Les administrations ont une vision de l’Ă©conomie qui peut ĂȘtre rĂ©sumĂ©e en quelques mots : « Si ça bouge, taxez-le. Si ça continue Ă Â bouger, rĂ©glementez-le. Si ça s’arrĂȘte de bouger, subventionnez-le. »
Ronald Reagan (1911-2004), homme d’Etat et prĂ©sident amĂ©ricain
Nos contemporains sont incessamment travaillĂ©s par deux passions ennemies : ils sentent le besoin dâĂȘtre conduits et lâenvie de rester libres. Ne pouvant dĂ©truire ni lâun ni lâautre de ces instincts contraires, ils sâefforcent de le satisfaire Ă Â la fois tous les deux. Ils imaginent un pouvoir unique, tutĂ©laire, tout-puissant, mais Ă©lu par les citoyens. Ils combinent la centralisation et la souverainetĂ© du peuple. Cela leur donne quelque relĂąche. Ils se consolent dâĂȘtre en tutelle, en songeant quâils ont eux-mĂȘmes choisi leurs tuteurs.
L’optimiste est celui qui sait Ă Â quel point le monde peut ĂȘtre triste. Le pessimiste, celui qui le dĂ©couvre tous les jours.
ReconnaĂźtre l’individu comme juge en dernier ressort de ses propres fins, croire que dans la mesure du possible ses propres opinions doivent gouverner ses actes, telle est l’essence de l’individualisme.