La propagande du Monde Diplomatique

CouvertureLe hors-série du Monde Diplomatique consacré à  l’environnement est un sommet de désinformation. Escamotage du débat scientifique encore à  l’oeuvre sur ces sujets, présentation des enjeux selon une grille de lecture d’extrême-gauche, choix des sujets particulièrement orientés…C’est un vrai monument, et je le garde chez moi bien précieusement. Décryptage de l’édito et de la grille de lecture…Mensonge et idéologie au programme !

Je travaille dans le secteur de l’environnement, et plus précisement de la dépollution. J’ai donc acheté, en guise d’élément de culture générale, le hors-série du Monde Diplomatique « L’atlas de l’environnement« . Ce hors-série est un sommet de mauvais journalisme, de mélange des genres, et de propos volontairement simplistes visant à  faire passer une idéologie pour la vérité. Je ne cite ici que quelques exemples : ils me semblent importants parce qu’ils montrent à  quel point ce hors-série est une fumisterie, mais on les retrouve dans quasiment toutes les discussions sur le réchauffement climatique, et l’impact des gaz à  effet de serre.

Introduction d’Ignacio Ramonet : premier mensonge !

Le directeur de la rédaction, Ignacio Ramonet, signe l’article d’introduction. On peut y lire la phrase suivante :

Le dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à  effet de serre, est responsable de 65% du réchauffement climatique.

J’avais d’autres chiffres en tête, notamment le fait que le principal gaz à  effet de serre était la vapeur d’eau, et je suis donc allé vérifier.

Pour rappel, précisons certains points :

  • Le réchauffement climatiques peut avoir plusieurs causes dont les deux principales semblent être :
    • Variation cycliques de paramètres astronomiques de la Terre (excentricité, obliquité, précession des équinoxes). Ces variations créent des saisons astronomiques de longue périodes, de même qu’il existe des saisons normales au cours d’une année.
    • Effet de serre : L’effet de serre est un effet naturel de rétention par les gaz présents dans l’atmosphère d’une partie de l’énergie rayonnée par la Terre. Cet effet est ce qui a permis à  la vie de se développer sur Terre (sans l’effet de serre, la température de la Terre serait de -18°C). Les principaux gaz à  effet de serre sont par ordre d’importance : la vapeur d’eau (H20) pour 55%, le dioxyde de carbone (CO2) pour 40%, puis le méthane (CH4) et d’autres gaz minoritaires. L’affirmation de Ramonet est donc impécise ET fausse ; en effet, le principal gaz à  effet de serre est bien la vapeur d’eau (et non pas le CO2). Ceci est expliqué dans un article de la Recherche écrit par un membre du collège de France. Et dans les gaz à  effet de serre de source humaine (anthropique), le CO2 pèse combien ? Si c’est 65%, on pourra accorder le bénéfice du doute à  Ignacio Ramonet, et conclure qu’il a simplement oublié le mot « anthropique » dans sa phrase. Problème : je n’ai pas pu retrouver ce chiffre de 65% pour le CO2 ! Certains évoquent 55% (le plus retrouvé), d’autres 70% !
  • Si le réchauffement climatique est avéré, l’attribution de ce réchauffement à  telle ou telle cause est encore l’objet de polémiques scientifiques.

Un debat politise

Il ressort de ces observations plusieurs choses :

  • le mélange du scientifique et du politique fait décidemment mauvais ménage ! il en ressort que :

    En l’état actuel des connaissances, le diagnostic du Giec n’est pas scientifique mais politique. Il est établi scientifiquement depuis le « compendium météorologique » de la Société américaine de météorologie, en 1951, que le principal agent de l’effet de serre est la vapeur d’eau (à  concurrence de 95 %), laquelle échappe à  l’emprise humaine. Le CO2 joue un rôle mineur ; et encore les émissions de CO2 ne sont-elles que très partiellement d’origine humaine. Y a-t-il eu jamais une expérience dont les résultats pourraient contredire cette conclusion ?

  • La plupart des discussions que l’on trouve à  ce sujet commencent par ne pas rappeler que la vapeur d’eau est le principal gaz à  effet de serre, et que l’impact de l’homme sur le cycle de l’eau est quasi-nul.

Rappelons que dans l’article d’Edouard Bard (Collège de France), il est précisé que :

Le CO2 est responsable d’environ 40% de l’effet de serre. Cette part globale est à  peu près la même, que l’on prenne en compte ou non les apports anthropiques.

Ce qui signifie, sauf si je ne comprends plus le français, que l’impact du CO2 produit par l’humain ne change pas l’impact global du CO2 sur l’effet de serre.

Grille de lecture politique

Pour ceux qui auraient encore des doutes sur la démarche – incompétence ou manipulation ? – des journalistes du Monde Diplomatique, Dominique Vidal signe le deuxième article qui s’intitule « Grille de lecture », afin de bien expliquer la démarche idéologique de ce hors-série. Nous avons déjà  vu que son propos n’était pas de donner de la place aux discussions scientifiques, mais bien de prendre position sur le plan politique. Et ce positionnement est limpide grâce à  cette grille de lecture. La conclusion est claire :

Des classes dirigeantes prédatrices: Prestidigitateur, le nouveau président français l’est aussi : partisan de l’énergie nucléaire (réacteur EPR compris), des OGM et des autoroutes, il n’en a pas moins convoqué un « Grenelle de l’environnement », auquel nombre d’associations s’apprêtent à  participer. Comme si l’expérience du « Pacte écologique » de Nicolas Hulot n’avait pas suffi : aussi vite enterré que signé, il a permis d’escamoter l’écologie dans la campagne électorale…

En réalité, comme l’écrit Hervé Kempf dans Comment les riches détruisent la planète ? (Seuil, Paris, 2007), le monde « est aujourd’hui gouverné par une oligarchie qui accumule revenus, patrimoine et pouvoirs avec avidité. Cette classe dirigeante prédatrice et cupide (…) ne porte aucun projet, n’est animée d’aucun idéal, ne délivre aucune parole ». Et de conclure : « Si l’on veut être écologiste, il faut arrêter d’être benêt. »

Tout ceci est tellement grossier, tellement clair et lisible, que je me demande comment on peut oser l’écrire. L’écologie, et l’environnement, dans les mains de ces messieurs, ne deviennent qu’un moyen de plus de dénoncer les riches « prédateurs et cupides », et si possible faire passer le message que la capitalisme va dans un mur, puisqu’il détruit la planète. Les raccourcis scientifiques servent à  cela : montrer que le modèle capitaliste n’est pas durable. Le problème, c’est que nous – les lecteurs, la société – disposons des informations et du droit de réfléchir. Et de douter de messages aussi orientés, et facile à  décrypter !

S’abonner
Notifier de
guest

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

56 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires
Candide
Invité
15 années il y a

Bonjour, excédé par le politiquement correct sur le sujet de l'environnement j'en ai pris le contrepied dans un texte dont je colle l'url ci dessous, pour ceux de vos lecteurs qui seraient intéressés à regarder ce topic d'une façon tout aussi orienté mais à 180 degré !

Réchauffement
climatique : délires et faits

max
Invité
max
15 années il y a

Salut à vous deux.

J'aime bien ces articles de type "bas les masques" .

Comme quoi la responsabilité des médias dans le manque d'éducation de nos sociétes est vraiment très grande. Quelle honte ! Ou sont donc passés les sceptiques ?

On gobe a longueurs de journées des infos non vérifiées voire propagandistes comme dans ce cas.

C'est fatiguant, très fatiguant même. Comment éduquer les gens si les médias renoncent à leur tache éducative, et font de la propagande politique ?

max
Invité
max
15 années il y a

petit pouvoir ! je te trouve bien indulgent avec les médias.

Les médias ont un énorme pouvoir sur une grande majorité de la population qui, par flemme ou par confortation de leur point de vue, ne cherche pas à vérifier l'information, ni même à se demander si ce qui est écrit peut éventuellement être faux.

Même si on peut faire une distinction déjà entre la presse TV et la presse écrite à mon avis. La première étant souvent proche du 0 info, voir désinformation. Alors qu'en recoupant diverse source de presse écrite, on arrive quand même à tirer quelquechose. 

Les journalistes ont t ils des cours de sciences au cours de leur formation ? Si ce n'est pas le cas, il est urgent de le faire !

Y'a encore du boulot !

Jean
Invité
Jean
15 années il y a

Lire l'"Empire écologique" de Pascal Bernardin qui explique comment Gorbatchev a été l'initiateur de la mise en place du levier écologique en politique…

Jean
Invité
Jean
15 années il y a

<div>

&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;La face cach&eacute;e du mondialisme vert&lt;/span&gt;<em>&lt;span style=&quot;FONT-SIZE: 13.5pt&quot;&gt;Pascal Bernardin&lt;/span&gt;</em>&lt;/font&gt;
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;<strong>&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Note de l&rsquo;Institut Euro 92&lt;/font&gt;</strong></p>

</div><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: "Times New Roman""></span>

<div>

&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;<em>&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Depuis la fin du communisme, le socialisme bat en retraite en conc&eacute;dant davantage d'espace &agrave; des m&eacute;canismes laissant une plus grande marge de libert&eacute; aux comportements individuels. Mais la menace n'a pas disparu. S'il n'est plus question de grandes lois historiques qui feraient du Prol&eacute;tariat l'instrument et le v&eacute;hicule du Progr&egrave;s, c'est l'&Eacute;cologie - plus pr&eacute;cis&eacute;ment les &eacute;lites scientifiques et &eacute;cologiques qui se sont auto-d&eacute;sign&eacute;es comme les messies des temps nouveaux - qui entend imposer ses objectifs comme &eacute;l&eacute;ments r&eacute;gulateurs de la libert&eacute; des individus. Dans le texte qui suit, Pascal Bernardin, auteur de &quot;l'Empire &eacute;cologique&quot; montre comment le probl&egrave;me de la gestion des &quot;biens communs&quot; est aujourd'hui utilis&eacute; comme alibi pour r&eacute;&eacute;crire compl&egrave;tement les r&egrave;gles de la justice et de la morale, tout en pr&eacute;tendant rester dans le droit chemin d'une critique lib&eacute;rale. Ce texte est la transcription d'une conf&eacute;rence prononc&eacute;e &agrave; l'Institut Euro 92 le 14 Avril 1999.&lt;/font&gt;</em></p>

</div><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: "Times New Roman""></span>

<div>

<p>&nbsp;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;<strong>&lt;span style=&quot;FONT-SIZE: 13.5pt; COLOR: #990000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La face cach&eacute;e du mondialisme vert&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;</strong></p>

