Les mensonges du GIEC

Retour sur les conclusions d’un important rapport du NIPCC, intitulé « C’est la nature et non l’activité humaine qui détermine le climat ». On y apprend comment le GIEC (IPCC en anglais) présente dans ses rapports un avis orienté, faisant fi de la plus élémentaire rigueur scientifique. Les conclusions du NIPCC sont claires : l’accroissement du CO2 atmosphérique n’est pas responsable du réchauffement climatique. Et les règlements adoptés pour lutter contre le réchauffement climatique sont inutiles.

J’avais déjà eu l’occasion ici d’exprimer mon scepticisme vis-à-vis des « théories » catastrophistes du GIEC. Et vis-à-vis de tous ceux, politiciens et idéologues, qui veulent utiliser des pseudo-messages scientifiques pour amener de l’eau à leur moulin. Sans aucun scepticisme : ils assènent des convictions, plus qu’ils ne font oeuvre de diffusion d’informations.
Vincent Bénard a fait l’autre jour un article pour faire un lien[1. Rubin a déjà fait suivre l’info. Coïncidence ? Aymeric, au même moment, a publié un article intitulé « La planète va très bien, merci. »] vers le rapport du NIPCC. Qu’est-ce que le NIPCC, me direz-vous ?

L’IPCC et le GIEC

Quel titre barbare ! Bon, tout le monde a au moins une fois entendu parler du GIEC[2. La page du GIEC précise que sa mission est « d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. »] (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat). C’est le groupe qui publie régulièrement un rapport sur le réchauffement climatique, avec pour but de proposer des pistes d’actions aux décideurs. Tout le fatras politiquement correct à propos du CO2 vient de ces rapports. En anglais, le GIEC s’appelle IPCC : Intergovernmental Panel on Climate Change. D’ailleurs, c’est l’inverse : c’est l’IPCC qui, en français, s’appelle GIEC.

NIPCC, et le rapport « C’est la nature, et non l’activité humaine, qui détermine le climat »

Le NIPCC, c’est le Nongovernmental International Panel on Climate Change. Non-GIEC, en français. Le NIPCC vient de publier un rapport très complet[3. Edité par Fred Singer, scientifique, et qui dirige SEPP] « Nature, Not Human Activity, Rules the Climate« , téléchargeable gratuitement. Ce que Vincent Bénard nous signalait, c’était que ce rapport a été intégralement traduit[4. traduction de Jean Martin, Jean-Michel Reboul et Frédéric Sommer] et est disponible en français sur l’excellent site Pensée Unique ! Je ne peux que vous conseiller d’aller le télécharger et le lire : c’est très bien écrit, direct, simple à comprendre, et il souffle dans ce texte un esprit de scepticisme et de rigueur intellectuelle qui fait plaisir. Comme je sais que vous n’avez pas forcément le temps de tout lire, je vous livre quelques passages intéressants de l’introduction et de la conclusion.

Avant-Propos : position honteusement orientée du GIEC

Dans son discours à la Conférence des Nations Unies sur le Climat du 24 septembre 2007, le Dr Vaclav Klaus, Président de la République Tchèque, a déclaré que le débat scientifique sur le changement climatique serait grandement amélioré si le monopole actuel et le point de vue orienté de l’International Panel on Climat Change (IPCC en Anglais, GIEC en Français) était supprimé. Il réitéra cette demande que l’ONU organise un groupe de travail indépendant et publie deux rapports contradictoires. C’est très exactement ce que fait le Non Intergouvernemental Panel on Climate change (The NIPCC, Le Non-GIEC). Il s’agit d’une analyse indépendante à partir des résultats publiés dans la littérature scientifique revue par les pairs – examinée sans a priori ni sélection. Cette analyse incorpore de nombreux résultats de recherche ignorés par l’IPCC en y ajoutant des résultats scientifiques devenus accessibles après la date de clôture de Mai 2006, fixée par l’IPCC. L’IPCC est préprogrammé dans le but de fournir des rapports qui vont dans le sens de l’hypothèse du réchauffement climatique généré par les activités humaines et celui du contrôle des émissions de gaz à effets de serre, tels qu’ils ont été évoqués dans le Traité du Climat du Globe. Le résumé de l’IPCC de 1990 ignora totalement les résultats des mesures satellitaires parce qu’ils ne montraient aucun réchauffement. Le rapport de l’IPCC de 1995 fut rendu célèbre par le fait que des modifications y furent introduites, après qu’il ait été approuvé par les scientifiques. Ces modifications visaient à donner l’impression d’une influence humaine. Le rapport 2001 de l’IPCC qui affirmait que le vingtième siècle présentait « un réchauffement inhabituel » reposait sur la « courbe en crosse de hockey »[5. page 8 du rapport du NIPCC : « L’une des (preuves du réchauffement climatique) était un article sur la dénommée « Crosse de Hockey » qui est une analyse d’indicateurs variés qui proclamait que le vingtième siècle était le plus chaud des 1000 dernières années. Par la suite, on découvrit que cet article reposait sur une analyse statistique basée sur des erreurs fondamentales. L’IPCC soutint aussi un article qui affirmait que le réchauffement antérieur à 1940 était d’origine humaine et causé par les gaz à effet de serre. De même, ce travail contenait des erreurs fondamentales d’analyse statistique. La réponse du SEPP au (GIEC) fut un livret publié en 2002 et intitulé « Le Protocole de Kyoto n’a pas de fondement scientifique » [SEPP 2002]. »], à présent discréditée. Le dernier rapport de l’IPCC de 2007 minimisa complètement la contribution de l’activité solaire au changement climatique alors que celle-ci est probablement capable de dominer toute contribution d’origine humaine.
Frederick Seitz[6. décédé en mars 2008, il était professeur émerite de la Rockfeller University, et ancien président de la société de Physique Américaine]

Principales conclusions du NIPCC

Trois questions posées, et les éléments de réponse associés. Je recopie ici intégralement les conclusions : il me semble qu’elles sont importantes, claires et relativement faciles à comprendre. Bonne lecture !
Trois questions :

Les principaux problèmes pour les décideurs dans le débat du réchauffement climatique sont les suivants :

  • est-ce que la tendance au réchauffement est réelle et significative?
  • quelle est la part des causes naturelles dans ce réchauffement et quelle est la part imputable aux gaz à effet de serre (GES) d’origine anthropogénique ?
  • est-ce que ce réchauffement sera dommageable ou bénéfique à la vie des plantes, des animaux et au développement de la civilisation humaine ?

