Le PS, les blogueurs, et le vide idéologique de la gauche française

J’ai été surpris l’autre jour à  la lecture d’un billet sur Partageons mon avis : « La gauche et moi« , dans lequel Nicolas, blogueur influent, explique ses « relations » avec la gauche. Après avoir dit le mal qu’il pense des conflits internes, et des querelles de personne, il exprime la ligne d’accord idéologique entre « gens de gauche » et /ou militants PS :

Nous sommes tous partisans des libertés à  la condition qu’aucun citoyen ne soit laissé de côté : la vie économique doit donc être encadrée et les moyens mis en commun par la solidarité nationale importants.

Puis, Nicolas précise qu’il y a « deux autres principaux sujets qui [les] unissent ».

Le premier est la lutte contre la droite Française qui, non seulement mène une politique complètement contreproductive pour l’économie, presque dévastatrice, mais se fait un malin plaisir à  revenir sur des années, voire des siècles de progrès social. Ils nous expliquent qu’ils font ça au nom de la modernité mais j’ai du mal à  comprendre en quoi c’est moderne de travailler plus ou de « payer » des franchises médicales.
Dévastatrice ? Oui. Je ne vais pas m’étendre mais quand GDF et Suez seront totalement la propriété de fonds de pension Américain, je ne vois pas comment on pourra rebâtir une industrie nationale…
Le deuxième est la lutte contre le style de gouvernance qui se fait dans un total mépris de la République et de ses institutions. Nicolas Sarkozy s’est ressaisi en début d’année après un mauvais cap (la réception de Kadhafi, l’annonce de sa relation avec Carla Bruni chez Mickey, …) mais le fond n’y est toujours pas.

Si je résume, à  part une sorte phrase creuse expliquant qu’il ne faut laisser personne de côté (comment ?), on trouve dans ce texte deux positionnement forts : contre la droite, et contre le style de gouvernance. Où sont les idéaux mis en avant par la gauche ? On s’en tape du style de gouvernance ! Où sont les propositions pour l’émancipation – des femmes, des faibles, des enfants – dans la société française ? Où sont les grands axes de politique ? Où est le positionnement économique ? Où sont les propositions permettant de redistribuer les richesses équitablement, sans pénaliser ceux qui les produisent ?
On sent bien la proximité idéologique (revendiquée d’ailleurs dans le billet) avec le PS : anti-sarko, et pas l’ombre d’une proposition. Tant que la gauche sera dans une posture d’opposition systématique, elle sera condamnée à  rester ce qu’elle est aujourd’hui : divisée sans pour autant que se dessinent des courants, dramatiquement attirée par ses extrêmes. En se positionnant en « anti », comme le fait Nicolas, la gauche modérée fait le jeu de l’extrême gauche, et penche vers les extrêmes. Au jeu des « anti », il n’y a rien de meilleur qu’un extrême : il n’est d’accord avec rien. Il est contre. J’attends de la gauche qu’elle me dise pour quoi elle est. Et comment elle compte y parvenir.

0 Comments

  1. Au combien d’accord avec ce billet !! je ne dois pas être le seul :)

    Tu ne vas pas te faire que des amis lomig, mais si c’est le prix de dire la vérité, c’est la vie.

    Je pense aussi que sans éclaircissement idéologique de la gauche, tel qu’en témoigne le billet de Nicolas, on se dirige vers une extrême gauche puissante que l’on va trainer peut être autant de temps qu’on a trainé l’extrême droite…

    Ca promet sur la qualité du débat public en France. J’espère que je me trompe.

    bonne journée !

  2. LomIG,

    Je suis désolé, mais ce billet est complètement crétin. Au moins, il aura le mérite de me donner des points pour être encore plus zinfluent…

    Crétin mais surtout profondément malhonnète car tu sors des extraits d’un de mes billets. Mon billet était clairement un « avertissement » à  mes collègues blogueurs socialo pour leur suggérer d’arrêter d’attaquer les autres socialos.

    Tu es bien un libéral. Tu écris par exemple : « O๠sont les propositions permettant de redistribuer les richesses équitablement, sans pénaliser ceux qui les produisent ? »

    C’est simple : en rémunérant ceux qui les produisent, c’est à  dire les ouvrier. Tu parles de mes phrases creuses mais derrière un intellectualisme propre à  beaucoup de minoritaires (l’ultralibéralisme est heureusement minoritaire), tu oublies tout simplement le bon sens.

    C’est grave.

  3. Lomig, quelle démonstration !

    A partir d’UN billet de Nicolas tu conclus que la gauche n’a aucune proposition à  faire ?!

    En parlant d’union qu’en est-il à  droite ? Vous êtes unis autour du projet du candidat Sarkozy ? Quand on voit que le MEDEF rejoint les syndicats dans leur dénonciation de la méthode sur les 35 heures, que Rachida Dati est de plus en plus isolée au sein de son propre parti, … on peut se demander si la droite est vraiment plus unie sur un projet commun,

    Les blogs de gauche ne font pas que de l’anti-sarkozysme primaire, la plupart se gratte la tête pour trouver des idées et les faire remonter mais devant l’omni-présence médiatique de Sarkozy et du fait de l’influence somme toute restreinte des blogs politiques, c’est pas trés facile

  4. Salut Nicolas,
    tu n’as pas à  être désolé : mon billet était volontairement provocateur, et je trouve normal qu’il ne te plaise pas ; ce n’etait pas le but de te plaire, d’ailleurs, mais bien de dire ce que je pense.

    Te donner des points me parait normal : on ne cite pas quelqu’un (surtout pour le critiquer) sans mettre un lien. C’est une question d’honneteté…

    Mon billet n’est pas profondément malhonnête : j’ai cité un long extrait de ton texte, et je ne cherche pas à  en déformer le sens. Par ailleurs, je dis ce que je pense, je ne vois pas comment ça peut être malhonnête.

    Sur le fond, mon article est peut-être « crétin ». Mais je trouve assez étonnant qu’il n’y ait pas, à  gauche, et je me sens proche de la gauche en terme de valeurs, une réflexion urgente et profonde sur la manière de jouer pleinement le jeu du capitalisme, tout en l’articulant avec la volonté de défendre les plus faibles (faut il les défendre ou leur permettre de s’émanciper?). C’est de cela qu’il faut parler à  mon sens, pour faire bouger la gauche, bien plus que de s’opposer à  Sarkozy ou à  son mode de gouvernance…! Sarkozy, pour aller au bout de ma pensée, conduit la politique que le PS aurait dà» proposer depuis bien longtemps. Il combine une forme d’acceptation de l’économie de marché, avec un sens de la solidarité. Il est trop étatiste à  mon goà»t, mais ça ne change pas le fond.

    à  bientà´t !

  5. ah ah ah !!!

    ça fait mal d’entendre la vérité, je l’avais bien dit !! :)

    Je suis allé lire ton billet monsieur Nicolas J, et j’avoue ne pas avoir bien vu l’avertissement à  tes collègues blogueurs socialos… mais je dois surement être idiot.