</div><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: "Times New Roman""></span>

<div>

&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Permettez-moi, tout d&rsquo;abord, de me pr&eacute;senter. Je suis polytechnicien et docteur en informatique. J&rsquo;enseigne l&rsquo;informatique fondamentale, c&rsquo;est &agrave; dire les math&eacute;matiques de l&rsquo;informatique &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; d&rsquo;Aix-Marseille III.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Je le pr&eacute;cise parce que je serai amen&eacute; &agrave; parler de questions scientifiques maintes fois d&eacute;battues, en particulier la question de l&rsquo;effet de serre.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Je suis venu vous parler de mon ouvrage intitul&eacute;<em> L&rsquo;Empire &Eacute;cologique</em>, paru en d&eacute;cembre 98 et qui traite de l&rsquo;&eacute;cologie dans ses principales dimensions, &agrave; l&rsquo;exception notoires des aspects juridiques et &eacute;ducatifs. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Au cours de cette conf&eacute;rence, je vais vous montrer comment et dans quel but la politique et les th&egrave;mes &eacute;cologiques s&rsquo;articulent avec les deux ph&eacute;nom&egrave;nes politiques majeurs de la derni&egrave;re d&eacute;cennie et de la fin du si&egrave;cle, &agrave; savoir la <em>perestro&iuml;ka</em> et l&rsquo;&eacute;mergence du nouvel ordre mondial. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Les questions &eacute;cologiques sont des questions fondamentales qui touchent &agrave; tous les domaines: domaine &eacute;conomique, politique, constitutionnel, financier, voire &eacute;thique et religieux. Il s&rsquo;agit donc pour moi d&rsquo;une question v&eacute;ritablement centrale, qui reprend certaines id&eacute;es lib&eacute;rales mais qui d&eacute;borde tr&egrave;s au-del&agrave; de ce seul cadre. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Tout d&rsquo;abord, dans la premi&egrave;re partie de cette intervention, je vais vous parler des objectifs soutenus par les &eacute;lites post-communistes qui sont rest&eacute;es en place malgr&eacute; la disparition du communisme et l&rsquo;effondrement du mur de Berlin, et qui se retrouvent aujourd&rsquo;hui int&eacute;gr&eacute;es dans l&rsquo;ensemble des &eacute;lites dites mondialistes, en place au c&oelig;ur des institutions internationales. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Vous noterez la diff&eacute;rence entre <em>mondialisme</em> et<em> mondialisation</em>. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Je conserve le terme de mondialisme pour d&eacute;crire l&rsquo;&eacute;mergence de forces politiques au niveau mondial. Je r&eacute;serve le terme de mondialisation pour l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;un march&eacute; global et d&rsquo;institutions &eacute;conomiques et financi&egrave;res globales.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;La situation politique du dernier quart de ce si&egrave;cle a &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e par la chute du mur de Berlin, et simultan&eacute;ment par l&rsquo;instauration d&rsquo;un &quot;Nouvel ordre mondial&quot; voulu par le pr&eacute;sident Georges Bush. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;J&rsquo;estime que l&rsquo;analyse de ces deux ph&eacute;nom&egrave;nes est rest&eacute;e tr&egrave;s incompl&egrave;te. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;En effet, aucune explication r&eacute;elle du ph&eacute;nom&egrave;ne de la <em>perestro&iuml;ka</em> n&rsquo;a &eacute;t&eacute; donn&eacute;e. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Par ailleurs, les objectifs pr&eacute;cis de la mondialisation et du mondialisme sont rest&eacute;s tr&egrave;s flous. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Autrement dit, nous sommes &agrave; l&rsquo;heure actuel dans un vide conceptuel absolu; vide qui touche aux deux &eacute;l&eacute;ments principaux de la vie politique mondiale de cette fin de si&egrave;cle. Ce sont ces &eacute;l&eacute;ments que je vais mettre en lumi&egrave;re, en prenant comme fil conducteur l&rsquo;&eacute;cologie.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;En ce qui concerne le mondialisme, je m&rsquo;appuierai exclusivement sur les textes officiels des institutions internationales &ndash; et ils sont extr&ecirc;mement nombreux -, comme<em> Our Global Neighbourhood </em>(1995 - Oxford University Press), un rapport de la Commission sur la gouvernance globale (<em>Commission on Global Governance</em>). C&rsquo;est une commission mise en place sous l&rsquo;&eacute;gide de l&rsquo;ONU qui comprenait des gens &eacute;minents et de tr&egrave;s haut rang, en particulier Jacques Delors, &agrave; ce moment l&agrave; Pr&eacute;sident de la Commission europ&eacute;enne.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Par ailleurs, nous nous r&eacute;f&eacute;rerons <em>Ethics and Spirituals Values</em>, rapport r&eacute;dig&eacute; par la Banque mondiale, centr&eacute; sur les valeurs &eacute;thiques et spirituelles pour un d&eacute;veloppement durable; c&rsquo;est &agrave; dire pour un d&eacute;veloppement &eacute;cologiquement sain, ou tout du moins pr&eacute;tendu tel. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Enfin, et non des moindres, un document issu de la conf&eacute;rence de Copenhague, organis&eacute;e par les Nations unies (Sommet mondial pour le d&eacute;veloppement social, du 6 au 12 mars 1995), qui s&rsquo;intitule Les Dimensions &Eacute;thiques et Spirituelles du D&eacute;veloppement Social.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Pour les r&eacute;f&eacute;rences &agrave; la perestro&iuml;ka, je m&rsquo;appuie &eacute;galement sur des documents publics, qui n&rsquo;ont pas la m&ecirc;me autorit&eacute; puisqu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas l&rsquo;estampille des Nations unies, mais &eacute;crits par Gorbatchev et Chevernadze entre autres.&lt;/font&gt;</p>

</div><span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: #990000; FONT-FAMILY: "Times New Roman""></span>

<div>

&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&nbsp;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;<strong>&lt;span style=&quot;#990000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;De la perestro&iuml;ka &agrave; l&rsquo;&eacute;cologie&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;</strong></p>

</div><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: "Times New Roman""></span>

<div>

&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Alors d&rsquo;abord qu&rsquo;est ce que la <em>perestro&iuml;ka?</em> Contrairement &agrave; ce que les m&eacute;dias veulent bien nous dire, c&rsquo;est autre chose que l&rsquo;&eacute;croulement du mur de Berlin sous une pouss&eacute;e d&eacute;mocratique irr&eacute;pressible. La<em> perestro&iuml;ka</em> est en r&eacute;alit&eacute; un mouvement qui a &eacute;t&eacute; planifi&eacute; d&egrave;s la fin des ann&eacute;es 1950. Sa description nous vient d&rsquo;un certain Golitsyne, officier sup&eacute;rieur du KGB, pass&eacute; &agrave; l&rsquo;Ouest &agrave; la fin des ann&eacute;es 1960. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Nous retrouvons ses &eacute;crits dans des rapports qui &eacute;taient destin&eacute;s aux Services secrets, mais aussi dans un ouvrage public paru avant 1985 et l&rsquo;arriv&eacute;e au pouvoir de Gorbatchev. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Que dit-il&nbsp;? &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Que la perestro&iuml;ka est un processus socialiste r&eacute;volutionnaire qui s&rsquo;inspire de la nouvelle politique &eacute;conomique de L&eacute;nine; qu&rsquo;il est destin&eacute; &agrave; restructurer (<em>&lt;span style=&quot;yellow&quot;&gt;perestro&iuml;ka&lt;/span&gt;</em>&lt;span style=&quot;yellow&quot;&gt; signifie restructuration&lt;/span&gt;) le socialisme en URSS, et non l&rsquo;&eacute;radiquer. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Surtout, il s&rsquo;agit de restructurer l&rsquo;image que les Occidentaux peuvent avoir du socialisme en g&eacute;n&eacute;ral. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Tout en &eacute;cartant radicalement la th&egrave;se d&rsquo;un complot mondial, ma conviction est que c&rsquo;est l&rsquo;ensemble des th&egrave;mes r&eacute;volutionnaires contenus dans la <em>perestro&iuml;ka</em> que l&rsquo;on retrouve au c&oelig;ur de la politique &eacute;cologique qui se met en place &agrave; l&rsquo;heure actuelle. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Il n&rsquo;y a pas de hasard. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;On se rappellera que Gorbatchev, dans ses &eacute;crits, dit explicitement que l&rsquo;&eacute;cologie est un v&eacute;hicule r&eacute;volutionnaire. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Aujourd&rsquo;hui, Gorbatchev est le Pr&eacute;sident de la Croix verte internationale.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Parlons maintenant des objectifs du pouvoir mondialiste. Ce pouvoir cherche &agrave; l&rsquo;&eacute;vidence &agrave; tirer parti &agrave; la fois de l&rsquo;exp&eacute;rience d&eacute;mocratique et lib&eacute;rale &ndash; les r&eacute;f&eacute;rences aux &eacute;l&eacute;ments lib&eacute;raux sont nombreuses, mais en les consid&eacute;rant dans un cadre qui n&rsquo;a en r&eacute;alit&eacute; pas grand chose &agrave; voir avec le lib&eacute;ralisme &ndash; afin d&rsquo;en faire une synth&egrave;se guid&eacute;e par un objectif en v&eacute;rit&eacute; collectiviste. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Ce pouvoir part du principe &ndash; lib&eacute;ral&nbsp;! &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;&ndash; que toute coercition est vou&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;chec, et que les m&eacute;thodes non coercitives, et qui laissent aux gouvern&eacute;s l&rsquo;illusion de la libert&eacute;, sont celles qui doivent &ecirc;tre utilis&eacute;es pour arriver au but cherch&eacute;. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;L&rsquo;id&eacute;e de refuser la coercition pour ne faire appel qu&rsquo;au sentiment de libert&eacute; est une id&eacute;e fondamentale utilis&eacute;e par un grand nombre de penseurs. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Je pense par exemple &agrave; Antonio Gramsci, le r&eacute;volutionnaire du d&eacute;but du si&egrave;cle, qui a toujours consid&eacute;r&eacute; que la politique stalinienne &eacute;tait une erreur, et qu&rsquo;elle ne pouvait mener qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;chec de la R&eacute;volution, tout simplement parce qu&rsquo;il fallait d&rsquo;abord proc&eacute;der &agrave; une r&eacute;volution culturelle - une r&eacute;volution de la superstructure id&eacute;ologique - pour ensuite r&eacute;ussir &agrave; mener cette r&eacute;volution dans l&rsquo;infrastructure. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Ceci est l&rsquo;exemple typique d&rsquo;une id&eacute;e non coercitive, que j&rsquo;appellerai aussi non aversive (pour reprendre une certaine terminologie de psychologie sociale), dont le but est de viser en priorit&eacute; la culture avant de chercher &agrave; modifier la strate &eacute;conomique. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;D&rsquo;autres courants d&rsquo;id&eacute;es d&eacute;veloppent la m&ecirc;me approche: comme par exemple B. Skinner, le fondateur d&rsquo;une &eacute;cole de psychologie - le Behaviorisme - qui &eacute;nonce en substance que l&rsquo;homme est une machine &agrave; laquelle il suffit de donner les bons stimuli pour en obtenir les bonnes r&eacute;ponses. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Skinner dit &eacute;galement, de mani&egrave;re encore plus explicite, que la contrainte est inutile: mais par contre que les renforcements non aversifs - c&rsquo;est &agrave; dire les r&eacute;compenses - sont toujours extr&ecirc;mement utiles pour modifier le comportement des individus. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Les renforcements aversifs, eux, provoquent l&rsquo;opposition et la crispation des individus et de la soci&eacute;t&eacute;, et sont par cons&eacute;quent vou&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;chec.&lt;/font&gt;</p>