Et voici quelques éléments de réponses de la conclusion de cet excellent rapport :

  • L’amplitude du réchauffement récent – le sujet du point n°1 – apparaît être moins importante que celle généralement présentée par l’IPCC et les médias. […] Les seules observations fiables viennent de stations météo embarquées dans les satellites et celles-ci ne montrent aucun réchauffement depuis 1998.
  • Ce rapport démontre donc que la contribution des émissions de GES au réchauffement actuel est insignifiante. En utilisant les données du GIEC publiées dans le rapport CCSP nous avons pu montrer que les températures observées sont en contradiction flagrante avec les modélisations numériques basées sur les évolutions des GES. Il est curieux de constater que l’IPCC n’ait jamais fait de telles comparaisons, sinon il aurait dû aboutir aux mêmes conclusions, à savoir : le réchauffement actuel est principalement d’origine naturelle plutôt qu’anthropogénique. Au contraire, l’IPCC campe sur ses positions à propos du réchauffement global, alors que les « preuves évidentes » ne résistent pas à un examen minutieux.
  • Nous avons montré que l’évolution des températures du vingtième siècle n’est nullement exceptionnelle et que des périodes de réchauffement de plus fortes amplitudes sont répertoriées dans un passé historique et tout cela sans conséquences catastrophiques.
  • Nous avons aussi discuté les nombreuses imperfections des modèles quant à leurs possibilités de simuler ce qui se passe réellement dans l’atmosphère.
  • Si la contribution au réchauffement climatique des GES anthropogéniques est réellement insignifiante, pourquoi les modèles calculent-ils de fortes élévations futures de températures, en se basant sur des sensibilités climatiques aussi élevées ? La raison probable est que les modèles négligent des rétroactions négatives qui ont cours dans l’atmosphère. Des observations satellitaires récentes montrent que les distributions de la vapeur d’eau dans l’atmosphère peuvent produire de telles rétroactions négatives.
  • Si le réchauffement actuel n’est pas lié aux GES, quelles sont les causes naturelles qui peuvent produire les changements de températures observés pendant les périodes historiques préindustrielles ? Des observations empiriques montrent que les principales causes des variations de température à l’échelle décennale sont liées à l’activité solaire qui module le rayonnement cosmique lui même responsable en grande partie des variations de la nébulosité atmosphérique. Des publications rapportent également que les rayons cosmiques sont responsables de changements climatiques majeurs pendant les derniers 500 millions d’années de l’histoire paléo-climatique de la Terre.
  • La troisième question concerne les effets et conséquences d’un réchauffement mineur. Une des catastrophes majeure associée au réchauffement futur est réputée être le relèvement rapide du niveau de la mer ; mais même l’IPCC a revu ses chiffres à la baisse. Nous avons montré qu’il n’y aura aucune accélération de la vitesse de remontée du niveau de la mer et ceci même en cas de réchauffement d’une durée de plusieurs dizaines d’années, que ce réchauffement soit naturel ou anthropogénique.
  • Par ailleurs, on peut noter que les effets d’un accroissement conjoint des températures et de la teneur en CO2 de l’air sont plutôt bénéfiques, puisqu’ils favorisent non seulement la croissance des cultures et des forêts, mais aussi la santé humaine. L’acidification des océans n’est pas considérée comme étant un problème, comme cela est indiqué par les observations disponibles. Après tout, les teneurs en CO2 de l’air ont atteint des valeurs de près de vingt fois celles d’aujourd’hui et cela à diverses périodes des 500 millions d’années qu’a duré le Phanérozoïque. Le climat pendant ces périodes était remarquablement stable, sans dérapage ni emballement liés à l’effet de serre, ce qui indique l’existence de rétroactions négatives très efficaces.
  • Si pour une raison quelconque un réchauffement mineur devait se produire, comme celui de l’Optimum Médiéval aux alentours du douzième siècle par exemple, ou même comme celui de l’optimum climatique de l’Holocène il y a 6000 ans caractérisé par des températures encore plus élevées, les conséquences n’en seraient pas négatives. Au contraire, elles seraient bénéfiques (Lamb 1982, et fig. 26).

Implications pour les décideurs

La conclusion se termine avec les implications pour les décideurs :

  • Nos observations penchent pour un réchauffement modéré avec des conséquences bénéfiques pour l’humanité et les divers biotopes terrestres. Ceci devrait avoir pour conséquence de stopper les décisions suivantes : les divers schémas proposés pour contrôler les émissions de CO2 émanant du protocole de Kyoto, les propositions aux US pour des actions locales ou fédérales, et l’élaboration d’un traité international devant succéder à celui de Kyoto ne sont ni nécessaires ni utiles, et dilapideraient des ressources qui seraient plus judicieusement utilisées à régler les vrais problèmes des sociétés actuelles [Singer, Revelle and Starr 1991 ; Lomborg 2007].
  • Même si une part substantielle du réchauffement climatique était liée aux GES – et ce n’est pas le cas – toute tentative de contrôle des émissions de ceux-ci aurait des résultats insignifiants. Par exemple, le protocole de Kyoto – même si tous les états membres appliquaient les mesures à la lettre – ne ferait baisser les températures de 2050 que de 0,02°C seulement (recalculé d’après Parry et al. 1998), une variation de température indétectable.

En résumé : ce rapport NIPCC contredit la principale conclusion du rapport du GIEC qui affirme que le réchauffement noté depuis 1979 est très probablement causé par l’émission des GES anthropogéniques. En d’autres termes, l’accroissement du CO2 atmosphérique n’est pas responsable du réchauffement climatique. Les règlements adoptés pour lutter contre le réchauffement climatique sont inutiles. Il est regrettable que le débat public concernant les changements climatiques, alimenté par les erreurs et les exagérations du rapport du GIEC, se soit éloigné autant de la vérité scientifique. La science est plutôt embarrassée par ce tapage médiatique alors que la raison devrait dominer ce débat aux conséquences importantes.
Pour finir, une citation du site de Jean Martin, qui a fait ce remarquable travail de traduction :
A la différence de certains, je ne crois pas que la fin justifie les moyens, même si l’on pense qu’il s’agit de sauver la planète : En utilisant une science inaboutie, on peut faire beaucoup plus de mal que de bien. S’il y a un débat scientifique sur une question, il faut l’accepter et ne pas le cacher. Un débat scientifique doit le rester et ne pas servir des (ou ses) idéaux partisans et (ou) économiques. La déontologie de la Science, c’est exclusivement de chercher et faire connaître la Vérité sans esprit de parti pris. Pour tous les hommes (et pour la planète). Lorsqu’un résultat est avéré et seulement lorsqu’il l’est, c’est aux hommes d’en tirer les conséquences en connaissance de cause ! Toute précipitation en la matière est potentiellement source de catastrophes…
A faire circuler donc ! C’est urgent, il me semble.