    J’ai l’impression que tu utilises des mots dont tu ne connais pas le sens:

    tu es bien un libéral

    mais quel est donc cette espèce si détestable ?

  6. Salut Gaà«l,
    ton commentaire est arrivé pendant que je répondais à  Nicolas. J’y réponds donc maintenant.

    je pense qu’il est utile que je précise plusieurs choses : je ne suis ni de droite ni de gauche. je ne me reconnais pas dans ces appelations. Si tu veux me coller une étiquette, appelles moi « libéral ». Je ne dis pas que je souhaite une forme d’union pour la gauche. Je souhaite, en tant que modéré, voir la gauche PS dégager clairement et fermement les extémistes du type Besancenot / Krivine. Le PS ne sera audible qu’à  cette condition. Je souhaite du débat, au PS comme à  l’UMP. Mais un débat pour proposer, par pour systématiquement critiquer et se placer en opposition.

    Je lis le blog de Nicolas, tous les jours. ce n’est pas à  partir d’UN billet que je m’exprime. Disons que celui là , dont le titre annoncait un positionnement un peu vaste et promoteur d’idéaux « de gauche » m’a déçu. ON y trouve une affirmation anti-sarko de premier degré…un peu court comme « programme ».

    L’omniprésence médiatique de Sarkozy n’est que le fait de ceux qui passent leur temps à  parler de lui, que ce soit pour le critiquer ou le louer. Compte parmi les billets des blogueurs de « gauche » le nombre d’entre eux o๠ils parlent de Sarkozy, de sa personne, etc… et tu verras que les « opposants » de Sarkozy lui font en fait un piédestal médiatique…

    à  bientà´t, et merci pour ton commentaire !

  7. pardon… je corrige, j’ai bien lu l’appel a l’unification, ce qui me frappe, comme lomig, c’est l’unification autour d’une idéologie de rejet, non de proposition.

    désolé pour ma erreur.

  8. « Mon billet n’est pas profondément malhonnête : j’ai cité un long extrait de ton texte, et je ne cherche pas à  en déformer le sens » : Non, tu n’as cité l’essentiel… et tu n’as pas regardé les autres billets.

    Pour répondre sur le fond du tien : je ne suis pas en campagne électorale, les prochaines élections sont dans un an. Ca ne rime à  rien de faire des propositions si elles ne sont pas relayés dans le projet d’un parti. Il y a deux choses importantes : dénoncer les conneries du gouvernement et mettre en place les conditions pour que ce parti existe, ce qui était le thème de mon billet… « Arrêtons de nous taper sur la gueule et réunissons nous sur ce qui nous unit ».

    Tu critiques mon billet au prétexte qu’il ne sort aucune proposition mais ça n’en était pas l’objet. C’est donc malhonnête. Je considère par ailleurs que nous avions relativement sympathisé malgré nos divergences sur le fond de la politique… Tu peux aussi réfléchir avant de choisir les thèmes de tes billets. Attaquer les copains en faisant un total hors sujet. Bravo. Brillant.

    Et ton argumentation est toujours aussi délirante : « et je me sens proche de la gauche en terme de valeurs, une réflexion urgente et profonde sur la manière de jouer pleinement le jeu du capitalisme »

    Il n’y a pas à  jouer pleinement le jeu du capitalisme… A la limite adapter le capitalisme à  la société mais surtout pas le contraire. C’est peut-être ce qui crée une opposition droite gauche !

    Max,

    Arrête de défendre tes copains…

    « je dois surement être idiot » : ce n’est donc pas la peine que je réponde. Et j’ai peut-être étudié le libéralisme avant toi… ne parle pas trop vite.

  9. Max,

    Je précise un détail. Mon blog est essentiellement lu par des blogs de gauche de même d’ailleurs que celui de LomIG par des libéraux. Quand je fais un billet, il s’adresse essentiellement à  des blogueurs de gauche, voire de droite… en aucun cas au grand public.

    Voir l’article d’Authueil l’autre jour qui parlait de l’audience des blogs politiques.

  10. Salut,
    on peut être en désaccord, et continuer à  parler, non ?

    Et oui, j’ai relativement sympathisé avec toi, parce que je trouve ouvert au dialogue. Je ne crois pas que je sois tant que ça hors-sujet, désolé. Ton billet s’intitule, « La gauche et moi », et ce que je trouve c’est deux axes de combat : 1) contre la droite et 2) contre le mode de gouvernance. Et je trouve, mais c’est peut être faux, que ça ressemble furieusement quand même au bruit qui émane depuis un certain temps du PS : Hollande ne sait que s’opposer à  la politique du gouvernement, et ceux qui sont partis défendre leurs idées de manière concrète (Besson, Kouchner, Hirsch) sont accusés de « traîtrise ».

    Qu’est ce que ça signifie pour toi, adapter le capitalisme à  la société ? c’est peut-être une ligne importante de scission que tu décris-là , dis moi donc ce que tu entends par là  : ça me permettra certainement de mieux comprendre ton positionnement…

    De la même manière qu’on peut être en désaccord et continuer à  se parler, on peut aussi être d’accord sans que ça doit du copinage.

    à  bientà´t !

  11. Si c’est de la faute au titre du billets…

    Il s’appelle « la gauche et moi » et j’ai un blog politique en vue, je dis que les blogs de gauche doivent arrête de se taper dessus nominativement car on a mieux à  faire pour s’unir…

    Mon positionnement, je l’exprime à  longueur de billets et de commentaires. Mais ça t’échappe. Tiens, plus haut j’ai écrit (c’est en se relisant qu’on voit les fautes d’orthographe) :

    Tu écris par exemple : ”O๠sont les propositions permettant de redistribuer les richesses équitablement, sans pénaliser ceux qui les produisent ? »

    C’est simple : en rémunérant ceux qui les produisent, c’est à  dire les ouvrier.

    C’est un positionnement. Au fait ! Tu n’as pas répondu à  mon interpellation !

  12. Déjà , je suis mort de rire quand je lis ce titre !
    Ainsi on reproche son supposé  » vide idéologique » à  la gauche.
    Mais quand elle a des idées, les mêmes se mettent à  hurler que c’est de …l’idéologie !
    Belle cohérence, belle objectivité , n’est-il pas ???

    Deux observations.

    1) il suffit de s’intéresser un tout petit peu à  l’actualité parlementaire pour s’apercevoir que la Gauche dépose un certain nombre d’amendements sur LE FOND des sujets, ce qui prouve qu’elle a bien des idées. Mais tous ces amendements ont été, un à  un, rejetés par la Droite.
    C’est évidemment plus facile d’occulter tout çà  pour ironiser sur la Gauche.
    2) Le PS, à  travers sa candidate, a bel et bien proposé un projet aux Français. Qu’il n’ait pas obtenu la majorité est une chose. 17 millions de Français ont quand même voté pour. Il ne peut donc être jeté aux oubliettes.
    Mais c’est trop fastidieux – évidemment -pour ceux qui ont voté Sarkozy de comparer les réalisations et les « résultats » du Président actuel avec ce que proposait Mme Royal. Ce serait sans doute trop douloureux….
    Je me permets de rappeler aussi que M. Mitterrand s’est présenté en 74 et en 81 avec le même programme. La seconde fois, il a gagné.

