Les mensonges du GIEC

Retour sur les conclusions d’un important rapport du NIPCC, intitulé « C’est la nature et non l’activité humaine qui détermine le climat ». On y apprend comment le GIEC (IPCC en anglais) présente dans ses rapports un avis orienté, faisant fi de la plus élémentaire rigueur scientifique. Les conclusions du NIPCC sont claires : l’accroissement du CO2 atmosphérique n’est pas responsable du réchauffement climatique. Et les règlements adoptés pour lutter contre le réchauffement climatique sont inutiles.

J’avais déjà  eu l’occasion ici d’exprimer mon scepticisme vis-à -vis des « théories » catastrophistes du GIEC. Et vis-à -vis de tous ceux, politiciens et idéologues, qui veulent utiliser des pseudo-messages scientifiques pour amener de l’eau à  leur moulin. Sans aucun scepticisme : ils assènent des convictions, plus qu’ils ne font oeuvre de diffusion d’informations.
Vincent Bénard a fait l’autre jour un article pour faire un lien[1. Rubin a déjà  fait suivre l’info. Coïncidence ? Aymeric, au même moment, a publié un article intitulé « La planète va très bien, merci. »] vers le rapport du NIPCC. Qu’est-ce que le NIPCC, me direz-vous ?

L’IPCC et le GIEC

Quel titre barbare ! Bon, tout le monde a au moins une fois entendu parler du GIEC[2. La page du GIEC précise que sa mission est « d’évaluer, sans parti pris et de façon méthodique, claire et objective, les informations d’ordre scientifique, technique et socio-économique qui nous sont nécessaires pour mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine, cerner plus précisément les conséquences possibles de ce changement et envisager d’éventuelles stratégies d’adaptation et d’atténuation. »] (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat). C’est le groupe qui publie régulièrement un rapport sur le réchauffement climatique, avec pour but de proposer des pistes d’actions aux décideurs. Tout le fatras politiquement correct à  propos du CO2 vient de ces rapports. En anglais, le GIEC s’appelle IPCC : Intergovernmental Panel on Climate Change. D’ailleurs, c’est l’inverse : c’est l’IPCC qui, en français, s’appelle GIEC.

NIPCC, et le rapport « C’est la nature, et non l’activité humaine, qui détermine le climat »

Le NIPCC, c’est le Nongovernmental International Panel on Climate Change. Non-GIEC, en français. Le NIPCC vient de publier un rapport très complet[3. Edité par Fred Singer, scientifique, et qui dirige SEPP] « Nature, Not Human Activity, Rules the Climate« , téléchargeable gratuitement. Ce que Vincent Bénard nous signalait, c’était que ce rapport a été intégralement traduit[4. traduction de Jean Martin, Jean-Michel Reboul et Frédéric Sommer] et est disponible en français sur l’excellent site Pensée Unique ! Je ne peux que vous conseiller d’aller le télécharger et le lire : c’est très bien écrit, direct, simple à  comprendre, et il souffle dans ce texte un esprit de scepticisme et de rigueur intellectuelle qui fait plaisir. Comme je sais que vous n’avez pas forcément le temps de tout lire, je vous livre quelques passages intéressants de l’introduction et de la conclusion.

Avant-Propos : position honteusement orientée du GIEC

Dans son discours à  la Conférence des Nations Unies sur le Climat du 24 septembre 2007, le Dr Vaclav Klaus, Président de la République Tchèque, a déclaré que le débat scientifique sur le changement climatique serait grandement amélioré si le monopole actuel et le point de vue orienté de l’International Panel on Climat Change (IPCC en Anglais, GIEC en Français) était supprimé. Il réitéra cette demande que l’ONU organise un groupe de travail indépendant et publie deux rapports contradictoires. C’est très exactement ce que fait le Non Intergouvernemental Panel on Climate change (The NIPCC, Le Non-GIEC). Il s’agit d’une analyse indépendante à  partir des résultats publiés dans la littérature scientifique revue par les pairs — examinée sans a priori ni sélection. Cette analyse incorpore de nombreux résultats de recherche ignorés par l’IPCC en y ajoutant des résultats scientifiques devenus accessibles après la date de clôture de Mai 2006, fixée par l’IPCC. L’IPCC est préprogrammé dans le but de fournir des rapports qui vont dans le sens de l’hypothèse du réchauffement climatique généré par les activités humaines et celui du contrôle des émissions de gaz à  effets de serre, tels qu’ils ont été évoqués dans le Traité du Climat du Globe. Le résumé de l’IPCC de 1990 ignora totalement les résultats des mesures satellitaires parce qu’ils ne montraient aucun réchauffement. Le rapport de l’IPCC de 1995 fut rendu célèbre par le fait que des modifications y furent introduites, après qu’il ait été approuvé par les scientifiques. Ces modifications visaient à  donner l’impression d’une influence humaine. Le rapport 2001 de l’IPCC qui affirmait que le vingtième siècle présentait « un réchauffement inhabituel » reposait sur la « courbe en crosse de hockey »[5. page 8 du rapport du NIPCC : « L’une des (preuves du réchauffement climatique) était un article sur la dénommée « Crosse de Hockey » qui est une analyse d’indicateurs variés qui proclamait que le vingtième siècle était le plus chaud des 1000 dernières années. Par la suite, on découvrit que cet article reposait sur une analyse statistique basée sur des erreurs fondamentales. L’IPCC soutint aussi un article qui affirmait que le réchauffement antérieur à  1940 était d’origine humaine et causé par les gaz à  effet de serre. De même, ce travail contenait des erreurs fondamentales d’analyse statistique. La réponse du SEPP au (GIEC) fut un livret publié en 2002 et intitulé « Le Protocole de Kyoto n’a pas de fondement scientifique » [SEPP 2002]. »], à  présent discréditée. Le dernier rapport de l’IPCC de 2007 minimisa complètement la contribution de l’activité solaire au changement climatique alors que celle-ci est probablement capable de dominer toute contribution d’origine humaine.
Frederick Seitz[6. décédé en mars 2008, il était professeur émerite de la Rockfeller University, et ancien président de la société de Physique Américaine]

Principales conclusions du NIPCC

Trois questions posées, et les éléments de réponse associés. Je recopie ici intégralement les conclusions : il me semble qu’elles sont importantes, claires et relativement faciles à  comprendre. Bonne lecture !
Trois questions :

Les principaux problèmes pour les décideurs dans le débat du réchauffement climatique sont les suivants :

  • est-ce que la tendance au réchauffement est réelle et significative?
  • quelle est la part des causes naturelles dans ce réchauffement et quelle est la part imputable aux gaz à  effet de serre (GES) d’origine anthropogénique ?
  • est-ce que ce réchauffement sera dommageable ou bénéfique à  la vie des plantes, des animaux et au développement de la civilisation humaine ?

