CatĂ©gorie : đŸ‘ș Bas les Masques

  • La santĂ©, une question d'argent ?

    La santé, une question d'argent ?

    DeuxiĂšme article de Zorro dans la catĂ©gorie « Bas les masques ». Retour sur un article paru dans le Panorama du MĂ©decin (5/11), intitulĂ© « La santĂ©, Une question d’argent ? ». Analyse de la conviction sous-jacente Ă   ce titre efficace mais manipulateur

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  • L'argent fait-il maigrir ?

    L'argent fait-il maigrir ?

    C‘est assez rageant de constater que des intervenants dans des dĂ©bats mĂ©diatisĂ©s, aurĂ©olĂ©s de leur statuts de spĂ©cialistes ou d’experts, viennent vĂ©hiculer des idĂ©es prĂ©conçues Ă   la radio ou Ă   la tĂ©lĂ©, sans recevoir de contradiction. J’ai entendu vendredi une Ă©mission portant sur l’obĂ©sitĂ©. Une sociologue Ă©tait prĂ©sente, et dont l’obĂ©sitĂ© est l’objet d’Ă©tude. Une explication qu’elle avançait souvent portait sur le fait que les comportements « dĂ©viants » par rapport Ă   la bouffe se retrouvaient plus souvent dans les milieux dĂ©favorisĂ©s que dans les milieux aisĂ©s. Et elle en dĂ©duisait, sans que personne ne vienne tempĂ©rer cet avis, que le niveau de vie Ă©tait une facteur important de l’obĂ©sitĂ©. Or, deux choses peuvent varier ensembles, sans pour autant que l’un soit la cause de l’autre. Et Ă   aucun moment, les autres intervenants (qui Ă©taient pourtant plus fins qu’elle), n’ont fait remarquer que le problĂšme de l’obĂ©sitĂ© est un comportement face Ă   la nourriture dont la cause est bien plus le manque d’Ă©ducation que le manque d’argent. Et il se trouve (oh, surprise !) que globalement les milieux aisĂ©s financiĂšrement sont aussi ceux oĂč l’Ă©ducation prend une place plus importante. L’idĂ©ologie vĂ©hiculĂ©e par l’explication purement financiĂšre est donc la suivante : c’est le manque d’argent qui cause une expression par la nourriture, une affirmation sociale par la consommation excessive pour combler un manque (sous-entendu, manque d’argent). C’est prĂ©senter l’argent comme un but, et non comme un moyen. Et c’est vouloir Ă   tout prix Ă©viter de dire que ceux qui laissent leurs enfants boire du coca devant la tĂ©lĂ© ou la console de jeux 5 heures par jour sont avant tout des « pauvres » Ă©ducationnels. Il est plus commode de les prĂ©senter comme des pauvres tout court : c’est de la faute du systĂšme, et de la sociĂ©tĂ©. Et ça Ă©vite d’aller regarder dans le dĂ©tail, et d’insister sur la responsabilitĂ© parentale. ResponsabilitĂ©, mot horrible !
    L’Ă©cologiste de service prĂ©sente sur le plateau avait d’ailleurs une autre explication, tout aussi rĂ©ductrice et simplificatrice : la pression doit ĂȘtre mise sur les groupes agroalimentaires pour qu’ils produisent des produits moins gras, moins sucrĂ©s, etc. Les mĂ©chants groupes industriels se faisant leur beurre sur le dos des pauvres, voilĂ   encore une belle explication. C’est-Ă  -dire, au final, de la plus pure logique « diet » ou « light » : plutĂŽt que d’apprendre Ă   manger de maniĂšre rationnelle (pas entre les repas, pas d’excĂšs de graisse et de sucres), on va se fabriquer de la bouffe fadasse pour pouvoir s’empiffrer toute la journĂ©e sans dommages (soi-disant). Bel exemple d’Ă©cologie, et d’arguments insupportablement creux.
    Un argument simple suffit pourtant Ă   renverser cette « thĂ©orie » : on trouve des obĂšses chez les riches, et des gens sachant gĂ©rer leur rapport Ă   la bouffe chez les plus dĂ©munis. La richesse affective, l’Ă©ducation nutritionnelle expliquent – mieux que l’argent – le comportement sain vis-Ă  -vis de la nourriture. Qu’une sociologue ne soit pas capable de mettre ces facteurs bien plus importants que l’aspect financier dans le coeur de son argumentation montre qu’elle souhaitait simplement faire passer un message idĂ©ologique, et non pas des rĂ©sultats de recherche. L’argent, cause de tous les maux ? Je dirais plutĂŽt l’absence d’Ă©ducation, quitte Ă   simplifier…

  • Jospin, menteur professionnel

    Pendant que les journalistes de dĂ©lectent des petites phrases assassines qui fusent entre Jospin et Royal, et au sein du PS, ils oublient de poser la seule question pertinente : comment appelle t’on quelqu’un qui, aprĂšs avoir soutenu publiquement la candidature d’une personne à  l’election prĂ©sidentielle d’une grande nation, critique sa compĂ©tence ? Un menteur. Il l’a donc soutenu pour des raisons idĂ©ologiques, ou de copinage, ou de calcul politique, ou les trois à  la fois. Et il la descend maintenant pour des raisons d’image, ou de copinage, ou de calcul politique. Lionel Jospin se fout donc continuellement de notre gueule. Mais ça, on le savait dĂ©jà , puisque c’est lui, avec Mme Aubry, qui a mis en place les 35 heures.

  • Le mythe de l'indĂ©pendance

    Le mythe de l'indépendance

    Ce texte est le premier d’une sĂ©rie consacrĂ©e au dĂ©cryptage et à  l’analyse critique des messages vĂ©hiculĂ©s par les mĂ©dias. Et c’est Ă©galement le premier article « invité » sur ce blog, puisqu’il a Ă©tĂ© Ă©crit par Zorro.
    Revue Prescrire
    Septembre 2007, page 697-98
    Auteur : « la revue Prescrire »

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