Celui qui ne sait pas où il va, arrive ailleurs.
Pierre Dac (1893-1975)
Humoriste et comédien français
Celui qui ne sait pas où il va, arrive ailleurs.
Pierre Dac (1893-1975)
Humoriste et comédien français

Je voulais partager avec vous aujourd’hui mon émerveillement devant cet outil formidable qu’est Google Earth. Petit, j’aimais passer du temps à regarder des cartes dans des atlas : avec Google Earth ce plaisir est encore décuplé ! Quel incroyable projet, et quel bel outil. Bel exemple de big data & data viz, en ”multi-échelles » complet puisqu’on part d’images satellites pour aller jusqu’aux photos prises dans la rue, en passant par les prises de vues aériennes.
Il y a plein d’histoires d’utilisation de Google Earth pour autre chose que de la flânerie, en voici quelques unes dans la catégorie ”découverte » :
Il y en a pleins d’autres (vraiment cliquez sur le lien précédent!), et Youtube fourmille de vidéos plus ou moins sérieuses avec des utilisations malines de Google Earth. Et Google Earth, c’est aussi : des timelapses (vues en accéléré de l’évolution d’un endroit spécifique), une base d’images satellites incroyables, et plein d’autres outils.
Pour finir cette liste non-exhaustive, voici la vidéo d’un internaute qui présente 20 lieux incroyables à voir dans Google Earth) :
Douter de tout ou tout croire, ce sont deux solutions également commodes qui l’une et l’autre nous dispensent de réfléchir.
Henri Poincaré (1854-1912)
Mathématicien, physicien, philosophe et ingénieur français

J’ai entendu parler à nouveau, il y a peu, du concept fumeux de « jour du dépassement ». Mis en avant par l’ONG FootPrintNetwork, repris en choeur par toutes les associations et mouvements écolo à tendances décroissants, ce concept n’a pourtant aucun fondement d’aucune sorte.
L’idée est simple : les ressources n’étant pas infinies, on peut calculer ce que l’humanité consomme chaque année, ce que la Terre est en mesure de « régénérer », et par un savant calcul on peut voir ce qu’on consomme de trop, c’est-à -dire le nombre de planètes qu’il faudrait pour pouvoir continuer comme cela. Ou, dit en d’autres termes, le moment de l’année où l’on a déjà « consommé une planète ». L’image est forte, marque les esprits, et résonne avec les imaginaires eschatologiques des décroissants, anti-capitalistes, anti-techno, pro-retour à la nature. On n’est jamais loin du mythe de l’âge d’or.
Cette idée a m’a toujours énervé. Si à la mi-année on a déjà consommé ce qu’on pouvait, et qu’on tape dans les ressources trop fortement, cela signifie que l’année d’après, les ressources sont encore plus faibles. Et ainsi de suite. Quand je regarde les chiffres de ce « jour du dépassement », nous devrions déjà avoir consommé 25 ou 30 fois la planète ! Or, il me semble, mais je peux me tromper, que la Terre est toujours là , et que nous continuons à trouver de l’énergie. C’est donc une entourloupe logique.
Même les écolos le disent : additionner des choux et des carottes n’a aucun sens (des tonnes de CO2 avec des nombres d’animaux tués, plus des ressources énergétiques consommées, etc). C’est réellement une pure fumisterie rhétorique, pour influencer, coûte que coûte, les décisions politiques. A commencer par la première chose mesurée, les émissions de CO2, classés comme un … polluant. Non, le CO2 n’est pas un polluant. Il faut revenir à la raison.
Je conseille par exemple d’aller découvrir les excellentes pages scientifiques du CEA sur le climat et l’environnement. Je me suis fait encore avoir : je suis tombé sur Etienne Klein présentant le concept d’énergie, et je suis resté regarder la vidéo en entier. J’ai eu la surprise d’apprendre que l’excellente explication du concept d’énergie donnée par Feynmann dans ses fameux cours, venait en fait d’une clarification apportée notamment par Emmy Noether, mathématicienne allemande. Voilà de la science, de la vraie.
Pour le reste, je crois que le vrai dépassement c’est le 1er janvier : c’est la date à laquelle les militants décroissants ont dépassé la quantité de conneries que l’on devrait s’autoriser à dire chaque année.
Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde.
Albert Camus (1913-1960)
Ecrivain, philosophe, dramaturge et journaliste français