CatĂ©gorie : đŸ›ïž Politique

  • DelanoĂ« n’est pas libĂ©ral

    DelanoĂ« n’est pas libĂ©ral

    Bertrand DelanoĂ« sort un bouquin aujourd’hui, appelĂ© « De l’audace ». Il s’y positionne comme « libĂ©ral », ce que les mĂ©dias ont bien sĂ»r relayĂ© avec dĂ©lectation (tu parles, une occasion de voir les gars de gauche se taper dessus!). DelanoĂ« n’est pas vraiment libĂ©ral, mais cette prise de position a le grand mĂ©rite de mettre le libĂ©ralisme sur le devant de la scĂšne, et donnera l’occasion aux vrais libĂ©raux – de tous horizons – de s’exprimer plus librement. Voilà  donc une belle avancĂ©e, audacieuse. Le petit landernau des blogs de gauche en est d’ailleurs tout agitĂ©…et c’est tant mieux : il faut bien remuer, sinon la pulpe elle reste au fond !

    DelanoĂ« n’est pas libĂ©ral

    Bertrand DelanoĂ« sort son livre « De l’audace » aujourd’hui. C’est un livre entretien avec Laurent Joffrin. Tous les mĂ©dias ont dĂ©jà  relayĂ© quelques petites phrases à  propos du libĂ©ralisme :
    Pour le maire de Paris, « libertaire » qui n’a « jamais Ă©tĂ© marxiste », la gauche doit adopter « une doctrine de la libertĂ© et de la justice dans une sociĂ©tĂ© imparfaite et non une doctrine de la lutte des classes qui nous promet une sociĂ©tĂ© Ă©galitaire et parfaite ». Il va mĂȘme jusqu’à  employer des mots tabous : « Si les socialistes du XXIe siĂšcle acceptent enfin pleinement le libĂ©ralisme, s’ils ne tiennent plus les termes de « concurrence » ou de « compĂ©tition » pour des gros mots, c’est tout l’humanisme libĂ©ral qui entrera de plein droit dans leur corpus idĂ©ologique. Il faut choisir : la synthĂšse est morte. Voici venu le temps des diffĂ©rences assumĂ©es. » […] Ce qui est inacceptable pour un progressiste, c’est de hisser le libĂ©ralisme au rang de fondement Ă©conomique et mĂȘme sociĂ©tal avec ses corollaires, dĂ©sengagement de l’État et laisser-faire Ă©conomique. »
    Dire que le dĂ©sengagement de l’Etat est inacceptable, c’est simplement ĂȘtre anti-libĂ©ral !Le libĂ©ralisme est une doctrine philosophique qui prĂŽne le respect absolu de la libertĂ© individuelle. Aucune contrainte n’est tolĂ©rĂ©e pour un libĂ©ral. Le libĂ©ralisme s’oppose à  la contrainte (notamment celle de l’Etat) et à  l’arbitraire. L’individu est au coeur du libĂ©ralisme. Chaque individu. Bien sĂ»r que le libĂ©ralisme est le fondement de l’Ă©conomie : c’est la libertĂ© d’Ă©changer, de produire, de travailler, d’entreprendre qui fonde l’Ă©conomie. Cela n’est possible que si la libertĂ© est rĂ©elle, et si la propriĂ©tĂ© privĂ©e est un droit inaliĂ©nable. Cela se fait dans un Ă©tat de droit. Rappelons que la propriĂ©tĂ© inclue la propriĂ©tĂ© de soi, et de son travail. Pas de libertĂ© sans propriĂ©tĂ©.
    Expliquer, ce qui est bien, que la gauche doit adopter une doctrine de libertĂ© et de justice, en acceptant la concurrence, c’est une chose. Dire juste derriĂšre que le dĂ©sengagement de l’Etat est inacceptable, c’est simplement dire l’inverse. L’Etat est dĂ©tenteur du monopole de la contrainte ; il permet l’Ă©tablissement d’un Etat de droit – indispensable – mais il impose Ă©galement des contraintes à  la libertĂ© d’action des individus au fur et à  mesure qu’il prend de l’ampleur et qu’il intervient partout. La rĂšglementation n’est pas la rĂ©gulation.
    DĂ©fendre l’Etat providence qui intervient dans tous les secteurs, ne pas admettre le laisser faire Ă©conomique, c’est tout sauf ĂȘtre libĂ©ral. Le libĂ©ralisme Ă©conomique, selon Hayek :
    …considĂšre la concurrence comme supĂ©rieure non seulement parce qu’elle est dans la plupart des circonstances la mĂ©thode la plus efficace qu’on connaisse, mais plus encore parce qu’elle est la seule mĂ©thode qui permette d’ajuster nos activitĂ©s les unes aux autres sans intervention arbitraire ou coercitive de l’autoritĂ©.
    et voici ce que Mises disait du laisser-faire économique :
    Laissez faire ne signifie pas : laissez agir des forces mécaniques sans ùme. Il signifie : permettez à  chaque individu de choisir comment il veut coopérer dans la division sociale du travail ; permettez aux consommateurs de déterminer ce que les entrepreneurs doivent produire.
    Alors bien sĂ»r, DelanoĂ« n’est pas libĂ©ral. Il est pour certaines libertĂ©s individuelles, c’est tout.

