Auteur/autrice : BLOmiG

  • Un monde d’IA

    On peut trouver cela fascinant, angoissant, stimulant, décourageant, stressant, ou tout ce qu’on veut, ça ne change pas grand-chose à la réalité du phénomène : nous entrons (sommes entrés) dans un monde d’IA. Rien de mieux pour s’en convaincre que d’écouter Olivier Babeau, Laurent Alexandre et Luc Ferry lors de l’audition sur l’IA à l’Assemblée Nationale. Sans polémique aucune, on voit bien que les politiciens sont totalement dépassés (ils le sont déjà sur des sujets moins disruptifs, comment ne le seraient-il pas ici ?), mais c’est le cas aussi dans les entreprises, à l’école, et même dans notre relation à nos enfants. Comment aborder cette vague qui va bousculer beaucoup de choses ?

    Ils y font référence au papier de Sam Altman (à lire du coup). Je retiens de leur audition beaucoup de choses, à commencer par le fait qu’il faut apprendre à nos enfants des valeurs morales, et l’esprit critique.
    Qu’en pensez-vous ?

  • Ultra-Intelligence

    Ultra-Intelligence

    Aymeric Roucher signe un livre facile à lire pour donner une vue d’ensemble de la vague IA. Sous-titré « Jusqu’où iront les IA ? », il commence par rappeler ce que sont les IA & LLM, replace ces technologies dans le contexte plus large, branche cela avec les impacts déjà à l’oeuvre sous nos yeux, et dessine à traits rapides les possibilités presqu’infinies offertes par ces outils, et les risques également.
    J’ai trouvé plutôt agréable le livre, même si le début est, quand on connaît un peu le sujet – comme c’est mon cas car je m’y intéresse -, pas super poussé. J’ai rapidement eu l’impression, un peu désagréable, de lire le livre d’un (très) bon élève. Sur chaque thème, la structure est la même : voilà ce qui s’ouvre comme champ des possibles, voilà pourquoi c’est formidable, voilà pourquoi il faut y faire attention. C’est un peu le livre d’un brillant ingénieur, qui a lu aussi un peu de philo, et qui cherche à faire du thèse-antithèse-synthèse à chaque étape de sa réflexion. C’est, de ce fait, riche, stimulant car cela force à considérer des options multiples, mais également un peu plat, redondant, et à la fin je me suis demandé ce que l’auteur avait à me dire de nouveau. Trop sage, ou trop politiquement correct, c’est aussi le livre d’un auteur qui est aussi un entrepreneur dans le domaine : pas question de prendre trop de risques avec le politiquement correct, pas question d’être trop clivant. On pourrait croire qu’il a fait relire et corriger son livre par une IA… L’image d’expert se soigne, avec un livre qui démontre l’expertise, mais ne comporte aucune vision.
    En refermant le livre, je me suis demandé : pourquoi ce livre ? Je suis un peu dur : pour un néophyte, le livre est certainement très riche, et très profitable, et l’auteur est visiblement super intelligent et connaisseur.