    Alors, amusez-vous à  gloser sur la Gauche si çà  vous chante. Cà  vous permet surtout d’occulter les divisions de la Droite comme vous le rappelle Gaà«l ci-dessus.

    jf.

  13. Jacques,

    Dans mes bras !

    L’utilisation du mot idéologie est toujours très drà´le. La gauche fait les 35 heures par idéologie… la droite les démonte par pragmatisme. Ou le contraire. Je ne sais plus…

  14. Le spectacle est du plus haut comique, Lomig ;-) Tu as osé critiquer ces messieurs, et voilà  qu’ils rappliquent en bande pour te tailler des croupières, animés d’une « saine colère. »
    Car que voit-on ici? Une discussion sur le fond qui s’engage, réfutant point par point tes arguments en un débat contradictoire utilisant des éléments objectifs et objectivables? Non, pas du tout: du bien émotionnel, des cris de vierges effarouchées parce que tu as offusqué ces messieurs.
    Je me marre, vraiment…

  15. On parlait idéologie… Voilà  un autre volet : quand on parle, on émet des « cris de vierges éffarouchées »… quand c’est les autres, ils argumentent.

    Et il me parle d’objectivité !

  16. Salut à  tous,

    @ Lomig: Ton billet est léger, volontairement disais tu pour faire réagir Nicolas. Evidemment la gauche à  des idées, contestables, contestées mais n’a pas les talents pour les faire entendre. En tout cas c’est mon avis. De plus son électorat est éclaté, un peu idéologiquement paumé mais pas mort loin de là . Les blogs « de gauche » démontrent chaque jours leurs capacités à  rebondir sur l’actu sans proposer grands choses pour certains (anti sarko primaire vrt), d’autres en revanche dessinent des esquisses d’autres modèles comme c’est souvent le cas de Jegpol ou d’autres.

    C’est dommage que l’on arrive pas à  débattre entre les différents camps sans s’envoyer des « gauchistes », « libéraux » et autres généralités. J’ai eu fait l’erreur, je prefère désormais débattre d’un sujet tranquillement sans guerre. Les politiques sont là  pour les faire…

    @ Nicolas J: A chaque fois que l’on t’interpelles tu crois que c’est pour le classement Wikio c’est marrant je trouve :-) Tu as le mérite de venir te « défendre » ici je trouve ca plutà´t cool. Certains ne le font pas. Tu demandais des blogs de droite dans une note ancienne, je me souviens c’est pour ça que j’ai commencé à  réagir chez toi.

    @ Jacques: Ségolène Royal avait un projet tellement béton et superbe validé par 17 millions de personnes (ont elles votées pour le projet ou pour l’étiquette ? Même question à  droite d’ailleurs) que les propres lieutenants et collègues socialistes se sont empressés de la fusiller (elle et son programme participatif) dès la fin des élections…

    Apparemment tout le monde n’est pas sur la même longueur d’onde au PS…

  17. salut à  tous,

    @ Nicolas : ton discours et les mots que tu choisis ont un poids. quand tu dis « les ouvriers », on est à  nouveau en désaccord. Pour moi, la création de richesses se fait par le travail et par l’échange. TOus ceux qui travaillent et échangent créent donc de la richesse. Ce n’est pas le monopole des ouvriers…Tu ne m’a pas dit comment tu vois l’adaptation du capitalisme à  la société…en quoi ça consiste ?

    @ Jacques : la situation de la gauche, loin de m’amuser, me désolé. Je souhaite de tout mon coeur que le PS sorte du trou. C’est bien pour ça que j’ai souligné les propos intelligents de Manuel Valls il y a peu, ou fait un lien vers l’article de Besson « toujours de gauche, toujours avec Sarkozy ».

    @ Internecivus Raptus : merci pour ton passage…tant mieux si ça te fait marrer. POur moi, je t’avoue que ce n’était pas le but. C’était plus du dépit, de l’envie de lancer une vraie discussion de fond. SI tout ce qui intéresse le PS, c’est Sarkozy, qu’ils le disent franchement. Si c’est de savoir comment on peut diriger un pays en 2008, dans une économie mondialisée, alors qu’ils le disent aussi, et dégagent les Besancenot et autres petits dictateurs en herbe… Je comprends l’énervement, mais j’espère que l’on pourra parler tout de même du fond…J’étais l’autre jour en désaccord avec Authueil, très ouvert aussi, et après m’avoir catalogué dans la secte des ultra-libéraux (Ad Hominem) n’a toujours pas répondu à  ma question sur la nouvelle taxe visant Total. Le débat n’intéresserait-il plus les blogueurs influents ?

    à  bientà´t, et merci à  tous pour vos commentaires. J’espère que la discussion va continuer sur des bases d’écoute !

  18. @ Seb : nos commentaires se sont croisés, merci de venir participer à  la discussion. Je n’ai traité personne de « gauchistes », j’en suis resté au niveau des arguments et des idées. Je n’attaque pas les personnes. Je « respecte toutes les personnes, et aucune croyance », pour paraphraser Alain. Les questions que je me pose sur l’avenir du PS restent entières : se positionneront-ils clairement en faveur du libéralisme, et du capitalisme. Rien dans les valeurs de la gauche moderne n’empêche de le faire, à  part en France. Comprendront-ils un jour qu’il n’y a pas, c’est un exemple, que les ouvriers qui créent de la richesse ? Accepteront-ils un jour l’idée que la redistribution poussée trop loin peut aller à  l’encontre du but recherché ?
    nous verrons. Mais je ne traite personne de « gauchistes », et je m’en fous qu’on me traite de « libéral ». C’est un compliment.

  19. @ Nicolas J : Pourquoi ne défenderai-je pas mes copains ? si c’est pour exprimer ce que je pense, je ne vois pas le probleme. Ensuite qu’est ce que ça veut dire :

    Je précise un détail. Mon blog est essentiellement lu par des blogs de gauche de même d’ailleurs que celui de LomIG par des libéraux. Quand je fais un billet, il s’adresse essentiellement à  des blogueurs de gauche, voire de droite… en aucun cas au grand public.

    Franchement ? ça veut dire que tu es ou bien de gauche ou bien libéral? c’est ça que je dois comprendre ? sinon rien ? ton ouverture me surprendra toujours, enfin passons…

    Ensuite, tu dis

    Tu es bien un libéral.

    Arf, oh l’insulte hé ! :)

    Tu écris par exemple : ”O๠sont les propositions permettant de redistribuer les richesses équitablement, sans pénaliser ceux qui les produisent ? »

    Oui, effectivement les propositions sont maigres en ce moment au PS, malheureusement. En quoi cette question est elle mauvaise ? Bien sur il faut rémunérer les ouvriers à  leur juste valeur, sont- ils pour autant les seul producteurs de richesses, comme ta remarque le laisse entendre ?

  20. Seb,

    Je n’ai pas parlé de mon classement Wikio… (j’ai juste dit que j’avais un blog en vue et que j’en abusais parfois pour être écouté par d’autres blogueurs).