</div><span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: #990000; FONT-FAMILY: "Times New Roman""></span>

<div>

&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&nbsp;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;<strong>&lt;span style=&quot;#990000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Une application des th&eacute;ories du contr&ocirc;le&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;</strong></p>

</div><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: "Times New Roman""></span>

<div>

&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;D&rsquo;autres travaux de psychologie sociale s&rsquo;appliquent &agrave; d&eacute;velopper cette approche. Je pense &agrave; la psychologie de l&rsquo;engagement, une th&eacute;orie psychologie selon laquelle on modifie efficacement les comportements, et par cons&eacute;quent les valeurs, en amenant les gens &agrave; s&rsquo;engager (au sens du management), et donc en s&rsquo;interdisant par cela toute pratique aversive.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Nous voyons ainsi appara&icirc;tre une diff&eacute;rence fondamentale entre <em>pouvoir</em> et <em>contr&ocirc;le</em>. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;L&rsquo;exercice du pouvoir est la technique traditionnellement adopt&eacute;e dans tous les &Eacute;tats de la plan&egrave;te. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Elle a pour principal d&eacute;faut de se heurter &agrave; la r&eacute;volte latente des individus qui lui sont soumis. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;L&rsquo;exercice du contr&ocirc;le est une technique toute diff&eacute;rente qui consiste &agrave; placer les gens dans un cadre tel qu&rsquo;ils auront un sentiment de libert&eacute;, voire de grande libert&eacute;, alors que cette libert&eacute; sera en r&eacute;alit&eacute; &eacute;troitement canalis&eacute;e dans un cadre fix&eacute; par les gouvernants. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Cette opposition entre contr&ocirc;le et pouvoir permet d&rsquo;assurer la synth&egrave;se de nombreux travaux, et de comprendre ce qui est en train de se passer tant en Occident que dans l&rsquo;ancien bloc communiste. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Les id&eacute;es qui pr&eacute;sident autant &agrave; la perestro&iuml;ka qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;instauration du Nouvel ordre mondial sont une application des th&eacute;ories du contr&ocirc;le. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Elles visent &agrave; modifier les cadres qui organisent nos actions dans tous les domaines. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Ces cadres sont nombreux: cadres religieux - les principaux cadres mentaux sont fournis par la religion -, cadres &eacute;thiques &ndash; cit&eacute;s dans les documents sus mentionn&eacute;s -, cadres id&eacute;ologiques. Plus g&eacute;n&eacute;ralement, il s&rsquo;agit de r&eacute;organiser la culture et les objectifs de notre soci&eacute;t&eacute; par rapport &agrave; un &quot;but supra-ordonn&eacute;&quot; - c&rsquo;est &agrave; dire un but final de la soci&eacute;t&eacute; autour duquel tous les autres buts s&rsquo;ordonnent. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Nous voici donc confront&eacute;s, pour nos probl&egrave;mes &eacute;cologiques, &agrave; un ennemi, qui n&rsquo;est plus communiste, mais collectiviste. L&rsquo;ennemi toujours socialiste est toujours vivant, et, quoiqu&rsquo;il se soit immerg&eacute; dans la culture lib&eacute;rale, il poursuit toujours la vieille id&eacute;e de r&eacute;aliser la synth&egrave;se du &quot;socialisme de march&eacute;&quot;, mais par d&rsquo;autres moyens.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Une description plus scientifique de la logique de ce mouvement r&eacute;volutionnaire s&rsquo;articule autour de la th&eacute;orie des syst&egrave;mes et de la th&eacute;orie du chaos. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Pour ceux qui ne sont pas familiers avec ces concepts, je vais vous d&eacute;crire la th&eacute;orie du chaos &agrave; partir d&rsquo;un exemple tr&egrave;s simple. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Si l&rsquo;on place une cigarette au milieu de cette pi&egrave;ce, la fum&eacute;e la remplira tr&egrave;s rapidement. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Pourtant la fum&eacute;e vient quasiment d&rsquo;un seul point, le bout de la cigarette, et cinq minutes plus tard, ces particules de fum&eacute;e rempliront toute la pi&egrave;ce. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Cet exemple signifie que des particules de fum&eacute;e, qui sont initialement dans des positions tr&egrave;s proches, peuvent au bout d&rsquo;un temps relativement court se retrouver dans des positions extr&ecirc;mement &eacute;loign&eacute;es, voire totalement antagonistes. La caract&eacute;ristique d&rsquo;un syst&egrave;me qui se trouve dans une situation de chaos est qu&rsquo;il peut &eacute;voluer dans des directions radicalement oppos&eacute;es. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;D&rsquo;un point de vue constructiviste - c&rsquo;est &agrave; dire du point de vue d&rsquo;individus qui veulent agir sur la soci&eacute;t&eacute; pour la mener vers un &eacute;tat donn&eacute; - cette exp&eacute;rience signifie que si l&rsquo;on peut choisir une particule de fum&eacute;e, et si l&rsquo;on connait pr&eacute;cis&eacute;ment l&rsquo;&eacute;volution des particules de fum&eacute;e, on peut choisir celle qui se retrouvera dans tel coin, l&agrave; o&ugrave; l&rsquo;on souhaiterait qu&rsquo;elle arrive. Si une particule ne se trouve pas l&agrave; o&ugrave; je d&eacute;sire l&rsquo;amener, il suffit de la d&eacute;placer tr&egrave;s l&eacute;g&egrave;rement d&egrave;s le d&eacute;part - aux conditions initiales, comme disent les scientifiques - pour qu&rsquo;elle finisse l&agrave; o&ugrave; je d&eacute;sire qu&rsquo;elle soit. La caract&eacute;ristique d&rsquo;une situation de chaos serait ainsi de permettre de modifier radicalement l&rsquo;&eacute;volution future, tout en n&rsquo;apportant que de l&eacute;g&egrave;res modifications &agrave; la situation initiale. Pour user d&rsquo;un langage plus abstrait, on dira qu&rsquo;une situation chaotique se contr&ocirc;le avec des forces tr&egrave;s faibles, comme le d&eacute;placement quasiment infinit&eacute;simal des particules de fum&eacute;e de la mauvaise &agrave; la bonne position initiale.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Si l&rsquo;on transpose cette approche au domaine social, au domaine &eacute;conomique ou au domaine politique, les cons&eacute;quences sont bien &eacute;videmment immenses. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Selon la th&eacute;orie des syst&egrave;mes, si vous vous voulez modifier la trajectoire de la particule de fum&eacute;e, vous qui &ecirc;tes en dehors de ce syst&egrave;me, vous devez faire partie d&rsquo;un syst&egrave;me d&rsquo;ordre sup&eacute;rieur. Nous devons donc imaginer que le sous-syst&egrave;me inf&eacute;rieur, la fum&eacute;e, est soumis &agrave; un syst&egrave;me d&rsquo;ordre sup&eacute;rieur - par exemple l&rsquo;exp&eacute;rimentateur; celui-ci pouvant &ecirc;tre lui-m&ecirc;me soumis &agrave; un autre syst&egrave;me, disons par exemple un syst&egrave;me juridique conditionn&eacute; lui aussi par sa d&eacute;pendance &agrave; l&rsquo;&eacute;gard d&rsquo;un quatri&egrave;me syst&egrave;me d&rsquo;un ordre encore sup&eacute;rieur, comme le syst&egrave;me l&eacute;gislatif, et ainsi de suite. Nous avons donc une hi&eacute;rarchie de syst&egrave;mes o&ugrave; chacun d&rsquo;entre eux peut intervenir sur le syst&egrave;me de rang imm&eacute;diatement inf&eacute;rieur gr&acirc;ce &agrave; des forces tr&egrave;s faibles. Donc le syst&egrave;me (la fum&eacute;e) peut voir ses trajectoires modifi&eacute;es gr&acirc;ce &agrave; des forces infinit&eacute;simales, appliqu&eacute;es par un op&eacute;rateur dont on pourra, s&rsquo;il se trouve lui-m&ecirc;me dans une situation chaotique, modifier le comportement par des forces &eacute;galement tr&egrave;s faibles, le processus se r&eacute;p&eacute;tant ind&eacute;finiment d&rsquo;un niveau &agrave; l&rsquo;autre. Ainsi, si nous consid&eacute;rons une hi&eacute;rarchie syst&eacute;mique d&rsquo;univers chaotiques, nous pouvons les manipuler avec des forces tr&egrave;s faibles &agrave; chaque niveau.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Concilier un lib&eacute;ralisme apparent avec un constructivisme toujours r&eacute;el.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Je ne vous d&eacute;cris en l&rsquo;occurrence rien d&rsquo;autre que les institutions de pouvoir international qui sont en train de se mettre en place, avec une hi&eacute;rarchie de niveaux, d&rsquo;abord mondial, puis continental, r&eacute;gional, national, d&eacute;partemental, municipal, etc.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;La particularit&eacute; de cette th&eacute;orie des syst&egrave;mes, lorsqu&rsquo;elle est appliqu&eacute;e aux sciences sociales, est de permettre, en th&eacute;orie, de concilier lib&eacute;ralisme &ndash; un lib&eacute;ralisme &quot;apparent&quot; - et collectivisme &ndash; mais un collectivisme bien &quot;r&eacute;el&quot;; ce qui, du point de vue m&eacute;diatique et politique, n&rsquo;est bien entendu pas neutre. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Nous avons ainsi un sous-syst&egrave;me qui est en bas, celui des acteurs &eacute;conomiques, dans une situation apparemment lib&eacute;rale; puis au-dessus, des institutions internationales, qui ne canalisent pas n&eacute;cessairement l&rsquo;action de ces acteurs &eacute;conomiques, mais modifient leurs anticipations en manipulant la monnaie, le budget, les l&eacute;gislations ou les r&egrave;gles du commerce international. Nous avons alors un dirigisme r&eacute;el en haut et, pour les besoins m&eacute;diatiques, une apparence tr&egrave;s suffisante de lib&eacute;ralisme en bas. Nous avons exactement la m&ecirc;me chose dans le domaine politique, avec une d&eacute;mocratie apparente et un dirigisme, voire un totalitarisme, tout &agrave; fait r&eacute;els. En bas on vote, mais le cadre dans lequel s&rsquo;effectue ce vote est pr&eacute;d&eacute;termin&eacute; par le haut.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Je vous rappelle que le mondialisme est le mouvement qui s&rsquo;identifie avec l&rsquo;&eacute;mergence de forces politiques mondiales, au premier rang desquelles l&rsquo;ONU. Celle-ci repr&eacute;sente une v&eacute;ritable force politique mondiale. Elle r&eacute;pond &agrave; une logique qui, pour une part, lui est interne. D&rsquo;autre part, le mondialisme se donne pour objectif la cr&eacute;ation d&rsquo;une nouvelle civilisation, comme on le verra dans la suite de mon expos&eacute;. Ne nous m&eacute;prenons pas: nous avons besoin d&rsquo;institutions internationales dans certains domaines; mais ces domaines sont en fait peu nombreux.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Apr&egrave;s avoir expos&eacute; les m&eacute;thodes, je vais maintenant vous parler des &lt;span style=&quot;yellow&quot;&gt;objectifs&lt;/span&gt;. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Le premier, tel qu&rsquo;il est clairement exprim&eacute; dans tous les documents cit&eacute;s, est de diminuer, ou tout au moins de stabiliser la population humaine, avec des chiffres variables selon les sources. Il y a des textes qui parlent de cinq cent millions d&rsquo;hommes! C&rsquo;est le cas par exemple de Jacques-Yves Cousteau pour qui la population humaine ne devrait pas d&eacute;passer le demi-milliard d&rsquo;hommes.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Un deuxi&egrave;me objectif est d&rsquo;imposer, gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;influence des m&eacute;dias, mais aussi par la loi, des valeurs &eacute;cologiques impliquant une modification profonde de nos valeurs. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;C&rsquo;est ainsi que certains vont m&ecirc;me jusqu&rsquo;&agrave; envisager de cr&eacute;er une nouvelle religion, s&rsquo;appuyant sur une nouvelle spiritualit&eacute;, comme l&rsquo;&eacute;voquent ouvertement certains des ouvrages auxquels j&rsquo;ai fait r&eacute;f&eacute;rence.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Troisi&egrave;me objectif&nbsp;: l&rsquo;&eacute;galisation mondiale des revenus. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Les textes sont surabondants et totalement explicites. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Ils r&eacute;v&egrave;lent une obsession &eacute;galitariste qui tend &agrave; l&rsquo;&eacute;galisation des revenus sur l&rsquo;ensemble de la plan&egrave;te. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Ce qui implique bien &eacute;videmment un contr&ocirc;le de l&rsquo;&eacute;conomie, des ressources et de la finance. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Une fois que l&rsquo;on a ces objectifs bien en t&ecirc;te, il n&rsquo;est pas difficile de comprendre que l&rsquo;&eacute;cologie constitue un formidable levier pour en assurer la r&eacute;alisation.&lt;/font&gt;</p>