    BlogosphÚre en ébullition ?

    Libertas est, en libĂ©ral cohĂ©rent, bien entendu conscient de cette contradiction dans les termes de DelanoĂ«. Mais la prise de position de DelanoĂ«, si elle n’est pas cohĂ©rente, a le mĂ©rite de provoquer ceux qui ont l’habitude de se dĂ©clarer « anti-libĂ©raux ». Antoine Besnehard, est dans la ligne exacte de DelanoĂ«, de mĂȘme que Nicolas. La prise de position de DelanoĂ«, si elle n’est pas cohĂ©rente, a le mĂ©rite de mettre le libĂ©ralisme sur le devant de la scĂšne, et de le faire connaitre.Ils comprennent l’intĂ©rĂȘt et la valeur de la libertĂ©, mais ils ne sont pas prĂȘts à  accepter le libĂ©ralisme Ă©conomique, qui n’est pourtant que le libĂ©ralisme s’appliquant au domaine du commerce. D’ailleurs, c’est amusant, car Antoine en appelle au « bien ĂȘtre commun » pour justifier les impĂŽts et la position omniprĂ©sente de l’Etat : cela rejoint notre discussion avec RenĂ© et Nicolas J, oĂč le point central de dĂ©saccord avait fini par converger sur « l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral », et son statut (existe ou pas ?).
    D’autres, comme Marc Vasseur, plus outrancier il vrai, ne comprennent mĂȘme pas que l’on puisse se dire libĂ©ral et de gauche. Plus Ă©tonnant, Koz semble lui aussi trĂšs circonspect vis-à -vis du libĂ©ralisme, et voit la dĂ©marche de DelanoĂ« comme un savant calcul Ă©lectoral…
    Tout cela montre la grande confusion d’une pensĂ©e qui voudrait garder la libertĂ© d’action, mais seulement pour certains actes, et seulement pour certaines personnes, arbitrairement. L’inverse du libĂ©ralisme, quoi ! Cela montre Ă©galement une confusion entre libĂ©ralisme Ă©conomique et « loi du plus fort ». Comme si le fait de ne pas laisser libre les acteurs Ă©conomiques empĂȘchaient la loi du plus fort. Le libĂ©ralisme est la seule doctrine qui, dans ses bases mĂȘmes, rejette toute forme de contrainte et d’oppression des individus !

    DĂ©couvrir le libĂ©ralisme, enfin…

    Tout cela ressort toujours du mĂȘme constructivisme, qui n’est pas l’apanage de la gauche d’ailleurs, dĂ©goulinant de bons sentiments, mais qui bizarrement n’inclue pas tous les individus au mĂȘme niveau dans ces bons sentiments. Lutte des classes, quand tu nous tiens…Pourquoi ne pas aller voir ce qu’est rĂ©ellement le libĂ©ralisme, maintenant que DelanoĂ« a brisĂ© le tabou ? L’avenir de la gauche sera forcĂ©ment libĂ©ral, contrairement à  ce qu’ont immĂ©diatement dit Julien Dray et Benoit Hamon. Quel bonheur si le libĂ©ralisme devient enfin un point de discussion au PS ! Avant de devenir, je l’espĂšre, une Ă©vidence.