  • L’empreinte du faux

    L’empreinte du faux

    J’ai dévoré le roman « L’empreinte du faux » de Patricia Highsmith. C’est un très beau roman, pas du tout un polar ou un thriller, mais plutôt un drame, décrit du point de vue du personnage principal, l’écrivain Howard Ingham. Il est en Tunisie pour écrire un roman, et se trouve confronté à la fois à des évènements personnels bouleversants, mais aussi à un environnement culturel et naturel complètement nouveau. Ce roman résonne avec la vie privée de Patricia Hisghsmith, récemment séparée, passée par la Tunisie avant son installation en France.
    J’ai trouvé ce livre vraiment super, très bien écrit, avec des ambiances très bien retranscrites (la scène de nuit dans le désert est magnifique), une vision très « objective » des personnages, vus à la loupe, sans faux-semblants. Les thèmes (l’identité, le rapport à la vérité et aux autres, le mensonge) sont universels et traités de manière très incarnée avec l’histoire concrète qui se déroule sous nos yeux. Certains passages sont vraiment très beaux, rappelant « L’étranger » de Camus par certains accents : l’étrangeté du monde et de ses situations, leur absurde parfois, illustrent à merveille la distance qu’entretient Highsmith avec ses personnages, bien qu’ils traitent de sujets personnels. Les personnages sont hyper justes, et jusqu’au bout, la tension narrative est puissante. Les personnages ne sont pas traités avec bienveillance, mais on s’y attache d’autant plus. J’ai été très surpris par la qualité d’écriture : quelle plume ! Il est temps que je relise un Mr. Ripley. Un petit extrait, pour la route, des chapitres dans le désert. Howard et son voisin Jensen sont partis faire une excursion à dos de chameau avec un guide dans le désert. Ils ont fait une pause pour la nuit dans une oasis, et discutent en fumant, et sirotant un peu d’alcool, et en écoutant le vents et les étoiles. Leur petit réchaud est la seule source de lumière.
    « Allons faire une petite promenade », dit-il.
    Jensen prit sa lampe électrique. Il faisait très noir quand ils s’éloignèrent du réchaud. Le rayon de la lampe dansait sur les rides irrégulières du sable, devant eux. Dans son imagination, Ingham transforma ces rides en montagnes, hautes de plusieurs centaines de mètres, puis Jensen et lui en géants qui marchaient sur la lune; ou alors ils gardaient leur taille réelle et déambulaient sur une nouvelle planète peuplée de minuscules être pour lesquels ces rides étaient des montagnes. Ils allaient à pas lents, et ils se retournèrent d’un même mouvement pour voir à quelle distance des palmiers ils se trouvaient. Les arbres n’étaient plus visibles, mais le réchaud luisait comme une étincelle.

  • Animal technique

    Dans les discussions à propos de l’IA, et ses implications, je retrouve un biais cognitif, déjà souligné à propos de Finkielkraut : il y aurait d’un côté des activités humaines, et de l’autre des objets techniques, des inventions, des innovations, qui en seraient comme séparées. Cela conduit à des choix et des questionnements du type : faut-il avoir peur de l’IA ? Doit-on créer des labels « Handmade » (vu dans une bd l’autre jour) pour signaler les produits faits « sans IA » ?
    Il y aurait donc des objets, des créations, « purement » humaine et d’autres avec IA. C’est évidemment complètement ridicule. C’est comme si l’on devait estampiller les ouvrages écrits « sans stylos », ou « sans imprimerie ». Le biais cognitif que je vois à l’oeuvre s’appuie sur un modèle mental d’un humain complètement séparé des objets techniques, comme une sorte d’humain « naturel » qui utiliserait des outils « non-naturels » / artificiels. Ce modèle, renforcé par le langage, est très intuitif. Mais il est faux, il me semble : l’homme est un animal technique, au sens anthropologique du terme, c’est-à-dire que notre rapport au monde est toujours assorti d’une intermédiation. C’est presque symboliquement évident, tant la notion d’humanité, est intrinsèquement liée à la création d’outils. Un silex taillé, c’est la marque forte de l’Humain.
    Notre rapport au monde passe par / s’appuie sur / a besoin / est renforcé par / existe via des objets techniques.
    Que la nature disruptive des IA force à se poser des questions, c’est une évidence. Ne serait-ce que par une forme de conservatisme de bon aloi, de prudence, pour ne pas épouser éperdument, par technophilie et fascination, tous les usages permis par la nouveauté. Mais cette prudence ne doit pas nous faire régresser à une sorte d’idées abstraite d’homme non-technique. En quoi penser mieux avec Montaigne, grâce à la trace et à la réplication de sa pensée permise par l’écriture et l’imprimerie, serait fondamentalement différent de penser mieux grâce au partage mondial de la connaissance, et à des modèles intelligents ? Bien sûr, l’amplitude, la nature, les possibilités des outils sont différents. Mais cela reste des outils techniques / technologiques.
    En tant qu’animal technique, je vois aussi bien l’intérêt d’un marteau, d’un livre, d’une voiture, d’une charrue, d’un engrais, d’un verre, que de l’IA. On peut se tuer en voiture. On peut rendre les gens fous avec un livre. Penser les bons usages de la technologie est notre devoir, pas imaginer un monde sans elle. L’effroi et la fascination ne sont pas des réactions constructives et réflexives, mais instinctives.
    A titre personnel, dans mon travail, j’explore la manière dont je pourrais me faire remplacer intégralement par l’IA. On verra bien ce qui résistera à ce remplacement.
    Les voitures ont remplacé les calèches. Je ne rêve pas d’un monde de calèche. Les livres ont remplacé la capacité de mémoriser. Je ne rêve pas d’un monde sans livres. L’IA va remplacer plein de choses. J’ai hâte de voir quoi, et je me réjouis des expérimentations, des créations nouvelles, des découvertes, que cela va permettre.