    Sur ta réponse à  LomIG, je pourrais la contester par le fait que des blogs de gauche proposent… Mais l’actualité, pour eux (n’oublions pas que je ne suis pas membre du PS, juste blogueur…), est la préparation du congrès. Ils étudient, dissèquent les documents internes mais tu ne lis pas les billets concernés (ça n’est pas un reproche : moi non plus… On n’a pas le temps de tout lire).

    Oui, je viens défendre quand mon blog est cité mais c’est plutà´t car c’est dans mon caractère… Et que j’ai un boulot qui me permet de concilier les interventions dans les blogs et… le boulot.

    LomIG,

    Je te l’ai dit de manière on ne peut plus claire… Je le dis encore plus haut : il faut augmenter les revenus du travail par rapport à  ceux du capital, de la spéculation et à  tous ces trucs que l’on peut dénoncer chez nos camarades de la ligue…

    Il y a un déséquilibre qui se crée naturellement et progressivement…

    Si j’avais LA solution pour y remédier, ça serait facile… Mais LA solution n’est certainement pas le « libéralisme économique » qui favorise ce déséquilibre.

    Tu m’accuses de dire des sornettes dans le billet (ou d’être léger, généraliste ou je ne sais quoi). Non. Quand je dénonce, par exemple, la privatisation quasi totale de GDF, ce n’est pas n’importe quoi. Ca n’est qu’un exemple, mais un état actionnaire pourrait permettre de rééquilibrer un peu.

    Je sais que tu n’es pas d’accord, ce n’est pas la peine d’argumenter, je disais ça pour l’exemple. Mais me dit pas qu’on ne propose rien ! Lutter contre des conneries, c’est aussi proposer. Dans mon blog (qui, grace à  mon langage, se retrouve bien classé, hein, seb ?) j’utilise « la dénonciation de la privatisation de GDF »… Les dirigeants socialistes parlent de « fonds souverains »…

    Mais ce n’est pas mon job de parler de « fonds souverains » sur mon blog, je ne suis pas un politicien… Juste un blogueur de gauche.

  21. Ca se croise beaucoup, ici !

    Max,

    Réfléchis avant de causer et de prendre des extraits de texte un par un. Il y a plus de 40 millions d’électeurs en France, dont une cinquantaine ou une centaine qui lisent mon blog tous les jours… tous des blogueurs de gauche ou de droite. Moi même, je lis les blogs de droite, les machins libéraux, …

    Pour le « tu es bien un libéral », tu m’avais déjà  repris dans un précédent commentaire. Tu deviens gateux ?

    Pour le reste, si tu n’es pas d’accord pour constater qu’il y a dans notre monde un déséquilibre entre le revenu du travail et celui du capital, c’est tout simplement que nous n’avons pas la même vision de la société…

  22. A propos du billet, je rejoins Gael dans le sens ou il est difficile, voir impossible de déterminer l’absence d’idées à  gauche en se servant d’un seul billet publié sur un seul blog dont l’auteur s’affirme de gauche.
    Ou alors, c’est de la mauvaise foi.

    En parcourant quelques autres blogs, dont celui de o16o, par exemple, on peut se rendre compte que la blogosphère de gauche a des idées. Cela va de la réflexion philosophique sur la politique aux propositions concrètes à  mettre en oeuvre immédiatement.
    Bien entendu, ces idées ou propositions peuvent ne pas convenir à  tout le monde, particulièrement à  un libéral, qui ne conçoit pas que l’état puisse intervenir dans la vie économique du pays pour assurer le bien commun. Je ne le comprend pas, mais je le conçois.

    Quoiqu’il en soit, je trouve ce billet réducteur, vide de sens et particulièrement indigne de ce que j’ai pu lire ici jusqu’à  présent. Mais peut être la situation économique et politique de notre pays ne donne-t-elle pas trop le choix des sujets ; défendre des résultats médiocres est difficile, il ne reste donc que TINA pour sauver la droite libérale-conservatrice.

  23. @ Nicolas J. : Tu ne devrais pas t’énerver comme ça, tu perds beaucoup d’énergie pour rien :) On ne s’est pas compris effectivement, ce que je voulais dire est que ta vision « ou bien tu es de droite ou bien tu es de gauche » est à  mon avis absurde. « être de gauche » et « être de droite », je suis désolé sont des concepts que je ne trouve pas dans le dictionnaire, si c’est limpide pour toi, explique le à  tous, et tout le monde en profitera. Il n’y a pas d’ironie là  dedans de ma part. Tu peux au passage nous expliquer le sens que tu colles à  libéral, puisque, visiblement, c’est une insulte.

    D’accord avec toi pour dire que les revenus du travail et du capital ne sont pas « équilibrés ». Si tu veux dire par là  que possèder un capital facilite beaucoup de choses (par exemple si je possède un capital pour acheter un appartement), je suis d’accord. Ce n’est pas nouveau si ?

  24. J’ai bien peur, LOmiG; que tu n’aies jamais la réponse à  ta question: « C’est quoi adapter le capitalisme à  la sociéte? »

    On aurait bien aimé que Nicolas parle concrêtement de la marche des entreprises:

    • la libre concurrence

    • la fiscalité

    • le contrat de travail

    • l’intervention de l’Etat en régulateur ou réglementateur

    • les droits de propriété.

    Les libéraux ont des positions très précises sur ces sujets.
    Au lieu de ça, il affirme, sans aucune justification ni morale, ni écomonique, que le travail doit être mieux rémunéré, par rapport au capital; et si moi, j’affirme le contraire, on est plus avancé?

    A bientà´t

  25. salut à  tous,
    pfiouuuuu ! ça a fusé, en mon absence. Désolé, j’étais à  un concert hier soir, et je découvre vos mails après une nuit de repos – qui parait-il porte conseil.

    La première chose qui me vient à  l’esprit, c’est de vous prier d’accepter mes excuses, non pour le fond du billet que j’assume pleinement, mais pour la forme qui était volontairement titilleuse. Je précise que j’ai tendance à  trouver la blogosphère très molle en débat / discussions (genres les gens de gauches restent entre eux, les gars de l’UMP aussi, et les libéraux pareil…je ne sais pas pour les les extrêmes : ils me fatiguent et je ne les lit pas). J’assume donc quand même le cà´té « pavé dans la mare ». A ceux qui trouvent mon billet « léger », j’aurais tendance à  répondre que j’avais pourtant « envoyé du lourd », mais ça ne serait pas drà´le :mrgreen:

    @ Nicolas J : l’économie est un perpétuel équilibre instable ; la vie aussi. Je ne suis pas sà»r que rechercher l’équilibre signifie grand chose. Entre quoi ? entre revenu du travail et du capital ? c’est une différence qui est prise par les anti-capitalistes pour le critiquer, sans pour autant se mettre tous ceux qui bossent à  dos. Sous-entendu : ceux qui placent de l’argent sont de méchants spéculateurs financiers. Ah bon ? pourquoi ? Pour moi, tout échange libre est légitime et juste. C’est ça être libéral. Accepter que deux personnes qui font un échange libre n’ont pas à  voir une tierce partie venir foutre le nez dans leurs affaires. Quand une boite émet des actions et ouvre son capital, celui qui achète comme celui qui vend cette action est dans un acte d’échange libre. QUe trouves-tu à  y redire ????

    @ Max : d’accord avec toi. On a du mal à  discuter sur des concepts flous. Je pense (corriges moi Nicolas) qu’en fait la plupart des gens qui utilisent « gauche »/ »droite » mettent dedans « anti-capitaliste »/ »capitaliste », et veulent voir une opposition de fond entre solidarité et libéralisme. Ce qui est faux. Le libéralisme défend la vraie solidarité, c’est tout.

    @ Didier B : merci pour ton passage ici. Bien sà»r que mon billet était un peu de mauvaise foi. Mais c’est parce que j’ai de la sympathie pour les gens de gauche que j’aimerais les voir un peu plus « modernes », un peu moins à  vouloir surfer sur la vague Besancenot et un peu plus sur la vague Manuel Valls. Détrompes-toi sur les sujets : j’en ai plein, et plusieurs articles sur le feu…le problème, c’est le temps.

    @ Penthievre : entièrement d’accord avec ton intervention. Merci de rappeler la question de fond que j’avais posée, et qui reste sans réponse (c’est celà  aussi que je voulais faire avancer, Didier B)…Oui, les libéraux ont des positions précises sur ces sujets et qui ont le mérite de laisser toute la place à  l’individu, laissé libre de ses choix. On verra si nos interlocuteurs daignent répondre à  ta question. Je précise que je te rejoins sur ta dernière remarque : les prescriptions morales doivent s’accompagner d’un minimum d’explication si on veut qu’elles soient comprises.

    à  bientà´t, merci à  tous pour vos commentaires, il me semble qu’une question de fond est restée sans réponse !

  26. « Le libéralisme défend la vraie solidarité »

    C’est gentil de me plonger dans la plus profonde hilarité dès le matin.

  27. « Bien sà»r que mon billet était un peu de mauvaise foi. Mais c’est parce que j’ai de la sympathie pour les gens de gauche que j’aimerais les voir un peu plus ”modernes », « 

    Les gars, je traduits : moderne, ça veut dire travailler plus pour moins cher.

  28. Bah non, moderne, ça veut dire qui ne vivent plus sur des clichés de la fin du 19ème siècle et du début du 20ème siècle, avec le « travail aliénant » et les « rapports de force » comme horizon indépassable pour toute discussion portant sur le marché du travail.

    ça veut dire aussi, qui ne vivent plus sur un vieux clivage « droite »/ »gauche » qui ne dit plus rien, si ce n’est des attaches historiques et philosophiques dont le sens est à  définir et à  expliciter, plutà´t qu’à  revendiquer. Conservateur / réformateurs, collectivistes / libéraux, voilà  des distinctions plus parlantes, et qui permettent mieux de se positionner. Je note que malgré les multiples demandes, tu n’as jamais pris la peine de définir ce que tu entends par « droite » et « gauche ».

    Je suis content si je t’ai fait rire. :)

  29. C’est le propre des polémiqueurs : demander la définition des évidences. J’ai mieux à  faire;

  30. salut Nicolas J,
    je suis un peu surpris : premièrement je suis plus pour la controverse que pour la polémique, mais c’est – à  nouveau – une histoire de définition (la polémique contient une part de violence que n’a pas la controverse, qui n’est qu’argumentation et désaccord).

    Par ailleurs, dire que la distinction gauche/droite est une évidence à  quelqu’un qui t’explique en toute bonne foi de ne pas trop savoir quoi mettre comme sens sur ces mots, c’est montrer un réel mépris pour l’échange et la discussion. Surprenant pour un blogueur ; mais tu es propriétaire de ton temps : tu as complètement le droit d’avoir mieux à  faire.

    Pris sur Lexilogos :

    Gauche : Cà´té gauche de l’hémicycle d’une assemblée parlementaire. − P. méton. L’ensemble des parlementaires qui y siègent; les idées, les partis (traditionnellement progressistes) qu’ils représentent, l’opinion publique qui les soutient

    Droite : Cà´té droit de l’hémicycle d’une assemblée parlementaire. − P. méton. L’ensemble des parlementaires qui y siègent; les idées, les partis (traditionnellement conservateurs ou réactionnaires) qu’ils représentent, l’opinion publique qui les soutient.

    Cette distinction est-elle la tienne ? En gros « gauche = progressistes » et « droite = conservateurs »…?

  31. Y’a un peu de ça mais la question n’est pas là . Ca fait des années, voire des siècles qu’on a un clivage droite – gauche en France et tu me demandes ce que ça veut dire.

    Tu es victime du sarkozysme… qui a essayé de croire que le clivage n’avait plus lieu d’être. Serais-tu conservateurs ?

  32. Salut,
    oui ça fait des années, voire des siècles que ce clivage existe, comme tu dis. Justement : je refuse de me faire enfermer par des clivages qui existaient à  l’époque de mon grand-père, et qui ont peut-être un sens différent aujourd’hui.

    Donc il y a un peu de ça. on progresse. Et bien justement, si on se fonde sur l’aspect « réformiste/progressiste » contre « conservateurs/réactionnaires » il me semble que le PS, sur beaucoup de sujets, a fait preuve de plus de conservatisme que l’UMP. JE dis sans volonté de polémiquer ; c’est un constat. Quand on met aussi souvent en avant les « acquis » sociaux, c’est qu’on est dans une logique de « conservation » de quelque chose (à  juste titre ou pas, je ne juge pas). Je trouve donc, qu’à  l’heure actuelle, c’était vrai en tout cas pendant la campagne, et un peu moins maintenant, mais les réformateurs sont plus à  l’UMP. On peut ne pas aimer le sens des réformes qu’ils proposent, mais ils sont plus réformateurs que le PS. A nouveau, ce n’est pas un jugement de valeur : il y a des choses qui méritent qu’on les conserve.

    Es-tu d’accord avec ce constat ?

  33. Le problème de l’UMP c’est de faire « de la réforme » une idéologie, on réforme pour réformer sans se préoccuper du but.

    Par exemple (et ce n’est qu’un exemple, je sais que tu n’es pas d’accord), la sécurité sociale mérite qu’on conserve. La réforme consisterait à  l’adapter aux gouts du jours par à  la supprimer, ce qui se passe progressivement.

    Dans ce cas, OUI ! Je suis conservateur. Je veux conserver les acquis sociaux.

    Quand la réforme est faite pour la réforme, je me répête, c’est de l’idéologie, pas de la réforme.

    N.B. : Tu devrais réformer ton blog… A chaque fois que je poste un commentaire, il faut que je resaisisse mes coordonnées. Ton machin ne les conserve pas…

  34. La notion de gauche/droite n’existe que depuis environ un siècle et demi. Avant cela, pendant un peu plus de mille ans, elle a été totalement vide de sens. Il n’est donc pas hors de propos, il me semble, de s’interroger non seulement sur sa pertinence, mais également sur sa pérennité.

  35. Je crois qu’on est d’accord sur tout la ligne de ton dernier commentaire, Nicolas J. On en vient o๠je voulais : on peut donc être sur certains sujets, conservateur, et sur d’autres réformateur. Ce qui, sans juger du tout du choix des sujets sur lesquels on se positionne dans un sens ou dans l’autre, montre bien que chacun d’entre nous, et d’après la définition du dictionnaires (dont il faut bien se satisfaire, en l’absence d’autre définition), est à  la fois réformateur et à  la fois conservateur. C’est à  dire, de droite ET de gauche. Voilà  bien pourquoi je dis que « droite » et « gauche » ne permettent pas de préciser les points de désaccord ; il faut encore sur les différents sujets se positionner.

    je repose donc ma question : qu’entends-tu par « adapter le capitalisme à  la société » ? Visiblement, le capitalisme est un point de clivage entre « droite » et « gauche » pour toi, il est donc intéressant de le préciser….

  36. « qu’entends-tu par ”adapter le capitalisme à  la société » « … Je crois bien avoir répondu dans mes 1300 billets avec un exemple dans les commentaires ici sur un rééquilibrage entre les revenus.

    Par contre, tu parlais d’adapter la société au capitalisme, ça veut dire quoi ? Légaliser l’esclavage moderne ?

  37. Comment tu rééquilibre la répartition entre revenu du capital et du travail ? par un décret ministériel ? Tu pense que c’est au gouvernemnt de décider de la répartition « juste » des richesses qu’il n’a pas contribué à  créer ?

    Je n’ai pas parler d’adapter la société au capitalisme…pour la simple et bonne raison que je vis dans une société capitaliste. Elle est déjà  adaptée au capitalisme, et vice-versa. Notre économie libérale et capitaliste ; ça ne veut pas dire qu’il ne faut rien changer. Mais j’ai tendance à  penser, c’est mon cà´té libéral, qu’il faudrait plutà´t « conserver » ces aspects là  et les réaffirmer, plutà´t que de « conserver » des vieux morceaux d’un système monopolistique tel que la Sécu. au passage, le gouvernement ne veut pas du tout la supprimer. Ni ouvrir ce secteur à  la concurrence ! Et ça me désole….

    à  bientà´t !

    PS : j’essaye de comprendre d’o๠vient le bug, qui te force à  re-remplir le formulaire. Désolé pour cet inconvénient !

  38. bonjour à  tous,

    @Nicolas J.

    Adapter le capitalisme à  la société, tout en conservant les acquis sociaux.
    Cela sous-entend que ces fameux acquis sont tous bons, a priori immuablement (on dit aussi avantages acquis, ce qui indique qu’au moins certaines personnes en tirent bénéfice, et d’autres peut-être pas).

    Votre attitude de conservateur acharné des acquis sociaux (essentiellement ceux des salariés, car vous semblez oublier tous les autres acteurs de la société) ne peut conduire qu’à  des restrictions, voire des entraves dans d’autres secteurs d’acquis de société autrement plus importants à  mes yeux, à  savoir: la possibilité de dépenser librement ce que l’on a gagné par son travail, le droit de disposer librement de son patrimoine, l’autonomie des individus dans leurs modes de protection des risques humains (la responsabilisation de ses actes).

    Vous avez le droit de penser que c’est un progrès de restreindre ces derniers acquis de la liberté au motif de vouloir conserver certains aspects (les avantages acquis!) pour certaines personnes.

    La société humaine étant en perpétuelle évolution dans ses besoins et dans ses produits, la recherche de l’équilibre est incompatible avec une position rigide et inflexible sur ce que vous appelez les acquis sociaux.

    Maintenir des avantages pour certains, c’est aussi maintenir des inconvénients pour d’autres (et souvent aussi pour les mêmes d’ailleurs).

    C’est bien là  l’objet des réformes à  faire, et ce n’est pas idéologique de dire qu’il faut corriger ce qui ne marche pas.

    Merci.

  39. Un exemple: le statut de la fonction publique.
    C’est un avantage acquis pour les fonctionnaires (emploi à  vie, rémunération indexée, Droit spécifique).
    C’est un inconvénient pour les usagers et les contribuables, si le service attendu est exagérément coà»teux et insuffisamment efficace par rapport à  un autre fournisseur potentiel de ces services.
    Maintenir le contentement des uns, c’est aussi maintenir le mécontentement des autres.
    Il faut choisir, ou trouver un nouvel équilibre. Pour cela, il faut réformer.
    Merci.

  40. Pour en revenir à  la controverse sur le papier de LomiG,

    Je me fiche complètement de savoir ce qu’est la droite ou la gauche. Cette définition spacio-idéologique peut être historique ou conventionnelle, cela relève du sexe des anges.

    A moins qu’on en retire une source de fierté et de dignité, par référence à  des hommes illustres, pour y coller des étiquettes d’honneur ou de mépris.
    Mais ça n’a pas non plus grand intérêt, car ce sont les idées, les projets et les actes qui comptent, et la confiance qu’on leur accorde aujourd’hui. Et bien sur, leurs résultats.

    Et, comme LomiG, j’ai le regret de constater que le PS est singulièrement en manque d’unité à  ce propos, sauf pour être contre les réformes en cours ou prévues!

    A bientà´t

  41. Penthièvre,

    On peut tout dire sur la réforme. Mais réformer le statut des fonctionnaire ne doit pas être un objectif en tant que tel. Ca en devient de la pure idéologie.

    La réforme doit être d’améliorer le fonctionnement du service public (vu de gauche ! je conçois que vous ne soyez pas d’accord !).

    Je vais prendre un exemple (le dernier dans l’actualité… et dans ma mémoire). Les types de la SNCF ont fait grève car la branche « fret » est filialisée.

    Sur le principe, ça ne sert pas à  grand chose (on peut en discuter, mais ça n’est pas le débat, je veux juste illustrer la réforme). Une filiale à  100% d’une boite appartenant à  100% à  l’état : ça n’a pas beaucoup de sens.

    Cette filialisation est purement idéologique. C’est de la réforme pour de la réforme. Les mecs sont en grève. Paf !

    Ca prépare à  une vente… Mais ça n’est pas une réforme. Et s’il y a vente de la filiale, ça n’est pas une réforme, juste un truc idéologique que l’on pourrait appeler « grosse connerie »… La vraie réforme serait de vendre la SNCF (je suis évidemment contre) pas ses canards boiteux.

  42. @ penthievre et Nicolas J : je suis complètement d’accord avec ton dernier post penthievre :

    A moins qu’on en retire une source de fierté et de dignité, par référence à  des hommes illustres, pour y coller des étiquettes d’honneur ou de mépris.

    c’est, il me semble, ce que Nicolas J veut absolument y voir. Les gens « de gauche » sont des gentils, ceux de droite « des méchants ».

    Sans avoir encore défini les termes qu’il utilise, qui sont, d’après lui, « des évidences ». Evitons de parler, on pourrait devenir intelligents. Il vaut mieux contester, c’est plus rigolo.

    Ca illustre en tout cas parfaitement le manque de clarification idéologique actuel « à  gauche » dont parle lomig dans le billet initial. On évite de définir ce dont on parle, on pourrait se rendre compte qu’on dit des bêtises.

    Belle leçon d’ouverture et de pédagogie en tout cas.

    belle journée à  tous !

  43. Max,

    Si je n’avais pas une dose d’ouverture, je ne viendrais pas discuter ici.

    Si tu veux la définition de la droite et de la gauche, tu peux ouvrir un dictionnaire, Wikipedia ou autre : ça ne m’intéresse pas d’en parler et de tourner en rond sur une polémique stérile digne de professionnel de la polémique : « Heu, vas-y définis donc ce dont tu parles ». Je peux faire un billet sur la culture des « betteraves » sans définir ce qu’est une betterave.

    A force de redémarrer en permanence les débats par la définition des mots qu’on emploie, on en oublie de réfléchir au fond du sujet.

    Mais non… ce sont les autres qui sont « ouverts » et moi je suis « idéologue ». Il n’empêche que sur chaque point cité concret ici (le dernier était la filialisation du fret). A chaque fois qu’on ouvre un sujet (tiens ! la meilleure rémunération des salariés) la réponse est la même (« et toi que proposes tu ») sans jamais faire la moindre proposition et en terminant toujours pareil (« la gauche ne propose rien »).

    Max, redescends sur terre… Fais nous une proposition concrète. Et dis nous o๠sont les vrais libéraux dans le paysage politique Français. Continue à  défendre la politique de Nicolas Sarkozy. Plus à  droite que libérale.

    Et accuse la gauche de taper sur la droite alors que ton seul propos est de taper sur la gauche… ou plus simplement d’applaudir ceux qui tapent sur la gauche.

    Du concret, mon gars,…

  44. salut Nicolas,
    je laisse Max te répondre s’il le souhaite. Juste une remarque, tu dis :

    Si tu veux la définition de la droite et de la gauche, tu peux ouvrir un dictionnaire, Wikipedia ou autre : ça ne m’intéresse pas d’en parler et de tourner en rond sur une polémique stérile digne de professionnel de la polémique

    oui, très bien. Ton billet s’appelle « la gauche et moi », et dedans tu t’y positionnes comme « contre la droite »….et tu nous dis ne pas vouloir en parler…

    Peut-être n’as tu pas envie de définir ces termes parce que ça remettrait en cause un découpage fort et structurant pour toi. Visiblement, ton ennemi c’est la droite : c’est quoi la droite ? tout les membres de l’UMP, de l’ex UDF, du nouveau centre réunis ? ou bien tes ennemis sontpeut être tous les conservateurs, y compris au PS ? c’est juste ça qu’on aimerait savoir….

    à  bientà´t !

  45. D’une manière générale, oui, la droite sont les conservateurs, c’est pour ça d’ailleurs qu’ils refusent qu’on parle de ce clivage, ce que vous êtes en train de faire.

    Je n’ai pas d’ennemis. Je m’oppose juste à  certaines idées, à  certaines conceptions. En l’occurrence, d’ailleurs la droite française est plutà´t réactionnaire : elle cherche à  annuler toutes les formes de progrès réalisés depuis des années (ne répondez pas, je sais que vous ne considérez pas ça comme un progrès).

    Tout ça recoupe un ensemble de valeurs. La droite « traditionnelle » sera contre l’avortement et pour la peine de mort et tapera sur les fonctionnaires sales privilégiés nanère (voire la réaction de penthièvre ci-dessus) tout en hurlant quand des salariés chercheront à  faire valoir des droits alors qu’ils sont largement assez payés pour fermer leurs gueules ou quand un jury aura condanné à  10 ans de prison un boucher ayant assassiné un type de 20 ans venu lui piqué un biftek pendant la nuit.

    Hop ! Un peu de carricature ne nuit pas… Car tant que vous voulez intellectualiser le débat, en bons militants politiques que vous êtes, dans le seul but de faire survivre votre pensée politique qui nécessite l’abolition des clivages droite-gauche, vous ne proposez rien.

    A toutes les questions que j’ai posées ici, je n’ai aucune réponse. Je reçois beaucoup de questions, je suis sommé de répondre, mais vous n’avancez rien.

    Dites moi maintenant, quand vous aurez supprimé la retraite par répartition et la sécu, comment un type qui gagne 1000 euros par mois pourra payer sa mutuelle et mettre des sous de cà´té pour survivre quand il aura atteint 70 ans et qu’il sera trop vieux pour bosser ?

  46. @Nicolas J.

    Je dois dire que je vous reconnais une réelle volonté de discussion et d’ouverture, même si vous avez un peu tendance à  voir de l’idéologie partout, en confondant les objectifs (corriger ce qui ne marche pas) et les moyens (réformer).

    Non, on ne fait pas des réformes pour faire des réformes (pour le plaisir de), ce qui serait effectivement absurde (et même pas idéologique); et je ne crois pas que ce soit aujourd’hui le cas, y compris pour l’exemple de la SNCF que vous citez.

    Si la SNCF filialise le fret, c’est sans doute pour être en mesure de faire face à  l’élargissement de la concurrence sur ce secteur, dans les mêmes conditions que ses concurrents. Et puis, il y probablement des aspects comptables, de séparation de patrimoine, de conformité réglementaire européenne, de saine gestion compétitive (et puis le transport ferré du fret n’est pas vraiment un service public universel)…et de statut du personnel!

    Nous y voilà . Car là , on va toucher aux acquis sociaux; donc, pas d’accord, grève, etc.

    De toutes façons, Nicolas J., vous les dites, vous êtes évidemment opposé à  la privatisation de la SNCF. Je ne vois pas bien la raison de cette évidence (sauf parti pris idéologique?), mais rassurez-vous, il y a peu de chance de trouver preneur en l’état actuel de l’Entreprise.

    Donc, vous avez parfaitement le droit d’être contre telle ou telle réforme, mais à  condition de dire pourquoi, et pas seulement parce que ça va réduire les avantages acquis à  certains, en passant sous silence les bénéfices pour tout le monde. Donnez la raison profonde de votre opposition, et on pourra chercher à  imaginer des solutions en douceur, pour satisfaire le plus grand nombre.

    Pour votre dernier commentaires sur les les moyens de protection des salariés à  petit revenu, oui, il y a des réponses libérales autrement plus encourageantes que la situation actuelle (Sécu, retraite). Tu réponds LOmiG?

    Encore merci de votre participation à  cette discussion.

  47. Penthièvre,

    Quand je suis contre un truc, je le dis sur mon blog (je citais la SNCF à  titre d’exemple, ça n’est pas le lieu du débat).

    Et encore une fois, le mot est lancé : « Parti pris idéologique ». En France on a des meilleurs systèmes ferroviaires mondiaux et je voudrais le conserver par idéologisme !

    LomIG,

    Te fatigue pas à  répondre, il m’arrive de lire ton blog et je connais mes classiques. Je voulais juste signifier qu’on me posait beaucoup de question ici. J’en pose une… et la première personnes qui passe par là  demande à  un autre de répondre…

  48. Nicolas J.,

    je ne suis pas la première personne qui passe par là , je suis sur le billet depuis le début, et si vous avez déja vos réponses, pourquoi poser les questions?

