Insupportable

J’ai voulu rebondir sur les faits divers d’enfants oubliés dans une voiture au soleil, pour vous présenter les chiffres de l’enfance maltraitée, pour le monde et pour la France. Histoire de se rendre compte de la situation. Des solutions existent pour permettre de sortir du cercle infernal : éloigner les enfants maltraités des parents qui ne peuvent pas leur donner un environnement stable et affectivement sécurisant.

Incompréhensible

Je ne comprends pas comment on peut oublier un enfant dans une voiture. Mon cerveau ne peut pas imaginer cela. J’en ai discuté avec un collègue l’autre jour, et il me trouvait « dur ». Mais désolé, non, je ne peux pas m’imaginer dans cette situation, et croire un instant que je pourrais oublier ma fille dans une voiture toute la journée. Impossible. La souffrance d’un enfant, à  plus forte raison de mon enfant, est une pensée qui m’est – au sens propre – insupportable.
Ne tombons pas dans le piège de l’inévitable focus médiatique sur l’instantané et le fait divers : si certains sont capables d’aller travailler pendant que leur enfant meurt dans la voiture, il y en a aussi d’autres – plus nombreux – qui sont capables de les battre, de les détruire à  petit feu chaque jour par des violences physiques, sexuelles ou psychologiques. Je suis allé voir les chiffres qui permettent de se rendre compte de la situation. C’est flippant, sincèrement.

L’enfance en danger

Chiffres pour le monde :

  • 53 000 enfants ont été assassinés en 2002
  • Entre 20 et 65% d’enfants en âge d’aller à  l’école ont été brutalisés verbalement ou physiquement
  • 150 millions de filles et 73 millions de garçons de moins de 18 ans ont subi des relations sexuelles non souhaitées ou d’autres formes de violences sexuelles
  • Entre 100 et 140 millions de filles et de femmes dans le monde ont subi des mutilations génitales
  • 218 millions d’enfants travaillent, dont 126 millions qui accomplissent des travaux dangereux
  • 1,8 millions d’enfants sont entraînés dans la prostitution et la pornographie
  • 1,2 millions d’enfants sont victimes de trafic
  • Une estimation de l’OMS montre que dans le monde 40 000 000 d’enfants environ, de 0 à  4 ans, souffrent de mauvais traitements[1. lu sur le site de l’association « Touche pas à  mon corps »]

Chiffres pour la France :

  • En France, en 2005, le nombre d’enfants en danger[2. Les enfants en danger sont soit maltraités, soit en risque. L’enfant maltraité est « un enfant victime de violences physiques, de violences sexuelles, de violences psychologiques, de négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique ». L’enfant en risque est celui qui connaît des conditions d’existence qui risquent de compromettre sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation ou son entretien, mais qui n’est pas pour autant maltraité.], c’est-à -dire maltraités ou risquant de l’être est de 97000 (source ODAS, cité par SOS Villages d’enfants)
  • En intégrant les DOM, l’estimation du nombre d’enfants et de jeunes bénéficiant d’une mesure de protection sur la France entière est de 255 300 mineurs (1,8% des moins de 18 ans) et 23 400 jeunes majeurs (0,9% des 18-21 ans) à  la fin de l’année 2005[3. Infos regroupées sur le site de l’ONED (Observatoire National de l’Enfance en Danger]

Au passage, je trouve ces derniers chiffres surprenants : le décalage est énorme entre le nombre d’enfants bénéficiant d’une mesure de protection, et le nombre d’enfants en danger. Est-ce parce que les mesures de protection sont en grande partie des mesures préventives ? Si c’est le cas, je trouve ça plutôt sain.

Pour mettre fin au cycle infernal

A nouveau, je ne peux imaginer ces actes innommables de violences envers les enfants, et tenter de les « comprendre », qu’en imaginant aussi que les adultes capables de ça doivent avoir de graves troubles affectifs, de « parentalité« , et qu’ils ont dû subir des choses affreuses dans leur enfance.
C’est le cycle infernal du malheur et de la violence : les enfants maltraités ont plus de chances que d’autres de connaitre des graves troubles du développement, lesquels les conduiront plus souvent que d’autres à  reproduire ces violences. Ce cycle infernal peut être brisé, on le sait, les enfants peuvent s’en sortir : il faut pour cela les éloigner de la source de leur malheur, et qu’ils aient la chance de pouvoir s’appuyer sur un tuteur de résilience pour guérir de leurs traumatismes, et continuer à  se construire malgré les blessures.
Le mieux pour cela est de permettre aux fratries de ne pas être détruites, et aux enfants d’être accueillis par des « parents » de substitution aimants et équilibrés.
C’est ce que permet, par exemple, l’action de S.O.S Villages d’enfants. Pas de sauvetage possible, s’il n’existe pas de solutions d’accueil potentiellement épanouissantes.


0 Comments

  1. Très bon article. Il est toujours bon de rappeler quelques faits clairs et révoltants.

    On pourrait en faire autant sur la situation de femmes d’ailleurs en France et dans le monde.

