Tracks Of My Tears – Laurence & Max

Je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous la nouvelle vidéo musicale que mon frangin Max vient de mettre en ligne. Il s’agit de son interprétation en duo avec Laurence de la chanson Track Of My Tears. Je trouve leur interprétation magnifique, sobre et émouvante à la fois. J’aime beaucoup. Au passage, je vous recommande d’aller faire un tour sur le somptueux site de Max, Maxizone : il vient de faire peau neuve, et vous pourrez écouter dessus plein d’autres morceaux.

Aggrégateur humain

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La première fois que je suis allé à la République des blogs (une réunion de blogueurs politiques qui se tient chaque mois dans un bar), j’ai rencontré un des blogueurs « historiques », donc influent, Laurent Gloaguen. Il m’avait confié qu’il était un aggrégateur humain.

J’avais pris sa remarque comme une boutade pour souligner l’importance de lire beaucoup, et d’être capable de relayer les informations. Je n’avais pas compris la profondeur de cette définition. Pour bloguer vraiment, il faut lire beaucoup, et l’aggrégateur de flux RSS devient rapidement un outil indispensable. Et sans un tri très sélectif, on finit par « lire » plus d’un centaine de blogs, de flux de sites, et on est submergé par le flot d’informations.

Si l’on est organisé, on parvient à gérer ce flot gigantesque, et à en tirer des extraits, des liens, que l’on propose à ses lecteurs. On devient, finalement, éditeur plutôt qu’auteur, aggrégateur humain plutôt que blogueur, relais d’information plutôt que producteur de contenu. On ne lit plus vraiment ce qu’on lit : on le survole, on l’appréhende en fonction de notre besoin uniquement, on n’est plus ouvert à la pensée de l’autre.

Et on perd, à mon sens, en devenant éditeur, une part importante du plaisir. Certes, il est passionnant de penser le design, les articles, les réseaux, les plugins, les liens, les citations. Mais le vrai plaisir, la vraie motivation – en ce qui me concerne – tient avant tout au plaisir de penser, d’avoir une idée, et de me poser tranquillement devant mon clavier pour la formaliser. C’est ce plaisir – ce travail – que l’on perd peu à peu de vue quand on est un aggrégateur humain. Le plaisir de penser le texte avant de l’écrire, le plaisir de peaufiner l’idée tout au long d’une journée. Imaginer quelle image pourrait l’accompagner, et en exprimer l’essence.

Bien sûr, entre aggrégateur humain et penseur (deux extrêmes que je n’ai aucunement la prétention d’atteindre), il convient de garder un juste milieu. C’est peut-être l’intérêt de conserver plusieurs supports, plusieurs blogs, pour pouvoir jouer plusieurs jeux à la fois.

J’ai été très heureux d’écrire ce petit texte.

Pour être à l’heure, soyez en avance

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Avez-vous remarqué que certaines personnes ne savent pas être à l’heure ? J’en ai encore eu un exemple récemment. J’ai eu la chance de faire partie d’un groupe de réflexion dans mon entreprise, et nous devions présenter les résultats de nos travaux en comité de direction. Devant toute une floppée de directeurs. C’est le genre d’occasion pour lequel on souhaite être à l’heure. Seulement voilà : une des membres de notre groupe était systématiquement en retard à nos réunions. Rien de grave, tant qu’on est entre nous.

Au final, tout s’est bien passé. Car nous avions convenu de nous retrouver une demi-heure plus tôt pour faire une répétition. Je crois que le côté sécurisant de cette répèt’ était bien plus lié au fait que, de la sorte, nous étions sûrs que cette jeune femme serait à l’heure pour le « grand show ». Et pas du tout au fait de répéter juste avant : nous étions déjà prêts.

Elle est arrivé avec dix minutes de retard à la répétition, bien sûr ! Pour cela, elle est fiable. Mais nous l’avions sous la main, et à moins qu’elle ne se sauve avant la présentation, nous étions sûrs qu’elle serait à l’heure. C’est un exemple de gestion collective, si l’on veut voir le côté positif des choses.

Fait-elle exprès d’être en retard ? A-t-elle un emploi du temps tellement chargé qu’il ne lui est plus possible d’être à l’heure ? Non, bien sûr ! Elle n’a simplement pas compris que pour être à l’heure, il faut être en avance. Ce n’est pas un paradoxe, loin de là. Comment être sûr d’être à l’heure, si on ne prend pas la marge suffisante pour inclure les imprévus ? Comment croire qu’on sera à l’heure si l’on vise d’arriver à l’heure juste ? Il n’y a que trois manières d’arriver à un rendez-vous : en avance, pile à l’heure, et en retard. Comme le « pile à l’heure » dure 1 seconde, il me parait ambitieux de choisir ce résultat. C’est ce que n’ont pas compris les gens qui arrivent toujours en retard. Leur compréhension du temps est défaillante. Il ne reste, pour les autres, que le choix entre « avance » et « retard ». Choix facile à faire, non ?

Il faut bien sûr s’appliquer à arriver avec une avance raisonnable. Certains diront que c’est du temps perdu ; et moi je crois que le temps perdu, c’est celui que l’on fait perdre aux autres.

Soyez en avance, pour être à l’heure.