Citation #98

Toute philosophie politique qui n’est pas construite comme une théorie des droits de propriété passe complètement à côté de son objet et doit par conséquent être rejetée d’emblée comme un verbiage dépourvu de sens pour une théorie de l’action.

Hans Hermann Hoppe(1949 – ) Philosophe et économiste américain

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Fabrice
13 années il y a

J’aurais aimé qu’un jour l’on nous démontre en quoi la propriété est un « droit naturel » (pour peu qu’un droit puisse être naturel, ce qui m’étonnerait vu que le droit est une construction de la pensée humaine)…
Si je dis que la propriété est une aberration issue de l’esprit dérangé de l’humanité (mais sans le prouver plus avant) suis-je tellement plus critiquable dans la construction d’une idéologie politique que celui qui part de l’axiome inverse ?

Fabrice
13 années il y a

Donc si je comprends bien, Hoppe considère que le collectivisme, qui est une théorie d’application du principe de propriété, n’est pas à rejeter ?
Fais gaffe, à trop discuter avec nous toi aussi tu deviens un affreux méchant (affreux méchant collectiviste s’entend) ;)

Fabrice
13 années il y a

Ah mais non mon cher, le collectiviste est aussi pour la démocratie, il est même pour son expression directe : si négation de propriété il doit y avoir (par voie d’expropriation), elle est soumise à vote réfrérendaire, à partir de là c’est la majorité qui décide, difficile de parler d’arbitraire quand il y a vote démocratique. Pas à assumer d’arbitraire donc…. Quand à parler des droits fondamentaux de l’être humain, comme tu l’as dit le droit repose sur le consensus accepté dans un modèle de société, la société libérale prône la propriété privée comme sacrosainte, le collectivisme reconnait l’habeas corpus (liberté) mais pas le doit d’appropriation d’un bien commun (propriété privée), ce n’est pas parce qu’on a pas les mêmes valeurs qu’on est moins cohérents, ou plus totalitaires. Si j’étais, moi, libéral, je serais aussi bien mal pour défendre un Etat de droit (qui, par définition, se base par l’existence d’une autorité judiciaire « supérieure » au citoyen lambda pour régler les litiges) qui se voudrait réaliste avec la limitation de la sphère publique aux domaines régaliens : si l’Etat doit garantir les libertés individuelles, il doit par conséquent garantir l’égalité entre citoyens, donc se substituer au privé pour l’Education (l’éducation privée,… Lire la suite »

Fabrice
13 années il y a

la définition de l’arbitraire est « application de la subjectivité d’une personne détenant une parcelle de pouvoir aux dépens d’une autre qui en est démunie », dans le cas du vote majoritaire dans une démocratie, tout le monde est possesseur de la même parcelle de pouvoir (droit de vote), donc non il ne saurait y avoir d’arbitraire lors d’un vote démocratique (à l’inverse d’une ploutocratie où là seuls certains détiennent le droit de vote), CQFD…
Liberté, Egalité, Fraternité,, ça te dit quelque chose ? Les citoyens ne sont pas égaux devant la Loi, ils le sont en droit (et en dignité selon la déclaration des droits de l’homme) , hors je te rappelle que selon notre constitution la santé et l’éducation sont des droits… Que l’Etat soit le garant de l’exécution de la constitution je n’y vois rien de choquant ou de dangereux, bien sûr tu peux exprimer ton désaccord avec les lois de la république, mais sauf à avouer ton arbitraire tu ne peux contester leur exécution (si tu le faisais tu t’exclurais de toi même de l’application du droit, on n’y prend pas juste ce qui nous arrange).

Fabrice
13 années il y a

Le gouvernement n’est séparé du peuple que par une vue de l’esprit, d’aucuns te diront que, puisqu’il est issu du vote du peuple, il en est le représentant, donc toute ses actions sont réputées avoir l’aval de la majorité, toi qui défendais le fichier EDVIGE (que pour le coup je trouve arbitraire, non pas parceque je suis opposé à son principe mais parcequ’il contredisait un article de notre constitution, garante de notre démocratie) te voilà maintenant à dénoncer l’arbitraire des gouvernements pour défendre tes théories, à un moment il faut choisir… En fait tu fais une grosse erreur dans l’interprétation de la définition de la Loi, elle ne donne pas explicitement les droits, elle cite juste les interdits, ce qui n’est pas interdit est automatiquement autorisé, pas question de « droit de » donc, juste de « pas interdit de ». Le droit n’est pas défini comme exclusion d’une interdiction, il est défini comme absolu et devant être garanti par les pouvoirs publics (en l’occurrence en France : l’Etat), nous parlons donc forcément d’un « droit à », il n’y a pas plus de flou là dedans que celui que tu veux y apporter pour coller à ton argumentaire, au final l’Etat, dans son expression régalienne,… Lire la suite »