  • Conséquence

    Après la scandaleuse décision du Conseil Constitutionnel (qui se torche ouvertement les fesses avec les décisions de l’Assemblée), je n’ai pu m’empêcher, dans les échanges et réactions sur X de ressortir mon article « Sommes-nous toujours en démocratie ? » (spoiler : non). Et je me suis levé, avec du coup, cette phrase en tête :

    Les hommes trébuchent parfois sur la vérité, mais la plupart se redressent et passent vite leur chemin comme si rien ne leur était arrivé.

    Winston Churchill (1874-1965)
    Homme d’Etat et écrivain britannique.

    Parce que oui, ce n’est pas la première fois que je constate que nous ne sommes plus tout à fait en démocratie, mais je fais très exactement ce que décrit la citation : je me « redresse » (c’est-à-dire, j’ai les moyens de ne pas rester au sol, en contact avec la réalité qui m’a fait trébucher), et je passe à autre chose. Mais cela ronge, peu à peu, de faire semblant de ne pas voir ce qu’on a vu. Comme le disait Ayn Rand :

    Nous pouvons échapper à  la réalité, mais nous ne pouvons pas échapper aux conséquences d’échapper à  la réalité.

    Ayn Rand (1905-1982) philosophe, scénariste et romancière américaine d’origine russe.

    Je m’interroge donc sur ce que signifie, en l’occurence, « les conséquences d’échapper à la réalité » ? Quelles sont les conséquences à faire semblant, plus ou moins, de vivre en démocratie alors que ne nous le sommes pas ? On parle de conséquences, dans les deux sens termes : les répercussions de cette attitude d’évitement du réel, et l’attitude conséquente (« qui reste logique avec soi-même »). Je sépare de manière un peu artificielle ci-dessous les aspects individuels (cognitifs, comportementaux, moraux) et les aspects collectifs (sociaux, politiques), et j’essaye de ne pas théoriser mais plutôt garder un regard pragmatique.

