d’eux et prétentieux, alors que les gens intelligents sont emplis de doute. »

    Et comme nous doà»tons, nous nous devons d’expliquer pourquoi et surtout comment au lieu d’affirmer.

  10. Non, non : ce n’est pas de la dialectique. J’en ai parlé, des monopoles légitimes et illégitimes et de Microsoft, dans un article.

    Un monopole obtenu sur un marché libre et ouvert (c’est à  dire o๠tout concurrent à  le droit de s’installer) n’est pas condamnable…ce qui est condamnable ce sont les monopoles obtenus par la contrainte, c’est à  dire par l’interdiction ou par les freins mis à  l’entrée de nouveaux acteurs sur le marché.

    Ce n’est pas une histoire de contre-productivité, c’est une histoire de respect de la liberté. De la liberté de tous, pas seulement de certains.

    Microsoft n’empêche personne de rentrer sur les marché des softs et des OS : que Bruxelles ne l’ait pas compris fait un peu froid dans le dos, et montre qu’ils ne sont pas si libéraux qu’on veut bien le dire.

    à  bientà´t !

  11. Cette citation me semble encore plus vraie à  la lumière de l’affaire Bigard : les conspirationnistes sont sà»rs de leurs erreurs,les autres doutent des faits…

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