  • Cafouillage ?

    Ce matin à  la radio, le prĂ©sentateur du journal parlait de « cafouillage » entre l’UMP et le gouvernement, à  propos des sons de cloches discordant sur les 35 heures. Devedjian, patron de l’UMP, veut les supprimer purement et simplement (approche libĂ©rale pour laisser les nĂ©gocations jouer au sein de chaque entreprise). Bertrand et Sarkozy ont rappelĂ© qu’il n’en Ă©tait pas question (approche prudente visant à  Ă©viter le conflit).
    Pour ma part, je trouve plutĂŽt sain que l’UMP et le gouvernement ne soient pas en phase sur tout. Ceux qui seraient les premiers à  descendre Devedjian s’il ne faisait que rĂ©pĂ©ter comme un toutou les messages de Sarkozy, lui reprochent allĂšgrement ses prises de position dĂ©calĂ©es sur les 35h.
    En clair, quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, il aura tort. C’est ce qu’on appelle ĂȘtre partisan, et bien peu objectif. Si cela se comprend de la part de blogueurs qui livrent leurs opinions, cela est plus invraisemblable de la part de journalistes professionnels parlant aux heures de grandes Ă©coutes. Pourquoi dĂ©crire cela comme un cafouillage, plutĂŽt que comme une prise de position libĂ©rale de l’UMP ? C’est encore une fois pour centrer le dĂ©bat sur les querelles de personnes, et oublier l’essentiel : parler du bien-fondĂ© – ou non – de laisser les acteurs responsables dĂ©cider entre eux de leurs contrats.

  • Jean-Philippe Feldman : Le droit doit remplacer la lĂ©gislation

    Jean-Philippe Feldman : Le droit doit remplacer la législation

    Dans le Figaro du mercredi 7 mai 2008, un article intĂ©ressant de Jean-Philippe Feldman faisait le point sur le Code du travail un an aprĂšs l’Ă©lection prĂ©sidentielle. Comme je n’ai pas rĂ©ussi à  le retrouver sur internet pour vous y renvoyer, j’ai pris le temps hier de le recopier. Parce qu’il me semble pertinent, lucide et direct. Il prĂŽne une simplification de la lĂ©gislation, pour revenir au droit commun. Trop de rĂšglementation nuit à  la clartĂ© et à  l’utilitĂ© du droit. Un appel à  la libertĂ© individuelle qui est passĂ© inaperçu, et qui mĂ©rite à  mon sens d’ĂȘtre soulignĂ©.

    Jean-philippe Feldman est agrĂ©gĂ© de droit, avocat à  la cour de Paris, spĂ©cialiste de droit constitutionnel. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles. Son approche est libĂ©rale, au sens noble du terme. Je vous laisse apprĂ©cier son article, je n’ai fait que mettre en exergue certaines phrases pour donner un peu de rythme. Bonne lecture !

    Jean-philippe Feldman : « Droit du travail : vers la fin de l’exception française »