    Conséquences personnelles

    Sur un plan personnel, nous n’avons que deux options. Constater l’absence de démocratie, et en tirer les conséquences, ou « faire comme si » on était en démocratie (et en tirer les conséquences). Le coût cognitif est plus élevé si on constate réellement qu’on n’est plus en démocratie : tous les discours, affichages, propos, toute la propagande nous hurle le contraire. Il faut donc assumer d’être, au quotidien, en décalage avec le monde dans lequel on vit. Voir des menteurs pavaner, des bureaucrates brider la liberté et se vautrer dans l’arbitraire, écouter de la propagande. C’est moralement fatiguant, et difficile à assumer avec calme et sérénité. D’un autre côté, le « faire comme si » est une manière de mettre la tête dans le sable. C’est plus facile, un certain temps. Mais la réalité nous rattrape régulièrement, et il faut déployer des « efforts » pour continuer à ne pas la voir (drogues, excès de consommation de tout type). Il me semble que cela revient à ne plus pouvoir réfléchir de manière réaliste, puisqu’on fausse une partie du contexte à nos réflexions. Je suis persuadé, par ailleurs, que la somme des renoncements individuels, des choses tues, de l’auto-censure, participe de la dégradation du niveau de discussion et de la prise en compte du bien commun dans la politique, et accélère donc la dégradation. Nous n’avons pas d’autres choix, in fine, que d’agir en connaissance de cause. Les instances actuelles du pouvoir peuvent de manière arbitraire rayer d’un coup de crayon une partie de nos droits. Annuler des décisions démocratiques prises par les Chambres. C’est le cas de manière structurelle (les rôles que se sont donnés les Conseils d’Etat et Constitutionnel), mais c’est aussi le cas dans la tambouille juridique du quotidien (où l’on constate l’extension permanente du règlement sur le législatif. Mes biens, mes choix, la vie de mes proches est soumise à un arbitraire grandissant, grandiloquent et moralisateur, constructiviste, socialiste. On a beau le voir et le dire : depuis que ce blog existe, depuis 2006, le mouvement n’a jamais été inversé. On continue à tomber de plus en plus bas. Il y a un an, je m’interrogeais pour savoir si nous avions touché le fond. Pas du tout, et le mouvement s’est accéléré.

    Conséquences collectives

    Par ailleurs, la démocratie ne disparaît pas forcément par rupture brutale, mais par glissement de seuils tolérés. A force d’accepter, individuellement, les entorses, on laisse filer ce qu’on ne voulait pas. Je pense d’ailleurs que le constat a déjà été fait par de nombreuses personnes, et qu’une des conséquences de la prise en compte qu’on n’est pas/plus en démocratie peut se lire dans les taux de participation : les gens sentent bien, de manière plus ou moins réfléchie, que leur vote ne sert à rien. C’est encore ce qu’on vient de constater sur les ZFE (et ce n’est qu’une énième confirmation du phénomène). Les gens sont soit désengagés (« je vis ma vie dans mon coin et advienne que pourra »), soit plus radicaux – ce qui n’est pas nécessairement un problème – (« le système est complètement pourri, seules des actions hors-champs démocratique pourraient le faire changer »), parfois les deux à la fois.

    Etre conséquent

    Que signifierait être conséquent ? Si je suis attaché à la démocratie, cela pourrait signifier se battre pour que la nôtre, abimée, en redevienne une, ou fuir vers un pays qui est réellement démocratique. Ou prolonger la réflexion : le problème est-il le manque de démocratie, ou l’excès de pouvoir que nous avons peu à peu confié à l’Etat et aux institutions, quitte à ce qu’ils puissent les principes même qui fondaient notre société ? Il me semble que c’est ce deuxième point qui est le centre de la question. Comme le disait Hayek « Ce n’est pas la source mais la limitation du pouvoir qui l’empêche d’être arbitraire. » L’extension sans fin du domaine d’intervention de l’Etat est bien sûr un problème central. Car cette extension va avec toujours plus d’arbitraire, de gabegie, de réglementations, de taxations, d’assistanat, d’achat direct ou indirect de votes. Est-il possible – dans un pays où presque la moitié des citoyens touche ses moyens de survie de l’Etat – d’imaginer qu’un vote majoritaire puisse cibler un candidat qui parle de prospérité et de richesses obtenues par le travail (et non par le vol organisé sous forme de « justice sociale ») ?
    Rien n’est moins sûr. Un point d’espoir tout de même : les peuples européens, à plusieurs endroits, montrent des signes de rébellion par rapport à cet ordre des choses scandaleux (notamment sur les sujets d’invasion migratoire). Une partie des pourritures qui gangrènent les instances internationales (ONU, OMS et compagnie) a été identifiée, et montrée du doigt, notamment par Milei & Trump. Mais Dieu que c’est long en France. Serons-nous les derniers à réagir ? A temps ?

