Propositions de bonne foi

Depuis longtemps, le sujet du CO2 et du « réchauffement » climatique m’intéresse : pas en soi, mais j’y ai toujours décelé beaucoup d’affirmations non prouvées, d’arguments fallacieux. J’ai beaucoup, lu, écouté, discuté de ce sujet sur les réseaux ou avec des proches. Voici une liste de propositions qui me paraissent difficiles à contredire en étant de bonne foi (merci François pour les derniers échanges!) :

  1. La science n’est pas une affaire de consensus sur une thèse, ou un modèle, c’est une affaire de confrontation des théories avec la réalité : la vérité s’approche peu à peu, de manière discontinue. Il est crucial de laisser les théories et explications en compétition rationnelle pour être la plus en adéquation avec le réel.
  2. Il existe une controverse entre les scientifiques (y compris au sein du GIEC) sur le rôle et la part des humains et des émissions de CO2 sur le climat. Le sujet n’est donc pas du tout réglé. Le fameux consensus scientifique dont le rapport du GIEC serait une preuve irréfutable n’existe donc pas, et quand bien même il existerait, cela ne suffirait pas à en valider le contenu. (voir point précédent)
  3. Bien que Docteur en physique, je ne me crois pas capable, scientifiquement, de trancher dans ces débats, controverses, désaccords. Ce sont des débats d’experts, pour une grande part, et complexes. Il faut être bien présomptueux, ou manipulateur, pour prétendre pouvoir le faire.
  4. Les décisions politiques qui sont prises en faisant comme si le CO2 émis par les humains était en cause de manière claire dans le « réchauffement climatique » sont donc des décisions risquées. Ce sont des paris : ils présentent le défaut de mettre en péril une part de nos modes de vie, et les avantages d’éviter une possible catastrophe. Le tour quasi-religieux que ce sujet a désormais pris – endoctrinement à l’école, dénigrement des alternatives intellectuelles comme étant complotistes, climato-sceptiques, immorales, censure de certaines publications, … – fait que les postures y sont plus courantes que l’évaluation raisonnée des bénéfices et des risques. Il est socialement « risqué » de s’opposer au dogme fabuleux des méchants humains qui avec leur CO2 détruisent la planète…
  5. Il existe quelques explications « simples » au fait que les températures augmentent avant le taux de CO2 dans l’atmosphère : relarguage/dégazage du CO2 des océans, par exemple. Il est toujours délicat d’établir des liens de causalité entre des phénomènes, mais en général celui qui se produit en premier avant un autre a plus de chances d’être la cause du deuxième que l’inverse. Les théories du GIEC sont en contradiction avec les faits et avec la logique, puisqu’elles prétendent que c’est le CO2 qui cause l’augmentation de température…
  6. Il serait temps de retrouver la raison : sur le plan scientifique, cesser de repousser ceux qui ne pensent pas comme nous hors de champ de la respectabilité, et discuter rationnellement, sur la base d’arguments, en confrontant nos théories avec la réalité, et en acceptant que c’est l’adéquation avec les faits qui tranche. Sur le plan politique, procéder en analysant les bénéfices et les risques, en fonction de ce qu’on sait et non de ce qu’il de bon ton d’affirmer. Qui pourrait vouloir autre chose, à part des gens avec de mauvaises intentions ?

3 Comments

  1. Merci pour ce nouveau point qui insiste sur le fait que notre avancée doit rester rationnelle et prudente.
    Une autre approche pourrait être de dire, (si les modifications de températures et de climat sont avérées sur des période de temps long significatives), que l’exploitation intensive et brutale de ressources non renouvelables comme le sont les hydrocarbures et le gaz, peut avoir des conséquences sur l’économie globale de la planète. Les hydrocarbures et le gaz ne sont que des stocks d’énergie solaire accumulée sur notre planète pendant des centaines de millions d’années. Relarguer ça en 2 siècles peut, on l’imagine, quelques inconvénients. Cette idée est une hypothèse et rien ne permet de la présenter comme scientifique. Mais, en terme de prudence, ne pourrait-on pas imaginer, ou favoriser, non pas un monde décarboné, mais des modes de vie qui limitent la consommation d’énergie solaire stockée? Il resterait à étudier si la substitution du nucléaire, ou d’autres énergies, n’aboutirait pas au même résultat en terme de relargage de calories dans notre environnement.
    Je crains que les discussions sur le type d’énergie consommée ne soit qu’un pis aller et que ce soit, au fond les conséquences de la quantité d’énergie consommée par chaque humain qui soit à étudier. Scientifiquement. Et moralement aussi puisque les conséquences concerneraient aussi les générations à venir si l’hypothèse d’une surconsommation nuisible était avérée.

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