Faciliter le licenciement est dans l'intérêt des salariés

Une pensée toute simple qui est visiblement difficile à exprimer dans les médias. Une des principales causes du chômage en France est l’excès de protection contre le licenciement. Il est tellement coûteux et long pour un employeur de licencier, qu’il y regarde à plusieurs fois avant d’embaucher quelqu’un. Rien de choquant dans cette idée, pourtant. Il suffit de se mettre à la place, de temps en temps, de celui qui embauche. Mais ça, les journalistes – pour la plupart – n’aiment pas le faire : ce serait se mettre dans la tête du grand méchant loup, ou en d’autres termes servir la soupe aux patrons, servir les intérêts du grand capital. Manière vicieuse de penser, qui laisse croire que les intérêts du patron et ceux des salariés sont divergents en tout point.
Il faut réaffirmer cela souvent, à l’inverse de ce que les syndicats font à longueur de journée : les intérêts des patrons et des salariés sont conciliables, et convergents. Sur le licenciement : si, en parallèle d’autres réformes bien sûr, on facilite le licenciement, et que cela participe à faciliter l’embauche en contrepartie, on aura bien – en créant les conditions du plein emploi – amélioré le sort des salariés comme des patrons. Faciliter le licenciement est dans l’intérêt des salariés. Le chômage n’est plus un problème quand on peut retrouver facilement du travail. Voilà une lapalissade qu’il serait bon de rappeler plus souvent, je trouve.

00vote
Évaluation de l'article
S’abonner
Notifier de
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
Alex
13 années il y a

J'approuve si on est dans un marcher dynamique comme en Angleterre. Si on est dans un marcher naze comme certain marcher en France (Ouvrier spécialisé à 49 ans) là c'est faux…

La réponse est encore une fois au milieu, mais vive la liberté :o)

http://notregeneration.com

frednetick
13 années il y a

Si je puis me permettre, bien que nouveau ici, je compléterais volontiers en disant que c'est moins la libéralisation du marché du travail qui pose problème que le calendrier.

L'on ne peut décemment libéraliser que si l'on offre corrélativement une protection plus forte en cas de perte d'emploi. Or qui de la mise ne place de la protection ou de la libéralisation est l'oeuf et qui est la poule.

La question fait d'ailleurs l'objet d'une partie du rapport remis au PM par les sieurs Cohen/aighon avec en plus une réflexion sur la libéralisation du marché des Biens et services.

Les cahiers du cercle des économistes (n°27 de tête) abordaient la question d'un point de vue logement avec la même pertinence et la meême interrogation…

Cyril
13 années il y a

Tu fais bien de soulever ça. Mais quelque chose me chagrine un peu.
A quoi bon embaucher si le patron pense en même temps à licencier ?
La peur de s'être trompé de nouvelle recrue (dans ce cas la, on change ou on améliore les conditions d'embauche) ?
Ou profiter des différents contrats d'essai ? (je t'essaye, je te sous-paye et j'en prend un autre).

frednetick
13 années il y a

Le "problème" étant que la correction même du marché se révèle être une externalité négative pour les entrerpises. Non pas qu'elle soient toutes heureuses de se libérer du poids mort de leur salarié mais le débat actuel sur les cotisations sociale illustre bien le poids important que prend la protection et la rectification des "erreurs" du marché par l'Etat..

frednetick
13 années il y a

Réflexion un peu rapide sur ce que pourrait rapporter un tel rétrécissement du volume étatique…