    Je me rends compte que je tourne en rond avec ces questions. C’est le fameux triptyque biologique explicité par Laborit : mécanismes de lutte, de fuite, ou d’inhibition de l’action. Lutter, c’est ce que tout le système, et les bonnes manières, nous empêchent de faire au quotidien : rentrer dans la gueule des ignobles, refuser de se faire voler son argent, taper soi-même les racailles et les juges abjects qui les protègent. Fuir, c’est que ce nous faisons tous, par moment, en nous recentrant sur ce qui compte (notre famille, notre travail, notre environnement quotidien), en créant, en lisant, en imaginant des choses, parfois en abusant de drogues ou de fictions. Les deux, pour Laborit, sont des mécanismes salvateurs, c’est-à-dire qui permettent de se soustraire aux effets nocifs du stress. Le dernier, l’inhibition de l’action, est l’attitude à éviter : celle qui fait souffrir l’organisme. J’ai bien peur que triturer pour la énième fois ces sujets ne soit que de l’inhibition de l’action, liée à l’impuissance. Il vaut mieux aller boire une bière avec ses amis, créer, s’engager en politique, que ressasser des constats mille fois faits. Si structurer sa pensée est une action (« Les mots justes trouvés au bon moment sont de l’action. »), il me semble qu’elle est devient vite une excuse pour ne pas lutter ou fuir. C’est une déformation d’intellectuel. On peut penser ce qu’on veut de tout ça. Désolé pour cet article décousu.
    La réalité, c’est que les pauvres gens qui pensaient que leurs députés avaient réussi à défendre leurs intérêts se sont fait bien baiser par les 9 singes. Le reste, c’est de la littérature.

  • Terre ou lune

    Terre ou lune

    En voyage professionnel à Clermont-ferrand, j’ai profité de l’occasion pour retourner voir le centre-ville. Très belle ville, et le temps ensoleillé aide toujours dans les paysages urbains. J’ai été attiré par la devanture d’une belle librairie, rue des Gras : « La librairie« . J’y suis entré bien sûr, et j’ai trouvé l’endroit très agréable : des citations affichées aux murs, un coin avec les coups de coeur du libraire. On s’y sent dans un endroit habité, pensé et rendu agréable pour la flânerie. Bien m’a pris de m’y perdre dans le rayon BD, car j’ai acheté le magnifique premier tome de la bande-dessinées « Terre ou Lune » de Jade Khoo (merci à Livres Hebdo pour la photo).

    Dessin et histoire

    Le combo gagnant, les deux piliers de toute bande-dessinée, c’est bien sûr que les dessins nous séduisent, ET que l’histoire, les personnages, le rythme soient au rendez-vous. C’est le cas dans « Terre ou Lune ». Les dessins sont magnifiques, l’histoire se développe de manière spiralée, et nous révèle peu à peu, et l’histoire des personnages, et le monde imaginaire futuriste / dystopique dans lequel ils vivent. Il y a des surprises, des émotions, et du suspense. Mais beaucoup de douceur aussi, de moment de communion avec la nature. Le thème de l’ornithologie, cher à l’autrice, est central pour le personnage principal, et certains thèmes (la nature, et le rapport de l’homme à la nature), des éléments techniques nous emportent dans un monde imaginaire proche de Miyazaki. Les scooters de l’escouade sont un joli clin d’oeil, par exemple, à « l’aile du vent » de Nausicäa. J’ai dévoré la BD, et je vais maintenant devoir attendre le tome 2. Très belle découverte. Avant de vous partager un dessin de la BD pour donner à voir le style, je mentionne qu’un label « Handmade » figure à la toute fin de la BD, précisant ainsi que le travail n’a eu aucun recours à l’IA. Cela me permet de faire un lien avec mon prochain article, car ce sujet est passionnant. Et d’actualité.

    Un exemple de très beau dessin de nature de Jade Khoo.