Et voici quelques éléments de réponses de la conclusion de cet excellent rapport :

  • L’amplitude du réchauffement récent — le sujet du point n°1 — apparaît être moins importante que celle généralement présentée par l’IPCC et les médias. […] Les seules observations fiables viennent de stations météo embarquées dans les satellites et celles-ci ne montrent aucun réchauffement depuis 1998.
  • Ce rapport démontre donc que la contribution des émissions de GES au réchauffement actuel est insignifiante. En utilisant les données du GIEC publiées dans le rapport CCSP nous avons pu montrer que les températures observées sont en contradiction flagrante avec les modélisations numériques basées sur les évolutions des GES. Il est curieux de constater que l’IPCC n’ait jamais fait de telles comparaisons, sinon il aurait dû aboutir aux mêmes conclusions, à  savoir : le réchauffement actuel est principalement d’origine naturelle plutôt qu’anthropogénique. Au contraire, l’IPCC campe sur ses positions à  propos du réchauffement global, alors que les « preuves évidentes » ne résistent pas à  un examen minutieux.
  • Nous avons montré que l’évolution des températures du vingtième siècle n’est nullement exceptionnelle et que des périodes de réchauffement de plus fortes amplitudes sont répertoriées dans un passé historique et tout cela sans conséquences catastrophiques.
  • Nous avons aussi discuté les nombreuses imperfections des modèles quant à  leurs possibilités de simuler ce qui se passe réellement dans l’atmosphère.
  • Si la contribution au réchauffement climatique des GES anthropogéniques est réellement insignifiante, pourquoi les modèles calculent-ils de fortes élévations futures de températures, en se basant sur des sensibilités climatiques aussi élevées ? La raison probable est que les modèles négligent des rétroactions négatives qui ont cours dans l’atmosphère. Des observations satellitaires récentes montrent que les distributions de la vapeur d’eau dans l’atmosphère peuvent produire de telles rétroactions négatives.
  • Si le réchauffement actuel n’est pas lié aux GES, quelles sont les causes naturelles qui peuvent produire les changements de températures observés pendant les périodes historiques préindustrielles ? Des observations empiriques montrent que les principales causes des variations de température à  l’échelle décennale sont liées à  l’activité solaire qui module le rayonnement cosmique lui même responsable en grande partie des variations de la nébulosité atmosphérique. Des publications rapportent également que les rayons cosmiques sont responsables de changements climatiques majeurs pendant les derniers 500 millions d’années de l’histoire paléo-climatique de la Terre.
  • La troisième question concerne les effets et conséquences d’un réchauffement mineur. Une des catastrophes majeure associée au réchauffement futur est réputée être le relèvement rapide du niveau de la mer ; mais même l’IPCC a revu ses chiffres à  la baisse. Nous avons montré qu’il n’y aura aucune accélération de la vitesse de remontée du niveau de la mer et ceci même en cas de réchauffement d’une durée de plusieurs dizaines d’années, que ce réchauffement soit naturel ou anthropogénique.
  • Par ailleurs, on peut noter que les effets d’un accroissement conjoint des températures et de la teneur en CO2 de l’air sont plutôt bénéfiques, puisqu’ils favorisent non seulement la croissance des cultures et des forêts, mais aussi la santé humaine. L’acidification des océans n’est pas considérée comme étant un problème, comme cela est indiqué par les observations disponibles. Après tout, les teneurs en CO2 de l’air ont atteint des valeurs de près de vingt fois celles d’aujourd’hui et cela à  diverses périodes des 500 millions d’années qu’a duré le Phanérozoïque. Le climat pendant ces périodes était remarquablement stable, sans dérapage ni emballement liés à  l’effet de serre, ce qui indique l’existence de rétroactions négatives très efficaces.
  • Si pour une raison quelconque un réchauffement mineur devait se produire, comme celui de l’Optimum Médiéval aux alentours du douzième siècle par exemple, ou même comme celui de l’optimum climatique de l’Holocène il y a 6000 ans caractérisé par des températures encore plus élevées, les conséquences n’en seraient pas négatives. Au contraire, elles seraient bénéfiques (Lamb 1982, et fig. 26).

Implications pour les décideurs

La conclusion se termine avec les implications pour les décideurs :

  • Nos observations penchent pour un réchauffement modéré avec des conséquences bénéfiques pour l’humanité et les divers biotopes terrestres. Ceci devrait avoir pour conséquence de stopper les décisions suivantes : les divers schémas proposés pour contrôler les émissions de CO2 émanant du protocole de Kyoto, les propositions aux US pour des actions locales ou fédérales, et l’élaboration d’un traité international devant succéder à  celui de Kyoto ne sont ni nécessaires ni utiles, et dilapideraient des ressources qui seraient plus judicieusement utilisées à  régler les vrais problèmes des sociétés actuelles [Singer, Revelle and Starr 1991 ; Lomborg 2007].
  • Même si une part substantielle du réchauffement climatique était liée aux GES – et ce n’est pas le cas — toute tentative de contrôle des émissions de ceux-ci aurait des résultats insignifiants. Par exemple, le protocole de Kyoto — même si tous les états membres appliquaient les mesures à  la lettre — ne ferait baisser les températures de 2050 que de 0,02°C seulement (recalculé d’après Parry et al. 1998), une variation de température indétectable.

En résumé : ce rapport NIPCC contredit la principale conclusion du rapport du GIEC qui affirme que le réchauffement noté depuis 1979 est très probablement causé par l’émission des GES anthropogéniques. En d’autres termes, l’accroissement du CO2 atmosphérique n’est pas responsable du réchauffement climatique. Les règlements adoptés pour lutter contre le réchauffement climatique sont inutiles. Il est regrettable que le débat public concernant les changements climatiques, alimenté par les erreurs et les exagérations du rapport du GIEC, se soit éloigné autant de la vérité scientifique. La science est plutôt embarrassée par ce tapage médiatique alors que la raison devrait dominer ce débat aux conséquences importantes.
Pour finir, une citation du site de Jean Martin, qui a fait ce remarquable travail de traduction :
A la différence de certains, je ne crois pas que la fin justifie les moyens, même si l’on pense qu’il s’agit de sauver la planète : En utilisant une science inaboutie, on peut faire beaucoup plus de mal que de bien. S’il y a un débat scientifique sur une question, il faut l’accepter et ne pas le cacher. Un débat scientifique doit le rester et ne pas servir des (ou ses) idéaux partisans et (ou) économiques. La déontologie de la Science, c’est exclusivement de chercher et faire connaître la Vérité sans esprit de parti pris. Pour tous les hommes (et pour la planète). Lorsqu’un résultat est avéré et seulement lorsqu’il l’est, c’est aux hommes d’en tirer les conséquences en connaissance de cause ! Toute précipitation en la matière est potentiellement source de catastrophes…
A faire circuler donc ! C’est urgent, il me semble.