    A bientà´t,

  2. Clairement insupportable.

    J’ai failli réagir ce matin sur mon modeste blog. Mais très, trop, en colère, devant des parents irresponsables, et mortellement con.

    Bonne journée

  3. Personnellement, je trouve qu’aujourd’hui pas mal de personnes font des enfants un peu comme elles achéteraient un cochon d’Inde. Je pense que la rémunération de la fécondité en France ne contribue malheureusement pas à  la réduction du phénomène. Ce contexte induit une déresponsabilisation des parents face à  l’éducation puisque « faire des enfants est en soit quelque chose de formidable ».

    En dehors de ces petits considérations personnelles, les chiffres que tu annonce sont vraiment hallucinants… Triste statistique !

    Bonne journée néanmoins !

  4. salut à  tous,

    @ Mathieu L. : merci à  toi. Sur la situation des femmes, j’avais fait un billet assez détaillé pour la journée de la femme l’an dernier : Journée de la femme : levons le voile, j’espère que tu y trouveras des infos intéressantes…

    @ Falconhill : je crois que mortellement con est une expression qui s’approche de la réalité. En fait, je crois que c’est plus dramatique que cela : je crois que certaines personnes n’ont pas eu la chance de se développer normalement et que ce que l’on observe, plus que de la connerie, est plus proche du handicap. à  bientà´t !

    @ AsTeR : hummm. Je ne sais pas si les gens font des enfants comme on achèterait un cochon d’inde. En tout cas, certains ne les traitent pas mieux. ça me fait penser à  une phrase de Coluche : « Ils ont fait des enfants parce qu’ils ne pouvaient pas avoir de chien ! » Bonne journée également,

    merci à  vous pour vos commentaires !

  5. Pour revenir aux faits divers tragiques que sont ces 2 décès récents d’enfants oubliés dans une voiture, je vais te dire ce qui m’a le plus choquée- au delà  des faits eux-mêmes: certaines personnes avec qui j’en ai parlé trouvaient qu’il est possible, que cela arrive à  tout le monde d’oublier… :shock:

    Oui, étant moi-même fort distraite, je dis qu’on peut oublier sa liste de courses, son portable au bureau (ça m’arrive régulièrement), etc…mais un enfant? SON enfant? Bon sang, je suis un être humain capable d’erreurs, mais en 14 ans je n’ai jamais oublié ma fille nulle part! Tout simplement parce que son intérêt passe avant le mien, et ce depuis l’instant o๠mon test de grossesse est sorti positif.

    J’ai froid dans le dos face à  ces remarques me reprochant d’être « dure », me disant que l’oubli est humain…il y a là  un monde que je ne comprends pas, une hiérarchie de valeurs que je ne peux accepter. Bon, voilà , je suis énervée maintenant, rien que d’y repenser… :evil:

  6. LO,

    Je te trouve trop dur moi aussi.

    Je ne comprends pas comment on peut oublier un enfant dans une voiture.

    Tu pars bosser comdab, mais ton gosse est aujourd’hui dans son siège auto car tu dois exceptionnellement le déposer qq part (ou le garder avec toi).

    En chemin, tes soucis de boulot te font oublier ton gosse qui s’est mis immédiatement à  roupiller et qui ne s’est pas manisfesté quand tu a garé et verrouillé ta voiture sur le parking comdab.

    Tu ne t’es donc aperçu de rien croyant vivre une de tes journées routinières.

    Le soleil fait son boulot.

    Tu reviens quelques heures plus tard, quelques heures trop tard.

  7. Néro BlackRoses : « J’ai froid dans le dos face à  ces remarques me reprochant d’être ”dure », me disant que l’oubli est humain »

    Je suis heureux de voir que je suis loin d’être le seul enfoiré qui ne comprend pas qu’on puisse oublier son gosse, et qui trouve cela insupportable.
    Heureux de ne pas être le seul intolérant sur ce point là …

  8. Bonjour,

    un petit problème posé, c’est que cette oubli de la personne, pourrait se manifester pour n’importe qui ou n’importe quoi alors, dans ton exemple, pour un chien, par exemple, et je n’imagine pas nos amis écolos bon trains te pardonner comme il ferait avec cet enfant. Et si c’était un vieux , pardonnez-moi une personne à¢gée, on crierai à  l’infamie, au meurtre, non? Et pourquoi un enfant n’aurait pas droit au même traitement, à  plus forte raison un bébé…

    Mon cher ami le relativiste, méditez sur toutes les conséquences de vos propos…

  9. Concernant l’affaire du petit enfant mort dans la voiture, cela est très triste et en plus de l’enfat qui est mort, la vie des parents est probablement « terminé » également.

    Cependant, je n’aime pas la tournure que prend le débat public (pas ici bien sur, les informations sur les enfants dans le monde sont très importantes à  rappeler pour remettre les idées en place). Tout le monde réagit à  un fait d’actualité, demande des explications, s’indigne et on est déjà  en train de demander dans notre réflexe bien francais : Mais que fait l’Etat pour empêcher que cela n’arrive la prochaine fois ?