</div><span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: #990000; FONT-FAMILY: "Times New Roman""></span>

<div>

&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&nbsp;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;<strong>&lt;span style=&quot;#990000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Le faux proc&egrave;s de la couche d&rsquo;ozone&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;</strong></p>

</div><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: "Times New Roman""></span>

<div>

&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;J&rsquo;&eacute;voquerai d&rsquo;abord le trou dans la couche d&rsquo;ozone, puis l&rsquo;effet de serre. Et pour cela, je commencerai par la question des &quot;buts supra-ordonn&eacute;s&quot; dont je vous ai parl&eacute; tout &agrave; l&rsquo;heure. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Il s&rsquo;agit d&rsquo;un concept de psychologie sociale, d&eacute;velopp&eacute; par exemple dans les travaux de Mustapha Sh&eacute;rif. En substance, nous dit-on, deux groupes antagonistes - ou tout au moins apparemment antagonistes - ne peuvent parvenir &agrave; coop&eacute;rer ou &agrave; se rapprocher que s&rsquo;il existe un but susceptible de focaliser l&rsquo;ensemble de leurs &eacute;nergies. Ce but, qualifi&eacute; de &quot; supra-ordonn&eacute; &quot;, doit f&eacute;d&eacute;rer tous les autres buts, en particulier ceux des acteurs individuels, mais aussi des Etats, des minist&egrave;res, ou de toute autre organisation dirigeante. Ceci revient &agrave; r&eacute;inventer le totalitarisme si l&rsquo;on se rappelle que, par le pass&eacute;, les &quot;buts supra-ordonn&eacute;s&quot; ont &eacute;t&eacute; ceux de la race, de la classe ou d&rsquo;une caste. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Alors que le trou dans la couche d&rsquo;ozone n&rsquo;est encore qu&rsquo;un simple galop d&rsquo;essai, l&rsquo;effet de serre, lui, est v&eacute;ritablement con&ccedil;u et pr&eacute;sent&eacute; comme un &quot;but supra-ordonn&eacute;&quot; majeur. Je pense par exemple &agrave; Al Gore lorsqu&rsquo;il dit qu&rsquo;il faut cr&eacute;er une nouvelle civilisation dont la protection de l&rsquo;environnement sera le pivot.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Interrogeons-nous d&rsquo;abord sur la r&eacute;alit&eacute; de ces ph&eacute;nom&egrave;nes. Le trou dans la couche d&rsquo;ozone, comme vous vous en rappelez sans doute, fut le symbole d&rsquo;une &eacute;poque o&ugrave; l&rsquo;ouverture du journal t&eacute;l&eacute;vis&eacute; de 20 heures se faisait fr&eacute;quemment avec une image en fausses couleurs repr&eacute;sentant l&rsquo;Antarctique et le trou, cet &eacute;norme trou qui, nous disait-on, grossissait inexorablement et mena&ccedil;ait de recouvrir toute la plan&egrave;te, de nous absorber, de nous br&ucirc;ler, avec pour cons&eacute;quence une augmentation consid&eacute;rable et in&eacute;luctable du nombre de cancers de la peau, des mutations g&eacute;n&eacute;tiques incontr&ocirc;l&eacute;es, ou encore la destruction in&eacute;vitable la bio-diversit&eacute; (puisque certaines esp&egrave;ces y sont plus sensibles que d&rsquo;autres). &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Depuis lors, le souffle est retomb&eacute;. Et l&rsquo;on n&rsquo;a plus entendu parler du trou dans la couche d&rsquo;ozone depuis fort longtemps.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Que faut-il en retenir? Un entrefilet de cinq centim&egrave;tres et demi sur quatre et demi, du prix Nobel de chimie Paul Crutzen, en page vingt-quatre d&rsquo;un num&eacute;ro du journal <em>Le Monde</em>: &quot;lorsque des pr&eacute;visions apocalyptiques furent avanc&eacute;es, y lit-on, on ne connaissait pas exactement l&rsquo;ampleur de la d&eacute;t&eacute;rioration de la couche d&rsquo;ozone. Maintenant on sait que les d&eacute;g&acirc;ts seront tr&egrave;s faibles. La d&eacute;monstration a &eacute;t&eacute; faite que la couche d&rsquo;ozone se d&eacute;t&eacute;riore &agrave; un rythme fort ralenti.&quot; C&rsquo;est l&rsquo;avis de nombreux autres scientifiques. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;On nous a dit que ce trou serait caus&eacute; par les CFC (Chloro-Fluoro-Carbone), un produit chimique qui sert notamment dans les circuits de r&eacute;frig&eacute;ration. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Ces CFC ont &eacute;t&eacute; fabriqu&eacute;s industriellement apr&egrave;s la seconde guerre mondiale, et leur production en masse a marqu&eacute; les ann&eacute;es 1960, l&rsquo;&eacute;poque du grand bon &eacute;conomique.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Or, la communaut&eacute; scientifique conna&icirc;t le trou dans la couche d&rsquo;ozone &ndash; la litt&eacute;rature scientifique en fait foi - depuis 1929; c&rsquo;est &agrave; dire au moins trente ans avant que la production intensive des CFC n&rsquo;ait commenc&eacute;. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Ils ne peuvent donc pas &ecirc;tre la cause du ph&eacute;nom&egrave;ne.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Mais son existence servait &agrave; merveille les desseins de certaines organisations internationales &ndash; notamment l&rsquo;Organisation m&eacute;t&eacute;orologique mondiale, toujours &agrave; la recherche de budgets plus importants pour financer ses recherches. C&rsquo;est elle qui a initi&eacute; la grande campagne de sensibilisation des opinions publiques. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Pour cela, les scientifiques qui lui apportaient leur soutien &ndash; comme Paul Crutzen, avant qu&rsquo;il ne change semble-t-il d&rsquo;avis &ndash; ont d&eacute;velopp&eacute; des mod&egrave;les math&eacute;matiques complexes qui d&eacute;montraient &ndash; nous disait-on - que les CFC rejet&eacute;s par l&rsquo;homme d&eacute;truisaient inexorablement la couche d&rsquo;ozone. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Mais ces mod&egrave;les &eacute;taient en r&eacute;alit&eacute; fond&eacute;s sur des bases exp&eacute;rimentales extr&ecirc;mement fragiles et incompl&egrave;tes.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Aujourd&rsquo;hui il est quasiment admis et prouv&eacute; que ces mod&egrave;les &eacute;taient incapables de simuler la r&eacute;alit&eacute;, donc qu&rsquo;ils &eacute;taient faux.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Comme je vous l&rsquo;ai d&eacute;j&agrave; dit, la litt&eacute;rature scientifique montre clairement que d&egrave;s 1929, donc bien avant la production en masse des CFC, le trou dans la couche d&rsquo;ozone &eacute;tait d&eacute;j&agrave; une r&eacute;alit&eacute;. Il r&eacute;sulte d&rsquo;un ph&eacute;nom&egrave;ne naturel qui existe depuis toujours et qui touche des contr&eacute;es extr&ecirc;mement &eacute;loign&eacute;es, essentiellement le P&ocirc;le Sud. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Ce qui est en cause est principalement l&rsquo;activit&eacute; volcanique naturelle du globe. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Les volcans rejettent infiniment plus de chlore dans l&rsquo;atmosph&egrave;re que les CFC. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Par exemple, je citerai le Mont Erebus, un volcan de l&rsquo;Antarctique en &eacute;ruption permanente, et qui rejette en permanence des milliers de tonnes de gaz, notamment des compos&eacute;s chlor&eacute;s, juste &agrave; l&rsquo;endroit o&ugrave; l&rsquo;on situe le fameux trou dans la couche d&rsquo;ozone.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Nous disposons donc aujourd&rsquo;hui de nombreux &eacute;l&eacute;ments qui vont dans un sens totalement incompatibles avec la th&egrave;se des m&eacute;dias qui d&eacute;signe l&rsquo;homme comme l&rsquo;auteur de ce crime &eacute;cologique. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Cela dit, les cons&eacute;quences &eacute;conomiques et politiques, elles, sont bel et bien r&eacute;elles.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Il y a d&rsquo;abord la cr&eacute;ation d&rsquo;instances internationales charg&eacute;es de contr&ocirc;ler l&rsquo;&eacute;volution du trou, et d&rsquo;inciter les &Eacute;tats &agrave; arr&ecirc;ter ce processus destructeur. Elles sont cependant rest&eacute;es relativement discr&egrave;te, par rapport &agrave; ce qui se passe sur l&rsquo;autre front, celui de l&rsquo;effet de serre. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Il y a ensuite l&rsquo;effet m&eacute;diatique et psychologique qui s&rsquo;est traduit par l&rsquo;introduction dans la conscience collective d&rsquo;un sentiment nouveau: celui d&rsquo;une authentique responsabilit&eacute; mondiale qui impliquerait aussi bien les Russes, les Chinois, les Am&eacute;ricains que les Europ&eacute;ens (car, dans l&rsquo;atmosph&egrave;re, tous nos d&eacute;chets finissent par se m&eacute;langer). &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Ainsi est apparue, et s&rsquo;est impos&eacute;e l&rsquo;id&eacute;e que l&rsquo;on &eacute;tait bel et bien en face d&rsquo;un v&eacute;ritable probl&egrave;me commun, qu&rsquo;il fallait n&eacute;cessairement g&eacute;rer en commun.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Un sentiment d&rsquo;interd&eacute;pendance s&rsquo;est ainsi cr&eacute;&eacute; qui conduit les opinions publiques &agrave; consid&eacute;rer que leur sort est d&eacute;sormais li&eacute; aux rejets de CFC qui souillent l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de la plan&egrave;te. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Refuser de l&rsquo;admettre vous d&eacute;signe automatiquement comme complice d&rsquo;une entreprise de destruction de la plan&egrave;te. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Se diffuse ainsi un sentiment d&rsquo;all&eacute;geance, non plus &agrave; une communaut&eacute; locale, nationale, voire europ&eacute;enne, mais &agrave; une communaut&eacute; mondiale. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Ce facteur psychologique repr&eacute;sente un fait politique de premi&egrave;re grandeur.&lt;/font&gt;</p>

