Vous le savez : je joue souvent au jeu du quizz musical avec mes amis. C’est ainsi que Clara nous a fait dĂ©couvrir, il y a quelques temps, un chanteur magnifique : Michael Kiwanuka. Son premier album, « Home Again », est un album splendide, oĂč presque tous les morceaux sont bons. Dans une veine mĂȘlant folk et soul, Michael Kiwanuka dĂ©livre une musique paisible sans jamais ĂȘtre fade, puissante sans jamais ĂȘtre agressive. Un pur rĂ©gal. Je ne savais pas trop quel morceau choisir, alors je vous en propose un qui n’est pas sur cet album, dans une belle version live, avec une longue et intense introduction, – Cold Little Heart – qui met bien en valeur sa voix lĂ©gĂšrement Ă©raillĂ©e, et ses talents de musicien. A Ă©couter sans rĂ©serve !
CatĂ©gorie : đ” Musique
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Stevie Wonder
Un des usages les plus intĂ©ressants de Spotify, c’est de prendre un artiste qu’on aime bien, et d’aller se ballader dans sa discographie, auquel on accĂšde intĂ©gralement. Je viens de passer quelques jours Ă Â dĂ©couvrir tous les morceaux et albums de Stevie Wonder. Tout n’est pas bon dans son oeuvre, mais c’est un sacrĂ© gĂ©nie quand mĂȘme, avec une voix incroyable. Je ne rĂ©siste pas Ă Â partager cette chanson qui m’Ă©tait totalement inconnue, et que je trouve trĂšs belle : « They Won’t Go When I Go ». SincĂšrement : installez-vous tranquillement, mettez un casque, fermez les yeux et profitez!
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Rover
C’Ă©tait une belle soirĂ©e d’Ă©tĂ©, en famille. Nous avons fait le jeu du « quizz musical » : quelqu’un lance un morceau sur Spotify, et les autres doivent l’identifier. Bien sĂ»r, au bout de quelques minutes, chacun en profite pour faire dĂ©couvrir aux autres des morceaux qu’il aime, et c’est trĂšs bien ainsi. Ce soir lĂ Â , j’ai dĂ©couvert le superbe morceau Aqualast de Rover (de son vrai nom TimothĂ©e RĂ©gnier), et l’artiste, au passage. Depuis, je suis allĂ© Ă©couter ses deux albums (Rover en 2012 et Let It Glow en 2015). Ce sont deux excellents albums. Je ne rĂ©siste donc pas au plaisir de partager avec vous. J’ai choisi le titre Queen of the fools, mais vraiment il y en a beaucoup qui valent le dĂ©tour. J’attends avec impatience le prochain album.
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Bonnes vibrations
J’ai eu le grand plaisir et la chance d’assister Ă Â une confĂ©rence d’AlbĂ©ric Tellier, en septembre. Cette confĂ©rence Ă©tait organisĂ©e par le Cercle de l’Innovation ManagĂ©riale, dont je fais partie comme contributeur ponctuel, et toujours intĂ©ressĂ©.
AlbĂ©ric Tellier, passionnĂ© de musique et d’innovation
Ce professeur de Management nous a prĂ©sentĂ© son dernier ouvrage, « Bonnes vibrations » (sous-titrĂ© : quand les disques mythiques nous Ă©clairent sur les dĂ©fis de l’innovation). AlbĂ©ric Tellier est un orateur hors-pair, pĂ©dagogue, limpide, passionnĂ© et passionnant, et l’idĂ©e de son livre est gĂ©niale : mĂȘlant ses deux passions, les sciences de gestion et la musique, il a choisi dans l’histoire de la musique des disques qui ont marquĂ© leur Ă©poque, et en a Ă©clairĂ© la genĂšse, l’histoire, les acteurs, etc.. Tout disque, aprĂšs tout, n’est qu’un projet d’innovation presque comme un autre, si ce n’est que le marchĂ© est encore plus incertain, et la part de crĂ©ativitĂ© nĂ©cessaire encore plus importante. L’auteur y aborde diffĂ©rents plans, avec diffĂ©rents exemples de disques sur chaque plan : acteurs, projets, organisations, stratĂ©gies, environnements.