    Comme il y a quelques années avec les piscines. Des enfants morts noyés dans une piscine, quelques faits divers qui se suivent et se ressemblent, une émotion populaire légitime et voilà  que tous les propriétaires de piscine se sont vu imposer l’obligation de mettre une alarme et des barrières et autres systèmes de protection. Et pour quel résultat ? Le nombre de noyade n’a même pas sensiblement diminué.

    Cette histoire est très triste mais cela reste un fait divers et surtout, il ne faudrait pas que les pouvoirs publics s’en emparent afin encore d’imposer une contrainte sur tous les parents ou tous les propriétaires de voiture afin d’éviter ces évènements tragiques mais qui restent du domaine de la responsabilité individuelle des parents.

  10. salut à  tous !

    @ Internevicus Raptus : complètement d’accord avec toi ; je ne peux aboslument pas comprendre cela…et comme toi, j’ai un peu peur quand quelqu’un m’explique qu’il comprend, que c’est possible : est-ce une manière de dire que celui qui parle pourrait oublier son enfant dans la bagnole ?

    @ La Champ Libre : :shock: là  deux solutions : soit c’est ironique ; soit tu dis ce que tu penses, et je vais te répondre dans ce sens, car je n’ai pas réussi à  déceler l’ironie dans ton commentaire. Pour être franc et direct : ce que tu dis me révolte, au sens propre du terme….!

    En chemin, tes soucis de boulot te font oublier ton gosse

    quel travail, et quels soucis de boulot peuvent faire « oublier » son enfant ???? Et quand bien même, comment pourrait-on passer la journée sans y penser ????? Ce sont là  des choses que je ne pourrais jamais comprendre. Ma fille est bien au-delà  de n’importe quel souci de travail. Pour le coup, je rejoins AsTeR : si des soucis te font oublier ton enfant dans la voiture, c’est qu’il n’a dans ta tête ni plus ni moins de place qu’un animal de compagnie…désolé d’être « dur »; je ne pense pas l’être, d’ailleurs, ce qui est dur c’est d’oublier qu’on a un enfant…

    @ Falconhill : complètement d’accord avec toi. Je suis intolérant aussi sur ce genre de questions…Un adulte qui laisse son enfant mourir de déshydratation est un handicapé grave, à  qui il est tout à  fait inconcevable de laisser la responsabilité d’un enfant.

    @ Crucol : ce que tu dis est certainement vrai ; il y a certaines personnes qui ont l’émotion et l’indignation très sélective.

    @ Niko : je pense qu’effectivement la vie des parents est certainement terminée. je ne sais pas quel est le bruit médiatique autour de ces faits divers : je n’ai entendu que l’info brute ce matin à  la radio…
    Oui, ce sont des faits divers, et c’est pour ça qu’il me semblait utile de rebondir sur l’émotion provoquée par ces faits divers pour rappeler que tous les jours des mà´mes sont maltraités.
    Par ailleurs , complètement d’accord avec toi : on n’empêchera pas la connerie par une loi. Et il serait bon que les gouvernements cessent de se sentir obligés, dès que le focus médiatique est porté sur un secteur, de proposer des mesures, ou des lois.

    à  bientà´t, et merci à  tous pour vos commentaires directs et sincères !

  11. Tiens ! Pour une fois, je suis tellement d’accord avec ce billet que je ne trouve pas grand chose à  ajouter. Il y a trop de faits divers stupides comme ça. L’autre jour, à  300 mètres de chez moi, une mère de famille va faire une course en laissant un mà´me de 3 ans tout seul dans l’appartement du 3ème étage. Hop ! Par la fenêtre…

    Aussi, je ne peux qu’être en total désaccord avec le commentaire de Champ Libre. Il n’y a pas de « com d’ab ». On n’oublie pas ses enfants.

  12. salut Nicolas_J,
    merci pour ton commentaire…
    en fait on est souvent d’accord tant qu’il ne s’agit pas d’économie. Il faudra que j’arrive à  comprendre (le mieux serait que tu l’expliques) ce qu’il y a de qualitativement différent dans le commerce et l’échange, et qui fait que bien qu’on soit souvent d’accord sur des questions d’ordre moral, dès qu’on parle d’économie et de commerce on ne l’est plus. Comme si l’argent, ou le commerce, ou je ne sais quoi, pervertissait les actes humains…ne polluons pas le sujet de ce billet avec ça, mais il faudra qu’on arrive à  expliciter notre désaccord là -dessus…!

    oui, il n’y a pas de « comme d’hab », je suis d’accord.
    à  bientà´t,

  13. Peut-être, tout simplement, parce que ta vision de l’économie sort d’un « ordre moral »… Mais tu as raison, ce n’est pas le lieu pour en parler.

