Je crois que depuis « La France orange mĂ©canique » de Laurent Obertone (@LaurentObertone), je n’avais pas lu un livre aussi difficile Ă lire, et bouleversant. Ce n’est pas liĂ© Ă l’Ă©crivain, bien sĂ»r, car François Bousquet (@Bousquet_FR), son auteur, a une plume très agrĂ©able, vive et corrosive, mais tout en nuance. Non : c’est difficile, presqu’insoutenable, car les histoires qu’on dĂ©couvre dans « Le racisme antiblanc » (et leur mise en perspective grâce Ă l’analyse de l’auteur) mettent dans une rage noire. Ce sont des histoires terribles d’enfants, d’adolescents, humiliĂ©s, brisĂ©s, meurtris, laissĂ©s en pâture par des adultes collectivement coupables (Ă la première personne souvent car le livre est une enquĂŞte de terrain avec Ă©normĂ©ment d’interviews). Le livre redonne une voix Ă ces victimes.
Racisme antiblanc
Victimes de quoi ? Victimes du racisme antiblanc qui s’est installĂ© avec les populations immigrĂ©es des anciennes colonies, renforcĂ© par l’islam conquĂ©rant, et l’abandon des zones de non-droits par les pouvoirs publics. RenforcĂ© Ă©galement par le magistère moral omniprĂ©sent de la gauche dans les mĂ©dias, qui invisibilise toute forme de violence qui n’entre pas dans le discours culpabilisant, abrutissant, consistant Ă toujours voir le blanc comme l’oppresseur symbolique ou rĂ©el des noirs et des arabes.
Au quotidien, ces pauvres enfants et adolescents, Ă l’Ă©cole, dans les clubs de sports, dans les transports, se font harceler, insulter, brimer par des populations françaises de papier, mais fondamentalement encouragĂ©es Ă s’ancrer dans des racines africaines ou musulmanes. Ces histoires sont insupportables, et montrent bien pourquoi les territoires ont Ă©tĂ© entièrement vidĂ©s de leurs populations historiques. C’est une vĂ©ritable conquĂŞte territoriale, au sens de la guerre, et utilisant les mĂŞmes armes.
Essentiel
Ce livre est essentiel, et j’en recommande la lecture difficile. Pour reconnaĂ®tre la souffrance de ces victimes, entendre leur voix. Cette « enquĂŞte interdite » de François Bousquet est un livre magnifique. Puisse-t-il ouvrir les yeux de quelques aveuglĂ©s volontaires, Ă©pris de leurs fantasmes rassurants et suicidaires. Je partage ici l’interview de François Bousquet par l’excellent mĂ©dia Frontières (@Frontieresmedia), pour ceux qui veulent dĂ©couvrir plus en dĂ©tail son travail. J’ajoute une rĂ©flexion, une dernière : j’ai le sentiment en lisant ces histoires dramatiques de lire la description de vies sacrifiĂ©es, au sens anthropologique du terme. Ces pauvres enfants sont sacrifiĂ©s sur l’autel de la repentance et de l’empathie suicidaire, pour reprendre la magnifique expression de Gad Saad (@GadSaad).