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79 Commentaires
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Rubin
Invité
14 années il y a

Merci pour le lien. Tu es moins paresseux que moi !!

koz
Invité
koz
14 années il y a

J’attends l’article sur « les mensonges du NIPCC ». Et j’aimerais connaître les présupposés qui incitent certains à  nier une réalité qu’il est difficile de ne pas constater. N’y aurait-il pas là  surtout une aversion pour toute règlementation de l’activité ? Et, comme l’on sait que, lorsque l’on a un marteau, tous les problèmes ressemblent à  des clous…

J’imagine, par exemple, que la fonte des glaciers et la dislocation des icebergs est un phénomène inexplicable, aucunement du à  un quelconque réchauffement…

penthievre
Invité
penthievre
14 années il y a

bonjour LOmiG,

trés bonne initiative de nous permettre de nous faire une opinion corrigée de ce que l’on a pu entendre jusqu’à  présent.
Je vais lire attentivement l’ensemble du rapport (70 pages!), et je pense qu’on va réellement pouvoir disposer d’éléments fiables pour faire cesser l’imposture du global warning, avec toutes les conséquences que ça aura pu induire dans les politiques publiques actuelles, et surtout éviter un probable désastre économique fondé sur des erreurs.

Allegre, Gérondeau, Cabrol ont déjà  commencé à  corriger le tir; à  nous de continuer.
J’y reviendrai prochainement; et encore, bravo.

Merci

Seb
Invité
Seb
14 années il y a

Je pense effectivemment qu’il y a des abus de chaque cotés de la barrière. Ce qui m’importe en revanche c’est de ne pas ralentir le phénomène qui devrait être je pense, une réelle occasion d’une nouvelle bouffée d’oxygène pour la croissance économique. La révolutoin verte aprés l’industrie et les NTIC… Elle arrivera tot ou tard sans que les supporters de la croissance zéro n’arrivent a leurs fins…

Aymeric
Invité
14 années il y a

Oui Lomig, parfaite coïncidence. Le documentaire en question, dont j’ai recopié la conclusion dans mon billet, fut diffusé le 12 juillet… Il a d’ailleurs été rediffusé hier, il s’agit de « Puissante planète : un monde unique ».

Criticus
Invité
14 années il y a

@ Lomig

Tu te souviens peut-être que j’avais écrit un billet en janvier à  ce sujet.

Le plus grave, à  mon sens, de ce consensus imposé, c’est qu’il fait perdre de vue les principaux défis du XXIe siècle, qui sont géopolitiques et non climatiques. On se demande, par ailleurs, si la logique sous-jacente des réchauffistes n’est pas de conduire les pays développés et émergents à  freiner leur croissance pour éviter de distancer définitivement les pays sous-développés. Alors que ces derniers doivent justement s’industrialiser pour enfin sortir de l’ornière.

Mathieu L.
Invité
14 années il y a

Bonjour LOmiG,

Je dois te dire que je n’ai pas lu le rapport du GIEC et que je ne lirai pas celui-là  non plus, parce que mes connaissances scientifiques ne me permettront pas, je pense, de me faire une idée saine de la question.

Il y a quelque chose qui m’étonne cependant dans ton discours : tu insinues que le GIEC a ignoré que des variations naturelles de température ont eu lieu dans le passé ? Cela me semble totalement délirant. En effet, en histoire, les connaissances sur ces sujets sont nombreuses. On sait, grà¢ce aux sources historiques, que l’époque romaine fut plutà´t chaude. Il y a eu un refroidissement entre le VIe et le Xe siècle, puis une nouvelle croissance des températures qui a culminé aux XIIe-XIIIe siècles. Ensuite, un nouveau creux, dont le pire fut en France le XVIIe siècle, marqué par de nombreuses famines. Depuis, la température remonte régulièrement. Et, évidemment, on sait que l’homme n’a pas eu d’influence là -dessus avant les années 1850, voire 1880 au moins ! Je suis héberlué.

Maintenant, même si le réchauffement climatique est inexistant, la question de notre modèle de développement se pose quand même, car nos ressources sont insuffisantes pour permettre à  tous les humains de vivre comme nous. Là , pour une fois, je suis d’accord avec Criticus. Le problème est très politique et stratégique finalement, à  court terme en tout cas.

A bientà´t,

Crucol
Invité
Crucol
14 années il y a

Bonjour,

J’avais déjà  lu le rapport du NIPCC, et la conclusion qui m’avait le plus interloqué c’est l’effet bénéfique de l’abondance de CO² sur la nature et l’activité humaine

Je n’ai jamais entendu parler du CO² que comme d’un polluant!, Un polluant bénéfique, ça c’est une première! et, en conséquence, je trouve que ce rapport, qui traite avant tout de CO², apporte un peu d’oxygène dans le débat sur l’AGW. :wink:

Moi, ce que j’adore dans le débat sur le réchauffement climatique, c’est que ceux qui voudraient nous faire renoncer à  la technologie pour retourner à  l’à¢ge de pierre, ne veulent ABSOLUMENT PAS nous montrer l’exemple! Un peu comme les gens qui pensent que l’humanité doit s’éteindre pour pérenniser le règne de Gaïa… Si tout ceux qui veulent imposer aux autres leur idéologie, se l’imposait à  soi même, le monde serait libérée d’ un très grand nombre de crétins… (suicide des gaïaistes, retour à  l’état sauvage des écolos, communistes vivants en groupes fermés qui met tout en commun…)

Avez-vous déjà  vu un des défenseurs de la nature aux motivations réchauffistes faire autre chose que de demander des impà´ts et taxes? ou même montrer l’exemple en retournant à  l’état de nature? Hé, les mecs soyez au moins fidèles à  votre ligne de pensée, déconnectez d’internet et donnez votre PC et tout ce que vous possédez et retournez manger des racines au lieu de nous ennuyer avec vos théories erronées!

Criticus
Invité
14 années il y a

Dans mon billet, je m’étais contenté de déplorer le manque de points de vue contradictoires, n’ayant pas les compétences scientifiques pour parler de l’effet de serre en tant que tel (même si je doute très fortement de la capacité de l’homme à  détruire la planète). Et surtout, quand bien même l’effet de serre serait avéré, n’y a-t-il rien de plus grave et de plus urgent ?

koz
Invité
koz
14 années il y a

Il me semblait avoir posté un com, mais je ne le retrouve pas. Encore un tour de mon blackberry ? Enfin… Tant mieux, il était un peu expéditif.

Pour en reprendre la partie la. Moins contestable : ni toi, ni Rubin, ni moi ne sommes climatologues. Aucun de nous trois n’est vraiment en mesure de tranche. C’est d’ailleurs ce qui assure les beaux jours de ce débat.

Mais alors qu’est-ce qui me fait pencher plutà´t vers le GIEC et vous plutà´t vers le Nmachin (dont un autre dénoncera les mesonges à  son tour).

