4 pièges à éviter pour le blogueur

4 pièges à éviter lorsque l’on tient un blog. 4 pièges liés, de près ou de loin, à une importance trop grande donnée à son ego. Ne pas se regarder le nombril, se prendre pour Superman, croire qu’on va devenir Bill Gates, et se prendre pour Victor Hugo. Les pièges sont faits pour évités, et il faut tomber dedans pour apprendre. Ou être prévenu ?

Comme toute activité humaine, le blogging comporte des bonnes pratiques, et des mauvaises pratiques. La pratique permet de se rendre compte de choses qui améliorent la qualité, et d’autres qui n’ont que peu de valeur ajoutée. Mon propos n’est pas de dire à chacun ce qu’il doit faire, mais plutôt de donner mon sentiment sur les pièges que l’on doit éviter lorsqu’on tient un blog. Qui dit piège, dit chose pas forcément visible, et dans laquelle on tombe forcément un jour ou l’autre. Le tout est de s’en rendre compte, et ne pas continuer à tourner au fond du trou en croyant qu’on est encore sur le chemin.

  1. Surveiller les statistiques de trop près : il est normal et légitime d’installer un plugin ou un script pour savoir combien de visiteurs on a, quelles pages sont les plus regardées, etc. C’est important et utile pour pouvoir analyser le traffic sur le blog. Mais c’est quelque chose qui prend du sens sur le long terme, et en relation avec votre fréquence de publication. Si vous postez un article tous les 3 jours, ça ne sert à rien de regarder les stats de manière quotidienne. A mon avis, il faut toujours garder un rapport de 10 (à peu près) entre sa fréquence de publication, et sa fréquence d’analyse des statistiques. Si vous publiez un billet par jour, il est utile de consulter ses stats tous les 10 jours, par exemple. Mais pas plus. Ce n’est pas l’information primordiale, et à mon avis, elle ne prend une réelle valeur ajoutée que lorsque le blog revêt un aspect « commercial ». Si le traffic est un élément clef, alors il est indispensable de l’analyser finement. Sinon, c’est juste du gratouillage de nombril. Agréable, mais un peu inutile.
  2. Vouloir publier chaque jour : bien sûr, le traffic est influencé par la fréquence de publication. Et ça n’est pas très engageant quand on arrive sur un blog, et que le dernier billet date de 6 mois. Mais il ne faut pas tomber dans le piège consistant à vouloir à tout prix publier de manière régulière. Les visiteurs sont rapidement amenés par Google : leur critère de satisfaction numéro un sera la concordance entre leur recherche, et l’article sur lequel il tombe. Pour bien traiter ce problème, le plus important est d’avoir des mots clefs qui collent bien au contenu. Les autres lecteurs sont abonnés (newsletter et RSS) et sont, à mon sens, peu sensible à la fréquence de publication. Ils lisent ce qui arrive, quand ça arrive. Le risque est d’ailleurs plus du côté d’une fréquence de publication trop intense que pas assez. Les gens qui se désabonnent le font souvent à cause d’un trop grand nombre de billets. Et puis, se garder la liberté de publier quand on le souhaite est le meilleur moyen de ne publier que des « bons » billets. C’est-à-dire écrit avec plaisir.
  3. Croire qu’on va devenir riche et célèbre : pour un Loïc Le Meur ou un Darren Rowse, il y a des millions de blogueurs anonymes (ou presque). Est-ce à dire que leurs blogs n’ont pas d’intérêt ? Je ne pense pas. Mais l’intérêt d’un blog réside dans l’échange, dans l’originalité d’un ton, d’un propos, un rythme, que sais-je ? Un lectorat régulier, intéressé par les mêmes choses que vous, et participant à des échanges constructifs et enrichissants, voilà ce que vous devez viser. Peu importe que ce lectorat soit de 10 lecteurs, ou de 1000 (il vaut quand même mieux avoir 1000 lecteurs, on est d’accord). C’est également une manière de bloguer de manière détendue et décomplexée. A se fixer des buts trop élevés, on est forcément déçu. Le blog est un moyen, pas un but. Si votre but est de devenir riche et célèbre, je ne suis pas sûr que le blogging soit la meilleure solution.
  4. Croire qu’on blogue seul : il faut écouter ses lecteurs, et notamment prêter une attention particulière au nombre de commentaires, à leur qualité, et analyser sur quels billets vous lancez des discussions, et sur quels billets vous avez l’impression d’être dans un grand désert. C’est la partie difficile du blogging : dans la mesure où il est basé sur cet échange entre vous et vos lecteurs, vous devez impérativement être soucieux d’orienter vos billets vers ce qui intéresse les lecteurs. Vous n’êtes pas génial, et vos écrits n’ont d’intérêt que s’ils provoquent une réaction. C’est tout l’intérêt du blog, et toute sa difficulté. Un blog sans commentaire est un site, pas un blog. Le blog n’est ni vraiment un journal intime, ni vraiment un site d’informations. Toute la palette de nuance entre les deux permet à chacun d’exprimer son style, sa personnalité. Mais personne ne blogue pour n’avoir aucun commentaire. Faites une passe régulièrement dans vos archives, et essayer d’analyser quels billets ont eu du succès, et pour quelles raisons. C’est bien plus utile que de scruter ses stats.

Voilà, ce sont les pièges dans lesquels tout blogueur tombe un jour ou l’autre, même si c’est à des degré divers. Et vous, avez-vous d’autres pièges à signaler ? D’autres erreurs à ne pas faire ? Faites nous en profiter dans les commentaires, c’est fait pour ça !

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