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Rubin
12 années il y a

Merci pour le lien. Tu es moins paresseux que moi !!

koz
koz
12 années il y a

J’attends l’article sur « les mensonges du NIPCC ». Et j’aimerais connaître les présupposés qui incitent certains à nier une réalité qu’il est difficile de ne pas constater. N’y aurait-il pas là surtout une aversion pour toute règlementation de l’activité ? Et, comme l’on sait que, lorsque l’on a un marteau, tous les problèmes ressemblent à des clous…

J’imagine, par exemple, que la fonte des glaciers et la dislocation des icebergs est un phénomène inexplicable, aucunement du à un quelconque réchauffement…

penthievre
penthievre
12 années il y a

bonjour LOmiG,

trés bonne initiative de nous permettre de nous faire une opinion corrigée de ce que l’on a pu entendre jusqu’à présent.
Je vais lire attentivement l’ensemble du rapport (70 pages!), et je pense qu’on va réellement pouvoir disposer d’éléments fiables pour faire cesser l’imposture du global warning, avec toutes les conséquences que ça aura pu induire dans les politiques publiques actuelles, et surtout éviter un probable désastre économique fondé sur des erreurs.

Allegre, Gérondeau, Cabrol ont déjà commencé à corriger le tir; à nous de continuer.
J’y reviendrai prochainement; et encore, bravo.

Merci

Seb
Seb
12 années il y a

Je pense effectivemment qu’il y a des abus de chaque cotés de la barrière. Ce qui m’importe en revanche c’est de ne pas ralentir le phénomène qui devrait être je pense, une réelle occasion d’une nouvelle bouffée d’oxygène pour la croissance économique. La révolutoin verte aprés l’industrie et les NTIC… Elle arrivera tot ou tard sans que les supporters de la croissance zéro n’arrivent a leurs fins…

Aymeric
12 années il y a

Oui Lomig, parfaite coïncidence. Le documentaire en question, dont j’ai recopié la conclusion dans mon billet, fut diffusé le 12 juillet… Il a d’ailleurs été rediffusé hier, il s’agit de « Puissante planète : un monde unique ».

Criticus
12 années il y a

@ Lomig

Tu te souviens peut-être que j’avais écrit un billet en janvier à ce sujet.

Le plus grave, à mon sens, de ce consensus imposé, c’est qu’il fait perdre de vue les principaux défis du XXIe siècle, qui sont géopolitiques et non climatiques. On se demande, par ailleurs, si la logique sous-jacente des réchauffistes n’est pas de conduire les pays développés et émergents à freiner leur croissance pour éviter de distancer définitivement les pays sous-développés. Alors que ces derniers doivent justement s’industrialiser pour enfin sortir de l’ornière.

Mathieu L.
12 années il y a

Bonjour LOmiG, Je dois te dire que je n’ai pas lu le rapport du GIEC et que je ne lirai pas celui-là non plus, parce que mes connaissances scientifiques ne me permettront pas, je pense, de me faire une idée saine de la question. Il y a quelque chose qui m’étonne cependant dans ton discours : tu insinues que le GIEC a ignoré que des variations naturelles de température ont eu lieu dans le passé ? Cela me semble totalement délirant. En effet, en histoire, les connaissances sur ces sujets sont nombreuses. On sait, grâce aux sources historiques, que l’époque romaine fut plutôt chaude. Il y a eu un refroidissement entre le VIe et le Xe siècle, puis une nouvelle croissance des températures qui a culminé aux XIIe-XIIIe siècles. Ensuite, un nouveau creux, dont le pire fut en France le XVIIe siècle, marqué par de nombreuses famines. Depuis, la température remonte régulièrement. Et, évidemment, on sait que l’homme n’a pas eu d’influence là-dessus avant les années 1850, voire 1880 au moins ! Je suis héberlué. Maintenant, même si le réchauffement climatique est inexistant, la question de notre modèle de développement se pose quand même, car nos ressources sont insuffisantes pour… Lire la suite »

Crucol
Crucol
12 années il y a

Bonjour, J’avais déjà lu le rapport du NIPCC, et la conclusion qui m’avait le plus interloqué c’est l’effet bénéfique de l’abondance de CO² sur la nature et l’activité humaine Je n’ai jamais entendu parler du CO² que comme d’un polluant!, Un polluant bénéfique, ça c’est une première! et, en conséquence, je trouve que ce rapport, qui traite avant tout de CO², apporte un peu d’oxygène dans le débat sur l’AGW. :wink: Moi, ce que j’adore dans le débat sur le réchauffement climatique, c’est que ceux qui voudraient nous faire renoncer à la technologie pour retourner à l’âge de pierre, ne veulent ABSOLUMENT PAS nous montrer l’exemple! Un peu comme les gens qui pensent que l’humanité doit s’éteindre pour pérenniser le règne de Gaïa… Si tout ceux qui veulent imposer aux autres leur idéologie, se l’imposait à soi même, le monde serait libérée d’ un très grand nombre de crétins… (suicide des gaïaistes, retour à l’état sauvage des écolos, communistes vivants en groupes fermés qui met tout en commun…) Avez-vous déjà vu un des défenseurs de la nature aux motivations réchauffistes faire autre chose que de demander des impôts et taxes? ou même montrer l’exemple en retournant à l’état de nature?… Lire la suite »

Criticus
12 années il y a

Dans mon billet, je m’étais contenté de déplorer le manque de points de vue contradictoires, n’ayant pas les compétences scientifiques pour parler de l’effet de serre en tant que tel (même si je doute très fortement de la capacité de l’homme à détruire la planète). Et surtout, quand bien même l’effet de serre serait avéré, n’y a-t-il rien de plus grave et de plus urgent ?

koz
koz
12 années il y a

Il me semblait avoir posté un com, mais je ne le retrouve pas. Encore un tour de mon blackberry ? Enfin… Tant mieux, il était un peu expéditif.

Pour en reprendre la partie la. Moins contestable : ni toi, ni Rubin, ni moi ne sommes climatologues. Aucun de nous trois n’est vraiment en mesure de tranche. C’est d’ailleurs ce qui assure les beaux jours de ce débat.

Mais alors qu’est-ce qui me fait pencher plutôt vers le GIEC et vous plutôt vers le Nmachin (dont un autre dénoncera les mesonges à son tour).

Sont-ce, pour vous, des données scientifiques objectives ? Ou une « aversion » pour tout ce qui conduit à une règlementation, une régulation de l’activité humaine ? En bref, pour conclure sur une note titillante, n’est-ce pas encore une illustration de ce proverbe qui veut que, lorsque l’on ne dispose que d’un marteau, tous les problèmes ressemblent à des clous ?

london
12 années il y a

@Koz : il faudrait que tu commences par le lire ce rapport du NIPCC pour trancher, non ? :wink: On se régale dès les premières pages et tout est sourcé, études scientifiques à l’appui.

Pour ton argument sur l’aversion libérale face aux régulations étatistes, il peut s’entendre, et même s’inverser : est ce que ton appétence à croire à un réchauffement climatique, et de nature anthropogénique, n’est pas lié à une certaine peur de la liberté et de ce qui nous échappe plus globalement ? Un besoin de se rassurer face au ciel qui gronde et à la colère des Dieux ?

