Citation #94

La presse économique nous a récemment abreuvés de reportages sur la dure vie de ceux qui sont payés un salaire de misère dans les pays anglo-saxons où le salaire minimum est faible ou inexistant. L’erreur implicite (et probablement volontaire) transmise par ces hebdomadaires consiste à comparer ces gens-là avec nos smicards, évidemment beaucoup mieux payés. Or, ceux qui gagneraient aussi peu en l’absence de salaire minimum ne sont pas les smicards. Ceux-là sont assez productifs pour justifier leur emploi au niveau imposé, et ne gagneraient donc pas moins si on supprimait le SMIC. C’est avec nos exclus, victimes de nos interdiction de travailler, qu’il faut comparer les faibles salaires dans les autres pays.

Et à qui prétend qu’il vaut mieux ne pas travailler que le faire à ces conditions, on répondra que c’est aux intéressés de choisir. Les législateurs du salaire minimum, en les privant de leur Droit de choisir, leur confisquent leur Droit naturel (et constitutionnel) de travailler. Confisquer à quelqu’un son Droit de travailler, c’est se dire propriétaire de sa capacité de travail. Et se prétendre propriétaire du travail de quelqu’un, c’est de l’esclavagisme.

Si on supprimait le SMIC, par conséquent, la seule conséquence en serait de rendre leurs chances à une foule d’êtres humains en les rétablissant dans leur droit d’entrer à nouveau sur le marché du travail, alors qu’ils en étaient exclus faute de produire assez pour rentabiliser leur embauche par un éventuel employeur.

Dans le climat terrorisant de la « pensée unique » qui domine notre pays, il faut du courage pour réclamer la suppression du salaire minimum. On a tôt fait d’interpréter cette position comme l’expression du désir de favoriser « les patrons » aux dépens des « travailleurs ». Il s’agit, bien au contraire, de rendre leurs chances en rendant leur Droit à ceux qui, c’est le cas de le dire, sont les moins favorisés. C’est pourquoi je considère que réclamer la suppression du salaire minimum est un devoir moral qui s’impose à tous et je souhaite donc que tous hommes de bonne volonté, de tous horizons, s’engagent dans une campagne pour sa suppression.

Pascal Salin

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Eva
Eva
12 années il y a

Alors Lomig on a oublié ses cachets ce matin, allez reprend ton Liponex !

LOmiG
LOmiG
12 années il y a

salut Eva,
non, non, je ne prends rien le matin ;)

Pourquoi ce commentaire lapidaire et peu clair ? Aurais-tu peur de discuter du fond des arguments de la citation ?

à bientôt !

Criticus
12 années il y a

Là, en revanche, il va sans dire que je suis 100 % d’accord avec Salin !

Et n’ai donc rien à ajouter, retrancher ou modifier à cette citation.

René
12 années il y a

Tout comme Criticus, je n’ai rien à dire de plus. Tout ça est d’une limpidité et d’une évidence proverbiales…

A bientôt

LOmiG
LOmiG
12 années il y a

salut les gars ! :)
merci pour vos commentaires : oui cette pensée est d’une limpidité assez incroyable, et il parait bizarre que certains ne veuillent pas la voir, et accepter cela. Ils vous traiteraient d’ultra-libéraux, alors même que le fond du discours de Pascal Salin est bien de permettre aux plus démunis de s’en sortir…
Ce qui prouve juste qu’ils n’ont pas compris que le libéralisme est un humanisme.

à bientôt

Jules Ferry
Jules Ferry
12 années il y a

Si on supprime le salaire minimum, combien vont gagner les enseignants du niveau de M. Salin ?

Charlatan Crépusculaire
Charlatan Crépusculaire
12 années il y a

Je vous trouve un brin consensuels^^ « Or, ceux qui gagneraient aussi peu en l’absence de salaire minimum ne sont pas les smicards. Ceux-là sont assez productifs pour justifier leur emploi au niveau imposé, et ne gagneraient donc pas moins si on supprimait le SMIC. » Pour moi, c’est une supposition totalement fausse que rien ne permet d’étayer. Tout prouve au contraire que le SMIC est une barrière et que le niveau de salaire de ces « productifs » serait remis en cause dès sa suppression. « Et à qui prétend qu’il vaut mieux ne pas travailler que le faire à ces conditions, on répondra que c’est aux intéressés de choisir. » Qui prétend cela ? Ceux qui ont choisi de ne pas travailler : 1) ne touchent pas le SMIC 2) sont une infime minorité sur laquelle ne doit certainement pas s’appuyer un système pour se mettre en place. « Les législateurs du salaire minimum, en les privant de leur Droit de choisir, leur confisquent leur Droit naturel (et constitutionnel) de travailler. » Je ne vois pas où est la logique. Ceux qui touchent le SMIC travaillent. Il doit manquer un morceau pour pouvoir comprendre le raisonnement, non ? Peut-être définir ce que sont ces exclus… Lire la suite »