  14. re-salut,
    je vais faire un petit billet pour te répondre, sinon ça va partir en live ici sur un autre sujet. à  bientà´t, donc :wink:

  15. Ben oui, ces chiffres sont surement sous èstimés, mais hélas bien réels a mon avis . :oops:
    Là  dessus, il y en a pourtant qui s’opposent a l’avortement.
    Qu’une épouse désire son enfant et que l’autre le prène mal,peut aussi etre une situation lourde de douleur pour tout le monde,surtout a une époque ou les gens ont des problèmes de budjet ?
    Les actes inconscients n’expliquent surtout pas tous les cas de figure incroyables .
    Au siècle dèrnier, les enfants de l’asistance publique etaient « donnés  » aux milieux agricoles dont on connait peut etre la dureté de la vie de ces gens .
    A coup sur ,les « adultes physiquement ou civilement « , ne le sont réellement pas tous intèrieurement .C’est bien sur une quèstion de culture encore une fois a mon avis . :twisted:
    « Heureusement le hasard fait souvent bien les choses  » ,mais devons nous pour autant oublier que c’est chacun pour soi des lors que nous savons que » l’humains  » est canibale ? (pour garder la tête froide ) :evil:

  16. Les services sociaux français attachent, pour des raisons qu’on comprend bien, une grande importance aux liens avec les parents biologiques, qualquefois à  l’excès, intervenant trop tard.

  17. Moi ce que j’ai pu lire de ces deux faits divers, c’est que les deux pères étaient effondrés, bref à  priori pas des mauvais bougres qui n’en avaient rien à  carrer de leur gosse.

    Si ça se trouve, ils auraient même pu déclarer la main sur le coeur ici même que eux n’oublieraient jamais leur gosse dans la bagnole, qui sait ?

  18. Je viens de lire d’autres articles sur ces deux affaires, et pour l’instant, pas de bourreaux d’enfants en vue, ça colle parfaitement avec le scénario que je vous donnais :

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/07/23/01016-20080723ARTFIG00519-le-pere-de-la-fillette-oubliee-dans-la-voiture-mis-en-examen-.php

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/07/17/01016-20080717ARTFIG00220-isere-le-pere-donne-sa-version-du-drame-.php

  19. salut,

    @ Franck Boizard : merci pour ton passage ! et oui j’avais lu aussi quelque chose là -dessus : en France il est très difficile de sortir un enfant de sa famille naturelle. On protège des fois plus la famille que l’enfant. C’est de toute façon difficile à  juger j’imagine. Mais il faut être capable de modifier le tir quand on voit qu’on ne sauve pas assez d’enfants…

    @ Le Champ Libre : je n’ai jamais dit qu’il s’agissait de père qui maltraitait leurs enfants…et je n’ai jamais douté non plus du drame qu’ils doivent vivre à  présent. Mais, je redis ce que j’en pense, c’est que sans être un bourreau d’enfant, on peut être un père indigne. Je comprends ton point de vue : il est de tolérance. Mais ce n’est pas pour moi une question de tolérance, c’est une question de possibilité : je ne suis pas physiquement et psychologiquement capable de me projeter et d’imaginer que je puisse oublier ma fille. Je sais ce que je ressens avec ma fille, et l’importance qu’elle a. Quand des soucis de travail, ou un stress passager, fait oublier un enfant, c’est que celui-ci n’a tout de même pas une très grande importance…!!!

    à  bientà´t, merci pour les liens, et merci à  tous pour vos commentaires !

  20. Vous êtes très dur ! Effectivement !

    Ce type boit suffisament le bouillon en ce moment pour qu’on lui maintienne la tete sous l’eau. Moi je n’en fait pas un monstre.

    Je vais meme vous dire : je mets ma main à  couper qu’entendant la mort du petit Yanis, le 16 juillet à  Pont de Chéruy (Isère), il s’est fait les meme reflexions que vous !!!

    Quand Nicolas J dit  » On n’oublie pas ses enfants » : la preuve que si !!!!!

    Vous qui êtes parents savez bien que ces parents ne sont pas indignes (ils ont fait des études, ont une bonne situation, sont socialement incérés : pharmaciens ne fait pas de vous un Bidochon !) et leurs connaissances ou amis les décrivent comme des parents aimants, affectueux et attentionnés.

    Vous sentez bien que ces hommes et femmes sont comme vous.

    Ce qui vous inquiète finalementent c’est qu’inconsciemment vous vous rendez compte que vous n’êtes pas à  l’abri d’un tel drame !

    Parce qu’il nous est très difficile d’admettre que nous sommes tous des tueurs en puissance.

  21. Dimitri,

    Je n’ai pas d’enfants. Ca ne m’empêche pas de penser « en permanence » à  mes proches. Qu’un type oublie de s’arrêter à  l’école (par exemple) et va directement à  la gare prendre son train, je peux comprendre. Pas qu’il oublie son mà´me pendant une journée ! Ca veut dire qu’il n’a même pas pensé trois minutes « j’espèque que le petit est bien à  l’école » ou « il me tarde de le revoir ».

    Je n’en ai pas fait un monstre. Je constate.

    Vendredi dernier, sur mon blog, j’ai fait un billet sur la responsabilité qu’on peut ressentir après un décès (il m’arrive d’être sérieux). Je SAIS que ce type ne s’en remettra pas. Il est probable que ça finisse par un suicide, je ne peux rien pour l’aider.