Sont-ce, pour vous, des données scientifiques objectives ? Ou une « aversion » pour tout ce qui conduit à  une règlementation, une régulation de l’activité humaine ? En bref, pour conclure sur une note titillante, n’est-ce pas encore une illustration de ce proverbe qui veut que, lorsque l’on ne dispose que d’un marteau, tous les problèmes ressemblent à  des clous ?

london
Invité
14 années il y a

@Koz : il faudrait que tu commences par le lire ce rapport du NIPCC pour trancher, non ? :wink: On se régale dès les premières pages et tout est sourcé, études scientifiques à  l’appui.

Pour ton argument sur l’aversion libérale face aux régulations étatistes, il peut s’entendre, et même s’inverser : est ce que ton appétence à  croire à  un réchauffement climatique, et de nature anthropogénique, n’est pas lié à  une certaine peur de la liberté et de ce qui nous échappe plus globalement ? Un besoin de se rassurer face au ciel qui gronde et à  la colère des Dieux ?

A ce propos, pour les glaciers, il y a de quoi rester circonspect quant au traitement médiatique et scientifique :

http://lepoulaillerlibre.blogspot.com/2008/03/vers-une-nouvelle-guerre-froide.html

Franck Boizard
Invité
14 années il y a

@ Koz

Sans flagornerie, je vous ai connu plus pertinent.

Comment pouvez vous écrire «une réalité qu’il est difficile de ne pas constater» ?

Si vous constatez le réchauffement climatique par vous-même, vous êtes un phénomène à  mettre d’urgence sous cloche. :shock:

Ceux qui parlent de réchauffement climatique s’intéressent à  des variations de température moyenne de quelques degrés bien inférieures aux variations du cycle jour-nuit ou des variations saisonnières, ou encore aux variations spatiales.

Au contraire de ce que vous écrivez, c’est une réalité d’une extrême difficulté, d’une extrême complexité, à  constater.

Faut-il que le bourrage de crà¢ne soit intense pour que vous puissiez écrire en toute bonne foi que le constat de l’éventuel réchauffement climatique est chose aisée !

Pour ma part, je conteste que la notion de climat global ait même un quelconque intérêt mis à  part de propagande :

humainement, ce sont toujours les climats LOCAUX qui ont suscité des migrations et des adaptations, or même les «réchauffistes» (ceux qui croient à  un réchauffement global d’origine humaine) admettent que les climatologie locale n’a qu’un lien assez lache avec le climat global.

scientifiquement, ramener un système aussi complexe que le climat terrestre à  quelques paramètres moyennés spatialement est tout bonnement ridicule

Mais vous mettez cependant le doigt sur une problématique intéressante, mais probablement pas dans le sens o๠je l’entends : lorsque l’on ne dispose que d’un marteau, tous les problèmes ressemblent à  des clous.

Or, c’est hélas exactement ce qui se passe en climatologie : on n’a presque que les modèles numériques, qui en plus font de belles couleurs, bien médiatisables, donc bien finançables.

Donc, tout problème climatique devient soluble dans un modèle numérique : d’o๠ces histoires de climat global.

Or, il se trouve qu’il est pratiquement certain que les modèles numériques climatiques sont des impasses conceptuelles, en tout cas pour ce qui est de faire des prédictions fiables.

Les progrès inexistants des modélisations numériques

La science climatique progresse très lentement car l’argent n’est pas mis au bon endroit et l’enjeu politique entrave le processus habituel des disputes scientifiques faisant jaillir la lumière.

Si l’on comptait les réels progrès de la climatologie ces dix dernières années, ils sont très peu nombreux et certains pointeraient plutà´t dans le sens … d’un prochain refroidissement !

Au-delà  du débat scientifique, il est déraisonnable, insensé, de prendre des décisions politiques aussi lourdes que celles préconisées par les réchauffistes sur des données aussi peu fiables.

De plus, il faut se poser la question : vaut-il mieux prévenir que guérir ?

Contrairement au proverbe populaire, un économiste (nom oublié, si vous connaissez, merci de me le rappeler) a montré que généralement les politiques préventives profitent aux classes aisées tandis que les politiques curatives sont plus égalitaires.

En cas de réchauffement climatique, une politique curative aura l’avantage de traiter les effets néfastes seulement là  o๠ils se produisent et seulement quand ils se produisent, tout en gardant les effets positifs, tandis qu’une politique préventive globale sera assurément couteuse alors qu »elle sera incapable de discrimirer les effets positifs des effets négatifs.

Allons, soyons un peu plus modestes, notre époque bavarde et prétentieuse s’imagine que l’homme peut prévoir le climat et même le changer.

Je suis bien prêt à  parier que c’est foutaises que tout cela.

Attendons de voir ce qu’il va arriver, et si il arrive quelque chose, il sera toujours temps d’agir.

Crucol
Invité
Crucol
14 années il y a

Bonjour,

Désolé, pour ma confusion, mais si le CO² n’est pas un polluant, pourquoi parle-t-on de pollution au CO²? C’est dans ce sens-là  que je l’entendais.

Nul ici ne se réclame expert en climatologie, mais nul non plus ne se réclame expert en économie, ni en politique, pourtant nous discutons actuellement de politique et d’économie, par les conséquences des mesures pour « contrer » le réchauffement climatique.

Lomig, il paraît que tu bosses dans un secteur qui a trait à  la réduction du CO²… pourraîs-tu nous concocter un petit résumé des mesures envisagées pour réduire ces émissions, qu’on puisse en discuter l’efficacité? Personnellement, je travaille (enfin, je suis encore étudiant pour un an) dans un domaine qui touche aussi au développement durable, le bà¢timent, avec toutes les normes qui naissent en ce moment, bà¢timent HQE, norme QSE, etc… Et je trouve vraiment attristant le débat autour du développement durable, noyé dans l’idéologie que j’ai dénoncé à  mon premier poste.

Cordialement, Crucol

London
Invité
14 années il y a

@ LOmiG : absolument d’accord sur la dépersonnalisation du débat. Pour autant, je m’intéresse aux motivations des acteurs. Et cela vaut effectivement pour nous, libéraux, et pour les autres tendances politiques.

Pour ma part, mes premiers doutes ne sont pas liés à  mes idées… ce serait même le contraire. Pendant des années, j’ai eu un discours pro GIEC.

C’est à  la lecture de documents scientifiques (et non par des non climatologues au passage, ni Claude Allègre d’ailleurs que l’on nous retoque pour éviter de parler des scientifiques « capés » qui s’opposent) que j’ai commencé à  douter. Et, les lectures de conclusions d’articles scientifiques allant, cela a accentué mon scepticisme ou tout du moins mon aversion pour un certain obscurantisme sur ce sujet, entretenu consciemment par un certain nombre de groupes à  vocation politique. Certains diront que ce n’est pas grave de nous bourrer le mou si la cause est juste, quite à  accepter qu’il y ait une part de bluff, de mensonge, d’approximations scientifiques.

Pour les arguments d’ordre scientifique, je crains de ne pas être plus expert que ceux que je lis et les conclusions principales seraient :

  • Les modèles statistiques ne permettent pas de prévoir l’évolution du climat. Certaines reconstitutions de températures avec des choses aussi ésotérique que les écarts de cerne chez les arbres centennaires ne permettent pas de disposer de mesures fiables pour les retraitements opérés par le GIEC.