RST
RST
12 années il y a

Je suis arrivé ici en passant par là :http://comite-de-salut-public.blogspot.com/2008/09/et-si-on-envoyait-pascal-salin-et-ses.html et j’avais le choix entre vomir ou poser une question. Je me retiens donc de vomir et je pose ma question (en oubliant le SMIC, la « pensée unique » dont tout le monde se réclame, et toutes les théories fumeuses): Est-il acceptable pour vous, au nom de vos principes, qu’un individu puisse avoir un emploi salarié qui ne lui donne pas les moyens de subvenir à ses besoins élémentaires ?

René Foulon
12 années il y a

Ce n’est pas à moi que ce commentaire s’adresse, mais je voudrais y répondre, si Lomig me le permet. Moi, ce qui me fait vomir, c’est ce que je lis en suivant le lien que vous avez inclus dans votre texte. Et je ne prends même pas la peine de poser des questions : je connais d’avance les réponses et ça me révolte. Et aussi le ton méprisant de l’article, sans parler des injures qu’il contient… Ensuite, je tiens à répondre à la vôtre, de question. Ne vous en déplaise, et si cette hypothèse (vérifiée dans les faits, je le sais) est sans doute inacceptable d’un point de vue purement philosophique, elle est parfaitement explicable et totalement inattaquable d’un point de vue économique. Et une entreprise n’est pas là pour philosopher ni pour faire de l’humanitaire, n’en déplaise à Olivier Besancenot. Ce n’est pas à l’entreprise d’assumer les charges de ses salariés. Le salaire n’est pas la contrepartie de ce que dépense, volontairement ou pas, le travailleur; il est la contrepartie de son travail et rien d’autre. Ensuite, que ce salaire calculé en fonction du marché et de l’activité économique, ne suffise pas à « subvenir à ses besoins élémentaires », ce… Lire la suite »

Ozenfant
12 années il y a

Entre des ignards (de droite) en économie de terrain qui ne savent rien mais affirment tout et des ignards (de gauche) en économie de terrain qui ne savent rien mais affirment tout… mon coeur balance.

1° Il faut commencer par poser le budget de l’état et de la Sécu.
2° Enlever les charges sur les salaires, pas un patron de gauche ni de droite ne sera contre, mais par quoi le remplace t’on (Plan Borloo/Arthuis) ?
3° Dans le cadre des autorisations de Bruxelles, il est possible de faire peser une prtie des charges sur les Stés financières et les importateurs, ce qui donnerait une bouffée de compétitivité à nos entreprises.

Est-ce çà, dont vous essayez de parlez ?

Charlatan Crépusculaire
Charlatan Crépusculaire
12 années il y a

Mathématiquement, le salaire versé par l’entreprise serait multiplié par 1,8 (1,72 en fait), mais pas le revenu disponible. les 0,8 supplémentaires serviraient à payer les retraites, la protection sociale et le financement des assedic ou du revenu d’existence si on se place dans le cadre proposé. Plus, les augmentations d’impôts pour financer les différents autres prélèvements obligatoires.

Pour schématiser, les prélèvements obligatoires vont de 30% dans les pays les moins « prélevé » à 45% en France. Les 15% correspondent grosso modo à l’assurance santé. J’ai bien l’impression que c’est plutôt le mode de prélèvement (basé sur la solidarité en France : les gros revenus paient plus que les petits alors que le coût par individus est peu ou prou le même) qui est en cause plutôt que le prélèvement en lui-même.

RST
RST
12 années il y a

@ René Foulon
Merci pour votre réponse.
Vous dites :
« si cette hypothèse (…) elle est parfaitement explicable et totalement inattaquable d’un point de vue économique »
De quelle hypothèse parlez-vous ?
En ce qui me concerne, je ne connais aucune, je dis bien aucune, hypothèse économique qui ne soit pas discutable. En économie, il n’y a pas de « vérité » absolue.

Sinon, vous n’avez pas répondu à ma question. Je suis d’accord que la définition des besoins élémentaires peut être sujet à interprétation mais en supposant que l’on se soit mis d’accord sur le contenu minimum (logement décent, alimentation correcte, accès aux soins médicaux, à l’éducation, …), je vous repose ma question (à vous et pas à l’entreprise):
Est-il acceptable, au nom de vos principes, qu’un individu puisse avoir un emploi salarié qui ne lui donne pas les moyens de subvenir à ses besoins élémentaires ?