    Paru dans Le Figaro du 07 mai 2008
    Quand Nicolas Sarkozy accĂšde à  la prĂ©sidence de la RĂ©publique, le modĂšle social français a triste allure : grĂšves à  rĂ©pĂ©tition, chĂŽmage structurel, syndicats opaques et arc-boutĂ©s sur la dĂ©fense des « acquis sociaux ». Le droit du travail a sa lourde part de responsabilitĂ© dans cette situation : salariĂ©s protĂ©gĂ©s quasi inamovibles, licenciements complexes et coĂ»teux qui, par contrecoup, dĂ©couragent les embauches, Code du travail foisonnant et brumeux, minĂ© par l’inflation normative. Un an aprĂšs le tableau est-il toujours aussi sombre ?
    Le chef de l’Etat est parvenu à  la magistrature suprĂȘme, nanti d’un programme centrĂ© sur le pouvoir d’achat et la libĂ©ration des Ă©nergies. Travailler plus pour gagner plus. Nicolas Sarkozy a eu le mĂ©rite de dĂ©complexer les ambitieux et les courageux. Il a bien perçu l’inspiration largement partagĂ©e à  briser le carcan qui entoure l’individu et qui l’empĂȘche de dĂ©ployer ses talents. Il a Ă©galement eu le mĂ©rite de relier le culte de l’effort avec l’esprit d’entreprise en tentant de faire comprendre à  certains Français que les sociĂ©tĂ©s ne sont pas forcĂ©ment le lieu de la « lutte des classes » et de l’exploitation des « travailleurs ». Il s’est bien garder de rĂ©pĂ©ter l’erreur du contrat premiĂšre embauche, rĂ©forme injuste, par surcroĂźt menĂ©e à  la hussarde, qui a scellĂ© le destin du premier ministre de l’Ă©poque. L’objectif a donc Ă©tĂ© de rĂ©former de maniĂšre pĂ©dagogique. Il s’est agi et il s’agit toujours de transformer le systĂšme de relations sociales pour favoriser la nĂ©gociation collective, avec en ligne de mire une « flexisĂ©curité » à  la française.
    Mais, il y a loin de la coupe aux lĂšvres. CoĂŻncidence : le Code du travail a fait peau neuve en vertu d’une entreprise de recodification lancĂ©e bien avant l’arrivĂ©e de Nicolas Sarkozy au pouvoir. Est-ce un progrĂšs qu’au 1er mai 2008, le nouveau code compte 3652 articles, fussent-ils plus concis, contre 1891 dans l’ancien ? Les employeurs et les salariĂ©s ne disposent toujours d’aucun instrument qui leur permette d’anticiper leur situation juridique ; La libertĂ© doit ĂȘtre le leitmotiv : libertĂ© contractuelle, d’embauche et de licenciement.ils continuent d’ĂȘtre tributaires d’une jurisprudence qui, trop souvent, ajoute à  la confusion en renforçant le formalisme des rĂšgles.
    Un retour au droit commun s’impose. La libertĂ© doit ĂȘtre le leitmotiv : libertĂ© contractuelle, d’embauche et de licenciement. Les privilĂšges syndicaux doivent ĂȘtre abolis : suppression du monopole de la reprĂ©sentation, financement sans fonds publics à  rebours du financement des partis politiques. Le prĂ©sident a lancĂ© une profonde rĂ©forme du prĂ©ambule de la Constitution. Ne serait-ce pas l’occasion de supprimer le renvoi au prĂ©ambule de la Constitution de 1946 ?
    En substance, un droit du travail digne de ce nom doit se substituer à  un magma de normes sociales. Le droit doit remplacer la lĂ©gislation. Or, un an aprĂšs l’Ă©lection prĂ©sidentielle, aucune vĂ©ritable rĂ©forme de fond n’a Ă©tĂ© entreprise : les 35 heures subsistent malgrĂ© les nouvelles rĂšgles – largement incomprĂ©hensibles – sur les heures supplĂ©mentaires ; Un droit du travail digne de ce nom doit se substituer à  un magma de normes sociales. Le droit doit remplacer la lĂ©gislation.
    le service minimum n’existe toujours pas, encore moins un « service maximum » ; les contrats aidĂ©s demeurent alors qu’ils ne font que dĂ©placer des emplois sans en crĂ©er ; le smic reste une question taboue.
    La mĂ©thode prĂŽnĂ©e par Nicolas Sarkozy fait aussi dĂ©bat. Le « gradualisme » dans la rĂ©forme proposĂ©e, puis expliquĂ©e, enfin dĂ©battue avec les syndicats, s’impose-t-il ? Il est permis là  encore d’en douter. Depuis longtemps, il existe une coupure au sein du syndicalisme salarial : globalement reprĂ©sentatif, mais le plus souvent passĂ©iste et rĂ©trograde sous couvert de « progressisme » dans le secteur public ; peu ou prou inexistant dans le secteur privĂ©. Quel est dĂšs lors sa lĂ©gitimitĂ© ? L’expĂ©rience prouve qu’aucune modernisation n’a Ă©tĂ© conduite dans un pays dĂ©mocratique ces trente derniĂšres annĂ©es en l’absence du triptyque : dĂ©termination, thĂ©rapie de choc et globalitĂ© des rĂ©formes. On ne traitera pas du modĂšle social français si, concomitamment, on ne rĂ©duit pas drastiquement la fiscalitĂ©, le budget de l’Etat au sens large et les dĂ©ficits. Tout se tient : dĂ©politiser, dĂ©sĂ©tatiser, bref mettre fin à  l’ »exception française ». Il ne s’agit pas de liquider mai 68, mais essentiellement de dĂ©faire des rĂ©formes sociales du Front populaire et de la LibĂ©ration. Alors, et alors seulement, un droit du travail adviendra en France.