</div><span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: #990000; FONT-FAMILY: "Times New Roman""></span>

<div>

&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&nbsp;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;<strong>&lt;span style=&quot;#990000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;L&rsquo;imposture de l&rsquo;effet de serre&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;</strong></p>

</div><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: "Times New Roman""></span>

<div>

&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Maintenant, parlons de l&rsquo;effet de serre. Il r&eacute;sulte, nous dit-on, du r&eacute;chauffement d&ucirc; au gaz carbonique rejet&eacute; dans l&rsquo;atmosph&egrave;re par la combustion du bois, du gaz naturel ou du p&eacute;trole. Cette menace est terrifiante puisqu&rsquo;il devrait en r&eacute;sulter une &eacute;l&eacute;vation de la temp&eacute;rature terrestre moyenne comprise entre deux et cinq degr&eacute;s. Le niveau des mers pourrait monter de plusieurs dizaines de centim&egrave;tres. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Les maladies tropicales remonteraient jusque chez nous et le cycle de l&rsquo;eau potable dans son ensemble serait totalement perturb&eacute;.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Il s&rsquo;agirait donc d&rsquo;un probl&egrave;me vraiment global, touchant l&rsquo;ensemble de la plan&egrave;te, puisque toute activit&eacute; humaine implique une production d&rsquo;&eacute;nergie, donc des rejets de gaz carbonique. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;C&rsquo;est un probl&egrave;me &eacute;conomique global qui touche toute la soci&eacute;t&eacute;, dans la moindre de ses activit&eacute;s, telle se chauffer ou se d&eacute;placer. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Tout le domaine social, politique et institutionnel sera donc fatalement concern&eacute;. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;M&ecirc;me l&rsquo;&eacute;thique parce que, compte tenu du danger infini que fait courir cette menace &agrave; l&rsquo;ensemble de la plan&egrave;te, il faudra, nous dit-on, modifier tout notre syst&egrave;me de valeurs, y compris les valeurs spirituelles.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Il faudra &eacute;galement adapter le droit international, modifier aussi tout le syst&egrave;me &eacute;ducatif. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;On est donc en pr&eacute;sence d&rsquo;un ph&eacute;nom&egrave;ne &quot;syst&eacute;mique&quot;, quasiment &agrave; l&rsquo;&eacute;tat pur, et qui touche &agrave; tous les domaines de libert&eacute; et d&rsquo;organisation des &ecirc;tres humains.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;La Commission trilat&eacute;rale, dont les membres repr&eacute;sentent &agrave; eux seuls &agrave; peu pr&egrave;s soixante pour cent des forces &eacute;conomiques de la plan&egrave;te, &eacute;voque clairement l&rsquo;objectif d&rsquo;une r&eacute;duction de la consommation d&rsquo;&eacute;nergie dans les pays d&eacute;velopp&eacute;s comprise entre 20 et 60 %. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Je vous laisse imaginer ce que cela signifie en terme &eacute;conomique. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Que faut-il en penser, du point de vue scientifique&nbsp;? &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Deux &eacute;coles s&rsquo;affrontent. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;La premi&egrave;re, l&rsquo;&eacute;cole des lib&eacute;raux, soutenus par des savants am&eacute;ricains de renom, parle explicitement d&rsquo;imposture. La deuxi&egrave;me &eacute;cole est celle des r&eacute;volutionnaires qui, depuis la fin des ann&eacute;es soixante, ne cessent d&rsquo;annoncer une catastrophe imminente. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Pour eux, il est incontestable que la temp&eacute;rature a d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; &agrave; augmenter; et m&ecirc;me que le niveau des mers subit d&eacute;j&agrave; un ph&eacute;nom&egrave;ne d&rsquo;&eacute;l&eacute;vation sensible. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;En r&eacute;alit&eacute;, ceux qui parlent ainsi se fondent encore une fois sur des mod&egrave;les tr&egrave;s incomplets, approximatifs, et donc compl&egrave;tement faux, de l&rsquo;avis m&ecirc;me des savants les plus rigoureux et les plus objectifs. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Toutes les pr&eacute;visions d&eacute;duites de ces mod&egrave;les se sont jusqu&rsquo;ici toujours r&eacute;v&eacute;l&eacute;es inexactes, tr&egrave;s &eacute;loign&eacute;es de la r&eacute;alit&eacute;. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;La plus belle preuve de leur erreur r&eacute;side dans leur incapacit&eacute; &agrave; donner une simulation acceptable des &eacute;volutions climatiques du pass&eacute;. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Les &eacute;quations qu&rsquo;ils utilisent sont tr&egrave;s simplifi&eacute;es. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Notamment, elles n&rsquo;int&egrave;grent pas les ph&eacute;nom&egrave;nes d&rsquo;ondes plan&eacute;taires, qui jouent dans ce domaine un r&ocirc;le important.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Des travaux plus rigoureux, et qui ne s&rsquo;appuient pas uniquement sur des mod&egrave;les de simulation math&eacute;matiques, sugg&egrave;rent qu&rsquo;il y a effectivement une certaine augmentation de la temp&eacute;rature d&ucirc;e au gaz carbonique. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Ils ne nient pas que les rejets humains puissent exercer une influence sur l&rsquo;&eacute;volution des climats. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Mais ils montrent que cette influence est extr&ecirc;mement faible - de l&rsquo;ordre de 0,5 degr&eacute; seulement -, qu&rsquo;elle est donc &agrave; la limite de l&rsquo;ind&eacute;celable, et qu&rsquo;elle ne repr&eacute;sente en fait pas grand chose par rapport aux fluctuations climatiques naturelles que l&rsquo;on enregistre par del&agrave; les si&egrave;cles.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Nous ne devons pas oublier que le climat est un &eacute;l&eacute;ment qui varie en permanence. Par ailleurs, un demi-degr&eacute; de r&eacute;chauffement serait plut&ocirc;t une bonne chose car l&rsquo;augmentation de la concentration en gaz carbonique qui le provoquerait b&eacute;n&eacute;ficierait plus qu&rsquo;elle ne nuirait &agrave; la croissance des plantes, donc &agrave; l&rsquo;agriculture, aux for&ecirc;ts, et plus g&eacute;n&eacute;ralement &agrave; la vie - puisque celle-ci se fonde d&rsquo;abord sur le ph&eacute;nom&egrave;ne de photosynth&egrave;se.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Il est peut-&ecirc;tre possible d&rsquo;identifier quelques effets secondaires n&eacute;gatifs bien insignifiants; mais fondamentalement les &eacute;cologistes ne convainquent qu&rsquo;eux-m&ecirc;mes, et ceux qui ont envie d&rsquo;&ecirc;tre convaincus.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;En fait, l&rsquo;effet de serre est principalement imputable aux modifications de l&rsquo;activit&eacute; solaire, le soleil &eacute;tant le principal vecteur d&rsquo;influence sur le climat. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Les scientifiques observent cette influence depuis une cinquantaine d&rsquo;ann&eacute;es. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;M&ecirc;me si nous n&rsquo;en comprenons pas encore tous les m&eacute;canismes, c&rsquo;est un ph&eacute;nom&egrave;ne qui est de mieux en mieux connu. &lt;span&gt;&nbsp;&lt;/span&gt;Par ailleurs, il est bien connu &eacute;galement que des &eacute;l&eacute;ments contingents, comme la modulation du rayonnement galactique, exercent une influence sur l&rsquo;&eacute;volution de la couverture nuageuse et ainsi modifient la mani&egrave;re dont une partie des rayons solaires est renvoy&eacute;e vers l&rsquo;espace.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Alors qu&rsquo;en dire, sinon que ce &agrave; quoi nous avons affaire n&rsquo;est qu&rsquo;une grosse &quot;escroquerie&quot;. La majorit&eacute; des savants s&rsquo;efforcent de r&eacute;sister &agrave; cette double imposture m&eacute;diatique et politique (parce que les hommes politiques, s&rsquo;ils le voulaient vraiment, auraient tous les &eacute;l&eacute;ments &agrave; leur disposition pour savoir ce qu&rsquo;il en est v&eacute;ritablement).&lt;/font&gt;</p>