Charlatan Crépusculaire
Charlatan Crépusculaire
12 années il y a

@BLOmiG : Quelque part, si, c’est un jugement moral. Le point de départ est de savoir si la protection sociale (par exemple), peut être correctement assumée par un individu isolé (ce que l’expérience infirme) et si les revenus de son travail doivent lui permettre de vivre correctement (là encore, l’expérience montre que ce n’est pas le cas). Le pacte social détermine le SMIC moralement et non économiquement, la protection sociale également. L’aspect moral est primordial, le point économique n’a pas d’importance en l’occurrence : si on considère des économies homogènes, les règles s’appliquant à tous ne perturbe pas l’équilibre de marché. Et si on ne considère pas les économies de manière homogène, le niveau concurrentiel de salaire à prendre en compte est le plus bas (celui des économies émergentes donc) et on se retrouverait donc avec des salaires à 100 euros par mois. Et dans les deux cas, ça ne résiste pas à la réalité. Ton raisonnement simpliste sur la comptabilité est justement trop simple. Les facteurs de compétitivité d’une entreprise sont nombreux, et dans la plupart des cas se résume à une chose : la qualité du management. Agir librement sur les salaires serait beaucoup trop tentant dans la… Lire la suite »

RST
RST
12 années il y a

@ LOmig 1)Je ne vois pas ce qu’il y a de louche dans le ton des gens comme CSP. Leur positionnement est clair me semble-t-il. Je crois que l’on peut le résumer en disant, en gros, que face à la violence du capitalisme, ils opposent une autre violence qui peut être considérée comme une sorte de résistance. Je ne dis pas que je sois tout à fait sur la même ligne mais leur façon de voir les choses mérite à mon sens d’être prise en considération. J’imagine bien que tu n’es pas d’accord et je propose que l’on ne perde pas de temps sur ce sujet secondaire 2)Sur l’économie et ses hypothèses, je n’ai jamais dit qu’il n’existait pas de connaissances ce qui serait stupide, soit dit en passant. Je dis seulement qu’il n’existe pas de loi démontrée de façon irréfutable comme par exemple en mécanique la loi de la gravitation. Tous les principes en économie peuvent (et doivent) être remis en cause en permanence. 3)Quant à ″l’employé qui coute plus cher à son employeur que ce qu’il produit″, il faudra que tu m’expliques comment on fait pour calculer, dans une entreprise, le coût de la production du balayeur, de… Lire la suite »

RST
RST
12 années il y a


1) Disons que dans les sociétés dites capitalistes, une certaine forme de violence existe. C’est bien entendu une affaire de perception individuelle et nous resterons tous les 2 sur nos positions respectives et …. respectables
2) OK
3) Tu confonds ce qu’un individu donné rapporte (qui est pratiquement impossible à calculer dans la majorité des cas) et ce qu’un employeur est prêt à lui payer. Ce sont 2 choses différentes.
4) Satisfait par ta réponse. Nous sommes d’accord sur le principe essentiel et en désaccord sur la façon de procéder bien que l’idée de « revenu minimum universel » me paraisse séduisante (pour le peu que j’en connaisse). A moi d’approfondir sur ce sujet.
A

lecoucou
12 années il y a

Lomig, j’ai vraiment l’impression d’un tour d’illusionniste dans cette affirmation : «en les privant de leur Droit de choisir, leur confisquent leur Droit naturel (et constitutionnel) de travailler. Confisquer à quelqu’un son Droit de travailler, c’est se dire propriétaire de sa capacité de travail. Et se prétendre propriétaire du travail de quelqu’un»… Que vaudra la « propriété » d’un travailleur de base dans cette société libérale? Pas beaucoup plus d’un clou… Vous semblez penser qu’en défendant ces idées, vous vous situez ailleurs qu’à droite, ou à gauche, et pas davantage au centre, j’imagine… Moi, je veux bien, mais ce discours me paraît furieusement élitiste, « compétitioniste » (excusez), et prophète d’une foire d’empoigne guère alléchante. Il me semble évident que dans ce Meilleur des mondes libéral, la liberté de négocier le prix de son travail, au bas de l’échelle, resterait un leurre, et que le sentiment d’injustice sociale y serait aussi vif qu’aujourd’hui. Donc, source des mêmes conflits.

