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  • DLL – Les thèses du rationalisme cartésien

    Chapitre Premier : Raison et évolution

    Les thèses du rationalisme cartésien

    Telle devient l’attitude caractéristique du constructivisme cartésien, avec son mépris pour la tradition, la coutume et l’histoire en général. Seule la raison de l’homme devait le rendre capable de bâtir à  neuf la société. Cette façon de voir « rationaliste » avait en fait la signification d’une rechute dans des modes de pensée anthropomorphiques de jadis. Elle amorça une propension renouvelée à  attribuer l’origine de toutes les institutions de la culture à  l’invention et au plan préconçu. La morale, la religion et la loi, le langage et l’écriture, la monnaie et le marché avaient été, pensait-on, élaborés délibérément par quelqu’un, ou, du moins devaient à  un tel dessein chaque perfection qu’ils présentaient. Cette façon intentionnaliste ou pragmatique de représenter l’histoire trouva son expression la plus complète dans la conception de la formation de la société par un contrat social, d’abord dans Hobbes puis dans Rousseau qui, à  bien des égards, était un disciple direct de Descartes.

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  • Conseils de lecture #1

    J’initie cette nouvelle série d’articles, qui ne sera pas nécessairement régulière. J’y mettrais un lien vers les articles que j’ai lu, aimé, qui m’ont fait réfléchir / réagir. Peut-être y trouverez-vous des pistes de lectures intéressantes…

    Bonne lecture, et à  bientôt !

  • Citation #63

    Les préjugés, rustiques ou non, ne trompent point si l’on s’en sert comme de lunettes. (…) En tout temps il faut que l’animal métaphysicien soit secoué de son rêve et rendu à  la doctrine contraire. Ce qui ne peut se faire dans les temples, où chacun ne trouve jamais que son idée fixe. Ce qui en revanche se fera très bien dans la cohue même, si chacun pousse sa petite voiture à  idées, et invente le cri qui lui convient. C’est ce que j’essaie.

    Alain (Emile Chartier, dit) (1868 – 1951) philosophe, journaliste, essayiste et professeur de philosophie français

  • Eloge de l’action

    Un sentiment que j’ai eu ce matin : il n’y a pas d’autres moyen pour vivre bien que d’être dans l’action. Peu importe, à  la rigueur, les actions que nous menons ; mais il faut en prendre toujours un peu plus que ce que nous pouvons. C’est le meilleur moyen pour avoir besoin de prioriser, de faire des choix. Et faire des choix, c’est le seul moyen de se sentir libre. L’harmonie, l’équilibre ne sont pas des états de consciences statiques, mais bien le résultat de choix. Ce n’est pas pas la pensée qui nous permet, seule, d’arriver à  une quelconque harmonie :

    Chose remarquable et trop peu remarquée, ce n’est point la pensée qui nous délivre des passions, mais c’est plutôt l’action qui nous délivre.

    Alain (Emile Chartier, dit) (1868 – 1951) philosophe, journaliste, essayiste et professeur de philosophie français

    Et puis, l’action est nécessaire aussi parce sans mouvement, il n’est pas possible d’équilibrer un système. Nous – les humains – sommes par définition des systèmes dynamiques, et en équilibre. En équilibre dynamique.

    La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre.

    Albert Einstein (1879 – 1955) physicien théoricien allemand, puis helvético-américain

    Il faut faire pour pouvoir choisir, il faut faire pour qu’un équilibre soit possible. Sans action, pas d’équilibre, et pas de liberté. C’est ce sentiment que j’ai eu ce matin : plus j’ai de choses à  faire, et plus j’éprouve de facilité à  faire des choix, et plus j’apprécie chaque chose que je fais. L’inaction est souvent source de réflexions faussées, circulaires. La pensée pleine, consciente, vive, je la compte au nombre des actions. Vive l’action ! Ne pas avoir trop de temps pour soi est certainement le meilleur moyen d’être vraiment soi-même. Et ce n’est pas un paradoxe, justement.

  • Citation #62

    Carl SaganA plusieurs reprises, dans le passé, l’humanité ne frôla des découvertes essentielles que pour renoncer à  les poursuivre. Observons ce qui s’est produit il y a 2500 ans dans les îles grecques. En Ionie, à  la croisée des civilisations perse, phénicienne, grecque, égyptienne, Hippocrate a créé la médecine, Anaximandre a tracé la première carte des constellations, Empédocle a pressenti l’évolution des espèces, Pythagore a fondé l’arithmétique, et Thalès la géométrie, Démocrite eut l’intuition de la structure atomique de la matière. Néanmoins, un siècle plus tard, les forces de l’obscurantisme l’emportèrent et il fallut attendre 2000 ans pour retrouver cette première ébauche de la science moderne.

    Nous craignons le changement au moins autant que nous en sommes curieux. On dit que l’Occident est le berceau de la liberté, mais il est aussi tenté en permanence par la fuite loin de la liberté et de la connaissance. Nous sommes dans une de ces périodes où l’humanité hésite. Nous mesurons bien les apports de la science, mais nous sommes tout autant en quête de repères et de mentors qui nous déchargeraient de nos responsabilités.

    Tel serait le sens de la résurgence actuelle de tous les intégrismes. Les nouveaux obscurantistes, religieux ou totalitaires, seraient disposés à  se rallier à  une même devise : « Arrêtez de penser ! »
    Carl Sagan

  • Citation #55

    Chose remarquable et trop peu remarquée, ce n’est point la pensée qui nous délivre des passions, mais c’est plutôt l’action qui nous délivre.

    Alain (Émile Chartier, dit)