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  1. Bonjour Lomig,Mais quel écart entre cette conférence de Salin et ce que tu cites des écrits de Constant dans le billet précédent…Bref. En ce qui concerne cet extrait, nul besoin d’être libéral pour savoir et dire que notre fiscalité taxe le travail, l’emploi dans une proportion excessive et contre productive.Ensuite vient l’affirmation que personne ne sait véritablement ce qu’il paye. Et il me semble que Salin glisse volontiers sur la crête de la vague de cette réalité partielle pour en arriver à  justifier que l’impà´t est immoral, illégal, profondément injuste etc…Or, confondre la non clarté d’un bulletin de salaire (qui a pour conséquence que peu de salariés réalisent le montant de leur véritable salaire brut de charges) avec l’immoralité de l’impà´t en tant que tel n’est pas honnête.Pour la TVA, c’est encore plus incompréhensible. Sur le moindre ticket de caisse de supermarchés apparaît le détail de TVA payée. Alors, sur le fond, moi aussi la TVA me rend folle, mais cela n’a rien à  voir avec l’ignorance. Quant à  dire qu’il n’est pas vrai que le consommateur paye la TVA, c’est simplement du délire. Il n’est pas le seul bien sà»r, mais il demeure le seul, par le simple fait d’être le dernier maillon de la chaîne à  la payer plein pot.D’ailleurs, d’une manière plus générale, Salin met dans le même sac toutes les taxes que supportent les employeurs. Charges sociales, part patronale et part salariale, TVA, impà´t sur les sociétés, tout cela selon lui est néfaste parce que l’employeur répercuterait ces taxes sur les salaires. Mais c’est tout simplement ignorer les réclamations de l’essentiel des patrons de TPE et PME, pour qui le problème n’est pas de payer des taxes sur leur marge bénéficiaire, mais bien de devoir payer à  un prix exagérément élevé la moindre heure de travail y compris peu rentable.Et je fais l’impasse sur les trottoirs et la défense nationale…je serais trop longue.

  2. salut Cilia, l’écart n’est pas si grand que cela….

    Merci pour ton commentaire en tout cas !

    La justification de l’impà´t foncièrement immoral se trouve dans la première ou la deuxième partie : je t’invite à  aller la regarder !

    Salin met dans le même sac toutes les taxes parce qu’elles sont selon lui un transfert contraint de richesse qui n’a aucune justification (en plus d’être contre-productif au possible)…

    Pour ma part, je considère que les seuls impà´ts justifiés sont ceux permettant de financer et d’assurer les fonctions régaliennes. Le reste est déjà  dans le domaine du constructivisme aveugle, visant à  faire croire aux gens que l’Etat doit tout réglementer, assurer la « solidarité », éduquer les gens, les soigner, etC… On peut considérer cela comme juste, mais dans ce cas j’aimerais connaitre o๠se place la limite ?

    Désolé pour la mise en forme, ce n’est pas encore rà´dé le système de mise en forme…

  3. Mon cher Lomig, j’aimerais apporter une critique individualiste (et non collectiviste) aux arguments de Salin sur les trottoirs… En tant qu’individu, j’estime que la vie est suffisamment courte pour ne pas avoir à  me prendre la tête pour payer un abonnement de trottoir à  une compagnie privée (ce qui n’existe dans aucun pays du monde, même pas un pays libéral comme la Suisse). Du coup, et même si c’est plus cher, je préfère ne pas m’en occuper et payer des impà´ts qui serviront à  les financer. La vie a trop de valeur pour que l’on ait à  se faire ch… à  optimiser chaque détail de la vie!

  4. D’accord avec toi, je pense d’ailleurs que Salin ne cite cet exemple que pour montrer qu’il est toujours possible d’envisager les problèmes sous un autre angle, que celui de la gestion centralisée et publique…J’y vois une forme de boutade. Il est d’ailleurs possible d’imaginer d’autres manières de faire…

    Et puis la question n’est pas aussi simple : ce n’est pas seulement est-ce que tu préfères payer un abonnement de trottoir, mais est-ce que tu préfères payer 100 à  l’Etat, ou 50 à  une compagnie privée (à  une copropriété, en fait) ?
    à  bientà´t !

