Demain, nombreux seront les français à souffrir d’une grêve anti-démocratique, visant à défendre des privilèges. Le service minimum n’a toujours pas été instauré dans les services publics de transport. Le gouvernement aurait eu le pouvoir, pourtant, de forcer un service minimum. Pourquoi ne l’a-t’il pas fait ? Sommes-nous représentés par un gouvernement qui joue le jeu des syndicats, contre l’intérêt général ?

Themis symbole de la justiceEn deux discours, l’un sur le contrat social, l’autre sur la refondation de la fonction publique, Nicolas Sarkozy a montré que son ambition de réforme est intacte, et que contrairement à ce que veulent toujours faire croire ses détracteurs, il ne recherche pas le conflit, mais l’intérêt général. Extraits de ces deux discours, que je vous conseille d’aller lire en entier.

La tête dans le sableLes polémiques stériles sur le choix des mots utilisés par les membres du gouvernement sont exaspérantes. Les faits sont là : il y a trop de fonctionnaires en France. Et Sarkozy prend de gros risques en ne tenant pas ses promesses de campagne. Le non-remplacement d’un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique n’est pas une affaire de mots bien choisis, c’est une affaire de courage politique et respect des engagements. Ne tombons pas dans le piège des journalistes et des syndicats qui préfèrent jouer sur les mots plutôt que décrire et comprendre la réalité concrète.

Bras de Fer ?Christian de Boissieu et Jean-Hervé Lorenzi, respectivement président du Conseil d’analyse économique et président du Cercle des économistes, rappellent quelques faits, et donnent leur analyse de la situation en France. Les voies de progrès et de croissance font consensus parmi les économistes : aider à la croissance des PME, favoriser les efforts de R&D, et libéraliser les services publics. Les freins sont politiques : le gouvernement doit avoir le courage de tenir ses engagements, et de mettre en œuvre, contre les syndicats et les corporatismes, une réforme ambitieuse de la fonction publique.

L’annonce de la mise en place éventuelle d’un service minimum dans l’éducation nationale, pourtant logique, et dans la continuité de la politique annoncée par le gouvernement, fait pousser des cris aux syndicats d’enseignants. Il feraient mieux d’aider à proposer des solutions pour sauver l’éducation nationale.