  • Si réchauffement il y a, les Gaz à  effet de serre interviennent pour une partie microscopique. Par ailleurs, le réchauffement précède les augmentations de CO2. Enfin, en cas d’augmentation du CO2, l’effet serait positif sur la nature. Les signatures attendues montrent qu’aucun facteur n’est prépondérant dans ceux retenus par le GIEC, à  savoir ceux liés à  l’activité humaine.

  • Si réchauffement il y a, ce n’est pas vrai partout. Et les facteurs naturels hors activité humaine sont prédominants.

Pour les arguments économiques :

  • Les mesures prévues suite au protocole de Kyoto auront un impact faible en terme d’effets sur le climat mais un impact important sur l’activité des pays en développement ou déjà  émergents. Elles induisent par ailleurs une forme de protectionnisme au détriment des consommateurs et du sacro saint pouvoir d’achat, ainsi que des producteurs des PED ou émergent, ce qui implique localement un frein à  l’instauration d’un véritable marché intérieur pour ces pays (préférence pour l’exportation et « seigneurie capitaliste » pour reprendre Ziegler). Dans ces temps de pénurie alimentaire, c’est préoccupant.

Conclusion : la régulation environnementale va, comme dans d’autres régimes et en d’autres temps, affamer les populations, organiser la pénurie et favoriser les concentrations. C’est piquant de constater que les mêmes personnes se battront sur la faim dans le monde, la lutte contre les activités humaines et en particulier le capitalisme (qu’ils confondront allègrement avec le libéralisme par ailleurs).

A bientà´t !

manuel
Invité
14 années il y a

Le GIEC est à  la solde des gauchistes écologiques menés en France par des vermines telles que Hulot.
Biensà»r qu’ils mentent pour contrer le libéralisme et la consommation à  outrance, le lobbying des groupes pétroliers.
Continuons, y’a pas de malaise, la planète est en grande forme, on a des réserves de pétrole inépuisables.
Ne cherchons pas d’énergies alternatives aux énergies fossiles, non, toute cette ridicule vague écologique n’a rien de mieux à  faire que d’emmerder son et raconter des inepties.
Allons y, tout va bien!

manuel
Invité
14 années il y a

Tout et n’importe quoi?
On ne fait rien, sauf signer des traités de Kyoto qui ne servent à  rien, sauf à  s’acheter le droit de polluer aux pays les plus pauvres.
Ah si, certains d’entre nous trient leurs déchets, pardon.
Tu dis que le GIEC raconte des mensonges, j’essayais par l’ironie de comprendre pourquoi il ferait ça.
Alors je demande différemment.
Faut il continuer à  puiser dans nos réserves? Ou faut il sérieusement envisager une énergie alternative?
Faut il continuer à  construire des usines à  charbon, à  vivre en consommant sans compter, et attendre que les chinoi,s brésiliens et indiens fassent comme nous.
Pour toi l’humain n’est en rien responsable du dérèglement climatique, car il n’y a pas de dérèglement, c’est ça?

Franck Boizard
Invité
14 années il y a

S’agissant du pétrole et de son soi-disant épuisement, j’ai lu un livre iconoclaste sur le sujet dont j’ai fait le résumé (d’ailleurs conseillé par Lomig) sur mon blog :

The bottomless well

Ce qui risque de s’épuiser dans les décennies à  venir, et encore, ce n’est pas aussi certain que le clament les medias, c’est le pétrole qui coute 10 $ le baril à  extraire, typiquement le pétrole saoudien.

Mais du pétrole à  15-20 $ le baril de coà»t d’extraction, on en a pour des siècles de réserves connues, sans compter les découvertes possibles. Quand on voit qu’on vit avec un pétrole dont les cours sont au-dessus de 100 $ le baril, on est bien obligé de constater qu’il n’y a aucune pénurie de pétrole à  l’horizon : on n’extrait pas aujourd’hui le pétrole qui coà»te 15 $ parce qu’il reste plein de pétrole à  10 $, c’est un calcul économique élémentaire.

Mais si un jour on épuise le pétrole à  10 $, on sait déjà , vu les cours cours actuels, qu’il sera rentable d’extraire le pétrole à  15 $ et que ça n’affectera pas outre mesure l’économie.

Reste le problème de la pollution engendrée part une telle consommation. Pour ma part, étant peu convaincu par le réchauffisme, c’est le moins qu’on puisse dire, ça ne m’inquiète pas.

Enfin, je peux vous faire une prédiction dont je suis sà»r qu’elle s’avérera juste : un jour, le pétrole ne vaudra quasiment plus rien parce qu’on saura s’en passer dans le transport.

Maintenant, examinons une autre question : pourquoi est-il difficile de débattre de cette problématique sereinement, de tenir des raisonnements froids, factuels et logiques ?

J’y vois plusieurs explications, schématiquement :

_ l’écologisme et sa filiale le réchauffisme ont un coté religieux très prononcé. Ce n’est évidemment nullement un hasard si ils prennent leur essor au moment o๠la culture et la pratique religieuses classiques reculent.

Un «honnête homme» du XVIème siècle, versé dans la culture antique, eà»t immédiatement reconnu dans l’écologisme le vieux mythe de la Nature bonne mais colérique perturbée par l’homme présomptueux (Prométhée et compagnie).

Mais cette culture étant en voie de disparition, les écolos ne font pas ce retour sur eux-mêmes, cette distanciation.

_ en démocratie, tout le monde a son mot à  dire. Or, tous se sentent, à  tort ou à  raison, capables de porter un jugement moral : c’est bien, c’est mal, alors que bien peu sont aptes à  se plonger dans les complexités d’un raisonnement scientifique.

_ enfin, le catastrophisme rassure. Ce qui est le plus pénible, le plus stressant, c’est l’inconnu. On préfère se dire que l’homme a une influence sur le climat, sur la nature, même négative, plutà´t que rester avec l’idée que l’homme ne compte pas ou qu’on ne sait pas si il compte.

Bien sà»r, tout ceci ne signifie pas que l’écologisme n’est que des balivernes, mais ça en explique le coté facilement excessif et irrationnel.

LOmiG
Invité
LOmiG
14 années il y a

merci beaucoup Franck pour ces éléments de réflexions…

Le cà´té religieux est effectivement assez marqué : il y a plein de choses à  prendre dans l’écologie, mais le fait que la moindre critique et la moindre remise en cause conduise systématiquement à  s’attirer les foudres montre qu’il y a un cà´té un peu « absolu », et dogmatique. Dommage.

à  bientà´t !

koz
Invité
koz
14 années il y a

Bon, moi qui croyait que mon com’ ne s’affichait pas… Vous en aurez eu les deux versions.

London, lomig : dîtes, les mecs, vous croyez franchement avoir fait une découverte en me disant que l’on peut me retourner l’argument ? C’était compris dans le propos. Ma question était bel et bien : sachant que ni vous ni moi ne sommes climatologues, ni en mesure de vérifier les infos, qu’est-ce qui nous fait pencher d’un cà´té ou de l’autre ? Et je ne me suis jamais exclu du questionnement…

Franck : je ne prétends pas constater le réchauffement avé mes petits capteurs à  moi. En revanche, il me semble que la fonte des glaciers et la dislocation de la banquise sont de bons indices. On peut aussi imaginer que ce sont des phénomènes dus aux migrations des grenouilles mais, sans être scientifique, j’aurais tendance à  imaginer un lien avec un réchauffement.

London
Invité
14 années il y a

@ Koz : mais te fà¢che pas non plus ! :???: En plus, pour le coup, c’est toi qui a proposé un argument réversible (et qu’t’es vesqué comme un pou mon p’tit bonhomme). Je voulais juste contrebalancer. Et là  o๠t’es un chouille de mauvaise foi, c’est que sous prétexte de neutralité, dans ta deuxième intervention tu remets en cause nos doutes avec ton clou et tes marteaux. Comme dirait LOmiG, tu en fais une question de personne en appelant à  des arguments d’autorité.

Quant à  la question de qui est climatologue ou pas, suffisamment spécialiste sur ces questions pour en parler, je dirais : « Vaste Programme ! ». Et c’est l’objet du NIPCC de mettre en lumière un autre son de cloche en dehors des débats citoyens. Il y a aussi des scientifiques qui ne se reconnaissent pas dans le GIEC ou tout du moins par les conclusions publiés (et même certains qui s’étonnent qu’elles soient parfois contraires à  ce qui est dit à  l’intérieur du rapport). Pourtant, le traitement médiatique sera différent. Par contre, et j’imagine que c’est là  o๠tu veux en venir, ce débat est devenu « politique »… au détriment de la science. Si il y a bien un point o๠il existe un vrai consensus, c’est bien celui là .

Pour les glaciers, encore une fois, et c’est un secret de polichinelle, les scientifiques savent que la fonte des glaciers est cyclique et liée à  une saisonnalité. Les photos et les reportages sont toujours réalisé pendant les époques de fonte (et qui ont lieu, indéferemment de tout réchauffement endémique supposé). Alors c’est sà»r que c’est impressionnant. En plus, mets un ours qui fait le crawl et l’effet est total.

De plus, le pà´le sud, après un été (l’hiver pour nous) qui avait diminué la surface recouverte, s’est reconstitué et avec un périmètre plus large que les années précédentes. Avec 30 cm en plus en terme d’épaisseur. Est ce que cet argument peut te faire douter ?

Franck Boizard
Invité
14 années il y a

Koz,

La fonte des glaciers indiquent-elles un réchauffement global ?

Il y a en fait quatre questions plus ou sous-entendues :

1) Y a-t-il une fonte généralisée des glaciers ?

2) Si oui, indique-t-elle un réchauffement global ?

3) Si oui, ce réchauffement est-il d’origine humaine ?

4) Si il y a un réchauffement global, d’origine humaine ou non, que faut-il faire ?

Sur la première question, je ne peux que vous renvoyez à  ces deux excellents sites :

Climat Sceptique

Pensée unique

sur lesquels je vous conseille de passer quelques heures. (Climat Sceptique a cessé son activité parce que la science climatique est devenu trop passionnelle, sans pour autant progresser de manière significative.)

Vous y verrez que la fonte des glaciers n’est pas si claire et généralisée que vous semblez le penser.

Quant à  la deuxième question, vous supposez en fait tout le problème de la climatologie résolu (vous êtes mà»r pour un prix Nobel !). Si nous étions capables de faire un lien causal entre des phénomènes locaux et un climat global (je vous rappelle d’ailleurs qu’à  mes yeux cette expression de climat global est dépourvue de sens), la discussion serait finie. Or, c’est justement la méconnaissance de ce lien entre phénomènes locaux et phénomènes globaux qui fait débat.

Certaines mesures penchent en faveur d’un réchauffement global, mais ça n’a rien d’aussi flagrant que vous semblez le croire. Il y a dans le catastrophisme des medias un bourrage de crà¢nes dont je vous invite à  vous méfier.

3) Quant à  l’origine humaine du possible réchauffement climatique, on en sait fichtre rien, et de nombreux indices, notamment les variations passées, autorisent à  penser que les variations actuelles peuvent avoir des causes tout à  fait naturelles.

Je vous rappelle que l’existence même du fameux effet de serre dont on nous bassine à  longueur de journées comme d’une certitude incontestable est en fait très contestée car contredisant le deuxième principe de la thermodynamique (une paille !). Voir le dossier de pensée unique. Or, si l’effet de serre n’existe pas, tous les jolis modèles numériques qui nous prédisent un réchauffement climatique s’écroulent.

4) Que faut-il faire ?

Voilà  enfin un domaine o๠le bon sens peut vraiment s’appliquer.

Eliminons le fumeux principe de précaution, c’est un sommet de la connerie humaine, puisqu’il dit que, quand on ne sait pas, il faut laisser parler ses peurs. Aujourd’hui, on ne sait pas, mais on a peur du réchauffement, donc il faudrait lutter contre le réchauffement. Et si demain, sans en savoir plus, on avait peur du refroidissement, il faudrait lutter contre le refroidissement ? C’est stupide.

Essayons de rester pragmatiques. Y a-t-il eu des changements climatiques dans le passé ? Oui. L’homme s’y est-il adapté ? Oui. Des gouvernements sont-ils intervenus ? Aucunement, les hommes ont migré ou changé leur mode de vie spontanément.

Pourquoi ne pas faire pareil ? Pourquoi vouloir à  tout prix prévenir, alors que réagir sera plus efficace car plus ciblé (si on réagit, on réagira seulement là  o๠il y a un besoin) ?

Bref, le réchauffisme, qui défend l’idée qu’il y a un réchauffement climatique d’origine humaine, qu’il est dommageable et qu’il est nécessaire de le prévenir par de couteuses mesures, repose sur des bases très ténues, pour ne pas dire complètement erronées.

Maintenant, on peut s’interroger sur pourquoi tant de personnes, dont certaines éminentes, défendent cette idée, qui, à  mon sens, est fausse, et fausse de manière assez évidente.

Je peux reprendre les excellentes analyses de Michael Crichton (qui dit d’une manière comique mépriser les politiciens «car, dans ma famille, on fait de la politique quand on n’est pas assez intelligent pour faire de la science.» !) :

1) La science n’est pas une question d’opinion ou de de consensus. Qu’il y ait une personne qui croit à  la théorie de la relativité générale ou un million ne change rien à  l’affaire : tant qu’aucun raisonement ou aucune théorie alternative ne vient la réfuter et la remplacer de manière logique, elle tient. Les affaires de science ne se règlent pas par un vote. Le thèse du réchauffement climatique provoqué par l’homme n’a pas à  ce jour pas démontré sa pertinence (et je suis prêt à  parier qu’elle ne sera jamais démontrée).

Rappelons qu’en science, la charge de la preuve appartient aux partisans d’une théorie : tant qu’une objection tient

2) Il est arrivé par le passé à  des théories non démontrées d’être présentées comme des vérités scientifiques «faisant consensus».

Comme nous sommes prétentieux et incultes, nous nous croyons uniques et nous ignorons les leçons du passé. Je pense particulièrement à  l’eugénisme. Cette théorie prétendait qu’il y avait des gènes meilleurs que d’autres et qu’il convenait par un processus rigoureux et scientifique de repérer ces gènes par les caractéristiques extérieurs des individus les portant et par une habile politique de promouvoir la transmission des dits gènes.

Cette théorie fut fort populaire à  la fin du dix-neuvième siècle et au début du vingtième et ses partisans n’étaient pas moins convaincus de son caractère scientifique que ne le sont aujourd’hui les partisans du réchauffisme. Le discrédit de l’eugénisme est venu non pas de la science, les objections scientifiques à  l’eugénisme existaient dès l’origine de cette théorie, mais de sa mise en pratique par un dénommé Adolf de sinistre mémoire.

Et là  est le problème fondamental : tant qu’on en reste à  des polémiques scientifiques, tout va bien. Quand on essaie de tirer de ces polémiques qu’il faudrait IMPERATIVEMENT faire ceci ou cela, je m’alarme genre le loup pris de panique dans les dessins annimés de Tex Avery.

Franck Boizard
Invité
14 années il y a

Mes excusations pour les fautes et négligences du message précédent : je prépare simultanément la tambouille du soir.

Ozenfant
Invité
14 années il y a

Mais oui ! Mais c’est bien sà»r !
La provoc est de taille !
Dans mon blog, je prend bien la défense de Radovan Karadzic !

Si tu veux nous démontrer la totale crédulité de la race humaine : c’est gagné !
Si tu veux nous dire que ses dons d’observations sont proche de zéro : tu es au top !
Enfin si tu essayes de dire comme Eistein, c’est parfait :
 » Deux choses sont infinies : l’univers et la bêtise humaine, en ce qui concerne l’univers, je n’ai pas acquis la certitude absolue. »

Franck Boizard
Invité
14 années il y a

Ca n’est absolument de la provocation de ma part, c’est vraiment mon intime conviction.

Qu’y puis-je si les autres ne pensent pas comme moi ? Qu’ils soient plus nombreux ne prouve en rien qu’ils ont raison.

Si vous croyez que je me trompe, émontrez moi que j’ai tort.

Michèle
Invité
Michèle
14 années il y a

Je craignais de trouver le sujet trop technique et en conséquence ennuyeux, j’ai eu l’agréable surprise de lire un résumé captivant et convaincant. Même si en bonne normande (d’adoption) je préfère garder une distance par principe, comme à  l’égard de toute autre thèse scientifique.
Un grand merci pour ce remarquable état de la question du réchauffement climatique.

Ozenfant
Invité
14 années il y a

Franck,

Le fait que la majorité ne pense pas comme toi, est en effet insignifiant quand son influence sur la justesse d’une thèse o๠de l’autre.
Beaucoup plus grave que tu te dises « intimement convaincu » car, comme le dit très justement Romain Rolland : « Une discussion est impossible avec quelqu’un qui prétend ne pas chercher la vérité, mais déjà  la posséder. »

Essayant tant que faire se peut, de fuir toute certitude, je ne fais confiance qu’a mes dons d’observations. Ce que disent des organismes loin des « sciences exactes » et incapables de développer des arguments suffisamment rationnels à  mon goà»t m’importe peu. Comme d’ailleurs toute bataille d’idées reçues !

Tu vois, je n’essaierais même pas de donner mon point de vue… car je ne suis sà»r de rien et que cela ne servirait à  rien.

A bientà´t dans un sujet qui rentrera dans mon champs de compétence (lol).

Franck Boizard
Invité
14 années il y a

«Je suis intimement convaincu» ne signifie pas «je ne changerai jamais d’avis». Cela signifie, comme en matière judiciaire, qu’ayant pesé tous les éléments qui étaient aujourd’hui à  me disposition, je me suis fait une conviction.

Mon intime conviction actuelle est que dans trente ans, le temps qu’une nouvelle génération de scientifiques et de politiques émerge, le réchauffisme sera considéré comme un errement difficilement explicable (et j’espère que cet errement n’aura pas provoqué des catastrophes d’ici là ).

Maintenant, qu’on me présente de nouveaux faits ou de nouveaux arguments et je peux changer d’avis. Après tout, Wegener a bien démontré la dérive des continents au cours d’un travail initialement entrepris pour prouver réfuter cette théorie.

Je pense qu’il faut bien distinguer la science de la politique :

la science : il est possible que le climat global se réchauffe mais rien aujourd’hui ne permet d’en dégager une cause particulière (humaine ou naturelle). A tout prendre, je trouve que les indices sur cet éventuel réchauffement pencheraient plutà´t vers le naturel, mais dans la plus grande incertitude.

la politique : vaut-il mieux prévenir que guérir ? Certainement pas. La prévention est très couteuse et trop incertaine, alors que, par ailleurs, l’homme a prouvé par le passé sa capacité à  s’adapter au climat en des temps moins techniquement avancés. Il n’y a aucune raison que dans l’avenir nous ne sachions nous adapter à  un éventuel changement climatique au moindre coà»t matériel et humain.

trackback

[…] Sphère « Les mensonges du GIEC […]

PlanetaJob
Invité
14 années il y a

Красиво написано, мне понравилось.

frednetick
Invité
14 années il y a

C’est peut être moi, mais dans tout ça n’en oublie t-on pas que l’homme n’est pas formaté pour respirer du Co2 , ni du souffre etc…

Que le réchauffement ne soit pas majoritairement d’origine humaine est une chose, que ceque nous déversons dans l’atmosphère ne finisse pas par nous tuer en est une autre.

Pour les libéraux que vous êtes, les externalités négatives que représentent les jours de maladie dà»s aux infections respiratoires etc devraient aussi être intégrées à  la réflexion, non?

frednetick
Invité
14 années il y a

Si je puis me permettre, de plus, l’éditeur du rapport n’est pas du tout mais alors pas du tout partisan…
Opposer une idéologie à  une autre, bel effort intellectuel.

manuel
Invité
14 années il y a

Il ne s’agit pas de d’opposer une idéologie à  une autre, mais d’affirmer qu’une idéologie détient la vérité et pas l’autre!
C’est bien pire.

Franck Boizard
Invité
14 années il y a

Comme on dérive …

Si la querelle est scientifique, l’idéologie n’y a pas sa place.

Il n’y a pas deux idéologies qui s’opposent, mais une théorie qui est diffusée dans le public et chez les gouvernants, celle d’un réchauffement climatique d’origine humaine.