  5. Oui, je pense comme toi que Salin fait de la provoc’ pour montrer que la notion même de « bien public » est par essence critiquable.Quant à  la maréchaussée : je n’ai pas a priori pas de préférence entre une gestion publique ou privée… sinon que, en Amérique du Nord, j’ai pu constater que les infrastructures routières sont souvent de très mauvaise qualité… ce n’est vraiment pas simple.

  6. Beaucoup de choses à  dire à  partir de ces vidéos. Merci de les avoir mises sur ton blog. Un détail pour commencer: la Suisse bénéficie de 3 langues officielles dont le français. A Lugano on parle mieux le français qu’on ne parle l’italien à  Paris!Venons en à  une réflexion que m’inspire les « provocations » de Salin. On peut considérer que le « bien public » n’est finalement que l’émanation d’un pouvoir qui s’arroge des monopoles dont il tire bénéfice. Le roi de France a structuré son armée, sa fiscalité etc… pour établir une emprise monopolistique sur un territoire. Mais on peut aussi considérer que le roi de France a aboli un certyain nombre de féodalités qui procédaient de la même façon sur un territoire plus petit. Il faut alors se demander si le citoyen à  plus intérêt à  une multiplication de micro-monopoles (chacun sa maréchaussée, ses impà´ts, ses trottoirs téxés…) ou à  une globalisation maximale. Je sais bien que plus le groupe est important plus son pilotage individuel se fait à  l’aveugle et plus le citoyen peut se sentir écrasé. Mais on peut aussi considérer que si les pilotes disposent d’une meilleure visibilité collective (marché mondial, gestion par grands ensembles – voir les progrès par l’Europe, évaluation plus large des déséquilibres ou des conflits), un certain nombre d’erreurs peuvent être évitées. Pour ma part, sans que cela constitue une opinion définitive, et sous réserve d’une évaluation écologique à  moyen terme, je crois que la gloablisation qui met fin aux particularismes de roitelets, devrait aboutir à  un monde meilleur. Je sais qu’on m’opposera avec raison que le nationalisme allemand qui a mis fin à  des siècles de micro-états n’a pas permis l’accouchement d’une Europe centrale pacifiée. Je sais que le colossal effort chinois pour la création d’infrastructures de haut niveau s’accompagne de malheurs et de désordres formidables. Mais nous avons le devoir de nous projeter dans le futur. C’est ça la politique et à  mes yeux je préfère une projection qui conçoive l’humanité dans son ensemble plutà´t qu’un patchwork de particularismes. La mort du communisme et du socialisme collectiviste doit être notre base de réflexion. Et c’est vrai que le libéralisme est l’outil qui permettrait l’émergence d’un monde moins dangereux. 

  7. Salut pap,
    la globalisation n’est pas nécessairement associée avec un pilotage central des états. Les micro-monopoles dont tu parles n’en sont pas, d’ailleurs. Ce qui définit un monopole c’est l’interdiction aux nouveaux acteurs d’entrer sur le marché : ce n’est pas la vision que donne Salin, au contraire…

    tu dis : « je préfère une projection qui conçoive l’humanité dans son ensemble plutà´t qu’un patchwork de particularismes. » Je suis d’accord avec toi, mais cette projection (nécessairement imparfaite et incomplète) ne doit pas se faire au prix de pertes de libertés individuelles. Le patchwork de particularisme n’a rien de gênant en soi, si ?

    Par ailleurs, le socialsme collectiviste n’est pas mort. Il a pris la forme de la social-démocratie que nous pratiquons en France en ce moment…et dont nous avons tellement de mal à  sortir – que ce soit au niveau de la pensée ou au niveau des faits…On n’a absolument pas baissé le nombre de fonctionnaires, la part du PIB prélevée est stable, et l’Etat continue d’intervenir dans presque tous les domaines…
    pour en discuter…
    à  bientà´t !

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