En tenant un blog politique, on apprend à découvrir une vérité simple : la discussion requiert des points de vue variés pour vivre et exister, tandis que l’action nécessite de plutôt se retrouver avec des gens qui pensent la même chose. Les deux situations extrêmes à éviter sont bien sûr, pour la discussion, de laisser la porte ouverte à tous les points de vue, ce qui conduit à un pugilat très peu constructif, et pour l’action, de ne se regrouper qu’avec les gens qui pensent exactement la même chose, ce qui conduit au dogmatisme. Le rapport à la vérité diffère, d’ailleurs, dans ces deux situations. Dans la discussion, la vérité se construit à plusieurs, ou au moins nécessite de confronter son point de vue à celui des autres pour le faire naître, pour lui donner forme. Même en cas de désaccord, la discussion permet de construire des raisonnements, de peaufiner des arguments, de faire ses armes rhétoriques. La vérité se partage, s’explicite. Dans l’action, la vérité est acquise – en partie au moins – et devient plus forte avec le nombre. La logique n’est pas de construire, mais de gagner en puissance, d’influencer. Les opposants et les contradicteurs se transforment en ennemis, même figurés. Mais, et c’est important, les partenaires dans l’action deviennent des amis, au sens où l’on fait ensemble. Finalement, je préfère – dans mon rapport à la vérité – celui que permet la discussion et l’échange, et le désaccord. La vérité personnelle, mais partagée, et sans cesse confrontée à l’avis des autres. Et je préfère – dans mon rapport aux autres – celui que permet l’action commune. L’intérêt commun bien compris, la solidarité volontaire. J’ai bien de la chance de pouvoir faire les deux – échanger, agir – avec les mêmes personnes.
Étiquette : Plaisir
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Aggrégateur humain
La première fois que je suis allé à la République des blogs (une réunion de blogueurs politiques qui se tient chaque mois dans un bar), j’ai rencontré un des blogueurs « historiques », donc influent, Laurent Gloaguen. Il m’avait confié qu’il était un aggrégateur humain.
J’avais pris sa remarque comme une boutade pour souligner l’importance de lire beaucoup, et d’être capable de relayer les informations. Je n’avais pas compris la profondeur de cette définition. Pour bloguer vraiment, il faut lire beaucoup, et l’aggrégateur de flux RSS devient rapidement un outil indispensable. Et sans un tri très sélectif, on finit par « lire » plus d’un centaine de blogs, de flux de sites, et on est submergé par le flot d’informations.
Si l’on est organisé, on parvient à gérer ce flot gigantesque, et à en tirer des extraits, des liens, que l’on propose à ses lecteurs. On devient, finalement, éditeur plutôt qu’auteur, aggrégateur humain plutôt que blogueur, relais d’information plutôt que producteur de contenu. On ne lit plus vraiment ce qu’on lit : on le survole, on l’appréhende en fonction de notre besoin uniquement, on n’est plus ouvert à la pensée de l’autre.
Et on perd, à mon sens, en devenant éditeur, une part importante du plaisir. Certes, il est passionnant de penser le design, les articles, les réseaux, les plugins, les liens, les citations. Mais le vrai plaisir, la vraie motivation – en ce qui me concerne – tient avant tout au plaisir de penser, d’avoir une idée, et de me poser tranquillement devant mon clavier pour la formaliser. C’est ce plaisir – ce travail – que l’on perd peu à peu de vue quand on est un aggrégateur humain. Le plaisir de penser le texte avant de l’écrire, le plaisir de peaufiner l’idée tout au long d’une journée. Imaginer quelle image pourrait l’accompagner, et en exprimer l’essence.
Bien sûr, entre aggrégateur humain et penseur (deux extrêmes que je n’ai aucunement la prétention d’atteindre), il convient de garder un juste milieu. C’est peut-être l’intérêt de conserver plusieurs supports, plusieurs blogs, pour pouvoir jouer plusieurs jeux à la fois.
J’ai été très heureux d’écrire ce petit texte.
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En quoi je suis nul
Décidemment ! Rubin est très en forme question « chaines », en ce moment[1. Bon, ce n’est pas de sa faute, c’est Manuel qui l’a invité, lui-même répondant à l’invitation de Nicolas].
Il vient très gentiment de m’inviter à livrer au grand jour mes lacunes « culturelles », en matière de cinéma, littérature, géographie, mathématique, et cuisine…Je m’y colle avec plaisir : c’est tellement facile de trouver ce qu’on ne sait pas. Il n’y a que l’embarras du choix.- Cinéma : bouaf. Moi j’aime surtout les films américains, ce qui suffit déjà à me placer dans le camp des gros beaufs. J’aime les polars/thriller, j’aime les comédies romantiques, j’aime la science-fiction, j’aime les séries, j’aime les comédies. Le gros beauf de base, quoi. J’ai quand même vu quelques vieilleries (dont certaines m’ont plu), mais d’une manière générale si vous me parlez de Fritz Lang je vais vous demander s’il s’agit du frère de Jack, et si vous me demandez ce que je pense de Pasolini ou de Fellini, je vous avouerai sans vergogne que leurs films me font
chierbailler. Je préfère infiniment Clouzot. - Littérature : J’ai failli vomir d’ennui en lisant « Un coeur simple » de Flaubert, et « Le rouge et le noir » a failli finir au feu. Heureusement, j’aime les livres. Je n’ai quasiment aucune connaissance en littérature. J’ai au moins le mérite d’avoir lu quelques classiques français, mais sorti de là …Je ne lis presque plus de romans, donc ça ne va pas s’arranger avec le temps. Le dernier que j’ai lu, c’est un Harlan Coben (Hold Tight – Titre français : « Sans un mot »), ce qui renvoie à mon niveau général concernant le cinéma.