  • Valls, le solitaire ?

    La blogosphĂšre n’en a pas beaucoup parlĂ©. De droite comme de gauche. Et pourtant, les positions exprimĂ©es par Manuel Valls, pleines de bon sens, et de sens de la responsabilitĂ©, tranchent clairement avec la position officielle du PS. Est-ce le signe d’un dĂ©but de changement d’attitude au PS ? Il faut soutenir, en tout cas, ce type de discours qui sort de l’opposition systĂ©matique, et qui se place dans le registre de la proposition et du progrĂšs.
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  • Le chaud et le froid

    Le chaud et le froid

    La chaire de santĂ© de sciences Po organise les « Tribunes de la santé« . Le Dr. Martin Winckler, mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste Ă   temps partiel au centre de planification de l’hĂŽpital du Mans, et Ă©crivain, a Ă©tĂ© l’invitĂ© de cette tribune pour y dĂ©crire les obstacles et les enjeux relatifs Ă   son mĂ©tier (13 fĂ©vrier 2008, « La crise de la mĂ©decine gĂ©nĂ©rale »). Bon nombre de ses constats de base trouvent un Ă©cho en odontologie : « les Ă©tudes de mĂ©decine sont trop Ă©litistes, technicistes et autoritaires » ; ou encore : « les facultĂ©s de mĂ©decine françaises apprennent aux gĂ©nĂ©ralistes Ă   penser en spĂ©cialistes alors qu’elles devraient enseigner aux spĂ©cialistes Ă   penser en gĂ©nĂ©ralistes ».

    Attention chaud devant !

    Malheureusement notre confrĂšre mĂ©decin se prend les pieds dans le tapis en affirmant : « L’idĂ©al du mĂ©decin n’est pas de diagnostiquer les maladies mais de faire en sorte que la santĂ© en gĂ©nĂ©ral de la population soit la meilleure possible ». Quelle confusion ! N’est ce pas au politique de faire en sorte que la santĂ© gĂ©nĂ©rale de la population soit la meilleure possible ? Et qui doit se charger de « diagnostiquer les maladies » si ce n’est pas au mĂ©decin ? Un tel dĂ©rapage ne fait-il pas froid dans le dos ? Martin Winckler n’est qu’un politique dĂ©guisĂ© en mĂ©decin. Il n’y a pas de honte Ă   ce que tout citoyen donne son avis politique. Mais il ne faut pas le faire comme mĂ©decin Ăšs qualitĂ©. A vouloir jouer Ă   contre sens (Sciences Po invite un mĂ©decin), on dĂ©crĂ©dibilise, et le mĂ©decin, et le politique. Si Winckler ne veut pas diagnostiquer les maladies, qu’il Ă©vite de parler au nom des professionnels de santĂ©.
    Zorro

  • Le nombre de fonctionnaires : indicateur de la volontĂ© de rĂ©forme ?

    On a appris ce matin, par la voix du rapporteur gĂ©nĂ©ral du budget à  l’AssemblĂ©e Nationale, que l’objectif de ne pas remplacer un dĂ©part à  la retraite sur deux dans la fonction publique ne serait pas tenu en 2008. On pourrait s’en affliger, si cet objectif n’apparaissait pas – au vu de ce qui s’est fait dans les autres grands pays occidentaux – comme dĂ©jà  particuliĂšrement peu ambitieux. Si cet objectif Ă©tait tenu (et il ne le sera pas!), on arriverait sur une diminution de l’ordre de 4% du nombre de fonctionnaires, là  oĂč les autres pays ont rĂ©duits de l’ordre de 20% leurs effectifs.
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