A ce propos, pour les glaciers, il y a de quoi rester circonspect quant au traitement médiatique et scientifique :

http://lepoulaillerlibre.blogspot.com/2008/03/vers-une-nouvelle-guerre-froide.html

Franck Boizard
12 années il y a

@ Koz Sans flagornerie, je vous ai connu plus pertinent. Comment pouvez vous écrire «une réalité qu’il est difficile de ne pas constater» ? Si vous constatez le réchauffement climatique par vous-même, vous êtes un phénomène à mettre d’urgence sous cloche. :shock: Ceux qui parlent de réchauffement climatique s’intéressent à des variations de température moyenne de quelques degrés bien inférieures aux variations du cycle jour-nuit ou des variations saisonnières, ou encore aux variations spatiales. Au contraire de ce que vous écrivez, c’est une réalité d’une extrême difficulté, d’une extrême complexité, à constater. Faut-il que le bourrage de crâne soit intense pour que vous puissiez écrire en toute bonne foi que le constat de l’éventuel réchauffement climatique est chose aisée ! Pour ma part, je conteste que la notion de climat global ait même un quelconque intérêt mis à part de propagande : humainement, ce sont toujours les climats LOCAUX qui ont suscité des migrations et des adaptations, or même les «réchauffistes» (ceux qui croient à un réchauffement global d’origine humaine) admettent que les climatologie locale n’a qu’un lien assez lache avec le climat global. scientifiquement, ramener un système aussi complexe que le climat terrestre à quelques paramètres moyennés spatialement est… Lire la suite »

Crucol
Crucol
12 années il y a

Bonjour,

Désolé, pour ma confusion, mais si le CO² n’est pas un polluant, pourquoi parle-t-on de pollution au CO²? C’est dans ce sens-là que je l’entendais.

Nul ici ne se réclame expert en climatologie, mais nul non plus ne se réclame expert en économie, ni en politique, pourtant nous discutons actuellement de politique et d’économie, par les conséquences des mesures pour « contrer » le réchauffement climatique.

Lomig, il paraît que tu bosses dans un secteur qui a trait à la réduction du CO²… pourraîs-tu nous concocter un petit résumé des mesures envisagées pour réduire ces émissions, qu’on puisse en discuter l’efficacité? Personnellement, je travaille (enfin, je suis encore étudiant pour un an) dans un domaine qui touche aussi au développement durable, le bâtiment, avec toutes les normes qui naissent en ce moment, bâtiment HQE, norme QSE, etc… Et je trouve vraiment attristant le débat autour du développement durable, noyé dans l’idéologie que j’ai dénoncé à mon premier poste.

Cordialement, Crucol

London
12 années il y a

@ LOmiG : absolument d’accord sur la dépersonnalisation du débat. Pour autant, je m’intéresse aux motivations des acteurs. Et cela vaut effectivement pour nous, libéraux, et pour les autres tendances politiques. Pour ma part, mes premiers doutes ne sont pas liés à mes idées… ce serait même le contraire. Pendant des années, j’ai eu un discours pro GIEC. C’est à la lecture de documents scientifiques (et non par des non climatologues au passage, ni Claude Allègre d’ailleurs que l’on nous retoque pour éviter de parler des scientifiques « capés » qui s’opposent) que j’ai commencé à douter. Et, les lectures de conclusions d’articles scientifiques allant, cela a accentué mon scepticisme ou tout du moins mon aversion pour un certain obscurantisme sur ce sujet, entretenu consciemment par un certain nombre de groupes à vocation politique. Certains diront que ce n’est pas grave de nous bourrer le mou si la cause est juste, quite à accepter qu’il y ait une part de bluff, de mensonge, d’approximations scientifiques. Pour les arguments d’ordre scientifique, je crains de ne pas être plus expert que ceux que je lis et les conclusions principales seraient : Les modèles statistiques ne permettent pas de prévoir l’évolution du climat. Certaines reconstitutions… Lire la suite »

manuel
manuel
12 années il y a

Le GIEC est à la solde des gauchistes écologiques menés en France par des vermines telles que Hulot.
Biensûr qu’ils mentent pour contrer le libéralisme et la consommation à outrance, le lobbying des groupes pétroliers.
Continuons, y’a pas de malaise, la planète est en grande forme, on a des réserves de pétrole inépuisables.
Ne cherchons pas d’énergies alternatives aux énergies fossiles, non, toute cette ridicule vague écologique n’a rien de mieux à faire que d’emmerder son et raconter des inepties.
Allons y, tout va bien!

manuel
manuel
12 années il y a

Tout et n’importe quoi?
On ne fait rien, sauf signer des traités de Kyoto qui ne servent à rien, sauf à s’acheter le droit de polluer aux pays les plus pauvres.
Ah si, certains d’entre nous trient leurs déchets, pardon.
Tu dis que le GIEC raconte des mensonges, j’essayais par l’ironie de comprendre pourquoi il ferait ça.
Alors je demande différemment.
Faut il continuer à puiser dans nos réserves? Ou faut il sérieusement envisager une énergie alternative?
Faut il continuer à construire des usines à charbon, à vivre en consommant sans compter, et attendre que les chinoi,s brésiliens et indiens fassent comme nous.
Pour toi l’humain n’est en rien responsable du dérèglement climatique, car il n’y a pas de dérèglement, c’est ça?

Franck Boizard
12 années il y a

S’agissant du pétrole et de son soi-disant épuisement, j’ai lu un livre iconoclaste sur le sujet dont j’ai fait le résumé (d’ailleurs conseillé par Lomig) sur mon blog : The bottomless well Ce qui risque de s’épuiser dans les décennies à venir, et encore, ce n’est pas aussi certain que le clament les medias, c’est le pétrole qui coute 10 $ le baril à extraire, typiquement le pétrole saoudien. Mais du pétrole à 15-20 $ le baril de coût d’extraction, on en a pour des siècles de réserves connues, sans compter les découvertes possibles. Quand on voit qu’on vit avec un pétrole dont les cours sont au-dessus de 100 $ le baril, on est bien obligé de constater qu’il n’y a aucune pénurie de pétrole à l’horizon : on n’extrait pas aujourd’hui le pétrole qui coûte 15 $ parce qu’il reste plein de pétrole à 10 $, c’est un calcul économique élémentaire. Mais si un jour on épuise le pétrole à 10 $, on sait déjà, vu les cours cours actuels, qu’il sera rentable d’extraire le pétrole à 15 $ et que ça n’affectera pas outre mesure l’économie. Reste le problème de la pollution engendrée part une telle consommation. Pour… Lire la suite »

LOmiG
LOmiG
12 années il y a

merci beaucoup Franck pour ces éléments de réflexions…

Le côté religieux est effectivement assez marqué : il y a plein de choses à prendre dans l’écologie, mais le fait que la moindre critique et la moindre remise en cause conduise systématiquement à s’attirer les foudres montre qu’il y a un côté un peu « absolu », et dogmatique. Dommage.

à bientôt !

koz
koz
12 années il y a

Bon, moi qui croyait que mon com’ ne s’affichait pas… Vous en aurez eu les deux versions.

London, lomig : dîtes, les mecs, vous croyez franchement avoir fait une découverte en me disant que l’on peut me retourner l’argument ? C’était compris dans le propos. Ma question était bel et bien : sachant que ni vous ni moi ne sommes climatologues, ni en mesure de vérifier les infos, qu’est-ce qui nous fait pencher d’un côté ou de l’autre ? Et je ne me suis jamais exclu du questionnement…

Franck : je ne prétends pas constater le réchauffement avé mes petits capteurs à moi. En revanche, il me semble que la fonte des glaciers et la dislocation de la banquise sont de bons indices. On peut aussi imaginer que ce sont des phénomènes dus aux migrations des grenouilles mais, sans être scientifique, j’aurais tendance à imaginer un lien avec un réchauffement.

London
12 années il y a

@ Koz : mais te fâche pas non plus ! :???: En plus, pour le coup, c’est toi qui a proposé un argument réversible (et qu’t’es vesqué comme un pou mon p’tit bonhomme). Je voulais juste contrebalancer. Et là où t’es un chouille de mauvaise foi, c’est que sous prétexte de neutralité, dans ta deuxième intervention tu remets en cause nos doutes avec ton clou et tes marteaux. Comme dirait LOmiG, tu en fais une question de personne en appelant à des arguments d’autorité. Quant à la question de qui est climatologue ou pas, suffisamment spécialiste sur ces questions pour en parler, je dirais : « Vaste Programme ! ». Et c’est l’objet du NIPCC de mettre en lumière un autre son de cloche en dehors des débats citoyens. Il y a aussi des scientifiques qui ne se reconnaissent pas dans le GIEC ou tout du moins par les conclusions publiés (et même certains qui s’étonnent qu’elles soient parfois contraires à ce qui est dit à l’intérieur du rapport). Pourtant, le traitement médiatique sera différent. Par contre, et j’imagine que c’est là où tu veux en venir, ce débat est devenu « politique »… au détriment de la science. Si il y a bien… Lire la suite »

Franck Boizard
12 années il y a

Koz, La fonte des glaciers indiquent-elles un réchauffement global ? Il y a en fait quatre questions plus ou sous-entendues : 1) Y a-t-il une fonte généralisée des glaciers ? 2) Si oui, indique-t-elle un réchauffement global ? 3) Si oui, ce réchauffement est-il d’origine humaine ? 4) Si il y a un réchauffement global, d’origine humaine ou non, que faut-il faire ? Sur la première question, je ne peux que vous renvoyez à ces deux excellents sites : Climat Sceptique Pensée unique sur lesquels je vous conseille de passer quelques heures. (Climat Sceptique a cessé son activité parce que la science climatique est devenu trop passionnelle, sans pour autant progresser de manière significative.) Vous y verrez que la fonte des glaciers n’est pas si claire et généralisée que vous semblez le penser. Quant à la deuxième question, vous supposez en fait tout le problème de la climatologie résolu (vous êtes mûr pour un prix Nobel !). Si nous étions capables de faire un lien causal entre des phénomènes locaux et un climat global (je vous rappelle d’ailleurs qu’à mes yeux cette expression de climat global est dépourvue de sens), la discussion serait finie. Or, c’est justement la méconnaissance de… Lire la suite »

Franck Boizard
12 années il y a

Mes excusations pour les fautes et négligences du message précédent : je prépare simultanément la tambouille du soir.

Ozenfant
12 années il y a

Mais oui ! Mais c’est bien sûr !
La provoc est de taille !
Dans mon blog, je prend bien la défense de Radovan Karadzic !

Si tu veux nous démontrer la totale crédulité de la race humaine : c’est gagné !
Si tu veux nous dire que ses dons d’observations sont proche de zéro : tu es au top !
Enfin si tu essayes de dire comme Eistein, c’est parfait :
» Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine, en ce qui concerne l’univers, je n’ai pas acquis la certitude absolue. »

Franck Boizard
12 années il y a

Ca n’est absolument de la provocation de ma part, c’est vraiment mon intime conviction.

Qu’y puis-je si les autres ne pensent pas comme moi ? Qu’ils soient plus nombreux ne prouve en rien qu’ils ont raison.

Si vous croyez que je me trompe, émontrez moi que j’ai tort.

Michèle
Michèle
12 années il y a

Je craignais de trouver le sujet trop technique et en conséquence ennuyeux, j’ai eu l’agréable surprise de lire un résumé captivant et convaincant. Même si en bonne normande (d’adoption) je préfère garder une distance par principe, comme à l’égard de toute autre thèse scientifique.
Un grand merci pour ce remarquable état de la question du réchauffement climatique.

Ozenfant
12 années il y a

Franck,

Le fait que la majorité ne pense pas comme toi, est en effet insignifiant quand son influence sur la justesse d’une thèse où de l’autre.
Beaucoup plus grave que tu te dises « intimement convaincu » car, comme le dit très justement Romain Rolland : « Une discussion est impossible avec quelqu’un qui prétend ne pas chercher la vérité, mais déjà la posséder. »

Essayant tant que faire se peut, de fuir toute certitude, je ne fais confiance qu’a mes dons d’observations. Ce que disent des organismes loin des « sciences exactes » et incapables de développer des arguments suffisamment rationnels à mon goût m’importe peu. Comme d’ailleurs toute bataille d’idées reçues !

Tu vois, je n’essaierais même pas de donner mon point de vue… car je ne suis sûr de rien et que cela ne servirait à rien.

A bientôt dans un sujet qui rentrera dans mon champs de compétence (lol).

Franck Boizard
12 années il y a

«Je suis intimement convaincu» ne signifie pas «je ne changerai jamais d’avis». Cela signifie, comme en matière judiciaire, qu’ayant pesé tous les éléments qui étaient aujourd’hui à me disposition, je me suis fait une conviction. Mon intime conviction actuelle est que dans trente ans, le temps qu’une nouvelle génération de scientifiques et de politiques émerge, le réchauffisme sera considéré comme un errement difficilement explicable (et j’espère que cet errement n’aura pas provoqué des catastrophes d’ici là). Maintenant, qu’on me présente de nouveaux faits ou de nouveaux arguments et je peux changer d’avis. Après tout, Wegener a bien démontré la dérive des continents au cours d’un travail initialement entrepris pour prouver réfuter cette théorie. Je pense qu’il faut bien distinguer la science de la politique : la science : il est possible que le climat global se réchauffe mais rien aujourd’hui ne permet d’en dégager une cause particulière (humaine ou naturelle). A tout prendre, je trouve que les indices sur cet éventuel réchauffement pencheraient plutôt vers le naturel, mais dans la plus grande incertitude. la politique : vaut-il mieux prévenir que guérir ? Certainement pas. La prévention est très couteuse et trop incertaine, alors que, par ailleurs, l’homme a prouvé par… Lire la suite »

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[…] Sphère « Les mensonges du GIEC […]

PlanetaJob
12 années il y a

Красиво написано, мне понравилось.

frednetick
12 années il y a

C’est peut être moi, mais dans tout ça n’en oublie t-on pas que l’homme n’est pas formaté pour respirer du Co2 , ni du souffre etc…

Que le réchauffement ne soit pas majoritairement d’origine humaine est une chose, que ceque nous déversons dans l’atmosphère ne finisse pas par nous tuer en est une autre.