</div><span style="FONT-SIZE: 12pt; COLOR: #990000; FONT-FAMILY: "Times New Roman""></span>

<div>

&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&nbsp;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: center&quot; align=&quot;center&quot;&gt;<strong>&lt;span style=&quot;#990000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Le principe de pr&eacute;caution, retour &agrave; la pens&eacute;e magique&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;</strong></p>

</div><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: "Times New Roman""></span>

<div>

&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Les cons&eacute;quences de cette imposture sont gigantesques car elles touchent &agrave; tous les domaines, qu&rsquo;ils soient &eacute;conomiques, &eacute;thiques et spirituels. Il faut donc bien comprendre ce qui est en cause. Notamment tout ce qui d&eacute;coule de la mise en pratique de ce fameux &quot;principe de pr&eacute;caution&quot; auquel tout le monde se r&eacute;f&egrave;re aujourd&rsquo;hui de plus en plus ouvertement.&lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Ce principe dit en substance que toute action doit &ecirc;tre interdite dont il n&rsquo;est pas prouv&eacute; de mani&egrave;re certaine qu&rsquo;elle n&rsquo;entra&icirc;nera pas d&rsquo;effets n&eacute;gatifs. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;Fait essentiel, ce principe de pr&eacute;caution se trouve d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave;, <em>de facto</em>, int&eacute;gr&eacute; dans le droit, tant dans le droit international que dans le droit fran&ccedil;ais. Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;une lubie d&rsquo;intellectuels. Mais d&rsquo;un instrument extr&ecirc;mement puissant qui nous replonge directement dans l&rsquo;univers de la pens&eacute;e magique. En effet, si on le suit &agrave; la lettre il en d&eacute;coule que d&egrave;s que quiconque envisage un danger, aussi imaginaire soit-il, se cr&eacute;e une r&egrave;gle de droit qui nous interdit tout ce qui pourrait concr&eacute;tiser ce danger (imaginaire) et nous enjoint ce qui pourrait l&rsquo;&eacute;courter. Ainsi, si un &eacute;cologiste pr&eacute;tend, de mani&egrave;re convaincante (mais purement rh&eacute;torique) que br&ucirc;ler du p&eacute;trole augmente la temp&eacute;rature de l&rsquo;atmosph&egrave;re, m&ecirc;me si personne en fait n&rsquo;en sait rien, et s&rsquo;il n&rsquo;en existe aucune preuve scientifique, il r&eacute;sulte du principe de pr&eacute;caution que cette assertion devient<em> ipso facto </em>vraie du point de vue du droit, et entra&icirc;ne des effets juridiques. &lt;/font&gt;</p>
&lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;L&rsquo;aboutissement d&rsquo;une telle approche est, logiquement, de conduire &agrave; l&rsquo;arr&ecirc;t de toute activit&eacute; &eacute;conomique, et de toute activit&eacute; tout court! Concr&egrave;tement, il s&rsquo;agit seulement de limiter l&rsquo;activit&eacute; &eacute;conomique des pays d&
max
Invité
max
15 années il y a

excellent effectivement!

Si tout le monde pouvais lire ça, ça m'éviterais bien des heures d'explications inutiles autour de moi :)

De toutes façons, les gens ne me croiraient pas que l'homme n'est que peu responsable de l'effet de serre ou du trou de la couche d'ozone !

Anne
Invité
Anne
15 années il y a

Lomig,

C'est foutu pourtant, concernant la pensée unique sur ce thème : ils ont été jusqu'à donner le Nobel à Al Gore !! Je vois mal un retour en arrière avant des décennies.

Je crois que c'est en 2000 ou 2002 qu'une pétition de plusieurs milliers de scientifiques dans tous les domaines, avaient signé une pétition pour que cesse la désinformation, et pour que l'on puisse entendre d'autres voix que celles qui crient à la catastrophe climatique, et causée par l'Homme : cette pétition est restée dans un cadre très intimiste et a quasiment été enterrée.

Passionnante conférence que celle de P.Bernardin, qui fait bien comprendre la genèse de ce phénomène.

Concernant le foutu principe de précaution, j'ai ça : http://blog.georgeslane.fr/post/2007/07/22/Le-pri
(Au passage, les Américains nous prennent pour des demeurés de l'avoir inscrit en préambule de notre Constitution…).

Et pour rompre le cou de la pensée unique en matière de climat, ce site d'un chercheur du CNRS à la retraite : http://www.pensee-unique.fr/

max
Invité
max
15 années il y a

Bon, ici on nous dit que le réchauffement climatique est bien d'origine humaine: http://www.humanvillage.com/Edward-Parson-Le-rech

Qui croire ?

Anne
Invité
Anne
15 années il y a

Justement Max : et si on ne savait pas ? Puisqu'il y a autant de tenants de l'une ou l'autre des deux thèses ? Pourquoi ceux qui soutiennent celle qui responsabilise l'action humaine est-elle privilégiée au point d'être la seule à avoir le droit de s'exprimer ? Curieux quand même.

Pas besoin d'avoir fait de hautes études scientifiques pour savoir que depuis sa création, la Terre a connu maints cycles climatiques, plus ou moins longs, allant de la glaciation totale au réchauffement, et sans "l'aide" de l'humain, inexistant, ou encore bien incapable d'influer sur le climat.

Et d'ailleurs, y a -t-il réchauffement ? Même là tous ne sont pas d'accord ! Et en admettant, ils ne sont même pas tous d'accord sur les conséquences sur le Gulf Stream !

max
Invité
max
15 années il y a

Oui je suis d'accord, on peut admettre qu'on ne sait pas. C'est même la position la plus sage si on ne sait pas :)

Mais quand même, sur ce débat ça me semble étrange. Les chiffres avancés des deux cotés semblent tellement différents… Il y a bien une vérité scientifique à l'heure actuelle, même incertaine.

Les chiffres sont trop différents c'est bizarre…

Sur le site que j'ai posté avant, plusieurs graphes "montrent" que depuis le début de l'activité industrielle, plusieurs indicateurs ont varié considérablement, ce n'est pas du tout ce que disent les autres sources de ce post.

Je ne comprends pas.

Qui a les "vrais" chiffres ? Personne ne les a ?

Anne
Invité
Anne
15 années il y a

Ah ! Les "vrais" chiffres ! Tu sais bien que chacun les a toujours, et qu'on leur fait dire ce que l'on veut….:-)

pap
Invité
pap
15 années il y a

"Notre civilisation est fondée sur une conception judéo-chrétienne de l’homme, que l’on soit chrétien, juif ou musulman. Ce paradigme – l’homme, un être voulu et conçu par Dieu -, est la base de notre droit.

Dès lors que l’on comprend que la conception de l’homme dans l’Univers est fondamentalement mise en cause – "l’homme, cet être néfaste et polluant" -, on a également compris que l’écologie vise finalement rien moins qu’au renversement de cette conception pour lui substituer la collectivité."

Bravo pour ce blog qui réussit à réunir des gens capables d'argumenter sérieusement sur des sujets passionants. je voudrais cependant revenir sur la conclusion que je trouve trop simple de bernardin (entre guillemets ci dessus). Pourquoi la conception judéo chrétienne de l'homme serait -elle remise en cause par l'écologie, même si l'on admet la réflexion de Bernardin? Est-on suspect de collectivisme si on aspire à ce que les hommes puissent vire ensemble, en grand nombre, selon les principes judéo-chrétiens? En quoi la collectivité serait-elle radicalement opposée à l'homme conçu et voulu par dieu? L'ojectif de la politique dans le monde judéochrétion n'est-il pas précisément de permettre que chaque individu puisse vivre sans que la collectivité ne l'écrase? Et l'écologie n'est-elle pas un des moyens de la politique? Que la pensée collectiviste ait saisi très tôt que l'écologie lui donnait des moyens idéologiques pour son éternel combat anticapitaliste c'est ceratin. Mais cela montre surtout comment la pensée libérale a tardé à s'approprier l'écologie pour la défense de ses idéaux. C'est la lecture de Bernardin que je fais et j'en propose une explication que je soumets à vos blogueurs: l'appropriation collective de l'écologie est plus facile que la mise en oeuvre individuelle. Il est plus facile de lancer une politique nationale d'énergie nucléaire que d'obtenir une modification profonde des comportements individuels des citoyens en faveur de conduites écologiques. Comme il est plus facile d'installer des radars sur les routes que de modifier sa conduite ou de choisir individuellement un véhicule propre. C'est là aussi que le déficit religieux judeochrétien est en cause, lui qui donne à l'homme la responsabilté sur son destin.

Jean
Invité
Jean
15 années il y a

Le problème c'est que le livre de Pascal Bernardin "L'empire écologique", est un tissu de citations très récentes des plus hautes autorités mondiales…

visant à instaurer un nouveau communisme mondial,

ayant sa propre religion : qui n'a pas déjà entendu des réactions de ce genre auour de lui : le grand péché moderne est d'offenser l'écologie ?

Le mal ou les mauvais sont ceux qui réchauffent la planète !

Serrez les fesses les amis, interdiction de p…r !

C'est fou de voir combien ces pseudo-principes ont pénétré les mentalités autour de nous !

Le communisme n'est pas mort, malheureusement ; il n'y a qu'à voir les plus hautes instances à Bruxelles dirigées par des anciens apparatchiks des pays de l'Est !