Cette théorie est d’une extrême fragilité d’un point de vue scientifique, elle repose essentiellement sur deux arguments :

1) Les modèles numériques.

or, les modèles numériques climatiques ont une capacité prédictive très faible, pour ne pas dire nulle (j’ai fait des modèles numériques dans des domaines autrement plus bornés et connus que le climat, je sais bien à  quel point ces modélisations demandent de la rigueur. Dans le domaine climatique, il y a trop d’inconnues, non seulement dans les données mais dans les lois, les modèles numériques ne peuvent être que de jolies fantaisies colorées).

2) Certaines observations qui montrent une corrélation possible entre le CO2 et la température.

Mais une corrélation ne démontre pas une relation causale (on apprend cela en sixième me semble-t-il).

Tout le reste, c’est pétitions de principe et affirmations non justifiées.

Dans le meilleur des cas, nous avons des hypothèses à  validité limitée, certes intéressantes pour faire avancer le débat scientifique mais largement insuffisantes pour conclure que «le débat est clos».

Idéologie, idéologie, je veux bien mais enfin, il faudrait savoir de quoi l’on parle.

Si on parle de science, le débat arrive vite à  une conclusion pour les non-scientifiques : en matière de climat, on ne sait pas grand’chose et, en tout cas, nettement moins que le laisse entendre la presse.

Si on parle de politique, allons-y. Que faut-il faire à  propos du climat ? Ma réponse est simple : rien, le climat n’est pas un problème.

Je sais bien que je radote, mais comme je suis à  contre-courant, j’ai une excuse.

Quant à  la pollution, il ne faut pas tout mélanger, c’est un autre problème, réel et sérieux celui-là .

Mais nous sommes très loin de la concentration de CO2 dans l’atmosphère telle que le gaz carbonique pourrait être considéré comme un polluant.

Pour prendre un peu de recul :

La religion du réchauffement climatique

manuel
Invité
14 années il y a

tu connais le sujet certainement mieux que moi, je l’admets, j’ai peut-être le tort de croire les différents scientifiques que j’ai pu lire, écouter ou voir, et qui ont souvent un avis très différent du tien.
J’ai un raisonnement différent.
A qui profiterait un changement de politique écologique et à  qui cela nuirait il?
Et à  qui profite la politique écologique actuelle?
Qui veut du changement et qui n’en veut pas?
Je pense qu’on sera d’accord sur le fait que le pouvoir, l’argent, qui gouvernent ce monde penchent pour l’immobilité.
Alors, ça n’est pas une preuve, c’est certain, mais les scientifiques me rendent confus, chacun affirmant le contraire de l’autre.

frednetick
Invité
14 années il y a

Belle démonstration qui met de cà´té l’origine de la contradiction. Quand un objet scientifque comme celui là  sort il faut aussi s’interroger sur sa provenance.

Que le climat change est un chose.
Que la pollution progresse en est effectivement une autre, mais la « corrélation » (dont je doute que l’on apprenne la différence avec la causalité en 6ème) n’est pas mince avec la première question.

En matière d’idéologie, l’éditeur de l’ouvrage du NIPCC, le Heartland institute est un think tank promouvant vigoureusement le libre marché dans la gestion des questions environnementales, au détriment de la réglementation étatique.

Que les conclusions du rapport aillent, par pure coincidence ou non, dans le sens d’une inutilité de ces réglementations dans le cadre de la question climatique n’est pas forcément intellectuellement neutre. C’est tout l’objet de ma remarque finale, rien d’autre.

Chacun a sa vérité, celle du Heartland institute via le NCIPP va dans son sens, comme celle d’Al Gore va dans le sien. Il s’agit bien d’Idéologie, la science n’est qu’un outil à  son service.

Franck Boizard
Invité
14 années il y a

«chacun sa vérité» : cela, je le conteste radicalement. C’est bien le coeur de la problématique.

En matière politique, à  chacun son opinion, je pense même que toutes les opinions ont droit de cité au point que je considère que la loi Gayssot et ses semblables sont de mauvaises lois.

Mais, en matière scientifique, le raisonnement est très différent : des hypothèses contradictoires sont émises. Ces hypothèses sont attaquées.

Tant que les hypothèses résistent aux attaques, elles sont considérées comme valides, les hypothèses qui ne résistent pas sont considérées comme invalides, ce n’est pas affaire d’opinion personnelle.

Le problème est de juger de la réfutation : tel argument réfute-t-il l’hypothèse ou au contraire est-il invalide ?

C’est là  qu’un certain degré d’opinion intervient. Mais les méthodes scientifiques visent justement à  introduire des critères, des raisonnements et des logiques universelles.

Pour en revenir au réchauffement climatique, cette hypothèse restera non valide tant qu’une réponse n’aura pas été apportée à  des objections majeures, que vous pouvez notamment lire sur les sites que je vous ai donnés en lien.

Par exemple, dire que l’effet de serre allégué comme mécanisme explicatif par les réchauffistes contrevient au deuxième principe de la thermodynamique n’est pas du pinaillage.

Faute de réponse solide à  cette objection, on ne peut que considérer que l’hypothèse du réchauffement anthropogénique n’a pas passé avec succès l’épreuve de la réfutation. Peut-être que le temps et les progrès de la science permettront d’apporter une réponse correcte à  toutes les réfutations et de la valider. Je constate que, pour l’instant, ça n’est pas le cas.

frednetick
Invité
14 années il y a

N’étant pas un ténor en thermodynamique je lis humblement sur Wikipedia que « Une transformation réversible représente en effet, le cas limite d’une transformation réelle, conduite d’une manière infiniment lente, constituée d’une suite d’états d’équilibre infiniment voisins et caractérisée par des phénomènes dissipatifs nuls »

Rien de dit donc que le réchauffement actuel, si réchauffement il y a, n’est pas réversible par limitation de l’effet de serre, si tant est que celui-ci y soit pour quelque chose.

Je partage votre avis sur la science, à  la limite près que vous mentionnez d’ailleurs que la certitude scientifique du moment n’est pas forcément atemporelle…dans un sens ou dans l’autre.

Ceci dit dans la mesure o๠l’hypothèse scientifique doit etre élaborée à  partir de faits retraités, dans un sens ou dans l’autre encore une fois, le choix humain et personnel de méthodologie de retraitement n’est jamais neutre.

La science n’est donc jamais totalement objective.

J’aime bcp le lien que vous donnez, avec un peu de provocation je dirai que cette charge s’applique à  tout domaine d’activité intellectuelle dont on ne partage pas les valeurs et les buts…

manuel
Invité
14 années il y a

Elle est belle ta liberté d’expression!
Vous voulez rester entre gens du même avis, c’est ça le débat pour vous?

Franck Boizard
Invité
14 années il y a

Pour ceux qui sont intéressés par une vraie démarche scientifique (désolé, c’est en Anglais) :

http://www.climateaudit.org/?p=3249