    Mais ça ne l’empêche pas d’avoir fait une connerie. Et de ne pas avoir réellement pensé à  son mà´me de la journée.

  22. Qu’il ait fait une connerie, tout le monde est d’accord.
    Je ne conteste pas cela.

    Je dis juste que ça nous fait peur parce qu’on sait bien peut etre au fond de nous meme que ça peut nous arriver ! C’est ce qui rend cette affarire atroce !

    Qu’on ne puisse rien pour l’aider, je ne suis pas d’accord. On peut l’aider ! Notamment en lui apportant du soutien, en essayant de comprendre et surtout en ne l’accablant pas ! (c’est surement, encore une fois, assez difficile pour lui, sa famille, ou ses proches)

  23. Dimitri,

    Ce n’est pas dans mes habitudes, mais voilà  le lien sur billet dont je parlais :
    http://jegpol.blogspot.com/2008/07/je-comprends-ce-prof.html
    Voilà  pourquoi je pense qu’on ne peut pas l’aider.

    En outre, je ne connais pas ce type, je n’ai pas de « raison » de l’aider (dans le sens o๠je ne vais pas aller le trouver… sinon, j’ai une excellente raison, « l’humanité »). Par contre, je peux hurler dans mon blog contre les « parents indignes » qui ont des gamins « parce qu’il le faut » et qui oublient qu’ils prennent un engagement de 25 ou 30 ans…

    J’ai des collègues dévoué(e)s à  leurs mà´mes, qui prennent des congés pour les accompagner dans des sorties scolaires, qui partent de bonne heure du boulot pour être sà»r de les récupérer (au grand dam de leur carrière professionnelle), … Ils ne les oublient pas dans la voiture en allant bosser.

    La mansuétude a quand même des limites !

  24. La vache ça fout les boules ces statistiques…!
    Par contre « Entre 20 et 65% d’enfants en à¢ge d’aller à  l’école ont été brutalisés verbalement ou physiquement »

    entre 20 et 65%, ya une marge assez énorme tout de même! 65% ça me parait dingue…

    Bonne journée à  toi

  25. Salut à  tous,

    @ Dimitri : je ne fais un monstre de personne, et j’ai complètement conscience que la vie de ces parents est foutue….! Je dis simplement que ces pères sont des handicapés grave (je n’ai pas dit que c’était de leur faute), et je refuse totalement ta vision des choses. Bien sà»r qu’un accident est vite arrivé, et qu’il suffit de quelques secondes d’inattention pour qu’un drame se produise. Mais là  ce n’est absolument pas de cela qu’il s’agit : ce ne sont pas des morts qui sont arrivées par quelques secondes d’inattention, ce sont des morts qui étaient évitables facilement.

    @ Nicolas J : je partage, à  nouveau, l’essentiel de ce que tu dis…

    @ Timothée : oui ,les chiffres foutent toujours les boules. Tu es allé voir ceux concernant les femmes ? il y a forcément des grosses incertitudes parce que la violence familiale est souvent tue, cachée, et culpabilise ceux qui en sont les victimes…

    à  bientà´t, merci à  tous pour vos commentaires !

  26. pas encore allé voir les chiffes sur les femmes, j’imagine que ça doit être bien affligeant aussi.
    En tout cas, ton article permet de mettre en avant l’efficacité associative comparée à  la volonté politique qui n’aboutit pas à  grand chose..

  27. Aucune excuse…c’est vrai !
    Impossible d’expliquer ces « oublis » (d’ailleurs le mot est si faible… oubli, c’est des clés, des papiers… pas un enfant !)
    Avec tout cela je suis d’accord.

    Pour autant, je me trouverais bien présomptueux de me dire : « Jamais cela ne pourra t’arriver »
    car il est fort probable que ces personnes auraient dit les mêmes choses la semaine dernière… et pourtant !

  28. @ Lomig

    non mon cher ! je ne suis pas d’accord. Encore une fois ces gens ne sont pas handicapés ! Ils sont comme toi et moi ! On est très loin des bidochons pour ce qu’on en sait.

    Je comprends votre révolte mais ne leur jetez pas la pierre. Vous pouvez malheureusement être les prochains. Ce que, faut-il le préciser, je ne souhaite bien sur absolument pas !!!

  29. Salut Lomig,

    Excellent billet ! Et tu as bien raison de réagir contre le fait de focaliser sur l’actualité et d’oublier le reste. L’enfance maltraitée est un problème planétaire, mais on oublie trop souvent qu’il est crucial y compris en France.

    Pour réagir sur le débat et les commentaires, je voudrais simplement dire de manière péremptoire, et tant pis si ça doit en révolter certains, qu’il est tout simplement contraire à  l’acception même du mot « parent » d’oublier SON enfant toute une journée dans une voiture, au soleil ou pas. Ceux qui prétendent le contraire, soit n’ont pas d’enfants, soit ne sont que des géniteurs, mais surtout pas des PARENTS !

