Quelques mots que j'aurais aimé écrire…

Récapitulons: outre la contribution de 1,1% sur les revenus du capital pour financer le RSA, le gouvernement annonce vouloir, au nom de l’écologie, taxer les assiettes et couverts jetables, les produits gras et salés, les ordures ménagères mises en décharge, mais aussi les automobiles polluantes et tout dernièrement les trop fortes consommations d’électricité. Ce matin, le ministère du développement durable a démenti « catégoriquement » cette dernière éventualité. Matignon aurait cependant donné son feu vert, selon Le Parisien, à l’extension de la formule du bonus-malus aux télévisions, réfrigérateurs, lave-linge, scooters, etc. « Un concours Lépine », a lâché ce matin Bernand Accoyer (UMP), président de l’Assemblée nationale.

Tout cela n’est effectivement pas sérieux. D’autant que Nicolas Sarkozy s’est engagé, durant sa campagne présidentielle, à réduire les prélèvements obligatoires. Que deviennent ses promesses? En fait, si le gouvernement voulait faire la démonstration de son manque d’imagination, il ne s’y prendrait pas autrement que Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie et du développement durable, apparemment satisfait de sa fiscalité écologique. Or, elle n’est qu’un retour aux vieilles recettes de l’économie administrée, qui aurait tort de se croire à nouveau plébiscitée à la seule vue de ce qui se passe aux Etats-Unis. Les Français n’ont pas voté pour subir une politique interventionniste, qu’ils ont justement rejetée. Et si le gouvernement cessait enfin de taxer les Français?

Lu sur le blog d’Ivan Rioufol

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René
12 années il y a

Bravo pour cette réacton parfaitement justifiée, et que je partage complètement !

Ce gouvernement fait à peu près le contraire de ce qu’avait promis le Président et de ce sur quoi il a été élu. Je me sens cocu ! Et je ne suis évidemment pas le seul.

En dehors de ces considération d’ordre purement politique (électoraliste), cette taxation « tous azimuths », avec l’excuse de l’écologie, ne peut de plus que rater son objecif d’être « à somme nulle ». Si elle réussit sur le plan des comportements, elle échoue nécessairement sur le plan fiscal. A preuve le « bonus-malus » automobile, qui coûte des sommes folles à l’état, c’est à dire à nous…

A bientôt.