Charlatan Crépusculaire
Charlatan Crépusculaire
12 années il y a

@BLOmiG : oui, j’avais perçu que nous n’étions pas en phase^^ Mais tu es soit d’une grande naïveté, soit d’une grande mauvaise foi. « le droit, et le respect des êtres humains, de leur nature. Voilà mes valeurs. Je veux vivre dans une société qui ne bafoue aucun être humain, aucune minorité pour des raisons d’utilité sociale, ou d’optimisation. » Je ne vois pas où le libéralisme actuel répond à cela. Prétendre défendre les libertés et les défendre effectivement, ce sont deux choses. Si tu me parles des libéraux classiques, oui, je suis d’accord. Tout comme les socialistes et d’autres courants inspirés des Lumières. Les néo-libéraux ont oublié cela pour se focaliser sur la mise en place d’un système dogmatique qui pour les plus extrêmistes (dont Pascal Salin) confine à l’anarchie. Déréglementation n’équivaut pas à liberté. Et ce n’est pas parce qu’on souhaite que l’homme soit foncièrement bon et équitable qu’il va la devenir spontanément grâce à la mise en place de préceptes libéraux. La liberté de fixer les salaires conduit inévitablement à l’aggravation des inégalités. Le manque de réglementation conduit inévitablement à la constitution de groupes de pression, une forme insidieuse de dictature. Oui, chez les bisounours, tout se passe bien… Lire la suite »

LOmiG
LOmiG
12 années il y a

Je rebondis juste pour préciser deux points : néolibéralisme est un mot vide de sens. Dis libéralisme, ça ira plus vite. j’ai fait un article là-dessus, je n’y reviens pas (La vérité sur le néolibéralisme). tu dis : »La liberté de fixer les salaires conduit inévitablement à l’aggravation des inégalités. » oui, peut-être, mais je pense que cela se fait vers le haut. Et c’est d’ailleurs ce qu’on observe dans la réalité. Le capitalisme moins régulé que chez nous conduit à une augmentation des richesses, et à une augmentation simultanée des inégalités. L’inégalité en tant que telle ne doit pas être montrée comme négative, si elle n’est que le résultats de processus légitime d’échanges. 700 millions de personnes ont quittés l’extrême pauvreté l’an dernier (au sens de l’OMS, je crois, à vérifier, c’est à dire ceux qui ont moins de X dollars par mois pour vivre). Le nombre de pauvre diminue rapidement sur terre : on peut le nier, mais dans ce cas il n’est pas possible de discuter. La diminution de la pauvreté n’est pas à mettre au crédit de la régulation étatique, mais bien au crédit des créations de richesses, de ceux qui entreprennent, de ceux qui font du commerce,… Lire la suite »

Charlatan Crépusculaire
Charlatan Crépusculaire
12 années il y a

Vide de sens…donc, pour toi, le libéralisme selon Hayek est le même que celui des physiocrate ou de Smith ? Tu devrais remettre des ordres de grandeurs corrects sur tes idées. Le chiffre que tu cites correspond aux 25 dernières années. Et il est essentiellement du à la Chine, l’Inde, et les 4 dragons. La Chine ou l’Inde sont-elles de bons exemples de pays libéraux ? Et on parle là du seuil de pauvreté selon l’OMS, qui est perçu au niveau mondial et non selon les contextes spécifiques (un salaire de 50 euros par mois suffit à ne pas être dans cette catégorie de pauvres). Par ailleurs, l’extrême pauvreté ayant augmenté dans le même temps, je ne suis pas certain que la réussite soit totale. En contrepartie, la pauvreté aux Etats-Unis (selon des critères adaptés) a augmenté de plus de 10% entre 2000 et 2004, et est restée stable en France. Cela veut-il dire que la France est moins régulée que les Etats-Unis ? Le pays ayant le moins de pauvres dans le monde est la Suède (réputée pour ses grandes politiques libérales…). Cette période correspond également à un creusement des inégalités sans précédent. Que les pauvres aient tendance à… Lire la suite »

Charlatan Crépusculaire
Charlatan Crépusculaire
12 années il y a

Oui, j’ai des chiffres.

Quant aux pauvres aux USA, crois-moi, pour en avoir fréquenter, ils sont pauvres (et ils travaillent). Tu peux croire si c’est plus confortable pour toi, que la pauvreté aux USA est relative, et c’est vrai si on compare à l’Ethiopie, mais elle est réelle et ne s’arrange pas sous prétexte que des riches deviennent plus riches. Une des beautés du système américain est par exemple, qu’une mère célibataire sans revenu sera effectivement sans revenu et sans couverture sociale.
Tu as parfaitement le droit de remettre en cause les mesures concernant la pauvreté (qui sont pourtant couramment et officiellement admises), mais j’ai aussi le droit de considérer que ta remise en cause, même étayée de textes (après tout, on trouve des sceptiques sur tout, y compris 9/11 ou l’âge de la planète), ne tient pas la route.