    A ce sujet, je me suis souvent posé deux questions quant aux services sociaux à  l’enfance en France :

    1) Pourquoi est-il si difficile et si peu fréquent d’à´ter à  l’influence négative des parents naturels des enfants maltraités ? Pourquoi pense-t-on systématiquement plus aux parents qu’aux enfants dans ces affaies ? Pourquoi attend-on si souvent un drame pour agir ?

    2) Quand on connaît les difficultés et la complexité des procédures en matière d’adoption, on ne peut que faire le parallèle avec ces cas d’enfants biologiques maltraités. Pourquoi est-il si compliqué d’obtenir l’agrément pour une adoption, quand certaines familles biologiques n’offrent même pas le dixième des garanties exigées et que l’on n’agit pas contre elles ? Est-il préférable pour un enfant d’être en orphelinat que de vivre chez un couple, même matériellement ou moralement « imparfait », mais bien « meilleur » que son voisin qui a des gosses plus ou moins maltraités, et à  qui on fout une paix royale ?

    Il ya là  deux choses que je ne comprends absolument pas…

    Pardon pour cette (presque) digression.

    A bientà´t.

  30. Bonjour LOmiG,

    Je me permets de répondre au commentaire de René. Je sais que je ne suis pas chez moi, mais je fais comme si parce que le sujet m’intéresse.

    N’est-ce pas parce que, en France, on a toujours tendance à  considérer que c’est la procréation qui prime ? On est parent parce qu’on engendre, et pas parce qu’on se comporte comme un être bienveillant et aimant envers son enfant.

    Je le constate tous les jours au travail. Certains parents ne devraient pas s’occuper d’enfant, mais il s’avère qu’ils peuvent procréer, et ont donc des enfants. Je ne dis pas qu’il faut contrà´ler tous les parents et donner un brevet de compétence, mais les services sociaux devraient prendre en compte la qualité de vie de l’enfant et l’éducation qu’il reçoit, et ne pas penser qu’un enfant est forcément bien s’il vit avec ses géniteurs… D’ailleurs, les enfants adoptés disent souvent qu’ils considèrent leurs parents comme des parents biologiques, non pas parce qu’ils le sont, mais parce qu’ils les ont aimés et élevés convenablement. La solution est là , à  mon avis.

    A bientà´t,

  31. salut à  tous !

    @ Dimitri : On n’est pas d’accord. Ce n’est pas grave. Au passage, je n’ai jamais parlé non plus de « bidochon », car je pense qu’il est un peu rapide de dire que le niveau d’étude des parents et leur situation sociale suffit à  garantir qu’ils agissent correctement avec leurs enfants. C’est peut-être vrai statistiquement, ça reste à  prouver. et en l’occurence je n’ai pas parlé de cela. J’ai parlé d’handicap (c’est à  dire d’une incapicité à  être « parents »)… Et je persiste et je signe : cela ne m’arrivera jamais.

    @ René : merci beaucoup pour ton commentaire. Je suis complètement d’accord avec toi ! ça fait plaisir. Les questions que tu pose ensuite font également partie des interrogations qui sont les miennes. C’est un problème épineux, cependant, car il faut y aller avec précaution pour sortir un enfant de sa famille. Mais il ya des cas o๠la précaution devient un crime, puisqu’elle porte sur la préservation de la « famille », et pas de l »enfant »…tu as bien fait de le rappeler.

    @ Mathieu L. : chacun est libre de parler de ce qu’il veut ici, et tu as bien raison de le faire. Complètement d’accord avec ta remarque « de terrain ». J’en ai beaucoup parlé avec deux copines : l’une est prof dans le primaire, et l’autre est assistante sociale. Elles constatent la destruction de certains enfants par leur familles, et sont condamnées pour l’instant à  essayer d’aider les enfants, mais sans pouvoir les sortir de leur famille. Mission impossible dans certains cas…L’amour est la solution, l’amour au sens d’agapê qui donne sans rien attendre en retour, mais il ne se commande pas…

    à  bientà´t, et merci à  tous pour vos commentaires !

  32. @ Pythéas :
    j’explique ces « oublis » par un handicap, un manque de « parentalité », un incapacité à  se consacrer à  l’éducation d’un enfant. Je ne cherche pas de coupable : ces parents ont été punis d’une manière dramatique et totalement injuste pour leur incapacité. C’est un prix bien trop lourd, inimaginable, à  payer, et que je ne souhaite à  personne.

    Mais à  tous ceux qui sont capables de se mettre à  la place du père qui a « oublié » son enfant dans la voiture, je demande simplement de se mettre quelques minutes à  la place de l’enfant dans la voiture, qui s’inquiète, qui a soif, qui a chaud, qui pleure et qui ne comprends pas ce qui lui arrive. C’est le titre de l’article qui résume cet effort…

    à  bientà´t !

