Citation #87

Il n’y a rien dans les principes du libéralisme qui permette d’en faire un dogme immuable ; il n’y a pas de règles stables, fixées une fois pour toutes. Il y a un principe fondamental : à savoir que dans la conduite de nos affaires nous devons faire le plus grand usage possible des forces sociales spontanées, et recourir le moins possible à la coercition.
Friedrich Hayek (1899-1992)

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Rubin
12 années il y a

Salut Lomig,

Je vais me faire l’avocat du diable sur ce coup : le « principe fondamental » exposé par Hayek ressemble à s’y méprendre à un dogme !

Rubin
12 années il y a

Un anti-libéral y verrait volontiers le dogme suivant : il ne faut pas recourir à la coercition. Et si le dogme est le principe fondamental, intangible qui irrigue une pensée politique, nous aurions du mal à le contredire littéralement.

Mais nous pourrions effectivement lui répondre que s’il s’agit d’un dogme, alors c’est probablement le plus ouvert d’entre eux. Un dogme anti-dogmatique en somme, puisqu’il refuse la coercition qui serait nécessaire à son application.

Marc
12 années il y a

Bonjour Lomig.

Une autre citation que tu connais probablement, mais que je trouve très pédagogique :

http://baronnet.blogspot.com/2008/07/travail-et-innovation.html

Nicolas
12 années il y a

Salut LOmiG J’ai trouvé cette définition : Dogme = « Position d’un courant de pensée, point doctrinal, principe établi ou regardé comme une vérité incontestable… » Je crois qu’on est en plein dedans !…Pour Hayek, il y a « vérité incontestable » qu’il appelle « principe fondamental » mais c’est la même chose ! Quand aux modalités d’application, il me semble que, dans son esprit la marge de manœuvre soit assez maigre et que « le plus possible » et « le moins possible » se renforcent mutuellement pour ne pas laisser beaucoup de place à des positions intermédiaires….ce qui, il faut lui reconnaitre, est en cohérence avec sa doctrine ! Sauf à jouer sur les mots cela me semble relever du dogme ! … Pourquoi pas !… mais pourquoi le nier ? Salut Rubin « Un anti-libéral y verrait volontiers le dogme suivant : il ne faut pas recourir à la coercition. Et si le dogme est le principe fondamental, intangible qui irrigue une pensée politique, nous aurions du mal à le contredire littéralement. » Effectivement, difficile de ne pas y voir un dogme ! …d’autant plus que l’on peut énoncer un dogme sans pour autant vouloir l’imposer par… Lire la suite »

Rubin
12 années il y a

Nicolas :

Je dis « un anti-libéral » parce que, et j’insiste, le principe fondamental de Hayek échappe in fine à la qualification de « dogme » en ce qu’il refuse quasi tautologiquement le recours à la coercition.

Rubin
12 années il y a

Quand je dis que FAH écarte toute coercition, je ne parle pas sur le fond, mais sur la méthode.

Rubin
12 années il y a

J’avais une citation de Kant qui dit ça, mais je l’ai déjà utilisée quelque part ;-)

Nicolas
12 années il y a

Salut LOmiG Salut Rubin Réponse un peu tardive pour cause de déplacement professionnel. Entendons nous bien, mon propos n’était pas de traiter Hayek de dogmatique…d’ailleurs je n’ai pas écrit « dogmatique » ! Je trouve simplement un peu osé de sa part de commencer par affirmer « le libéralisme c’est pas un dogme » (sous-entendu que les autres formes de pensées le sont) pour énoncer, dans la foulée, ce qui lui ressemble comme 2 gouttes d’eau ! Dire cela n’est pas une critique négative des principes énoncés dans la citation ! D’ailleurs à ce propos, je considère que la pensée particulièrement originale d’Hayek a été un apport majeur pour la pensée économique, il a été probablement un des plus convaincant défenseur du libéralisme notamment du fait qu’il ne s’appuie pas uniquement sur un modèle théorique nécessairement simplificateur et souvent loin de la réalité. Une des grandes forces d’Hayek est d’avoir été un véritable érudit, autant historien, philosophe, qu’économiste. En conséquence je ne le considère pas comme un « dogmatique » au sens que je lui donne c’est-à-dire quelqu’un qui bâtit ses théories en s’appuyant sur des concepts figés, sur une « vérité » qu’il ne peut remettre en cause. Je le considère d’autant moins comme tel qu’il s’est… Lire la suite »