Catégorie : 📺 Vidéos

  • Rifkin est un charlatan

    Rifkin est un charlatan

    A la lecture de l’interview de Rifkin, je bouillais de réagir, et je voulais faire un billet pour critiquer ce qui m’apparaissait comme une sorte de gloubi-boulga intellectuel, de fourre-tout malin et roublard des tendances à  la mode.

    Parce que je ne l’ai pas lu, et qu’il ne le mérite pas

    Je ne le ferai pas, pour plusieurs raisons :

    1. je ne veux pas rentrer dans le jeu consistant à  critiquer des penseurs que l’on n’a pas lu. Je n’ai pas lu les ouvrages de Rifkin, et c’est une raison suffisante pour ne pas en parler
    2. la faiblesse de ses argumentations a déjà  été souligné par d’autres, et de bien meilleurs que moi (voir par exemple S.Jay Gould, ou Philippe Bihouix)
    3. je ne suis pas économiste, ou spécialiste de l’énergie et donc pas forcément en mesure de contrer ses arguments (quoique…)

    Il faut probablement des bateleurs, des bonimenteurs, pour remuer les idées et faire avancer le schmilblick. Je préfère ceux qui ont l’honnêteté de montrer leurs doutes, plutôt que ceux qui se drapent de leur compétence d’économiste pour asséner des « vérités ». L’attitude de Rifkin, visible dans le beau documentaire concocté par Philippe Starck sur Arte, est bien celle de celui qui sait, et qui donne des leçons. D’une manière générale, j’ai une méfiance naturelle pour ceux qui parlent de « révolution ». C’est une manière de dramatiser le propos qui me gêne, intellectuellement, et je garde toujours en tête l’idée — prise chez Michel Serres — qu’une révolution c’est aussi ce qui part d’un point et y revient. J’ai une pensée évolutionniste, pas révolutionnaire.
    L’angle d’attaque que j’aurais choisi pour « tacler » Rifkin aurait été un peu différent : sa manière de traiter le « capitalisme » est vraiment démagogique et me rappelle celle d’un Alain Badiou. La pensée d’extrême gauche a tellement infusé les médias qu’il devient presque incongru de rappeler que le capitalisme est adossé de manière consubstantielle à  la société libre, à  l’état droit, et au respect de la propriété privée. A nouveau, ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, même si c’est pour faire plaisir aux journalistes bobos, ou pour brosser dans le sens du poil le socialisme ambiant.

    Il vaut mieux parler d’autre chose

    Finalement, arrêtons de parler de Rifkin, qui n’en vaut pas vraiment la peine. Reconnaissons-lui un talent réel de lobbyiste et de conteur, et parlons sérieusement, avec des gens qui veulent traiter vraiment des sujets. Rifkin parle de plein de choses passionnantes, mais il biaise tout ce qu’il touche. Echangeons pour faire évoluer nos représentations. Je maintiens que le capitalisme, donc, et les sociétés ouvertes dans lesquelles nous vivons sont une source de progrès objectifs. Pas besoin de faire croire à  un effondrement prochain de tout cela pour aborder les problèmes — réels – qui se posent, dans les pays capitalistes comme dans les autres…
    Le mot de la fin à  l’extraordinaire Hans Rosling (merci Max pour le lien), ça raccrochera avec mon billet sur le progrès, et ça redonne un peu de bon sens aux discussions :

  • Opus 111

    Opus 111

    C’est sous ce nom qu’est connue la sonate n°32 de Beethoven. C’est la dernière qu’il ait composé, et elle ne comporte que deux mouvements (au lieu de trois habituellement pour les sonates). Et pour cause : le deuxième mouvement emporte tout, plus long que d’habitude, et il n’y a pas grand chose à  ajouter après.
    Ce mouvement est incroyable. Il commence très lentement, s’accélère peu à  peu pour aboutir sur une sorte de ragtime avant l’heure (si si, écoutez vous verrez, autour de 6’30 »), et il se termine dans une sublime nappe de sons rythmique comme sait les composer Beethoven. De la pure beauté.
    J’avais découvert ce morceau suite à  la lecture de Docteur Faustus, de Thomas Mann. Il y a en effet un passage magnifique (visiblement inspiré des échanges de Thomas Mann avec Adorno) où il décrit ce morceau, et on est obligé ensuite d’aller le découvrir.
    Bonne écoute, avec Alfred Brendel, grand pianiste et interprète (désolé pour la vidéo en deux morceaux, mais cette interprétation est vraiment super).

  • Letter to Evan – Bill Evans

    Letter to Evan – Bill Evans

    En voyant la vidéo que le frangin Max a bien fait de partager sur son blog, je me suis dit que j’allais partager aussi un morceau de musique que j’aime, que j’adore même. Il s’agit d’un morceau – Letter to Evan – joué à  Paris en live (1979) par Bill Evans, pianiste de jazz américain. Je le trouve magnifique. C’est une lettre à  son fils, en musique. Bonne écoute !

  • Proteigon = stop-motion + papier + créativité

    Proteigon = stop-motion + papier + créativité

    J’ai trouvé (via Twitter sur DailyGeekShow) cette vidéo très belle, certes un peu « démonstration technique », mais intéressante parce qu’elle montre bien le côté magique des films en stop-motion.

  • A propos du rire

    Très beau court-métrage datant de 2002 : « Merci! » de Christine Rabette (vu passer sur Twitter dans le feed de Stéphanie Mitrano). A regarder pour le rire, bien sûr, mais aussi pour les questions terribles posées sans un mot par ces rires.

  • Funeral blues

    Funeral blues

    Voici une superbe chanson, « Funeral Blues », que mon frangin Max vient de mettre en ligne. Le texte est le poème lu lors de la cérémonie d’enterrement dans le film « 4 mariages et un enterrement ». La musique est de Max, et je trouve qu’il a fait très fort. Le clip est pas mal non plus, adapté à  cette chanson de deuil, mais qui parle finalement de la vie et de la mort, de ce qu’on perd. A vous d’écouter et voir !