  33. Quelques réactions en vrac à  certaines remarques ci-dessus:

    -Responsabilité et niveau d’éducation: ce n’est pas nécessairement parce qu’on est d’un « bon milieu socio-professionnel » qu’on sera forcément un parent responsable. Il y a plusieurs types d’intelligence, et ce n’est pas parce qu’on dispose de l’intelligence analytique nécessaire pour être Bac 4,5,6…que l’on dispose de l’intelligence et de la maturité émotionnelle nécessaire à  bien élever des enfants. Je connais personnellement des universitaires qui se comportent comme de fieffés crétins dans leur couple, avec leurs amis et leurs gosses, et qui sur le plan humain ne valent certainement pas leurs diplà´mes.

    -La différence entre géniteur et parent: une remarque essentielle, et un sujet sur lequel je me suis maintes fois empoignée avec certains. S’accoupler et donner la vie, les chats et les chiens (et tous les autres animaux) peuvent le faire. Se rendre compte qu’en tant parent, on signe un contrat de 25 ans de responsabilité de TOUS les instants, et assumer ce rà´le malgré les contraintes de la vie moderne, ce n’est pas donné à  tout le monde, et il est évident que certains n’y pensent même pas.

    Les gosses qu’on laisse seuls à  la maison bien avant l’à¢ge de raison, ceux qu’on colle devant la télé pendant tout le weekend « parce que c’est plus facile », des enfants de ,5-6 ans que je vois avec leurs « parents » à  1-2 heures du matin au resto ou au bistrot…la liste est longue, pour ce qui est des cas de « parents » à  qui j’ai parfois envie de coller 2 claques.

    Et j’ai une amie instit’ maternelle qui me raconte des trucs hallucinants: des enfants qu’on dépose à  l’école sans leur avoir donné de petit déj, d’autres habillés en t-shirt en plein hiver…et tout cela dans un milieu social qui n’a rien d’un roman de Zola.

    Non, je crois vraiment que ce n’est pas parce qu’on est un parent biologique qu’on mérite le titre de père et mère…c’est par une responsabilité, une attention, un amour de tous les instants.

  34. La société de mon point de vue, est un montage surement encore bien plus pèrvèrs que je le vois de mes yeux. :neutral:
    Combien renient leurs instincts de base pour faire parti de cette belle société qui pourtant ne mérite absolument pas,et surtout en ce moment , ces mutilations coupables ? :evil:
    Ne suffit’il pas de souffrir de poids inutiles mais imposés par la bonne société ;pour bouillir et avoir la tête carrément ayeur(pour rien ) :?:

  35. salut Internecivus Raptus,

    merci pour ton commentaire : je suis d’accord sur tous les points que tu évoques, y compris la constatation de graves lacunes éducationnelles chez beaucoup de parents. Il suffit d’aller dans un jardin public pour en voir le début, et d’avoir un peu d’imagination pour compléter le tableau…

    Mais nous vivons dans une société qui préfère « excuser » le pire, plutà´t que de montrer du doigt quelqu’un. J’aimerais que ceux qui savent s’indigner puissent et sachent le faire pour les enfants. Quoi de plus important, de plus précieux ?

    à  bientà´t !

  36. Pardonnez moi d’insister mais je ne crois pas que la leçon à  tirer de cette histoire, c’est qu’il y a d’un cà´té les gentils gentils qui aiment les enfants et les méchants méchants qui n’en ont rien à  foutre, vraiment pas.

    Les deux pères en question étaient apparemment des pères tout ce qu’il y a de plus attentionnés, comme vous et moi, peut-être même plus qui sait ?

    La leçon, c’est :

    1 – qu’on peut tous oublier quelquechose, même d’important, même que l’on a chargé son enfant dans la voiture et que l’on doit le déposer quelque part.

    2 – Oublier son enfant dans la voiture au soleil ne serait-ce que quelques heures peut-être mortel pour lui.

  37. J’ajoute aussi que si la violence sur les enfants est certes insupportable, la mise en parallèle de ces violences faites aux enfants et de ces deux faits divers qui ne sont à  priori que des accidents tragiques ne l’est pas moins à  mon avis.

  38. Si la violence qui est faites aux enfants d’aujourd’hui ,a pour origine ,souvent, des violences reçues par d’autres enfants en leurs temps,j’aurais tendance a dire que c’est une simple histoire de karma(causalité si vous voulez ) qui nous retombe sur le nez,bien bien longtemps aprés les faits d’irrèsponsables ,voir aussi d’èsclavagistes patentés ou de je ne sais quoi ?
    Si bien, que les coupables sont tres cèrtainement morts pour la plupart depuis des lustres .
    Vivre serainement est devenu une histoire d’illuminés ,je penses ?

  39. salut Le Champ Libre,
    tu n’as pas à  demander pardon de continuer à  discuter : le blog est fait pour ça !
    Je pense que nous ne sommes pas d’accord, ce n’est pas grave. si je suis d’accord pour dire que le point n°2 est effectivement un enseignement à  tirer de ces drames (qui ne la savait pas déjà  ?), le point n°1 et le préambule qui va avec ne sont que TA vision des choses. On peut tous oublier quelque chose ; mais un enfant n’est pas une chose. C’est un être humain. On n’oublie pas un être humain.