Voici une citation pas si éloignée qu'il n'apparait du sujet:

David Rockefeller, 8 juin 1991, Essen, Allemagne :

"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au Time Magazine et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discretion durant presque quarante ans. Il nous aurait été impossible de développer notre plan pour le monde si nous avions été soumis aux lumières de la publicité durant ces années. Mais maintenant le monde est plus sophistiqué et préparé à se diriger vers le gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle de banquiers mondiaux est certainement préférable à l'auto-détermination nationale pratiquée dans les siècles passés."

Qui ne voit pas aujourd'hui ce pullullement d'agences bancaires partout en France jusque dans les villages les plus reculés, n'ayant ni boulangerie, ni charcuterie, ni rien à manger ?

C'est vraiment de la vermine qui gangrène ce pauvre pays !

Stalker
Invité
Stalker
15 années il y a

LOMIG: "Pourquoi des études financées par des fonds privés seraient moins indépendantes que celles financées par des fonds publics ? C’est une forme de suspision tout à fait anti-capitaliste, anti-patron, et qui me semble également dangereuse…"

Euh, c'est parce que les entreprises privées ont des intérêts à défendre, pas les universités, du moins, idéalement (on connaît la présence de plus en plus marquée du privé dans le financement des centres de recherches).

Mais bon, si vous préférer croire à Exxon et les think tank qu'elle finance, libre à vous. Si la vérité se résume à la capacité de payer et de la diffuser…

max
Invité
max
15 années il y a

Les universités n'auraient t elles donc pas d'intérets à défendre ?

Quel est le rapport avec le financement du privé dans les centres de recherche ? Les universités ont effectivement tout à gagner de jouer le jeu avec les entreprises privées.

Stalker
Invité
Stalker
15 années il y a

Vous avez raison, MAX: la mission de l'université est de plus en plus pervertie par les exigences qui lui sont faite de s'intégrer au marché. On ne s'en sort pas. Là oèu je ne ne suis pas d'accord avec vous, c'est lorsque vous dites qu'elles ont tout à gagner de jouer le jeu du privé. Disons que cela dépend de l'importance que nous accordons à la valeur de vérité. Pour moi, l'université a fait naufrage en s'intégrant au sytème techno-économique capitaliste et se pliant aux intérêts privés. Il n'y a plus rien d'universel lorsque la production intellectuelle se voie baillonné par la logique des brevets et du secret industriel.

Disons qu'il faut être fait fort pour garder espoir pour que la vérité ne se résume pas à l'argument du plus fort la poche.

Bien à vous,

S Thellen

max
Invité
max
15 années il y a

Bonjour Stalker,

Je n'ai jamais dit que l'université était de plus en plus "pervertie", et j'ose même espérer qu'elle puisse se sortir "grandie" de son intégration au marché. En fait, je ne sais pas trop si elle a le choix.

Quant à ton postulat que "la vérité ne sort que du système public", si je résume grossièrement ce que tu dis, il me semble assez dogmatique pour ne pas dire complètement biaisé et idéologique.

Enfin, pourquoi la production intellectuelle est elle baillonée par la logique des brevets ? On dirait que tu as fait un copié-collé sur le site de l'Humanité :) Explique moi cela s'il te plait.

Merci beaucoup

Stalker
Invité
Stalker
15 années il y a

Merci Lomig pour ton commentaire et le ton employé.

Cela dit, j'ai l'impression de tomber dans ce blog comme un cheveux sur la soupe, un extra terrestre qui ne partage pastout à fait la même grille de lecture, surtout en ce qui a trait au rôle socio-historique de l'université moderne. Entre autre parce que vous semblez voir la société et ses institutions comme devant s'adapter à la logique du marché alors que je prétends au contraire que le marché devrait s'adapter au besoin de la société et de ses institutions. Point de vue différent et j'imagine irréconciliable. Merci néanmoins de ne pas trop m'égratigner (malgré le fait que MAX prétende que ma subjectivité se résume à du copier collé, ce qui n'est pas tout à fait gentil, mais c'est de bonne guerre).

Ainsi, j'ai plutôt de la difficulté avec les assertions suivantes:

"En fait, je ne sais pas trop si elle a le choix." (de s'adapter à la logique du marché)

et

"Elle s’adapte au monde."

Vous prétendez, Max en tout cas, je suis dogmatique, biaisé et idéologique… C'est drôle, mais moi c'est le discours sur l'adaptation nécessaire qui m'apparait idéologique.

Aussi, je dois vous dire que c'est moins comme anti-capitaliste que je prend la parole ici, au sens politique du terme en tout cas, qu'en tant que sociologue de l'éducation, m'intéressant aux récentes transformations de l'université et son annexion aux logiques des intérêts privés, c'est-à-dire à la remise en question de l'autonomie de la réflexion vis-à-vis des intérêts corporatifs, qu'ils soient, soi dit en passant, étatique ou privés. Le problème, c'est l'exigence de la rentabilité, de la performance, de l'excellence, comme idéologie incontournable.

Vous avez raison, Max, de souligner les travers du syndicalisme, il faudrait approfondir ce frein à la connaissance que constitue, par exemple, à l'occasion -pour ce que j'en connais, c'est quand même un peu rare-, l'encouragement à l'incompétence par la protection de l'emploi.

Pour ce qui est de la question des brevets, plusieurs recherches ne peuvent être menées aujourd'hui en raison des couts exorbitants exigés par les détenteurs de brevets, notamment au niveau du cancer. Plutôt que d'un projet global collectif, basé sur le partage de l'information, on assiste, dans tous les domaines à la mise en place d'une culture du secret, de la suspicion, de la guerre des idées, ou l'arbitre est moins la raison que le marché. Nous sommes entrain de breveté des séquences génétiques, qui appartiennent au patrimoine commun de l'humanité, ce qui aurait été impossible il y a un siècle de cela. Quand on pense à de nombreuse découvertes, comme les composés chimiques, personne n'aurait osé prétendre: j'ai découvert le cadmium, il m'appartient, tout usage exigera des redevances !

Bonne journée à vous, chers cousins français

de la part d'un québécois poilu qui sans être coco, est farouchement anti-néolibéral (par néolibéral, outre le discours idéologique des économistes de cette tendance, je pense à l'arrogance de certains industriels qui affirment que la globalisation , c'est "la liberté pour mon groupe d'investir où il veut, quand il veut, de produire ce qu'il veut, d'acheter et vendre où il veut, et d'avoir à supporter le moins de restrictions possibles par la législation du travail et les conventions sociales". Percy Barnevick)

Stalker
Invité
Stalker
15 années il y a

Un tableau, plutôt inspiré selon moi, issus de l'Atlas du monde diplomatique concernant "les sommes versées par Exxon Mobil entre 2000 et 2003 à des think tank contestant le réchauffement climatique. Vous n'avez qu'à cliquer pour agrandir.

<a>

Stalker
Invité
Stalker
15 années il y a

Désolé, j'ai essayé de tagger le lien, sans succès.

Voici le lien:

http://societerre.blogspot.com/2007/12/latlas-du-

max
Invité
max
15 années il y a

Bonjour Stalker,

D'abord, désolé si le ton que j'ai employé t'a semblé agressif, je le voulais plutot ironique. Il me semblait juste que les phrases que tu employais étaient intérprétation franchement orientée du monde (ce que je ne juge pas) et nécessitaient donc une argumentation supplémentaire.

Si on reste sur tes premiers commentaire, par exemple celui ci :

"Pour moi, l’université a fait naufrage en s’intégrant au sytème techno-économique capitaliste et se pliant aux intérêts privés."

je pense qu'il est difficile de dire ça sans apporter au minimum quelques arguments qui vont dans ce sens. D'où mon ironie.

A lire cette phrase, on pense (peut etre que j'interprète mal tes propos) qu'il n'y a plus de voie possible d'amélioration de l'université dans un contexte capitaliste. Il existe un grand nombre d'université de haut niveau ayant pour source de financement des groupes privés.

En quoi un centre de recherche produit il "une vérité" de meilleure qualité lorsque ses sources de financement sont publiques que dans le cas où elles sont privées ?

Je suis désolé mais cela ne me semble pas évident. Je suis prêt à en discuter.

Stalker
Invité
Stalker
15 années il y a

"En quoi un centre de recherche produit il “une vérité” de meilleure qualité lorsque ses sources de financement sont publiques que dans le cas où elles sont privées ?

Je suis désolé mais cela ne me semble pas évident. Je suis prêt à en discuter."

En fait, c'est un peu comme au niveau médiatique: le budget n'est pas garant de la qualité de l'information et de l'objectivité. Au niveau universitaire, les recherches par subvention oriente le type d'étude en fonction de la possible rentabilité de la vérité produite. Pour ne donner que l'exemple de ce qui se fait en psychologie, financé par l'industrie pharmaceutique, les tenants d'une anti-psychiatrie et de la psychanalise ne font plus le poid, n'arrive plus à recruter de jeunes chercheurs, etc. Toute la recherche fondamentale pour moi devrait être autonome, jugée par les pairs et non par des conseils d'administrations à la recherche de profit.

Pour ce qui est de la phrase : “Pour moi, l’université a fait naufrage en s’intégrant au sytème techno-économique capitaliste et se pliant aux intérêts privés.”, c'est que oui, d'un point de vue socio-historique, et non anti-ceci ou cela, je le répète, perds en terme d'autonomie institutionnel. Je trouve que nous vivons dans une société qui s'appauvrit si nous n'arrivons plus à garantir cette autonomie de la réflexion, et non d'une société qui s'enrichit, malgré les apparences.

Voie possible d'amélioration ? Certes, mais comme je l'ai indiqué, nous vivons des temps difficiles et il y a peu de raison d'espérer car tout porte à croire que plusieurs d'entre nous souhaite un fois pour toute la fin de cette autonomie institutionnelle.

Est-ce grâve ? Peut-être pas. Plusieurs se réjouissent que l'université s'ouvre au marché, dans un contexte de "société de la connaissance", université et système financier sont de plus en plus inter-relié.

Je ne suis pas essentiellement contre le financement privé. Mais entre nous, de la même façon que les institutions capitalistes globalisées ont déclassé les États dans leur capacité d'articuler une cohérence nationale, comme cela était le cas dans les sociétés modernes, les universités sont appelées à s'adapter à la logique de la compétition, de la croissance, etc… Vous pouvez vous en réjouir, mais pour moi, c'est une posture idéologique dominante à laquelle je ne souscris pas. C'est d'ailleurs pourquoi on a de plus en plus de difficulté à distinguer production universitaire et production d'institutions privées, comme vous le souligner vous mêmes.