Pour les libéraux que vous êtes, les externalités négatives que représentent les jours de maladie dûs aux infections respiratoires etc devraient aussi être intégrées à la réflexion, non?

frednetick
12 années il y a

Si je puis me permettre, de plus, l’éditeur du rapport n’est pas du tout mais alors pas du tout partisan…
Opposer une idéologie à une autre, bel effort intellectuel.

manuel
manuel
12 années il y a

Il ne s’agit pas de d’opposer une idéologie à une autre, mais d’affirmer qu’une idéologie détient la vérité et pas l’autre!
C’est bien pire.

Franck Boizard
12 années il y a

Comme on dérive … Si la querelle est scientifique, l’idéologie n’y a pas sa place. Il n’y a pas deux idéologies qui s’opposent, mais une théorie qui est diffusée dans le public et chez les gouvernants, celle d’un réchauffement climatique d’origine humaine. Cette théorie est d’une extrême fragilité d’un point de vue scientifique, elle repose essentiellement sur deux arguments : 1) Les modèles numériques. or, les modèles numériques climatiques ont une capacité prédictive très faible, pour ne pas dire nulle (j’ai fait des modèles numériques dans des domaines autrement plus bornés et connus que le climat, je sais bien à quel point ces modélisations demandent de la rigueur. Dans le domaine climatique, il y a trop d’inconnues, non seulement dans les données mais dans les lois, les modèles numériques ne peuvent être que de jolies fantaisies colorées). 2) Certaines observations qui montrent une corrélation possible entre le CO2 et la température. Mais une corrélation ne démontre pas une relation causale (on apprend cela en sixième me semble-t-il). Tout le reste, c’est pétitions de principe et affirmations non justifiées. Dans le meilleur des cas, nous avons des hypothèses à validité limitée, certes intéressantes pour faire avancer le débat scientifique mais largement… Lire la suite »

manuel
manuel
12 années il y a

tu connais le sujet certainement mieux que moi, je l’admets, j’ai peut-être le tort de croire les différents scientifiques que j’ai pu lire, écouter ou voir, et qui ont souvent un avis très différent du tien.
J’ai un raisonnement différent.
A qui profiterait un changement de politique écologique et à qui cela nuirait il?
Et à qui profite la politique écologique actuelle?
Qui veut du changement et qui n’en veut pas?
Je pense qu’on sera d’accord sur le fait que le pouvoir, l’argent, qui gouvernent ce monde penchent pour l’immobilité.
Alors, ça n’est pas une preuve, c’est certain, mais les scientifiques me rendent confus, chacun affirmant le contraire de l’autre.

frednetick
12 années il y a

Belle démonstration qui met de côté l’origine de la contradiction. Quand un objet scientifque comme celui là sort il faut aussi s’interroger sur sa provenance.

Que le climat change est un chose.
Que la pollution progresse en est effectivement une autre, mais la « corrélation » (dont je doute que l’on apprenne la différence avec la causalité en 6ème) n’est pas mince avec la première question.

En matière d’idéologie, l’éditeur de l’ouvrage du NIPCC, le Heartland institute est un think tank promouvant vigoureusement le libre marché dans la gestion des questions environnementales, au détriment de la réglementation étatique.

Que les conclusions du rapport aillent, par pure coincidence ou non, dans le sens d’une inutilité de ces réglementations dans le cadre de la question climatique n’est pas forcément intellectuellement neutre. C’est tout l’objet de ma remarque finale, rien d’autre.

Chacun a sa vérité, celle du Heartland institute via le NCIPP va dans son sens, comme celle d’Al Gore va dans le sien. Il s’agit bien d’Idéologie, la science n’est qu’un outil à son service.

Franck Boizard
12 années il y a

«chacun sa vérité» : cela, je le conteste radicalement. C’est bien le cœur de la problématique. En matière politique, à chacun son opinion, je pense même que toutes les opinions ont droit de cité au point que je considère que la loi Gayssot et ses semblables sont de mauvaises lois. Mais, en matière scientifique, le raisonnement est très différent : des hypothèses contradictoires sont émises. Ces hypothèses sont attaquées. Tant que les hypothèses résistent aux attaques, elles sont considérées comme valides, les hypothèses qui ne résistent pas sont considérées comme invalides, ce n’est pas affaire d’opinion personnelle. Le problème est de juger de la réfutation : tel argument réfute-t-il l’hypothèse ou au contraire est-il invalide ? C’est là qu’un certain degré d’opinion intervient. Mais les méthodes scientifiques visent justement à introduire des critères, des raisonnements et des logiques universelles. Pour en revenir au réchauffement climatique, cette hypothèse restera non valide tant qu’une réponse n’aura pas été apportée à des objections majeures, que vous pouvez notamment lire sur les sites que je vous ai donnés en lien. Par exemple, dire que l’effet de serre allégué comme mécanisme explicatif par les réchauffistes contrevient au deuxième principe de la thermodynamique n’est pas du… Lire la suite »

frednetick
12 années il y a

N’étant pas un ténor en thermodynamique je lis humblement sur Wikipedia que « Une transformation réversible représente en effet, le cas limite d’une transformation réelle, conduite d’une manière infiniment lente, constituée d’une suite d’états d’équilibre infiniment voisins et caractérisée par des phénomènes dissipatifs nuls »

Rien de dit donc que le réchauffement actuel, si réchauffement il y a, n’est pas réversible par limitation de l’effet de serre, si tant est que celui-ci y soit pour quelque chose.

Je partage votre avis sur la science, à la limite près que vous mentionnez d’ailleurs que la certitude scientifique du moment n’est pas forcément atemporelle…dans un sens ou dans l’autre.

Ceci dit dans la mesure où l’hypothèse scientifique doit etre élaborée à partir de faits retraités, dans un sens ou dans l’autre encore une fois, le choix humain et personnel de méthodologie de retraitement n’est jamais neutre.

La science n’est donc jamais totalement objective.

J’aime bcp le lien que vous donnez, avec un peu de provocation je dirai que cette charge s’applique à tout domaine d’activité intellectuelle dont on ne partage pas les valeurs et les buts…

manuel
manuel
12 années il y a

Elle est belle ta liberté d’expression!
Vous voulez rester entre gens du même avis, c’est ça le débat pour vous?

Franck Boizard
12 années il y a

Pour ceux qui sont intéressés par une vraie démarche scientifique (désolé, c’est en Anglais) :

http://www.climateaudit.org/?p=3249

Franck Boizard
12 années il y a

Je suis un teigneux :smile: et la «junk science» des réchauffistes commence sérieusement à me courir sur le haricot (en plus d’être un teigneux, je suis un naïf : je considère que la pratique scientifique suppose rigueur et honnêteté).

Voici ce que je vous ai trouvé sur Climate audit. Je pense que c’est suffisamment clair :

D. KOUTSOYIANNIS, A. EFSTRATIADIS, N. MAMASSIS & A. CHRISTOFIDES “On the credibility of climate predictions” Hydrological Sciences–Journal–des Sciences Hydrologiques, 53 (2008).

Abstract “Geographically distributed predictions of future climate, obtained through climate models, are widely used in hydrology and many other disciplines, typically without assessing their reliability. Here we compare the output of various models to temperature and precipitation observations from eight stations with long (over 100 years) records from around the globe. The results show that models perform poorly, even at a climatic (30-year) scale. Thus local model projections cannot be credible, whereas a common argument that models can perform better at larger spatial scales is unsupported.”

Par Frank observes: “In essence, they found that climate models have no predictive value.”

manuel
manuel
12 années il y a

Le problème, c’est que la majorité des gens (dont moi) ne sont pas des scientifiques météorologistes de haut niveau, donc quand je lis le rapport du GIEC, ça me parait pertinent, ne pouvant vérifier scientifiquement les faits.
Quand je lis un contre rapport, ça me parait également pertinent.
Alors vous ici avez peut-être la culture scientifique pour discerner le vrai du faux, la vérité du mensonge, moi non.
Alors, on vérifie les sources, les implications politiques des gens qui s’engagent dans l’une ou l’autre voie.
Alors contrairement à LOmig, je ne pense pas qu’il soit hors sujet de politiser le débat, car, justement, les implications d’un changement de notre consommation d’énergie ont une forte portée politique.
Quand au lien de F.Boizard sur la religion « réchauffiste », comme je l’ai lu plus haut, ça peut s’appliquer à tout et n’importe quoi.
J’ai appris une chose, c’est le terme « réchauffiste », qui sonne très réducteur dans vos bouches.

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[…] Les mensonges du GIEC (226 lectures) […]

Cyril
Cyril
12 années il y a

bonjour, je découvre le blog et le rapport NIPCC…en cherchant des illustrations pour un document sur le…changement climatique. J’ai bien écris CHANGEMENT et pas réchauffement. Je suis d’accord avec LOmiG sur la démarche scientifique. Mais, sous ce seul prétexte (que le changement climatique n’est pas d’origine anthropo), donc, on ne fait rien. Je ne suis plus dans les matières scientifiques depuis un moment mais il me semble me souvenir de formules du type « toutes choses égales par ailleurs » lors du traitement de telle ou telle équation ou tel ou tel calcul. Or, dans le sujet qui nous intéresse, cela est impossible. Si je vous suis bien, la seule chose a faire est de ne plus s’appuyer sur le GIEC et ses conclusions comme base de telle ou telle décision ou action, c’est bien ça? Cependant, il y a bien des changements auxquels, dans le contexte actuel (qui n’est pas le même que lors des changements précédents « toutes choses égales par ailleurs » est inapplicable), il est nécessaire d’appliquer le principe de précaution (Par défintion, le principe de précaution s’applique en cas de doute, quand on ne sait pas, contrairement au principe de prévention). Car, même s’il y a doute sur les… Lire la suite »

Cyril
Cyril
12 années il y a

Re!
je commence à lire le rapport NIPCC et voila, je m’interroge sur ces 2 phrases à qqs lignes d’intervalle dans la présentation du NIPCC par S. Fred Singer:
« (…)L’hyper-promotion du réchauffement climatique a conduit
à l’exigence de contraintes de rendements irréalistes pour les voitures,(…) »
« Alors qu’il n’y a strictement rien à redire contre des initiatives qui visent à améliorer les rendements énergétiques » Je crois lire une chose et son contraire, non?

Cyril
Cyril
12 années il y a

Re! une chose que je n’ai pas abordé : lorsque l’on pense Environnement, on pense souvent à Nature (air, sol, eau plantes mais aussi animaux) et pas forcément à l’humain et sa santé. car là est une autre piste d’argumentation visant à justifier un certain nombre de mesures et à en combattre d’autres (comme le bonus-malus automobile qui favorise les moteurs diésiel, nettement plus nocifs (les fameuses particules (PM10 et PM2,5) pour la santé que le CO2!). Ainsi, je sais de source sure que les « créateurs » de la norme HQE se sont séparés en 2 camps : les tenants des normes et des calculs purement techniques et d’économies d’énergie (souvent des ingénieurs et techniciens) et ceux qui avaient une vision plus large en partant de la santé humaine (pas mal d’architectes). Et c’est vrai que si l’on y réfléchit, le critère santé permet aussi de répondre souvent au critère environnement. Ainsi, les fameuses maisons à énergie passive (ou positive selon les travaux récents) de Fribourg sont plutôt nocives pour la santé humaine car « trop » isolées de l’extérieur. Et depuis, on sait qu’il est nécessaire de renouveler souvent l’air intérieur. D’autant que les matériaux utilisés à Fribourg n’intégraient pas au départ… Lire la suite »

François TATARD
François TATARD
12 années il y a

L’intoxication mentale mondiale A la fin du 18° siècle et au début du 20°, circulaient des hypothèses farfelues pour expliquer l’incompréhensible. On notera : le fluide calorique que les lois de Joule vont anéantir mais qui restera dans les esprits littéraires pour faire croire à la pompe à chaleur aux rendements supérieurs à l’unité. Le mouvement perpétuel pour lequel il faudra attendre le début du 20° siècle pour voir refuser les brevets par l’Institut de la propriété industrielle. La génération spontanée que seul le grand Pasteur réussit à éradiquer. L’effet de serre provoqué par des gaz erratiques particuliers ce qui entraînait la notion de lévitation des gaz lourds par convexion, dilution et courants d’air. De nos jours ne subsistent de ces ragots d’ignares, que la pompe à chaleur et l’effet de serre. De ces deux là, seul l’effet de serre connaît une exploitation commerciale en devenir. Cette exploitation est concentrée sur le gaz carbonique qui nourrit nos végétaux, avant de nourrir les hommes et les animaux. Comment gagner de l’argent avec le gaz carbonique ? La Société l’Air Liquide, un de nos meilleurs placements boursiers dits « de père de famille », vous communiquera les cours de vente au détail… Lire la suite »

François TATARD
François TATARD
12 années il y a

chimie illimitée avec des ions.
En quittant le concret, toutes les imaginations sont permises. Ainsi on voit nos « scientifiques » prétendre que le CO2 dissous dans l’eau ést capable d’attaquer le calcaire pour former un bicabonate de calcium. C’est ignorer la notion élémentaire d’équilibre d’une réaction chimique. A ces rêveurs demandez :
« Avez vous pu isoler ce fameux et impossible bicarbonate de calcium, que vous prétendez destructeur des récifs coralliens? »
Une réponse inévitablement négative doit clore le débat, avec ou sans ions

François TATARD
François TATARD
12 années il y a

Je dispose de quelques images pour la vulgarisation demandée. Elles sont nécessaires aux littéraires actuels que l’on appelle des scientifiques. Pouvez-vous les traiter. Elles sont extraites d’un livre de « leçons de choses » du CM1 de 1957 et complétement ignorées par les fameux « géophysiciens » qui veulent nous asphixier au CO2.
Par ailleurs, j’ai un texte très court que je vous communique:

Il faut un peu plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre d’alcool à brûler (dites bioéthanol: c’est plus chic).
Il faut 1,6 litres de cet alcool pour produire l’énergie d’un litre d’équivalent pétrole.
Même si l’énergie de production d’alcool comporte des combustibles « renouvelables », en partie, où est la bonne affaire?
Voila: c’est court comme vous le demandez et peut, éventuellemnet, intéresser vos philosophes.
Par courriel, je vais vous adresser les images promises

souzi
12 années il y a

j’a rien compris de tous ca mais je veux savoire un seul chose les causes et les affirmation sur la rechauffement planetaire d’al gore et mmmmmmmmmmmmmmercii.

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[…] du raisonnement “Croissance = CO2 = danger pour la planète”, raisonnement dont les bases scientifiques sont tout à fait […]

TATARD
TATARD
12 années il y a

Cher LOMIG
J’attends toujours votre adresse courriel pour vous communiquer les quatre pages d’illustrations et de résumés proposées.
Sans l’étude expérimentale simple des propriétés du CO2 on ne peut répéter que les âneries médiatisées.
C’est gratuit; n’hésitez pas vous ne risquez rien
Salutations

philippe
philippe
12 années il y a

un lien permettant de distinguer que la désinformation, s’il y en a, elle est au moins aussi flagrante chez les antirechauffements d’origine anthropique.
http://www.francvert.org/pages/23dossierdebeauxgraphiquesmais.asp
un autre permet d’y voir plus clair sur les motivations et les l’origine du financement de ces soi disant groupes de chercheurs éclairés
http://www.francvert.org/pages/23dossierleschangementsclimatiques.asp

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[…] mais convoque dans son argumentaire les “experts” du GIEC. Mélange des genres. Ces soi-disant experts, qui produisent dans leur rapport un guide d’action à destination des politiques […]

Olegreze
11 années il y a

Основная задача Яндекса — давать ответы на вопросы пользователей!

Maxime Zjelinski
11 années il y a

Что вы имеете в виду ? Не ясно.

TATARD
TATARD
11 années il y a

LOMIG veut un article de vulgarisation: en voici un très concret et facile à réaliser pour démolir la vieiile arnaque universelle de la pompe à chaleur: LA POMPE A CHALEUR James Prescott JOULE, physicien britannique (Salford, près de Manchester, 1818 – Sale, Cheshire, 1889). Il étudia la chaleur dégagée par les courants électriques dans les conducteurs et en formula la loi, qui porte son nom (1841). Il détermina l’équivalent mécanique de la calorie (1842). Il énonça le principe de conservation de l’énergie et étudia avec W. Thomson (Lord Kelvin), la détente des gaz dans le vide. Utilisant la théorie cinétique des gaz, il calcula la vitesse moyenne des molécules gazeuses. C’était un homme scientifiquement rigoureux comme en fut prodigue le dix neuvième siècle. Curieusement, le siècle suivant, s’il en connut aussi, laissa libre cours aux pires élucubrations pseudoscientifiques parmi lesquelles on notera le mouvement perpétuel, l’effet de serre propre à certains gaz en traces dans l’atmosphère et, suprême ânerie philosophique : la pompe à chaleur. La thermodynamique est la science physique la moins bien assimilée par l’esprit humain. La notion d’énergie n’arrive pas à assimiler le fait que l’énergie est une valeur absolue, comme la calorie. Cette dernière introduit une… Lire la suite »

Флэш игры
11 années il y a

Отлично написано.

Maxime
11 années il y a

Ved’ vy znaete, chto zdes ne govoriat po russki, togda potchemu vy pichite kommentarii na russkom iazyke ? Zatchem nastaivat’ ?

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[…] avions déjà parlé ici des mensonges du GIEC. Et nous avons déjà parlé, également, de l’attitude actuelle consistant à faire jouer […]

Ralph1344
11 années il y a

Le…2009 Objet : « Le « MENSONGE » du GIEC ? ! » C/O World Meteorological Organization 7 bis Avenue de la Paix C.P. 2300 CH- 1211 Geneva 2 Switzerland Email: IPCC-Sec@wmo.int [To the attention of Rajendra K. Pachauri, chairman] Mesdames, Messieurs, Les 2 et 6 septembre dernier, je vous ai adressé un courrier électronique, réexpédié le 17 de ce mois, pour vous poser une question fondée sur un argument à validité éternelle en relation au climat en général et à ses variations en particulier, mais je suis bien obligé de constater qu’il demeure toujours sans réponse à ce jour – et pour cause ! En effet, j’entendais y dénoncer l’ « arnaque » planétaire contemporaine concernant, non pas un éventuel réchauffement climatique en tant que tel, puisque la Terre en a déjà connu d’autres au fil des siècles et des millénaires, mais l’arrogante prétention des humains du XXIe siècle, qui fera la risée de nos plus ou moins lointains descendants, si, d’aventure, ils en avaient connaissance. En clair, les Terriens d’aujourd’hui s’imaginent capables de dicter leur loi aux forces éternelles de la nature, dont dépendent notamment les variations climatiques, et de les dominer au point de parvenir ainsi, à terme, à… Lire la suite »

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[…] Retour sur les conclusions d’un important rapport du NIPCC, intitulé « C’est la nature et non l’activité humaine qui détermine le climat ». On y apprend comment le GIEC (IPCC en anglais) présente dans ses rapports un avis orienté, faisant fi de la plus élémentaire rigueur scientifique. Les conclusions du NIPCC sont claires : l’accroissement du CO2 atmosphérique n’est pas responsable du réchauffement climatique. Et les règlements adoptés pour lutter contre le réchauffement climatique sont inutiles. >>>Les mensonges du GIEC […]