    Par ailleurs, la mise en perspective que j’ai faite, pour choquante qu’elle soit, avait pour but de rappeler qu’au delà  du bruit médiatique qui ressurgit à  chaque nouveau drame, la part faite aux souffrances des enfants est toujours assez restreintes dans les médias, alors même que c’est une cause importante, primordiale. Je trouvais utile d’en parler, et de rappeler quelques chiffres. Désolé s’il ne t’ont pas semblé utiles, ou déplacés.

    à  bientà´t, merci pour ton commentaire !

    @ UN Chouka : dernier avertissement : encore un commentaire comme ça, incompréhensible et sans rapport avec la discussion, c’est spam direct ! ok ?

  40. Tiens je n’avais pas lu ton article. Fort bien rédigé et richement documenté masi totalement à  cà´té de la plaque. Ces cas ne sont pas des mauvais traitements dans le sens o๠ils n’ont rien de volontaire.

    Nulle intentionnalité dans ces faits divers dramatiques, mais des « oublis ». Cela n’est pas le fait de mauvais pères. C’est un fonctionnement différent.

  41. salut Philippe,
    merci pour ton commentaire.
    Ce ne sont pas des mauvais traitements parce qu’ils ne sont pas « volontaires » ? Est-ce que cela sous-entend que quelqu’un qui cogne son enfant le fait « volontairement » ? Je ne peux que difficilement me mettre à  la place des gens, et connaitre leur volonté.

    Je ne suis pas sà»r que dans le cas des mauvais traitement, tu puisses toujours trouver une « intentionnalité », de même qu’un absence de culpabilité.

    Un oubli qui mène à  la mort d’un enfant (et j’insiste il s’agit d’un oubli d’une journée !!!), est-ce si différent de paroles qui détruisent à  petit feu, ou de coups qui tuent ? Y’a t’il des actions plus compréhensibles que d’autres ?

    J’épourve de la compassion pour la souffrance de ces pères ; mais je ne leur trouve aucune circonstance atténuante. Tu pourras me dire que nous n’avons à  porter un jugement moral sur ce genre de choses. Je ne peux pas ; je ne peux pas considérer le fait de laisser mourir un enfant dans une voiture de manière neutre, et sans jugement. Je ne le peut pas ; ET je ne le veux pas.

    à  bientà´t !

  42. O๠est le problème, si 218 millions d’enfants travaillent?

    Pendant ce temps-là , ils ne font pas de conneries, ne s’abrutissent pas sur des Playstation, ne s’acharnent pas à  coups de pied dans la tête de vieillards jetés à  terre, apprennent l’effort et la discipline, aident leurs parents et soutiennent l’économie de leur pays.

    Cela fait des millénaires que les enfants travaillent.

    Votre réaction témoigne de votre nombrilisme de jeune bobo occidental, qui voit tout à  l’aune de son propre mode de vie et des quelques courtes années qu’il vient de passer sur terre.

  43. Bob, vous oubliez si l’à¢ge de travail des enfants a été reculé chez nous, c’est pour laisser plus de temps à  l’instruction. Je pense que c’est une raison juste.

  44. @ Robert Marchenoir : oooh ! quel bel esprit si puissant que le và´tre, et si apte à  savoir déceler chez les autres toute trace suspecte d’ethnocentrisme abusif….! oui, j’ai une vision de petit bobo occidental, et je ne vois pas plus loin que le bout de mon nez.

    Sous mon nez, j’ai un enfant. Et cet enfant, il mérite de pouvoir se développer, apprendre et s’épanouir. Si cela passe pour toi par le travail à  5 ans, alors c’est assez simple : ce n’est pas vraiment la peine de remettre les pieds ici. C’est marrant de troller, mais il y a moment o๠il faut savoir dire ce qu’on pense…Si ce que tu écris dans le post précedent, c’est ce que tu penses, alors j’ai de la peine pour toi (et pour tes enfants, si tu en as…).

    à  pas bientà´t !

  45. Ah mais suis-je bête! Maintenant tout s’éclaire! Moi aussi je suis une pauvre bobo engonçée dans les diktats de son éducation occidentale!
    Qui suis-je pour juger des coutumes appliquées ailleurs, après tout, si des milliers de gens sur terre envoient leurs gosses travailler au lieu de les envoyer à  l’école, pourquoi leur appliquerais-je mes standards?
    Ah tiens tant qu’on y est, pareil pour les mariages forcés de gamines même pas pubères, ou les excisions, c’est vraiment ma mentalité pathétique de bourgeoise occidentale qui fait que je trouve ces coutumes barbares et tenant de la pédophilie et de la maltraitance. Quelle arrogance de ma part!

    Bon, franchement, je le dis en tant que femme et mère, y a vraiment des coups de pied quelque part qui se perdent.
    Allez, j’en reste là : comme disait Audiard, je parle pas aux x*%!, ça risquerait de les instruire.

N'hésitez pas à partager votre avis ! (Markdown ok)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :