Le hors-série du Monde Diplomatique consacré à l’environnement est un sommet de désinformation. Escamotage du débat scientifique encore à l’oeuvre sur ces sujets, présentation des enjeux selon une grille de lecture d’extrême-gauche, choix des sujets particulièrement orientés…C’est un vrai monument, et je le garde chez moi bien précieusement. Décryptage de l’édito et de la grille de lecture…Mensonge et idéologie au programme !
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Étiquette : Doute
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La propagande du Monde Diplomatique
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Quelqu'un peut m'expliquer ?
Quelqu’un peut m’expliquer ? Je ne sais pas pourquoi Ingrid Betancourt a pris ce statut de symbole, presque d’Icône ! Pourquoi ? Pour quelle raison ? C’est certainement une femme admirable, courageuse, mais le poids médiatico-politique qu’elle a pris depuis son enlèvement me semble tout à fait disproportionné. Mais j’ai certainement tort : c’est pour cette raison que je demande à toute personne bien intentionnée de m’expliquer le pourquoi du comment. Parce que pour l’instant, le focus mis sur son sort me semble incroyable, et il doit bien avoir quelque chose là -dessous. Que représente-t-elle ? pour qui ?
Personnellement, son sort ne m’intéresse ni plus ni moins que celui de toute personne retenue contre son gré par des révolutionnaires violents. -
La santé, une question d'argent ?
Deuxième article de Zorro dans la catégorie « Bas les masques ». Retour sur un article paru dans le Panorama du Médecin (5/11), intitulé « La santé, Une question d’argent ? ». Analyse de la conviction sous-jacente à ce titre efficace mais manipulateur…
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Citation #50
Le bonheur suppose sans doute toujours quelque inquiétude, quelque passion, une pointe de douleur qui nous éveille à nous-même.
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Citation #48
Si la tolérance naît du doute, qu’on enseigne à douter des modèles et des utopies, à récuser les prophètes de salut, les annonciateurs de catastrophes. Appelons de nos voeux la venue des sceptiques s’ils doivent éteindre le fanatisme.
Raymond Aron (1905-1983) philosophe, sociologue, politologue, historien et journaliste français.
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L'argent fait-il maigrir ?
C‘est assez rageant de constater que des intervenants dans des débats médiatisés, auréolés de leur statuts de spécialistes ou d’experts, viennent véhiculer des idées préconçues à la radio ou à la télé, sans recevoir de contradiction. J’ai entendu vendredi une émission portant sur l’obésité. Une sociologue était présente, et dont l’obésité est l’objet d’étude. Une explication qu’elle avançait souvent portait sur le fait que les comportements « déviants » par rapport à la bouffe se retrouvaient plus souvent dans les milieux défavorisés que dans les milieux aisés. Et elle en déduisait, sans que personne ne vienne tempérer cet avis, que le niveau de vie était une facteur important de l’obésité. Or, deux choses peuvent varier ensembles, sans pour autant que l’un soit la cause de l’autre. Et à aucun moment, les autres intervenants (qui étaient pourtant plus fins qu’elle), n’ont fait remarquer que le problème de l’obésité est un comportement face à la nourriture dont la cause est bien plus le manque d’éducation que le manque d’argent. Et il se trouve (oh, surprise !) que globalement les milieux aisés financièrement sont aussi ceux où l’éducation prend une place plus importante. L’idéologie véhiculée par l’explication purement financière est donc la suivante : c’est le manque d’argent qui cause une expression par la nourriture, une affirmation sociale par la consommation excessive pour combler un manque (sous-entendu, manque d’argent). C’est présenter l’argent comme un but, et non comme un moyen. Et c’est vouloir à tout prix éviter de dire que ceux qui laissent leurs enfants boire du coca devant la télé ou la console de jeux 5 heures par jour sont avant tout des « pauvres » éducationnels. Il est plus commode de les présenter comme des pauvres tout court : c’est de la faute du système, et de la société. Et ça évite d’aller regarder dans le détail, et d’insister sur la responsabilité parentale. Responsabilité, mot horrible !
L’écologiste de service présente sur le plateau avait d’ailleurs une autre explication, tout aussi réductrice et simplificatrice : la pression doit être mise sur les groupes agroalimentaires pour qu’ils produisent des produits moins gras, moins sucrés, etc. Les méchants groupes industriels se faisant leur beurre sur le dos des pauvres, voilà encore une belle explication. C’est-à -dire, au final, de la plus pure logique « diet » ou « light » : plutôt que d’apprendre à manger de manière rationnelle (pas entre les repas, pas d’excès de graisse et de sucres), on va se fabriquer de la bouffe fadasse pour pouvoir s’empiffrer toute la journée sans dommages (soi-disant). Bel exemple d’écologie, et d’arguments insupportablement creux.
Un argument simple suffit pourtant à renverser cette « théorie » : on trouve des obèses chez les riches, et des gens sachant gérer leur rapport à la bouffe chez les plus démunis. La richesse affective, l’éducation nutritionnelle expliquent – mieux que l’argent – le comportement sain vis-à -vis de la nourriture. Qu’une sociologue ne soit pas capable de mettre ces facteurs bien plus importants que l’aspect financier dans le coeur de son argumentation montre qu’elle souhaitait simplement faire passer un message idéologique, et non pas des résultats de recherche. L’argent, cause de tous les maux ? Je dirais plutôt l’absence d’éducation, quitte à simplifier…