Loulou
Loulou
13 années il y a

On est bien d'accord que l'entreprise es tune personne morale, non? On est donc bien d'accord que ce n'est pas une personne privée? (bien que les deux soient conciliables!) On est donc bien d'accord sur le fait que l'entreprise n'es tpas un être humain, n'a pas "dignité" propre comme un être humain, puisqu'elle n'est que structure et organisation??? Alors, pour que le licenciement se fasse dans l'intérêt des salariés, il faut AU PREALABLE que des filets de SECURITE existent et GARANTISSENT de nouvelles possibilités d'emploi pour le salarié. Il va sans dire que celui-ci devra être décent, dans la zone géographique où se situe le salarié (car les personnes physiques ont une famille, une vie en dehors de leur travail, etc.), corresponde aux attentes du salarié. Tant que ces éléments ne seront pas pris en compte par les entreprises et les politiques économiques, au nom des droits de l'homme et de sa dignité, alors une telle politique de licenciement ne doit pas voir le jour, car on parle d'hommes, pas d'netités nébuleuses inexistantes matériellement, comme les entreprises (car une personne "morale" est bien une personne fictive.) Il faut donc commencer par sécuriser les parcours, et après, faciliter les changements de… Lire la suite »

trackback

[…] le seul moyen pour qu’elles puissent en créer facilement aussi. J’en avais parlé dans un court billet. En France, cela signifie notamment, et toujours selon le FT, d’arrêter de tourner autour du […]

Alex
13 années il y a

Il a été prouvé que les marchers du travail en Italie, en Espagne et en France marqués par une forte dualité entre ceux qui sont en place et ceux qui voudraient entrer ont tendance à cantonner les derniers nommés dans des emplois précaires (cf. théorie des insiders-outsiders). Donc oui la libéralisation du travail servira en premier lieu les outsiders…

Le nombre de riches ou de pauvres n'a rien à voir avec les contracts de travails mais seulement avec la redistribution des richesses et la créations de richesse (la taille du gateaux et la taille de la part)!

Pour info, je ne soutiens pas la politique actuelle de Sarkozy. Il se plantera car il ne fait rien, c'est du vent ce qu'il a entrepris… Preuve? Son omniprésence qui est négative sur le comportement des Français car ils sont enfantilisés et ne comprennent pas que c'est de leur conquéte que la France sortira de sa situation, et le fait qu'il montre un politique anti-mérite comme cet exemple le montre http://notregeneration.com/?p=138 – mais aussi comme le montre le fait d'enlever l'impôt sur les successions etc…

pap
pap
13 années il y a

il est trop tard pour réfléchir aux vertus éventuelles d'une garantie de l'emploi par l'état ou les entreprises. C'est gentil de signer des pactes pour donner de la flexisécurité mais c'est trop tard et à contre courant de l'histoire. Aujourd'hui le marché du travail est mondialisé et de plus en plus d'emplois peuvent être délocalisés. Il en sera ainsi, à compétences égales, et hors des emplois captifs (liés au terrain), jusqu'à ce que le coût moyen du travail s'équilibre entre les pays développés et les pays en voie de développement. La question qui se pose est donc la suivante: dans combien de temps le coût moyen du travail sera-t-il équivalent entre le chinois ou l'indien moyen et l'européen moyen? Pendant tout ce temps nos emplois à faible plus value seront détruits et ceux qui peuvent produire de la plus value maintenus. Vouloir soutenir des emplois qui détruisent de la richesse est une erreur économique. Et la misère des employés direz vous? Oui, d'accord. Mais parlez vous de ces femmes mises au chômage après 20 ans de travail à la chaîne dans les usines du nord de la France ou de ces enfants indiens qui passent leurs journées à ramasser les… Lire la suite »

DENIS Mary
DENIS Mary
12 années il y a

Bonjour,

Faciliter le licenciement est dans l’intérêt des employeurs. Mon fils vient d’être licencié, du jour au lendemain, sans explication, comme dans les films américains « à partir de demain vous restez chez vous, ramassez vos affaires et dans un mois vous venez signer. »
Pourquoi lui? il ne le sais pas, ni son chef le sait, c’est la politique de l’entreprise. C’est le monde des finances, c’est l’Angleterre. Contrat de travail de 55 h/s, mais on travaille 60, 65h/s.
En France, son contrat de travail était de 35h, il travaillait 55h 60h/s. Conclusion : les anglais son un peu moins hypocrites. L’Angleterre, un mythe.

M. Denis