Se disputer avec une personne qui a renoncé à utiliser sa raison, c’est comme administrer un médicament à un mort.
Archives : Citations
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Thomas Paine
Se disputer avec une personne qui a renoncé à utiliser sa raison, c’est comme d’administrer un médicament à un mort.
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Winston Churchill
Le problème de notre temps, c’est que les gens ne veulent pas être utiles, mais importants.
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Martin Gray
La crise de notre monde a en partie pour cause la soumission du plus grand nombre à une vision des choses déterminée par les médias de masse. Les images sont relayées dans l’ensemble du monde, et la voix des hommes humains ne peut se faire entendre. (…) Si le monde s’enfonce ainsi dans un chaos d’images sans autre élément d’explication, alors la crise ne peut que s’approfondir. Nous nous abîmerons alors dans un temps de troubles où des princes isolés prendront les décisions, ils nous montreront des spectacles que nous applaudirons, dont nous nous étonnerons, ou nous indignerons, sans en comprendre le sens. Le monde ne peut échapper à cet abîme que si chacun de nous réussit à comprendre et réagir. Pour cela, il faut d’abord être libre de sa pensée.
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Friedrich Hayek
Le libéralisme est une doctrine concernant ce que la loi devrait être, la démocratie une doctrine concernant la façon de déterminer ce que sera la loi. Le libéralisme estime qu’il est bon que soit traduit en loi seulement ce qu’accepte la majorité, mais il ne croit pas que le résultat soit forcément une bonne loi. Son objectif, à vrai dire, est de persuader la majorité d’observer certains principes. Il accepte la règle majoritaire en tant que méthode de décision, mais non comme ayant autorité pour dire ce que devrait être la décision. Pour le démocrate doctrinaire, le fait que la majorité veuille quelque chose est une raison suffisante pour considérer cette chose comme bonne ; pour lui, la volonté de la majorité fait non seulement la loi, mais ce qui est la bonne loi.
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Friedrich Hayek
Il ne faut pas confondre ces arrangements majoritaires avec les processus spontanés que les communautés libres ont appris à considérer comme apportant bien plus que ne saurait le faire n’importe quelle sagesse individuelle. Si par  » processus social  » nous entendons l’évolution graduelle vers des solutions meilleures que celles que peut apporter un projet volontariste, la loi de la majorité n’en est pas un. Cette loi diffère radicalement de la croissance libre d’où émergent la coutume et les institutions, car son caractère coercitif, monopolistique et exclusif détruit les forces d’auto-correction qui font que, dans une société libre, les efforts maladroits sont abandonnés et ne subsiste que ce qui marche. Elle diffère aussi fondamentalement du processus cumulatif par lequel le droit se forme à partir de précédents, ou encore (comme c’est le cas pour certaines décisions du juge) se fond dans un tout cohérent, parce qu’on respecte des principes reconnus lors de jugements antérieurs.