- Géographie : Là , la honte commence à être difficilement soutenable. Je suis une véritable brêle en géographie. C’est un des cours qui m’a – presque – toujours servi d’exutoire à l’école, et j’ai donc développé, patiemment mais sûrement, de graves lacunes. Enfant, j’avais bien fait, avec mes frangins, un carnet avec les pays et leurs capitales. Outre que j’ai en oublié une bonne partie, j’avais arrêté de le remplir avant d’avoir fini l’Amérique du Sud et l’Afrique, ce qui fait que je serais bien infoutu de placer le Zimbabwe sur une carte.
- Mathématique : bon, là , du fait de ma formation, j’ai un niveau tout de même bien supérieur à la moyenne nationale, ce qui n’est pas dur, et je n’en tire aucune fierté. Je ne vais donc pas faire semblant d’être une quiche. Même si j’avoue que je n’ai jamais appris à me servir des tenseurs, et que je le regrette.
- Cuisine: je m’efforce d’apprécier les vins que je goute, mais j’avoue ne pas reconnaitre grand-chose. En matière de cuisine, sorti des deux plats que je sais faire, c’est le néant absolu. Mais j’aime prendre le temps de cuisiner. C’est-à -dire jamais, en fait.
Je passe maintenant le relais aux victimes suivantes :
FlaconhillFalconhill, Monsieur Pingouin et Aymeric. Chacun son tour, de se foutre la honte !
- Cinéma : bouaf. Moi j’aime surtout les films américains, ce qui suffit déjà à me placer dans le camp des gros beaufs. J’aime les polars/thriller, j’aime les comédies romantiques, j’aime la science-fiction, j’aime les séries, j’aime les comédies. Le gros beauf de base, quoi. J’ai quand même vu quelques vieilleries (dont certaines m’ont plu), mais d’une manière générale si vous me parlez de Fritz Lang je vais vous demander s’il s’agit du frère de Jack, et si vous me demandez ce que je pense de Pasolini ou de Fellini, je vous avouerai sans vergogne que leurs films me font
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Chaine de Noël
Je viens d’être invité par Rubin à poursuivre une petite chaine consistant à donner six livres. Six livres ? Les meilleurs ? ceux qu’on emmènerait sur une île déserte ? les 6 derniers à nous avoir intéressés ? Bon, j’imagine un peu de tout ça, mais je retiens surtout l’idée de conseiller 6 livres qui nous ont marqué, et qu’on relit avec plaisir.
- Le mythe de Sisyphe (1942), d’Albert Camus (1913 – 1960)
- Le comte de Monte-Cristo (1844), d’Alexandre Dumas (1802 – 1870). J’ai longtemps hésité à mettre Les trois mousquetaires, mais il faut bien choisir, non ?
- Libéralisme (2000), de Pascal Salin
- Hyperion (1991), de Dan Simmons (1948 – …)
- Le grand gaspillage (2002, actualisé en 2005), de Jacques Marseille (1945 – …)
- La Loi (1850), de Frédéric Bastiat (1801-1850)
Je passe à présent le relais à Criticus, à Mathieu L., à Sheiro, à Internecivus Raptus, à René Foulon, à Aymeric I et à Aymeric II, et enfin à M. Pingouin. J’ai hâte de découvrir quels livres ils vont nous conseiller. En ces périodes de pré-fêtes de Noël, ces listes de livres vont être bien utiles…!
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La pureté avant l'épanouissement
Réactions nombreuses à l’annulation d’un mariage par le tribunal de grande instance de Lille parce que l’épouse du futur mari, musulmane comme lui, n’était pas vierge. Quelques réactions de blogueurs, généralement indignés par la morale du mari plus que par le jugement. A juste titre. Mais n’oublions pas de mentionner l’idéologie qui cautionne ce genre de choses, qui a un nom : l’Islam.
(suite…) -
Akinator : excellent jeu en ligne !
Je fais un petit billet pour vous faire découvrir (si vous ne connaissez pas déjà…) un excellent jeu en ligne : Akinator. Le principe est super simple : vous pensez à un personnage (réel ou imaginaire), puis vous répondez aux questions du génie (en gros oui/non/ne sais pas). Vous me direz que c’est connu, ce genre d’intelligence artificielle qui améliore ses performances au fur et à mesure. Mais là, franchement, j’ai été complètement bluffé : dans l’ordre, nous avons essayé Jacquouille la fripouille, Le comte de Monte-Christo, Kennedy. J’ai réessayé avec Maxwell (le physicien) en préparant le billet. A chaque fois, le génie, au bout de quelques questions (il en a droit à 20 en tout), s’arrête et vous propose sa réponse.
A chaque fois, on se dit qu’il ne peut pas avoir déjà trouvé : et pourtant…Essayez, je vous garanti que c’est très très impressionnant.