Notre société n'arrive plus à créer et préserver des espaces non soumis à l'arbitraire. C'est tout. Après cela on peut s'en réjouir ou s'en désoler. Vous connaissez ma position.

max
Invité
max
15 années il y a

"Au niveau universitaire, les recherches par subvention oriente le type d’étude en fonction de la possible rentabilité de la vérité produite."

Parce que si l'état est la source de financement, ceci n'est pas vrai ?

J'espère que si !

"Notre société n’arrive plus à créer et préserver des espaces non soumis à l’arbitraire."

Sincèrement, tu penses vraiment qu'une quelconque société à déjà créée des "espaces non soumis à l'arbitraire" ? Tu parles de quoi là ? Un exemple de ce type d'espace ? Bon je t'accorde que dans un espace vectoriel, l'arbitraire est faible. Mais sinon ?

Stalker
Invité
Stalker
15 années il y a

Primo, l'État, dans les sociétés modernes, était garant de l'autonomie des universités, pas du contenu produit par les chercheurs. Je ne dis pas qu'il n'y ait pas eu ingérence, mais cette ingérence n'était pas inscrite dans le mode de fonctionnement de l'institution. Par exemple, la nomination des professeurs et la validation des recherches par les pairs.

Pour ce qui est des espaces non soumis à l'arbitraire, il s'agit d'une mission de l'université: soumettre les enjeux de vérité à la délibération entre les pairs, et non les assujettir à des besoins sociaux.

Vous est peut-être contre cet idéal de l'université moderne (je souligne : la modernité se constitue autour d'idéaux, de projets), mais cela n'empêche qu'il y a transformation. Jean-François Lyotard en a même fait l'objet central de sa réflexion sur La Condition Postmoderne. (http://www.leseditionsdeminuit.eu/f/index.php?sp=liv&livre_id=2180)

Je vous invite à lire des ouvrages de philosophes (Bill Readings: http://www.hup.harvard.edu/catalog/REAUNI.html), sociologies (Michel Freitag: http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Freitag) et d'historiens des sciences à cet effet. On est pas dans l'idéologie ici, dans l'opinion, mais dans une réflexion épistémologique sur l'écart béant entre l'idéal de la connaissance et la réalité…

Soumettre la connaissance à l'arbitraire du débat rationnel en finalité plutôt qu'à l'arbitraire du marché, voilà où je place mes billes. Bien sûr, la question du Naufrage, est une figure de style. Il demeure des espaces de discussion libre. Moi je pense qu'il faut les protéger. Mais ce n'est pas demain la veille dans la mesure où on ne sait même plus ce qui appartient à différent ordre de réalité dans "un contexte social capitaliste", comme vous le souligner.

Stalker
Invité
Stalker
15 années il y a

Je dois être bref (travail oblige)…

Je suis d'accord avec vous. J'ai cru comprendre que vous étiez ingénieur. Chez nous, les ingénieurs sont formés à l'extérieur des université, soit à la polytechnique. J'admet que dans ce contexte particulier, il y a un lien direct avec le le marché du travail.

Par contre, pour parler ingérence, j'ai fait état un peu plus haut du cas des départements de psychos. Pour ce que je connais de certains dérapages au niveau polytecnnique, car il y en a, il y a ces entreprises qui financent certains départements et qui exige les travaux de fins d'études des étudiants, qu'ils en deviennent propriétaires. Est-ce que vous trouvez que cela est convenable ? Il y a limitation de la liberté de penser lorsque les étudiants doivent se soumettre à des impératifs marchands et il y a ingérence malsaine lorsqu'on s'approprie des travaux des étudiants et des enseignants.

Je ne puis évaluer votre cas personnel et je vous donne le bénifice du doute. Cela dit, les sociologues ne parle pas à partir de fait individuel mais de tendance lourde, d'enjeux socio-culturels. C'est à cette enseigne que je prétends qu'il y a (ou devrait avoir) une différence entre la formation dans une université et dans le privé.

En clair: la quesion de la rentabilité peut être une question importante que se pose l'industriel. Le scientifique travail au niveau des possibles, doit avoir une vision plus large, qui transcende les aléas de l'actualité et des conditions boursières.

Encore une fois, il n'y a aucun problème dans le cas précis que vous soulevez, bien au contraire.

Bien à vous

Stalker
Invité
Stalker
15 années il y a

"Je ne vois pas très bien le rapport entre financer des études (et devenir co-propriétaire des résultats de ces travaux)".

C'est pourtant le cas. À la polytechnique, la compagnie Bombardier est propriétaire de l'examen de fin d'étude. Entre nous, le citoyen corporatif Bombardier a un peu plus de pouvoir dans l'échange de ti-clin qui cherche à réussir ses études et qui est mal placé pour dénoncer l'appropriation (le vol!) de ses idées.

"Cette appropriation fait l’objet d’un contrat, d’un échange d’argent contre des travaux. Où est le problème ? les deux parties sont libres de contracter ou non sur ce sujet !"

Dans l'exemple que je donne, il n'y a pas nécessairement d'argent impliqué. Cela étant dit, votre liberté entre deux agents n'est jamais tout à fait pure (c'est ce qu'oublie les idéologues). Nombreux sont les étudiants qui acceptent de "vendre" leur "marchandise" à des prix dérisoires parce qu'ils sont "forcés" de le faire. Combien de personnes ont rédigé des articles qui ont été publié sans que l'on fasse mention de leur nom, contribuant ainsi à faire avancer la carrière des professeurs -entrepreneurs gestionnaire ? À l'inverse -et cela m'est arrivé pas plus tard que cette année-, il y a des articles qui sont publiés avec notre nom et cela, sans que nous n'ayons écrit une seule ligne et sans notre consentement!!! Tout cela parce que pour les professeurs entrepreneurs, il est important que garder un nombre important d'assistants de recherche pour justifier leurs demandes de subventions.

Encore une fois, je n'ai pas l'intention ici de vous convaincre d'un point de vue idéologique sur le caractère positif ou négatif de la marchandisation des savoirs. Nos idéologies et théories respectives sont trop fortement ancré en nous pour que la discussion soit saine. Surtout dans un contexte de Blog. Tout ce que je veux dire, c'est que 1. Il y a une différence entre le privé (et plus particulièrement les Think Tank, ces organisations militantes qui diffusent les idées de leur contractant) et le public (notamment les universités) et 2. La logique du privé est déjà bien présente dans les universités, tellement que nous perdons nos points de repères historique sur la mission civilisationnelle de l'université moderne.

Stalker
Invité
Stalker
15 années il y a

L'inverse est vraie: votre refus d'aborder la théorie, l'histoire et de sortir de votre vision pragmatique des choses vous empêche de situer les transformations en cours de notre rapport à la connaissance et de comprendre la distinction entre le rôle civilisationnel de l'université et l'intérêt immédiat, a-historique de la recherche privée. Si vous pensez que je pense que le privé incarne le mal, vous vous trompez de personne.

Comme il s'agit de votre Blog, je vais vous laisser le mot de la fin.

J'ai bien apprécié séjourner chez vous. Merci de votre hospitalité.

Rachid Franço
Invité
Rachid Franço
15 années il y a

En attendant de futurs post des participant(e)s, je vous souhaites à tous et à toutes de passer de joyeuses fêtes, de manger du bon porc et de boire du bon vin,ainsi que de faire des cadeaux à vos enfants.

trackback
Objectifs 2008 pour Expression Libre
15 années il y a

[…] La propagande du Monde Diplomatique (42) : Article polémique aussi, puisque j’y accuse, preuves à  l’appui, l’éditorial du directeur du Monde Diplomatique d’avoir volontairement menti, en tout début du hors-série “Environnement”. […]

Jean
Invité
Jean
15 années il y a

Le rôle de l'Université est la recherche désintéressée de la vérité par amour de la vérité afin d'éprouver la joie de la vérité.

Or le bonheur ou la joie ne sont pas comparables ou évaluables par de l'argent.

Quand est-ce que l'argent est intéressé par la vérité ? Quand celle-ci rapporte, sur du court terme si possible. Le court termisme est la maladie caractéristique de la recherche et de l'économie américaine.

Or il est bien évident que toutes les vérités ne rapportent pas. On évacue donc ainsi tout le bonheur que peuvent nous apporter ces vérités non-rentables.

Ex.: Les bouchons de liège naturels ne sont pas rentables pour le vin: il faut 10 ans d'investissement pour les produire. Donc prenons du bouchon artificiel ! Et évacuons tout le bonheur que nous procure un vin de 20 ans d'âge !

L'argent effectue donc une sélection et ne poursuit que ce qui rapporte.

C'est une sélection malsaine qui ne peut qu'étouffer la recherche scientifique au profit d'idéologies (politiques) plus ou moins sectaires…

Le sens de la vie n'est-il que financier ?

pap
Invité
pap
15 années il y a

"Le rôle de l’Université est la recherche désintéressée de la vérité par amour de la vérité afin d’éprouver la joie de la vérité."
Mon Cher Jean, j'espère que tu te rends compte qu'une telle affirmation rélève de l'enfantillage le plus simpliste. D'où peux tu sortir une telle affirmation sinon d'un doux rêve personnel complètement coupé du monde environnant? Est ce de la provocation de ta part? As tu oublié que quelqu'un paie pour l'université (les impôts de tous) et qu'il ne s'agit pas d'un lieu coupé du monde? La vérité est l'amour sont parfaitement respectables mais je ne vois pas en quoi ils sont liés à l'université. Tu voulais peut être évoquer un monastère ou un groupe religieux. Non l'université est un lieu d'échanges, de confrontation, de recherche, où tout coûte cher, où les efforts de tous sont immenses si l'ont veut réussir…car l'université est impliquée dans la mondialisation, la création de richesses, et le souci de l'avenir de nos enfants. pap Maître de conférences

Mouloud le beau
Invité
Mouloud le beau
15 années il y a

L'université coranique est la seule valable dans ce monde d'infidèles !!!Allah Akbar…

max
Invité
max
15 années il y a

Oui tu as raison mouloud, c'est la seule qui permet de former les terroristes correctement.

Mouloud le beau
Invité
Mouloud le beau
15 années il y a

Max

Inch'allah..C'est la seule façon de rectifier ce monde corrompu .

max
Invité
max
15 années il y a

Que tu ne décèles pas mon ironie ne me surprend finalement pas beaucoup…
C'est vrai que la guerre sainte n'est pas hyper ironique non plus. Peut etre ne sais tu même pas ce qu'est l'ironie après tout.