Mine d’or de sciences de gestion et de musiques
J’ai mis un peu plus de temps que prĂ©vu Ă Â le lire : chaque court chapitre Ă©tant consacrĂ© Ă Â un album, il est difficile, voire impossible, de ne pas se le mettre dans le casque pendant la lecture. Du coup, forcĂ©ment, on se prend Ă Â Ă©couter de la musique, ce qui ralentit la lecture pour les monotĂąches comme moi. J’ai dĂ©couvert, d’ailleurs, plein de groupes que je ne connaissais pas du tout – ou que j’ai redĂ©couvert -, et qui sont venus enrichir ma playlist (XTC, The Zombies, par exemple) !
Le livre est Ă Â l’image de la confĂ©rence : passionnant. Et au juste niveau de vulgarisation, qui dĂ©cidĂ©ment est un art. Et qu’AlbĂ©ric Tellier maĂźtrise, en bon professeur, Ă Â la perfection. PlutĂŽt que de long discours, et comme il y a une sĂ©rie de vidĂ©os sur Youtube, proposĂ©e par XerfiCanal, j’en mets une en exemple, ce qui vous permettra de dĂ©couvrir l’auteur « en chair et en os », et une des histoires qui m’a marquĂ©e dans sa confĂ©rence : celle de l’album What’s Going On, de Marvin Gaye. -

Chroniques
J’ai terminĂ© ce livre il y a dĂ©jĂ Â quelques temps, mais je prends seulement maintenant le temps d’en faire la recension. C’est une petite autobiographie de Bob Dylan, « Chroniques« . Il y raconte ses dĂ©buts, sa passion/vocation pour le folk, son arrivĂ©e Ă Â Greenwich village. On y dĂ©couvre aussi les affres de l’enregistrement de l’album « Oh Mercy« , avec Daniel Lanois Ă Â la Nouvelle-OrlĂ©ans. Enorme travailleur, intuitif et visionnaire.
Elements glanĂ©s…
C’est une super autobiographie : le style sec, tranchĂ©, et en mĂȘme temps romantique nous permet de « ressentir » la personnalitĂ© de Dylan un peu mieux. J’en retiens trois Ă©lĂ©ments trĂšs intĂ©ressants :
- son imaginaire nostalgique, amoureux d’un monde qui avait dĂ©jĂ Â disparu quand il est nĂ©. Un monde Ă Â moitiĂ© rĂ©el, Ă Â moitiĂ© fanstamĂ©, faits de noblesse, de justice, d’identitĂ© assumĂ©e et claire. Bob Dylan assume de chercher un monde passĂ©, et les restes de ce monde dans ce qui bouge. Une intĂ©ressante maniĂšre de penser le monde, originale, conservatrice non de ce qui existe, mais de l’esprit de ce qui a Ă©tĂ©.
- son refus d’ĂȘtre rĂ©cupĂ©rĂ© par les mouvements de contestation des annĂ©es 69-70. Dylan n’ira pas Ă Â Woodstock, et vivra sa vie de pĂšre de famille loin de la cĂ©lĂ©britĂ©. Il a au sens propre fuit ce monde de « professionnels de la prostestation ». Il ne s’y reconnait pas. J’aime cette facette trĂšs simple de Dylan, loin du mythe ou de l’icĂŽne : mĂ©fiant de la notoriĂ©tĂ©, amoureux de sa libertĂ©, protecteur de sa vie intime.
- sa fidélité aux personnes : on sent dans son propos que ses rencontres, ses amitiés, comptent plus pour lui que les grandes idées (qui à  mon avis ont pour Dylan déjà  été écrites il y a longtemps).
A lire ! Pour les fans de Dylan, c’est vraiment un rĂ©gal, car on y croise par-ci par-lĂ Â des morceaux connus, des chansons aimĂ©es qui prennent une autre dimension. Mais ça devrait plaire aussi aux autres, il me semble.
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Deep River Blues
C’est Max qui m’avait fait dĂ©couvrir ce guitariste et chanteur, spĂ©cialiste du picking. Comme je suis retombĂ© sur lui au hasard de mes pĂ©rĂ©grinations, je ne rĂ©siste pas au plaisir de partager cette vidĂ©o. Il y en a beaucoup d’autres sur Youtube, faites-vous plaisir. C’est doux, et pĂ©tillant Ă Â la fois, joyeux et nostalgique comme du blues, et le gars est un vrai tueur Ă Â la guitare. Son nom ? Tommy Emmanuel. Le morceau ? Deep River Blues.