Et pour ce qui est des inégalités, oui, ça me pose un problème car le revenu moyen sur les deux dernières décennies (en France ou au US) n’a que très peu évolué alors que les inégalités se sont largement creusées.

Ozenfant
12 années il y a

« Les idées d’une époque sont comme le mobilier ou les appartements de la classe dominante : ils datent de l’époque précédente ». R.D.

Il faut trouver des solutions nouvelles, le monde économique est entrain de basculer, ratiocinner des idées éculées ne mènera à rien !
Lire :
Jean Peyrelevade ancien PDG du Crédit Lyonnais et vice-Président du Modem, auteur de « Sarkozy…. interrogé sur l’économie :
…lien supprimé… ou
Pour une autre économie: http://horizons.typepad.fr/accueil/2008/09/pour-un-protect.html#comments

Criticus
12 années il y a

@ Oz

Tu l’as déjà sortie chez moi, cette citation… ;-)

Ozenfant
12 années il y a

Roman !
Mêmes maux, même remèdes…

, désolé ! Pour le lien, je ne le ferais plus, il te suffira de cliquer sur mon nom à la place ! (lol).
Mais je suis sur que tu es conscient que nous ne sommes que da

Ozenfant
12 années il y a

Oups !
… dans un blog, tu sais un blog !
Ces endroits ou des gens qui soit n’ont plus grand chose à faire dans la vie, soit n’ont encore rien fait dans la vie….
Passent leurs temps à s’astiquer l’égo avec le sérieux innénarrable qu’ont seuls les gens dépourvus d’imagination !

Clarlatan Crépusculaire
Clarlatan Crépusculaire
12 années il y a

: je n’en vois pas l’intérêt. Quels que soient les chiffres, le débat sur l’évolution de la pauvreté reste idéologique, du fait même qu’il y a toujours débat (pas qu’ici).

@Ozenfant : tu n’es pas très gentil avec Lomig. :D

Charlatan Crépusculaire
Charlatan Crépusculaire
12 années il y a

Contrairement à tes arguments qui ne sont pas idéologiques je suppose (pour preuve la vérité scientifique des 700 millions de pauvres en moins l’année dernière) ? Mais si tu le dis, tu as sûrement raison. Cela dit, pour ce qui est de la pauvreté, voici pourquoi on peut en parler des heures, avancer des chiffres et se prétendre factuel sans pour autant avancer d’un iota dans la discussion : – les seuils de pauvreté ne sont pas consensuels, même si on peut en trouver certains ayant un caractère « officiel » – l’évaluation même de la pauvreté selon l’aspect purement économique n’est pas consensuel. Beaucoup lui préfère l’indice de développement. – balancer des chiffres sans savoir ce qu’ils recouvrent précisemment et sans analyse n’a aucun sens. L’évolution de la pauvreté a été très différente si on considère l’Asie, l’Afrique subsaharienne ou l’Amérique centrale (ou n’importe quelle région). Et pour étayer ton propos, il faudrait pouvoir déterminer pays par pays comment ces gains ont été réalisés. L’essentiel des 500 millions de pauvres en moins viennent de Chine et d’Inde. Sur le reste, on trouve les pays d’Asie du Sud-Est. Tous ces pays sont des économies encadrées où le rôle de l’état est extrêmement… Lire la suite »

René
12 années il y a

Je voudrais tenter de mettre tout le monde d’accord (Humour…)

A quoi sert de discuter pendant des heures pour savoir s’il y a plus de pauvres, moins de pauvres, qu’est ce qu’on appelle un pauvre, etc, etc…

Je sais que je vais faire grincer des dents, mais en tout état de cause, ce n’est pas à l’état d’éradiquer la pauvreté ! C’est aux individus eux-mêmes par leur travail et la production de richesses d’une part, et par la négociation (salariale ou contractuelle) pour ce qui est de la répartition de ces richesses. Le seul rôle de l’état, dans cette affaire, c’est de veiller à ce que tout ça reste honnête (pas d’accords illicites ou d’escroqueries).

Ensuite, qu’il y ait des inégalités n’a strictement aucune importance, du moment que l’ensemble est tiré vers le haut par un bon niveau d’activité économique. Et ça aussi, c’est du ressort indirect de l’état, qui n’a pas à « pomper » les ressources, à spolier les citoyens du fruit de leur activité, et en conséquence à décourager d’entreprendre…

A bientôt.

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