La seule chose absolue dans un monde comme le nôtre, c’est l’humour.
[Albert Einstein]
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La seule chose absolue dans un monde comme le nôtre, c’est l’humour.
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A l’occasion de l’accouchement de ma femme, nous avons découvert le fonctionnement d’une des maternité les plus réputées de France : celle de Cochin/Port Royal. Autant le dire tout de suite, nous avons été attérés par :
Cela pose tout de suite deux questions :
Une voie me parait très efficace pour sortir de cet état désastreux : changer le statut des hôpitaux afin que chaque hôpital puisse être géré comme une entreprise autonome. Chaque client doit être rentable ; et les hôpitaux sont en concurrence les uns avec les autres…Bien sûr, une proposition ce style déclenche forcément des cris de chouettes « mais, c’est livrer la santé au marché ! » (comme si l’économie n’avait pas sa place dans la gestion des hôpitaux) ou « c’est exclure les pauvres et créer une santé à deux vitesses » (comme si rendre les hôpitaux profitables excluaient d’aider ceux qui n’ont pas les moyens, et comme si la santé en France n’était pas déjà à deux vitesses…).
Détaillons un peu les avantages d’un système un peu plus libéral :
Mon père, qui connait bien le milieu hospitalier, m’a expliqué à cette occasion que l’hôpital n’est pas organisé pour les patients, mais pour le corps médical ! Peut-être un peu provocateur, mais cela correspond à ce qu’on y a vu : quand vous venez de réussir endormir votre bébé, qu’il est 1h du matin, que vous avez accouchée la veille, et qu’une infirmière débarque dans la chambre en réveillant tout le monde pour demander si le bébé a mangé, il y a tout de même lieu de se demander si sa préoccupation principale est le repos de la mère, la nourriture du bébé ou la fin du tour de garde de l’infirmière avec l’esprit tranquille !
Il y a du boulot, mais c’est possible : il suffirait (quels sont les freins à celà ?) de rendre chaque hôpital autonome financièrement, et responsable de ses résultats. Si chaque patient est un client qui paye, il sera en droit d’être exigeant quant au service rendu, non ?
Dans son excellent – et flippant – livre « Le grand gaspillage« , Jacques Marseille donne quelques exemples et explications du dysfonctionnement de l’hôpital, dans le chapitre « Le gaspillage de l’Etat médecin ». En très gros résumé (il faut lire ce livre absolument!) :
Il faut lire ce livre, qui détaille tous les audits réalisés sur le système de santé (Cour des Comptes et Inspection générale des affaires Sociales), et donne beaucoup de chiffres choquants, symptomatiques du gaspillage organisé qu’est le système de santé public en France. Un exemple, 56 administratif pour 100 lits sur les grands hopitaux parisiens, et pourtant – dixit la Cour des Comptes, parlant de l’Assistance Publique – Hopitaux de Paris – l’AP-HP:
…gestion peu rigoureuse sans clarté comptable, marchés publics illégaux, budget d’exploitation gonflé artificiellement de plusieurs milliards, gestion stratégique absente, fragilité périlleuse…
Pendant ce temps les internes bossent 60h par semaine, payé 1500€ !
Après avoir listé et passé en revue les gaspillages et les fraudes, J. Marseille conclue (c’est moi qui met en gras):
Autant dire qu’il n’exite aucune contradiction entre la volonté de diminuer les gaspillages et celle d’assurer la santé et la solidarité des Français. Mais, dans ce système à guichet ouvert qu’est devenue la « Sécu », trop d’intérêts poussent à l’augmentation de la dépense : les présidents des conseils d’administration des hôpitaux, qui sont les maires de leurs communes, soucieux, à ce titre, de maintenir l’emploi et de satisfaire lerus électeurs ; les directeurs d’hôpitaux qui s’opposent à la fermeture des établissements vétustes ou inutiles (le dixième d’entre eux) qu’ils dirigent ; le patronat, soucieux du devenir des cliniques privées et de l’avenir des industries pharmaceutiques ; les médecins qui confondent trop souvent contrôle des dépenses et atteint à l’éthique médicale; les syndicats de salariés, majoritaires aux conseils d’administration de la CNAMTS et qui y placent leurs permanents, multipliant les stages de formation dont nous avons vus au chapitre précédent à quoi ils servaient réellement […les milliards collectés pour la formation professionelle servent largement à financer les organisations syndicales…]. « Médecine à deux vitesses », « rationnement », « tiers payant inflationniste », « défense des personnels de santé », autant de formules creuses et incantatoires qui masquent l’alliance contre-nature des syndicats de salariés et des médecins libéraux pour s’opposer à un réel débat démocratique, celui qui porterait sur la nécessité de garantir le droit aux soins tout en contrôlant l’usage des prélèvements qui pèsent sur les assurés et les contribuables.
Sarkozy, lors de son élection comme candidat de l’UMP, a prononcé – c’est presque une habitude – un discours fleuve, juste et fort. On y trouve cette phrase qui, si elle ne fait pas une politique, a le mérite d’être dite.
Je respecte toutes les cultures à travers le monde. Mais qu’il soit entendu que si on vit en France alors on respecte les valeurs et les lois de la République.
La soumission de la femme c’est le contraire de la République, ceux qui veulent soumettre leurs femmes n’ont rien à faire en France. La polygamie c’est le contraire de la République. Les polygames n’ont rien à faire en France. L’excision c’est une atteinte à la dignité de la femme, c’est le contraire de la République, ceux qui veulent la pratiquer sur leurs enfants ne sont pas les bienvenus sur le territoire de la République française.
Les salauds qui comptent exprimer leur force en opprimant les faibles – femmes et enfants – sont prévenus…Il y a parfois du courage à enfoncer des portes ouvertes.
Le coup du lapin ça doit être terrible chez la girafe.
Philippe Geluck
Qu’est ce qui était là d’abord ? L’oeuf ou la poule ?
Voilà l’exemple le plus célèbre de question mal posée : comme tout oeuf est pondu par une poule, et chaque poule issue d’un oeuf, on peut passer quelques millions d’années sur cette question sans y apporter de réponse. Et pourtant, il suffit de constater que c’est dans la nature de la poule de pondre des oeufs, et dans la nature des oeufs de donner naissance à un poulet pour clore les débats : l’oeuf ne vas pas sans poule, comme la poule ne va pas sans oeufs…!
Ces réflexions poulaillères sont évidemment d’un interêt considérable ! En effet, il arrive très souvent dans la vie que notre réflexion soit bloquée par une question de causalité de ce type. Et il suffit pour redémarrer la réflexion de sortir de la spirale de la manière suivante : certaines choses vont ensembles, et il n’y pas besoin de chercher trop longtemps qui cause quoi, et qui est est la cause de quoi ! Il s’agit de comprendre que deux phénomènes peuvent être à la fois cause et conséquence l’un de l’autre. Une sorte synergie, en fait.
Des exemples ? En voilà quelques-uns parmi beaucoup d’autres possibles (c’est un jeu amusant)…:
Il importe plus, dans tous ces exemples, de comprendre vers quoi tendent les deux éléments que de savoir lequel est la cause de l’autre : qu’importe qui, de l’émancipation sociale ou de l’éducation scolaire, est la cause ou la conséquence ? Ce qui compte de favoriser au maximum l’éducation ET l’émancipation sociale, puisqu’ils vont de pair, et que nous les jugeons souhaitables. Voyez-vous d’autres exemples comme ça ? N’hésitez pas les mettre en commentaire…