    Faites plutà´t lire  » vos classiques » autour de vous.

    Merci

  49. Oups!

    Penthièvre,

    Désolé si je vous ai « vexé » avec mon « la première personne » ! C’était maladroit. Je voulais dire « la première personne après ma question » !

    « pourquoi poser les questions ? »… Parce que depuis le début de la discussion on ne me répond QUE par des questions.

    Je sais bien que je n’aurai aucune réponse…

  50. salut à  tous !
    désolé pour mon absence temporaire…il faut bien que je bosse aussi un peu pour mon patron ;)

    je reviens sur l’apostrophe de Nicolas J :

    quand vous aurez supprimé la retraite par répartition et la sécu, comment un type qui gagne 1000 euros par mois pourra payer sa mutuelle et mettre des sous de cà´té pour survivre quand il aura atteint 70 ans et qu’il sera trop vieux pour bosser ?

    Alors, premièrement je n’ai jamais parlé de supprimer la retraite par répartition, ni la sécu, mais de simplement permettre des solutions alternatives (qui existent déjà  depuis longtemps dans les faits pour la retraite – beaucoup de professions artisans professions libérales sont obligées de mettre de l’argent de cà´té pour leur retraite sous peine de ne rien toucher). Il est hors de question de sucrer aux gens ce qu’ils sont en droit de réclamer puisqu’ils ont cotisé, simplement de permettre la concurrence. Par exemple, appliquer le droit européen et autoriser quelqu’un à  assurer sa santé ailleurs qu’à  la Sécu.

    Deuxièmement, l’ensemble des mesures visant à  ouvrir ces secteurs (et bien d’autres) à  la concurrence vont permettre de diminuer – et doivent s’accompagner – d’une diminution de la fiscalité franche et nette (comme ça avait été fait en Nouvelle Zélande). Ce qui conduit (les exemple de pays qui l’ont fait Irlande nouvelle zélande et autres sont nombreux) à  une augmentation des salaires et des pensions touchées par les retraités.

    Je prépare un article pour donner les données disponibles sur les réformes libérales qui ont été conduites dans les années 90 en nouvelle zélande. C’est frappant de voir comme on peut être crispé sur certaines questions en France….

    à  bientà´t, et merci à  tous…

    @ DIdier Goux : oh, mais Nicolas ne dort jamais. c’est pour ça que je le titille un peu de temps à  autre. RIen de tel que des gens qui ne sont pas d’accord, mais aiment discuter, non ?

  51. Sur la sécu et la retraite tu veux laisser le système et permettre la concurrence. Bien. Quand ceux qui cotisent le plus auront basculé ailleurs, qui va alimenter le système pour les autres ?

    Par ailleurs, prendre l’Irlande pour exemple est très sympathique. Les braves gens… Ils devraient refuser la constitution Européenne aujourd’hui.

  52. Laissons le libre jeu de la concurrence faire émerger des solutions ; c’est comme ça que ça se passe. Sous la pression de la concurrence, et pour se maintenir les caisses (privées ou publiques) seront bien obligées d’imaginer des solutions 1)rentables et 2)qui offrent un vrai service aux clients. C’est ça le marché !

    Et au lieu d’avoir un système o๠l’on contraint les gens, ils auront le choix d’aller o๠ils veulent, et de surcroit seront mieux remboursés et toucheront une retraite plus importante….

    Oui l’Irlande est un bon exemple de pays qui a, en quelques années explosé tous les records et s’est profondemment transformé pour devenir le pays le plus dynamique d’europe. EN libéralisant leur société.

    à  bientà´t !

  53. Bonjour,

    Il y a une chose que je trouve insupportable dans les réactoins de Nicolas, c’est la condescendance et l’arrogance.

    Pourtant je suis d’accord avec Nicolas sur les deux tiers de son propos. Mais ce ton d’homme qui détient LA vérité et se permet de prendre tous les autres de haut…

    Comment la gauche peut-elle récupérer son électorat si elle se moque systématiquement de toute personne qui pense prétendument « de travers »?

    Cordialement

    Coline

  54. Coline,

    Ce n’est pas « la condescendance et l’arrogance » (pourtant même quand je dis ça, ça y ressemble). Je suis sur un blog avec des idées assez opposées aux miennes et je réponds à  au moins trois correspondants qui me tentent de me pousser dans mes retranchements.

    Maintenant, relis ces correspondants : ils détiennent tous LA vérité !

  55. @ coline : bonjour ! je suis content que tu vois, toi aussi ce cà´té homme-qui-détient la vérité chez Nicolas. Pour cette raison, je n’ai pas répondu à  son dernier post qui disait tout simplement n’importe quoi:

    Continue à  défendre la politique de Nicolas Sarkozy.

    Je n’ai pas parlé de Sarkozy une seule fois dans mes commentaires.

    Et accuse la gauche de taper sur la droite alors que ton seul propos est de taper sur la gauche…

    O๠donc ai-je dis cela ??

    Je serais très heureux de parler avec toi coline, d’autant plus si nos avis sont différents, ça n’en sera que plus constructif (c’est ça que Nicolas à  du mal à  comprendre).

    belle journée à  tous !

  56. Max,

    Dès ton premier commentaire tu tapes sur la gauche. J’ai la flemme de relire le reste. Mais un peu d’objectivité ne nuit pas.

    Non ! C’est forcément l’autre qui n’est pas objectif et qui est l’homme-qui-détient-la-vérité…

  57. @ Nicolas J : tu dis

    Non ! C’est forcément l’autre qui n’est pas objectif et qui est l’homme-qui-détient-la-vérité…

    Comment peux tu avoir envie d’échanger quelque chose avec quelqu’un dans ces conditions ? Je comprends mieux « Partageons mon avis » maintenant, ce n’était donc pas ironique. t’arrive t il de penser que tu peux te tromper ?

    si dénoncer le manque de clarification idéologique de la « gauche », c’est « taper sur la gauche », alors oui, tu as raison j’ai « tapé sur la gauche » ? par contre, si tu ne vois pas cela, je crois que tu es bien le seul. mais ça n’est pas une attaque contre la gauche (je n’ai rien contre elle :) ), simplement un constat de la situation politique actuelle en france. j’attends avec impatience la reconstruction de cette gauche éclatée pour pouvoir voir apparaitre un niveau de débat plus élevé sur la scene politique française.

    d’autre part, je n’ai jamais parlé de sarko.

    un peu d’objectivité ne nuit pas, effectivement ;)

  58. Continue le « c’est pas moi, c’est l’autre », on va « voir apparaitre un niveau de débat plus élevé sur la scene politique française ».

  59. Salut Coline,
    merci pour ton commentaire…tu as eu raison je crois, de souligner que même si on est d’accord avec quelqu’un, on peut réprouver son mode de communication.
    Saches que pour ma part, et même si je suis comme tout blogueur un peu convaincu de ce que j’avance, j’aime bien pour autant la contradiction. Je n’aime rien plus que changer d’avis.

    à  bientà´t !

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